LE RÉSUMÉ
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Le PSG vient de remporter sa 2e Ligue des Champions consécutive, et je suis incapable de m'en réjouir pour le foot français. Pas par anti-parisianisme primaire, mais parce ce club qui excelle sportivement récemment est l'instrument d'influence d'un Etat aux agissements pernicieux. Lisez, c'est édifiant :
LE QATAR, UN ÉTAT-PROPRIÉTAIRE QUI SE SPONSORISE LUI-MÊME
Ue majorité des sponsors du PSG appartiennent au Qatar :
- Qatar Airways (100% Étatique)
- beIN Sports (présidé par Al-Khelaïfi)
- QNB, Ooredoo, Visit Qatar, Aspetar (Etatiques)
Le club se finance donc lui-même au moyen de contrats circulaires et sur-évalués. Résultat : des recettes de sponsoring 29 fois supérieures au club médian de Ligue 1. 29 FOIS
Et ça ne date pas d'hier : jusqu'en 2019, et pendant des années, le seul contrat avec Qatar Tourism Authority rapportait entre 150 et 200 M€ par an au PSG, avant que le FPF ne siffle la fin de la récré. Assez d'argent, pendant assez longtemps, pour asseoir une domination financière et sportive structurelle et irréversible sur le foot français et européen.
UNE ASSYMÉTRIE INÉQUITABLE ET ILLÉGITIME
Le Fair-Play Financier n'est (plus) violé, il est habilement contourné, au mouyen de contrats surévalués qui font entrer l'argent public qatarien par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits chroniques et abyssaux, qui asphyxieraient ou disqualifieraient n'importe quel club français, sont épongés par un fonds souverain de 450 milliards. Le PSG peut perdre de l'argent indéfiniment (1,3Mds de balance de transfert négative en 15 ans), sans jamais être inquiété. De même, la fiscalité écrasante qui pèse sur les clubs français n'est guère le souci d'un QSI aux fonds illimités.
UN NASSER EL-KHALAÏFI OMNIPOTENT
Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- président du PSG
- président de beIN Media, qui diffusait la Ligue 1
- membre du CA de la LFP, qui attribue ces droits
- président de l'ECA
- membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- membre du Conseil de la FIFA
Juge, partie, diffuseur, régulateur et décideur mondial, à lui tout seul. Ailleurs, on appellerait ça un cartel. Le rapport sénatorial Savin, voté à l'unanimité en 2024, recommandait de lui interdire ce cumul : dix-huit mois plus tard, rien, niet, nada. Mieux : l'UEFA censée le sanctionner encaisse depuis 2 ans l'argent de Qatar Airways (100% étatique), sponsor de la C1 jusqu'en 2030. Le sponsor du club finance son régulateur.
UNE JUSTICE TENUE À DISTANCE
Nasser Al-Khelaïfi est aussi ministre d'État qatarien, donc protégé par l'immunité diplomatique. Bilan : deux mises en examen par la justice française, et jamais une nuit en garde à vue.
UN VERROU SUR L'ÉCONOMIE FRANÇAISE
Car le Qatar ne tient pas que le football. Il pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Air Liquide, Lagardère. Un désengagement coordonné de Doha suffirait à faire vaciller l'économie française. Et le rapport de force fait frissonner : dès la mise en examen d'Al-Khelaïfi en février 2025, le Qatar a aussitôt menacé de retirer ses investissements. Rien de moins. Le message était limpide.
LE FOOT FRANÇAIS COULE
Pendant ce temps, regardez l'état du championnat :
Bordeaux : liquidé, meurt en National 2.
Montpellier végète en Ligue 2. Nantes vient de l'y rejoindre.
Nice : a failli descendre. Lyon : sauvé administrativement (in extremis).
LEs droits TV racontent le reste. Mediapro promettait près de 780 M€/saison, un flop surévalué. Le cycle suivant (DAZN/beIN pour 500 M€) a éclaté à son tour. Cet effondrement n'est certes pas l'œuvre du PSG : c'est l'échec personnel de Vincent Labrune, réélu et soutenu sans faille par Nasser Al-Khelaïfi, sur fond de gestion calamiteuse des clubs.
Mais le vrai problème est là : le PSG n'a aucun besoin de ces droits TV pour survivre. Un État gazier éponge ses pertes. Il flotte au-dessus d'un système qu'il n'a aucune raison de réformer, et dont son président tient toutes les manettes. Quelle que soit son influence sur les instances, sa stratégie n'est pas de servir l'intérêt du foot français, mais ceux de son pays (le Qatar, vous aurez deviné). Quitte à tout écraser.
