Ce matin, les démocrates comme moi sont heureux. Dans deux pays, et pas des moindres, c’est une victoire pour l’État de droit, la justice, les libertés individuelles et les journalistes qui refusent de se laisser intimider. L’espoir d’une société libre et juste reprend force.
Au Brésil, pays de 214 millions d’habitants, Lula, à 80 ans, remporte une victoire qui porte un message fort. Face aux pressions de Donald Trump, les Brésiliens ont choisi de défendre leur souveraineté et de poursuivre un projet social-démocrate, sur un continent où la droite et l’extrême droite ont gagné du terrain.
En Serbie, c’est la jeunesse qui éjecte un dictateur au cœur des Balkans. Après quatorze années de domination du camp de Vučić et près de deux ans de mobilisation contre la corruption et l’autoritarisme, elle ouvre une nouvelle voie et redonne espoir à tout un peuple.
Oui, la droite et l’extrême droite avancent en Europe et dans le reste du monde. Mais non, les progressistes n’ont pas dit leur dernier mot. Et nous continuerons à nous battre pour un monde juste et équitable.
@PaulMagnette Il est en effet urgent d alléger la facture des énergies de tous nos concitoyens alors que les compagnies d énergie et leurs actionnaires enregistrent des bénéfices indécents.
J’ai suivi avec attention la retransmission des discours des Fêtes de Wallonie. Cette année, la Flandre était invitée d’honneur et le Roi Philippe était exceptionnellement présent.
Le protocole dit qu’en présence du Roi le titre traditionnellement utilisé pour s’adresser à lui est « Sire ». Il s’agit d’une forme de respect pour le chef d’État mais aussi pour le pays.
J’ai été surpris de ne pas entendre le ministre-président flamand saluer le Roi au début de son intervention.
Est-ce volontaire pour montrer que son parti ne reconnaît pas le pays ? Est-ce une erreur technique de retransmission? Qui pourrait m’éclairer ?
Vous avez raison. Il y a une alliance de circonstance entre l’Iran , la Russie et les USA de Trump pour faire augmenter les prix des énergies à un niveau insupportable pour les citoyens et les industries européens. Cela risque de créer une réaction violente compréhensible contre l Union européenne qui, à ce stade , n apporte aucune réponse. Et cette situation favorisera l extrême droite qui avancera jusqu’à un large démantèlement de notre Europe. Et chaque pays se retrouvera alors seul face aux puissances du monde. Et nous ne serons plus maître de notre avenir.
Je partage l’avis de Kathleen van Brempt. Von der Leyen veut plaire à Trump. C est incompréhensible dans l état où se trouve l Europe par rapport aux puissances mondiales. Le premier ministre canadien résiste contre trump sans provoquer . Il propose des solutions. Il mérite notre soutien d européens.
Une entreprise wallonne au cœur de l’avenir spatial européen ! 🇪🇺🇧🇪🛰️
Aerospacelab vient de décrocher un contrat historique de 2,4 milliards d’euros pour produire, à Charleroi, 264 satellites de la future constellation européenne IRIS².
Cette réussite représente 70 % des satellites du programme et entraînera de nouveaux recrutements en Wallonie.
C’est une immense fierté pour notre région et la preuve que l’Europe peut renforcer son autonomie tout en investissant dans notre industrie, notre savoir-faire et des emplois de qualité.
Félicitations à toutes les équipes d’Aerospacelab pour cette réussite ! 👏
#entreprise #wallonie #europe #autonomie #spatial
L’extrême droite est au seuil du pouvoir. Peut-être même au pouvoir. C’est une réalité, et non plus un avertissement.
En 1932, l’Anhalt fut le premier État allemand dirigé par un ministre-président nazi. Près d’un siècle plus tard, la peste brune se propage à nouveau.
Ce dimanche, les électeurs de Saxe-Anhalt ont voté massivement pour l’AfD. C’est une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce résultat nous impose de regarder l’histoire en face : l’extrême droite est là, en Allemagne comme ailleurs en Europe.
L’AfD n’est officiellement pas un parti nazi. Mais certains de ses membres cultivent la nostalgie de cette période, reprennent ses refrains et propagent le rejet de l’autre, le révisionnisme historique et des positions antidémocratiques.
