Être choisi comme #primo_lecteur de l'ouvrage d'un ami est un exercice qui demande autant d'exigence que d'affection. @RichardBatna m'a fait ce magnifique cadeau. Cet insigne honneur.
Il va bientôt publier "Le Miraculeux", un récit picaresque et initiatique destiné à sa fille (mais plus largement à ses enfants et à tous les jeunes africains d'origine qui ont grandi dans des ailleurs loin de la terre natale de leurs géniteurs).
Comme un gout d'avant-première⤵️
Juillet 2013.
Montreal.
Canada.
Il est cloué sur un lit d'hôpital, frôlant la mort à cause d'une appendicite aiguë qui vire à la suspicion de cancer colorectal.
Face à l'urgence de sa propre disparition et regardant sa fille d'un an, Richard réalise que cette enfant née du métissage ne sait rien de ses racines paternelles ; et n’en saura rien si lui passe à trépas.
Il faut par conséquent lire cette autobiographie (intitulée le Miraculeux) comme un héritage culturel, une transmission de mœurs, plutôt que comme, ce que sont souvent les autobiographies, un sanctuaire de l'ego, cette mise en scène de la vanité qui guette chaque Homme. Un écrit contre l’oubli d’un « petit garçon du Tchad » devenu cadre en informatique médicale en Occident.
À quelques instants de me prosterner pour la prière du Douhour en ce samedi maussade bruxellois, je termine la lecture, non pas complète mais en skimming (une lecture sélective), de l’ouvrage écrit par mon poto Richard Mbatna. Avant de continuer sur son autobiographie, je veux d’abord parler de lui, de l’humain qu’il est, que j’ai rencontré pour la première fois je ne sais plus quand. Une amitié qui s’est forgée, comme souvent ces dernières années, sur Twitter. Entre joutes politiques et autres délires intello-branchés (c’est-à-dire qu’on navigue au gré de l’actualité ou de notre bon vouloir entre un concept philosophique, un ressenti de lecture, la rumba congolaise, le hip-hop ou le décryptage brut des coulisses du pouvoir à N'Djaména ou Dakar), j’ai appris à connaître un "honnête homme".
J'emprunte ici le sens de la formule utilisée par François Mitterrand qui disait de Valéry Giscard D’Estaing, son adversaire à l’élection présidentielle de 1981 qu’il « n’était pas un honnête homme ». Dans la bouche de l’ancien président français, adepte du grand style et des classiques, c'était l'insulte suprême quand on prend cette expression dans son sens du XVIIe siècle (c'est-à-dire un homme élégant, cultivé, qui respecte autrui et fait preuve de droiture). A contrario de Mitterrand, je n’utilise pas la forme négative pour parler de Richard. C’est un honnête homme.
Son autobiographie, un récit picaresque, nous trace ce parcours qui est une addition de tout ce que doit être l’être humain en fonction des étapes de sa vie, un panaché de courage, d’humanité, de doutes, d’espoirs, de défis à relever, de virages à négocier face au système, de nuits d'insomnie face au destin, de victoires arrachées à l'injustice, d'embûches transformées en tremplins, de mains tendues dans l'ombre.
De sa brousse de Koyom aux bureaux épurés du conseil en santé, en passant par les néons blafards d’un hôpital montréalais, Richard se livre. Au nom de l’héritage, au nom d’une transmission générationnelle toujours nécessaire, au nom de ses aïeux, afin que son enfant ne soit pas orpheline des richesses humaines d’une Afrique pauvre matériellement.
@sm_sylviemady C'est ce que le Deby père prônait finalement. Le brassage par voie de mariage. Il le disait subtilement " brassez-vous du nord au sud, de l'est à l'ouest". Très peu avaient compris ce qu'il voulait dire en réalité. Le trio zakawa-gorane-arabe le fait couramment.
@realharderonke Le henné naturel issu d'une plante aux feuilles colorantes ne provoque pas d'allergie cutanée. Par contre les dérivés composés pas de plein de produits chimiques toxiques actuellement plein sur le marché ,oui.
Désormais : Monsieur Kossi Mbueke Romuald WADAGNI , Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Chef Suprême des Armées, Grand Maître des Ordres Nationaux.
#InvestiturePRBenin#BeninBouge
Noubadoum Sotina, journaliste à l’ex-Radio nationale tchadienne (#RNT), a disparu le 4 mars 2014 à Douala, au Cameroun, alors qu’il se rendait à une rencontre professionnelle au Congo. Son cas reste inexpliqué depuis douze ans.
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nos pensées vont à lui ainsi qu’à sa famille. Les autorités sont, une fois de plus, interpellées afin de faire toute la lumière sur la disparition de ce fonctionnaire de l’État. #Tchad 🇹🇩
Je passe le concours et suis admise. Je passe le diplôme. Cela n'a jamais effacé cette douleur. Mes pensées à Noubadoum Sotinan, disparu dans l'exercice de ce métier.
Joyeuse célébration aux journalistes
8 ans...8 ans que je ne célèbre pas lla journée internationale de la liberté de la presse. Ce 3 mai 2018, j'enterrais ma sœur, l'unique que j'avais. Une date devenue douloureuse pr moi journaliste. Soit! Pr panser cette plaie, je décide de changer de métier...Diplomate 👇
Aujourd’hui, je comprends mieux le poids que nos darons portaient sur leurs épaules.
Je réalise aussi pourquoi ils rentraient du boulot fatigués, parfois silencieux, parfois frustrés. Ce n’était pas juste une question de mauvaise humeur, mais le résultat de responsabilités lourdes, de sacrifices constants et de pressions qu’on ne voyait pas quand on était plus jeunes.
En grandissant, on découvre que derrière leur dureté ou leur silence, il y avait surtout de l’amour, du courage et une volonté de nous offrir une vie meilleure.
Qu’Allah bénisse nos parents, leur accorde la paix, la santé et les récompense pour tout ce qu’ils ont fait pour nous, même ce qu’on n’a jamais su voir.