POURQUOI PERSONNE NE BOUGE
Le Qatar tient toutes les arcanes du pays par les bijoux de famille. S'attaquer à son ingérence dans notre économie, ou même critiquer le PSG, c'est directement s'attaquer au à l'Etat qatarien. Et s'attaquer au Qatar, cela peut coûter cher (fermeture du robinet d'investissements, intimidation, etc).
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le foot français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, une stratégie d'influence rôdée et l'impunité qui va avec, on s'achète les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne puisse rien dire.
Ce rayonnement sportif (brillant) ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
"Le PSG, c'est le club de toute la France, pas seulement de Paris", @DanielRiolo réagit à la déclaration de Nasser al-Khelaïfi.
💥 "La phrase est tout ce qu'il représente : un gars qui veut installer une hégémonie et écraser les autres. Je n'ai jamais voulu que les autres nous aiment, ce n'est pas le but quand tu es dans une Ligue 1. C'est inadmissible !"
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
Chapron dit texto que Nasser a choisi son arbitre puisque le favoris a été écarté par l’UEFA à cause du match Real-PSG de 2022.
L’UEFA où siège au comité exécutif un certain Nasser Al-Khelaifi
Saleté de hasard.
Je ne prendrai aucun titre de @PSG_inside au sérieux tant qu’il existera autant de triche d’anomalie de part d’ombre et tant qu’ils ne respecteront pas ce sport et l’éthique qui doit en découler. @NicolasSarkozy vous êtes le responsable de cette déliquescence du football.
#PSG
Le QSG peut contrôler les moyens, l’image et le récit aujourd’hui. Mais l’histoire du football a toujours fini par rattraper les projets construits hors-sol.
À l’OM de rester vivant jusqu’au jour où les masques tomberont
#TeamOM#corruption
Nasser El Khelaifi (PSG) a reçu les félicitations de Nasser El Khelaifi (dirigeant UEFA), Nasser El Khelaifi (ECA), Nasser El Khelaifi (Bein Sport) et Nasser El Khelaifi (ministre d'Etat qatari au titre de Qatar Airways sponsor principal de la C1) pour sa belle victoire.
Le football peut-il encore prétendre à l’équité ?
Pendant des années, les supporters ont accepté les inégalités du football. Certains clubs avaient plus d’histoire, plus de supporters, plus de revenus. Le Real Madrid, le Bayern Munich ou Manchester United partaient avec une longueur d’avance, mais l’incertitude demeurait. C’était la beauté du sport : le plus riche ne gagnait pas toujours.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si certains clubs sont plus puissants que d’autres. Elle est de savoir si certains sont devenus tellement puissants que la concurrence elle-même perd son sens.
Quand un club est adossé à un État capable d’injecter des ressources quasi illimitées, la notion même de mérite sportif devient floue. Le problème n’est pas qu’il gagne. Le problème est que les règles du jeu ne semblent plus être les mêmes pour tous.
Dans n’importe quel championnat, un dirigeant doit équilibrer ses comptes, vendre avant d’acheter, faire des choix. D’autres évoluent dans une réalité différente où les pertes paraissent absorbables, où les meilleurs joueurs peuvent être conservés malgré les offres les plus élevées, où les infrastructures, les réseaux et l’influence semblent sans limite.
Mais l’argent n’est qu’une partie du sujet.
Le véritable enjeu est la concentration du pouvoir. Que penser d’un football où les mêmes acteurs sont présents dans les clubs, les droits télévisés, le sponsoring, les instances représentatives et les cercles décisionnels ? Même lorsqu’aucune règle n’est violée, l’impression d’un système verrouillé finit par s’installer.
Or le sport vit de sa crédibilité.
Les supporters acceptent la défaite lorsqu’ils pensent que la compétition est juste. Ils acceptent qu’un adversaire soit meilleur. Ils acceptent même qu’il soit plus riche. Ce qu’ils acceptent difficilement, c’est l’idée que certains disposent d’un levier économique et politique inaccessible aux autres.
Le danger n’est pas seulement pour les clubs concurrents. Il est pour le football lui-même.
Car un championnat où le vainqueur paraît connu d’avance finit par perdre de son intérêt. Une Ligue des champions où seuls quelques géants peuvent raisonnablement rêver du titre finit par perdre son âme. Et un sport où l’argent devient plus déterminant que le terrain risque de voir disparaître ce qui a fait son succès : l’espoir.
L’espoir qu’un outsider puisse renverser un favori.
L’espoir qu’une génération exceptionnelle puisse compenser un déficit financier.
L’espoir que le terrain reste le juge suprême.
Le débat n’est donc pas de savoir si tel ou tel club mérite ses victoires. Les joueurs gagnent sur le terrain et personne ne peut leur retirer cela.
Le vrai débat est ailleurs : jusqu’à quel point le football peut-il continuer à se présenter comme une compétition ouverte lorsque certains acteurs disposent d’une puissance économique, médiatique et institutionnelle sans équivalent ?