Je le constate quotidiennement au Parlement européen, où l’extrême droite et la droite radicale occupent déjà plus de 25 % des sièges. Leurs élus attaquent le projet européen, les migrants, l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit à l’IVG, les minorités, notamment les personnes LGBT+, nos droits sociaux et nos politiques environnementales.
Plus grave encore, la droite conservatrice commet l’erreur tragique de s’allier avec eux, directement ou indirectement, pour faire adopter des textes européens indignes.
Mais les lamentations ne suffisent plus. Les démocrates doivent agir ensemble et répondre aux préoccupations de la population : pouvoir d’achat, services publics, migration, climat et réindustrialisation.
L’Union européenne doit cesser de faire de l’élargissement sa priorité. Le Pacte sur l’asile et la migration doit être appliqué rapidement, efficacement et humainement. Enfin, le déclin industriel européen doit être combattu face aux pressions américaines et chinoises. Face à Trump, résistons. Avec la Chine, dialoguons sans renoncer à protéger nos entreprises contre la concurrence déloyale.
L’Allemagne est un moteur indispensable de l’Europe. Que deviendrait notre Union avec l’Allemagne aux mains de l’extrême droite et une France dirigée par le Rassemblement national ?
À eux seuls, ces deux pays représentent un tiers de la population européenne.
Après la crise financière internationale de 2007-2008, marquée notamment par la faillite de Lehman Brothers, Dexia, dirigée alors par Axel Miller, s’est retrouvée au bord de l’effondrement. La banque s’était aventurée dans des opérations financières particulièrement risquées.
Afin d’éviter sa faillite et de protéger les épargnants, l’État belge est intervenu. Il s’est notamment engagé à garantir jusqu’à 54 milliards d’euros de financements du groupe Dexia.
En 2011, l’État belge a également racheté Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d’euros. Celle-ci est devenue Belfius en 2012. Son capital est aujourd’hui détenu à 100 % par l’État belge.
Ces dernières années, Belfius a enregistré annuellement un bénéfice net après impôts supérieur à un milliard d’euros. Chaque année, l’État belge a reçu plus de 400 millions d’euros de dividendes pour alimenter son budget.
Quelqu’un pourrait-il avoir la gentillesse de m’expliquer pourquoi il faudrait privatiser une partie de Belfius ?
Quels seraient les bénéfices pour les clients de Belfius ? Quels seraient les bénéfices pour l’État belge ?
Merci infiniment.
Trump appelle une résistance internationale à la hauteur du danger qu’il nous fait courir. « Le monde de la loi du plus fort n’est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Et le Canada vient de nous montrer comment lui résister. »
Nous ne sommes plus face au monde dans lequel nous allons vivre. Nous sommes déjà entrés dans ce nouveau monde. Un monde où la puissance prime sur les règles ; la force sur la loi. Un monde où un pays peut être sommé de renoncer à sa souveraineté pour préserver ses relations commerciales avec son voisin. Où le rapport de force, la menace et le mépris deviennent des instruments de politique internationale.
Les exigences américaines révélées par Mark Carney, premier ministre du Canada, sont à cet égard particulièrement préoccupantes. Elles ne concernent plus seulement le commerce. Elles touchent aux accords que le Canada peut conclure avec des pays tiers ( dont l’Europe), à son système agricole, à ses marchés publics, à sa politique tarifaire, à sa réglementation linguistique, à ses ressources minières et même à ses choix en matière de défense. Ce n’est plus simplement la négociation d’un accord commercial. C’est une remise en cause de la liberté de décision d’un État souverain et de son peuple. Bref, une tentative de mise sous tutelle par les Etats-Unis de Donald Trump…
Et c’est précisément là que la réponse du Premier ministre canadien est remarquable. Il ne répond ni par la provocation, ni par la surenchère, ni par la désinformation. Il répond par les faits. Il expose les demandes américaines. Il explique pourquoi ces dernières sont inacceptables. Il défend les intérêts de son pays, de ses citoyens, de ses entreprises et de ses provinces. Coûte que coûte. En ce faisant il nous défend aussi !
Mais il ne ferme pas la porte. Le Canada reste prêt à négocier. Il reste prêt à entendre les intérêts légitimes de son partenaire. Pourquoi? Parce qu’il reste attaché au droit, aux règles et au multilatéralisme. Il accepte le compromis. Il refuse fermement la compromission. C’est une véritable leçon de leadership.