Le jour où cette question n’aura plus de réponse crédible, le football ne cessera peut-être pas d’exister.
Mais il cessera d’être ce qui l’a rendu universel : un sport où, en théorie, tout le monde peut rêver.
🚨🚨 Grégory Lorenzi :
« Si on n'est pas capable de savoir que ça peut s'arrêter quand les résultats ne sont pas là, on ne vient pas à l'OM.
Sinon, je serais resté dans un club avec moins de moyens, moins de contraintes, moins de pression, et j'aurais eu ma tranquillité.
Si on a fait appel à moi, c'est pour essayer de faire ce que je fais, sans changer ma nature. »
#TeamOM | #MercatOM
🎙️Les premiers mots de Grégory Lorenzi : « L'OM est un club historique, très spécial, très populaire, très excitant. Tous les clubs veulent réduire les coûts. Mais quand on est l'OM, on a aussi l'ambition de gagner des matchs, de rendre fière une ville, d'être compétitif. L'objectif est de retrouver de la sérénité et de la stabilité. J'ai à bâtir une nouvelle équipe pour recréer une synergie, un groupe, un état d'esprit.
C'est aussi à moi de m'adapter à un contexte qui est complètement différent. Je ne vais pas faire du Brest à Marseille. »
(@lequipe) #TeamOM
Depuis 127 ans, notre tenue domicile est un maillot blanc frappé en bleu des lettres OM entrelacées.
Un blanc qui traverse les générations.
Les victoires, les peines, les soirs de volcan 🌋
À Marseille, une maison veille dessus depuis toujours, ou presque.
On y prend soin des maillots.
Mais surtout de ce qu’ils racontent.
𝐁𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐋’𝐄𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞.
🛍️ Le nouveau maillot domicile sera disponible le 3 juin dans les boutiques officielles du club et sur https://t.co/xhydFdsbfC
À tous les « simplets » du PSG qui font exprès de ne rien comprendre depuis ce matin : je vous explique le lien avec Nasser, simplement et sans détour.
Nasser Al-Khelaïfi est à la fois président du PSG et chairman de beIN Media Group. Il participe donc (via beIN) aux appels d’offres des droits TV de la Ligue 1 tout en étant le principal bénéficiaire du PSG.
C’est un conflit d’intérêts structurel (signalement Anticor pour prise illégale d’intérêts sur les négociations récentes). Pas une théorie du complot (1/7)
« Ce n’est pas simplement parce qu’il est grand. Il a la capacité de faire des choses qu’on n’a jamais vues dans cette ligue. Jamais. »
LeBron James à propos de Victor Wembanyama
« Ce n’est pas le premier joueur très grand qu’on voit dans cette ligue. Ce n’est pas le premier joueur long, ni le premier joueur très grand. Donc on peut arrêter tout de suite avec ça. Oui, sa taille est un facteur. Sa longueur, son gabarit, sa capacité à couvrir énormément de terrain, surtout défensivement, ça compte.
Mais quand on parle de ce qu’il peut faire offensivement… Sa capacité à partir en dribble, on l’a vu isoler Rudy Gobert, multiple Défenseur de l’année, plusieurs fois sur le périmètre. Il l’a attaqué avec des snatchbacks, des spins, des up-and-under, des Dream Shakes, des fadeaways. On l’a vu faire un cross, un stepback depuis le corner à 3-points.
Sa coordination, parfois, peut sembler désordonnée, mais c’est à cause de sa longueur. Sa capacité à capter le ballon dos au panier, ou avec seulement une partie de son corps orientée vers le cercle, puis à retrouver l’arceau avant même de retomber au sol… c’est une coordination qu’on n’a jamais vue.
Et ce n’est pas simplement parce qu’il est grand. Il a la capacité de faire des choses qu’on n’a jamais vues dans cette ligue. Jamais.
Son QI basket, on le sent. On le voit à sa façon de parler, à son attitude. On sait qu’il comprend le jeu. On voit qu’on lui a appris le basket de la bonne manière.
Et San Antonio continue d’avoir une chance incroyable avec ces talents générationnels : des joueurs talentueux, intelligents, avec du QI basket, mais surtout des gars capables de rester concentrés sur l’essentiel. David Robinson, Tim Duncan, et maintenant Wemby.
Des gars avec une mentalité hyper sérieuse. Ils ont des œillères. Pour eux, la mission, c’est la mission, et rien d’autre ne compte. C’est assez remarquable à voir. »
Via Mind The Game
Cette nuit, les Spurs ont aligné le cinq majeur le plus jeune de l'histoire des Finales de Conférence.
22 ans de moyenne d'âge.