La souveraineté n’est pas une provocation. Défendre son indépendance n’est pas déclarer la guerre. Et rechercher un accord n’oblige jamais à accepter l’inacceptable. C’est pourquoi Mark Carney est aujourd’hui, plus encore qu’à la suite de son discours mémorable à Davos, un exemple de résistance dont l'Europe devrait s'inspirer sans attendre.
Disons les choses clairement : Donald Trump est devenu un danger pour la stabilité du monde. Sa conception des relations internationales transforme les alliés en États auxquels le plus puissant prétend dicter ses conditions. Lorsqu'un président des États-Unis considère que la puissance économique de son pays l'autorise à dicter à un État allié ses choix souverains, ce n'est plus seulement le commerce international qui est menacé. C'est l'ordre international fondé sur le droit. Et, avec lui, à terme, la paix.
Les dirigeants européens, dans les capitales comme à la Commission, doivent regarder ce qui se passe au Canada et en tirer toutes les conséquences. L'heure n'est plus aux hésitations. Nous devons soutenir publiquement le Canada. Maintenant.
Car le Canada ne défend pas seulement ses propres intérêts. Il défend la liberté de tout État souverain de décider de son avenir sans subir la tutelle d'une puissance étrangère. Si nous acceptons aujourd'hui que cette liberté soit contestée au Canada, quel argument aurons-nous demain lorsqu'elle le sera ailleurs ou chez nous ?
En résistant, Mark Carney défend donc aussi une certaine idée du monde : celle d'États libres qui coopèrent parce qu'ils le choisissent, d'alliés qui se respectent et d'un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la loi du plus fort. Son combat est aussi le nôtre
Face à la loi du plus fort, choisissons le droit. Face à la domination, le partenariat. Face à la vassalisation, la souveraineté. Le Canada a choisi de résister. L'Europe n'a plus le luxe d'hésiter.
Après une intervention pour une fuite de gaz dans le bâtiment européen du Conseil de résolution unique (CRU), le sergent-major Olivier Francotte, pompier bruxellois, est décédé des suites de ses blessures.
Je tiens à lui rendre un hommage appuyé, ainsi qu’à l’ensemble de la profession.
Toutes mes pensées vont également aux agents de Sibelga blessés lors de cette intervention.
Cette nuit, Donald Trump a annoncé qu’à partir du 1er août 2028, les médicaments génériques importés aux États-Unis, aujourd’hui exemptés de droits de douane, seront soumis à un droit de douane de 100 % pendant un an, avant de passer à 200 % à partir d’août 2029.
Vous avez probablement déjà pris un médicament générique tel que du paracétamol, de l’ibuprofène ou un antibiotique. Les médicaments génériques contiennent le même principe actif que les médicaments de marque et permettent à des millions de personnes d’accéder à des traitements efficaces à un prix plus abordable.
L’objectif affiché est de pousser les entreprises pharmaceutiques à relocaliser leur production aux États-Unis et puis vendre ces médicaments plus chers tant aux USA qu’en Europe. Une nouvelle fois, Donald Trump transforme le commerce international en rapport de force.
Pourtant, au-delà des considérations commerciales, garantir à chaque citoyen un accès à des traitements efficaces et abordables est une exigence fondamentale.
Pour l’Europe, cette annonce est un rappel. Nous avons déjà mesuré, durant la pandémie de Covid-19, les risques d’une trop grande dépendance à l’égard de pays tiers pour l’approvisionnement en médicaments. Plus que jamais, nous devons renforcer notre production de médicaments essentiels, sécuriser nos chaînes d’approvisionnement et préserver un accès équitable aux soins.
Quand certains choisissent les barrières douanières et la confrontation, l’Europe doit choisir la coopération, la sécurité de son approvisionnement et l’accès de tous aux soins. Les médicaments ne peuvent pas devenir une arme dans une guerre commerciale. La santé est un droit fondamental.
« L’empereur Trump est nu. »
Toute la mise en scène de la puissance de Trump, jusque dans le football, n’a pas résisté à nonante minutes. Les Belges ont simplement révélé que l’empereur était nu.
La complaisance du président de la FIFA face à cette mise en scène politique est, elle aussi, préoccupante. Le football ne peut servir de décor aux démonstrations de puissance d’un dirigeant politique.