Ils ont tapé le champion en titre, chez lui, en double prolongation.
Bon courage @NBA
LES MOTS FORTS de Timothy Weah 🇺🇸 envers l’OM et les Marseillais 👇
« MA MAISON
MA FAMILLE
MON CLUB
MES SUPPORTERS
MERCI DE M’AVOIR ACCUEILLI À BRAS OUVERTS ! QUAND PLUS PERSONNE NE CROYAIT EN MOI, VOUS L’AVEZ FAIT, ET VOUS CONTINUEZ À ME MONTRER TELLEMENT D’AMOUR 💙
JE DOIS À MARSEILLE MON SANG, MA SUEUR ET MES LARMES ! MERCI POUR CETTE PREMIÈRE SAISON AVEC CE BLASON SUR LE CŒUR !
IL Y A TOUJOURS UNE LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL ! CONTINUEZ À Y CROIRE 💙
Fier d’être Marseillais 🩸 »
📲 IG
Donc en l’état le type est déjà :
- Le recordman du nombre de contres sur un match de Playoffs.
- Le quatrième joueur all time lâchant un 35+PTS, 15+REB & 5+BLK de l’histoire des Playoffs (aux côtes de Kareem. Hakeem et Shaq).
- Le plus jeune joueur à avoir posé un 40/20 en postseason.
En 11 matchs de Playoffs (en sachant qu'il y a une blessure et une expulsion dans le lot)...
👏😍 Trophées Espoir Football ✨
Antoine Valero (2008) a été élu :
• Meilleur attaquant U19 National 🏆
• Meilleur joueur U19 National 🏆
• Membre de l’équipe type U19 National 🏆
Ugo Lamare El Kadmiri (2007) a été élu :
• Membre de l’équipe type U19 National 🏆#TeamOM
« 𝘋𝘢𝘯𝘴 𝘤𝘦 𝘳𝘰̂𝘭𝘦-𝘭𝘢̀ 𝘰𝘯 𝘢 𝘣𝘦𝘴𝘰𝘪𝘯 𝘥𝘦 𝘭𝘶𝘤𝘪𝘥𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘭𝘶𝘤𝘪𝘥𝘪𝘵𝘦́ 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘮𝘰𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘦𝘳𝘳𝘦𝘶𝘳𝘴 (…) 𝘢̀ 𝘉𝘳𝘦𝘴𝘵, 𝘰𝘯 𝘢 𝘱𝘢𝘴 𝘭𝘦 𝘥𝘳𝘰𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦 𝘵𝘳𝘰𝘮𝘱𝘦𝘳 »
👉 Pour moi, c’est 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 qui conduira Grégory Lorenzi au succès dans son nouveau rôle de Head of Football.
En effet, sous l’ère McCourt, les erreurs de recrutement sont le 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹 du club. Ce sont elles qui mettent en péril les résultats sportifs, qui empêchent l’équilibre financier, impactent fortement la masse salariale et la continuité sportive.
Marseille a la « chance » d’avoir un actionnaire qui comble toutes les pertes.
C’est à la fois une 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗰𝗲 et une 𝗺𝗮𝗹𝗲́𝗱𝗶𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻, car les dirigeants ont le droit de se tromper. Leur réseau aidant, une erreur pouvait être vite effacée.
👉 𝗦𝗮𝘂𝗳 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 𝗱’𝘂𝗻 𝗿𝗲𝗰𝗿𝘂𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗮𝘁𝗲́ 𝘀𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗺𝗼𝗶𝘀 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗱𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗲𝘂𝗿, 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝘀𝗽𝗼𝗿𝘁𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁.
Grégory Lorenzi devra travailler avec la même idée selon laquelle il n’a 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗺𝗽𝗲𝗿.
Pour cela, la résilience, la minutie et la lucidité seront la clef pour définir une méthodologie de travail.
Cette méthodologie sera plus poussée et minimisera le risque d’erreurs, exemples: Wahi qui a eu des déclarations irrespectueuses et dont tout le monde sait que l’hygiène de vie laisse à désirer ne sera pas recruté, un profil plus « sûr » sera préféré à Vermeeren qui enchaine 2 flops de suite avant de venir (…)
Moins de paillettes, plus de recherche.
Une étude approfondie du 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝗹 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 du joueur, de ses motivations (on se demande encore ce qui motive un Hamed Traoré à jouer pour l’OM si ce n’est le salaire…), un scouting en amont… afin, encore une fois, de minimiser le risque d’erreurs.
De la même manière, lorsqu’un profil sera ciblé, l’étude préalablement menée, conjuguée à la conviction que c’est le bon poussera sans doute les dirigeants à allouer les moyens pour le faire.
Exemple : Ordoñez cet été, qui était LE joueur à faire. Encore fallait-il en avoir la certitude…