L’Union européenne devrait s’inspirer de la résistance et de la magnifique performance des Belges. Céder aux pressions de Trump, c’est perdre son honneur.
Résister et démontrer, sans plier, nos capacités de réaction économiques, scientifiques, industrielles et démocratiques serait la plus belle façon de se faire respecter en tant qu’Européens.
L’Europe n’a pas à s’incliner. C’est aux Européens de faire preuve de courage, d’unité et de fermeté.
Décrocher son téléphone est facile. Décrocher une victoire sur le terrain l’est beaucoup moins.
Mais les Diables Rouges l’ont fait, avec de la détermination, du courage et un immense talent.
Cette nuit, ils ont démontré que le mérite et l’esprit d’équipe restent les plus belles armes pour gagner.
Félicitations à nos joueurs ! En route vers les quarts de finale. Continuez à nous faire rêver.
Allez les Diables ! Allez la Belgique ! 🇧🇪⚽
Un président qui téléphone à la FIFA pour défendre un joueur sanctionné par l’arbitre, c’est une honte. Qu’il s’en vante ensuite publiquement, c’est une honte absolue.
Une insulte au sport et à sa noblesse, au football, à tous les joueurs qui se battent loyalement pour leur pays et à tous les supporters qui croient encore que les mêmes règles s’appliquent à tous.
J’espère que la FIFA s’expliquera avec la plus grande transparence. L’intégrité d’une Coupe du monde vaut bien plus que l’influence d’un dirigeant qui se croit au-dessus des règles.
Aux Diables Rouges, de répondre de la plus belle des manières, sur le terrain. Face aux polémiques, le mérite, le talent et l’esprit d’équipe restent les seules véritables victoires.
Allez les Diables ! Allez la Belgique ! 🇧🇪
Ce n’est pas beau de mentir Monsieur Francken !
Le Ministre actuel de la défense, Theo Francken, affirme que l’objectif des 2% du PIB consacré à la défense « C’est une promesse d’Elio Di Rupo comme Premier Ministre il y a 12 ans. Il a signé un accord de dire qu’on allait obtenir 2% ». Et le Ministre ajoute : « Le PS n’a jamais rien fait. Di Rupo n’a jamais rien fait. Moi, je le fais maintenant. »
Mensonge. La vérité a été dite par Charles Michel alors Premier Ministre à une réponse parlementaire en rappelant que je me suis adressé au Secrétaire général de l’OTAN en ces termes (par courrier officiel) : « Je vous informe, ainsi que le Conseil et les alliés, qu’il n’est pas possible à un Gouvernement en Affaires courantes de prendre ce type d’engagement qui lie les prochains gouvernements ». « Bien entendu, je sensibiliserai le prochain Gouvernement au fait qu’un débat de cette nature est en cours au sein de l’OTAN et qu’il y aura lieu pour la Belgique de finaliser sa position dès que possible, une fois le gouvernement investi ». Lors de la passation de pouvoir avec Charles Michel, j’ai transféré le dit courrier avec d’autres documents officiels.
Sous le gouvernement MR-NVA sans les socialistes, le ministre de la Défense était Steven Vandeput (NVA). La trajectoire retenue par ce gouvernement MR-NVA était de 1,3% du PIB en 2030. Aucun effort réel n’a été fourni. Il a fallu attendre la socialiste Ludivine Dedonder pour que le budget de la Défense soit quasiment doublé et que l’effort atteigne 1,3% du PIB dès 2024. Voilà la vérité ! Quelle confiance peut-on avoir à un Ministre censé assurer notre défense alors qu’il ment à ses citoyens ?
L’inacceptable domination des industriels sur la politique européenne : Le projet de défense aérienne européenne censé doter l’Europe d’un avion de combat commun à partir des années 2040 est officiellement abandonné dans sa forme initiale.
➡️ Plus connu sous son nom technique « Système de combat aérien du futur », ou SCAF, ce projet représentait un budget de près de 100 milliards d’euros. Il devait notamment remplacer, à terme, le Rafale français, l’Eurofighter (développé par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni) ainsi que, pour les pays qui l’ont acheté comme la Belgique, le F-35 américain.
L’ambition était de permettre aux Européens de construire eux-mêmes l’avion de combat du futur, avec leurs entreprises, leurs ingénieurs, leurs technologies et leurs emplois. La France, l’Allemagne et l’Espagne avaient lancé ce programme avec les entreprises spécialisées des trois pays. La Belgique était membre observateur. Le projet était présenté comme l’une des plus importantes coopérations industrielles jamais engagées en Europe. Au départ, il existait une volonté politique réelle de mettre en commun les savoir-faire nationaux pour construire un outil indispensable à notre souveraineté.
Mais cette volonté s’est heurtée aux rivalités industrielles. Dassault, côté français, et Airbus Defence and Space, côté allemand, n’ont pas réussi à s’entendre sur la répartition du travail, le leadership industriel, les compétences, les contrats et les retombées économiques.
Le plus grave n’est pas seulement l’échec d’un programme industriel. C’est ce qu’il révèle. Dans une matière aussi essentielle que la défense, les responsables politiques européens ne parviennent plus à imposer l’intérêt général aux grandes entreprises. C’est cela, le vrai scandale.
Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron tentent aujourd’hui de sauver la face en présentant l’arrêt du projet comme une décision prise d’un commun accord. Ils affirment que la coopération franco-allemande en matière de défense se poursuivra et que certains volets technologiques communs pourront être maintenus.
Mais cet accord de façade cache un drame politique pour l’Europe. Il montre que les industriels peuvent prendre en otage une politique aussi essentielle que la défense. Et que reste-t-il alors d’une « Europe de la défense autonome, intégrée dans l’OTAN », si nous ne sommes même pas capables de nous doter d’une défense aérienne propre, européenne et moins dépendante des États-Unis ?
La Belgique connaît bien cette contradiction. En achetant le F-35 américain, notre pays s’est inscrit dans une dépendance structurelle vis-à-vis des États-Unis. Certains y voient du pragmatisme. Mais à long terme, c’est aussi un affaiblissement de l’ambition européenne.
Malgré sa technocratie et ses procédures parfois labyrinthiques, la Commission européenne a entrepris de faire émerger une véritable Europe de la défense, notamment en favorisant le rapprochement des entreprises européennes du secteur. Un commissaire spécifique a été désigné, Andrius Kubilius, ancien Premier ministre lituanien, et plusieurs instruments européens visent désormais à renforcer notre base industrielle et technologique de défense.
L’abandon du SCAF est donc un coup dur pour cette Europe de la défense que nous appelons de nos vœux. Une Europe qui protège ses citoyens, investit dans ses propres entreprises, crée des emplois qualifiés chez nous et refuse de confier son avenir stratégique à d’autres puissances. Espérons que ce coup dur ne soit pas léthal.
L’Europe ne deviendra jamais une puissance si elle accepte que ses grandes ambitions soient enterrées dans des conseils d’administration.
Notre avenir stratégique doit se construire en Europe, pour l’Europe, avec les entreprises de chez nous, mais sous contrôle politique démocratique.
#defense #europe #SCAF #autonomie #strategique
Ce matin, des vies ont été brisées et des familles plongées dans une douleur immense à Buggenhout, en Belgique.
Ce drame me bouleverse profondément, comme il bouleverse toute la Belgique.
Mes pensées vont aux victimes, aux blessés, à leurs proches, aux enfants concernés et aux équipes de secours mobilisées.
Toute ma solidarité accompagne les familles touchées dans ce moment de douleur indescriptible.
Les images des participants à la flottille pour Gaza, agenouillés et humiliés par un ministre du gouvernement israélien de Netanyahu, sont insupportables.
Je rejoins les propos du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, et j’appelle une nouvelle fois à suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
Depuis des mois, je plaide pour cette suspension. Ursula von der Leyen elle-même avait annoncé vouloir suspendre partiellement cet accord lors de son discours sur l’état de l’Union. Qu’attend aujourd’hui la Commission européenne pour passer des paroles aux actes ?
Face aux ignominies commises par le régime de Netanyahu, l’Union européenne est tenue de réévaluer sans délai ses relations avec Israël.
J’apporte tout mon soutien à nos compatriotes, ainsi qu’aux citoyennes et citoyens européens aujourd’hui privés de liberté. Une aide consulaire doit pouvoir leur être apportée immédiatement, conformément aux conventions internationales en vigueur.