« On vous laisse parler tout seul ». Cette réponse en forme de bras d’honneur nous dit tellement de l’époque où même un historien après avoir parlé 30 minutes de Marc Bloch n’est pas foutu d’avoir 2 mots sur l’antisémitisme contemporain.
Ne vous en déplaise, on va continuer à parler.
De Joann Sfar à Nadav Lapid, de Gérard Bensussan aux élèves hués à La Scala : le boycott prétend viser un État, mais ce sont des Juifs qu’il bannit de la scène, des festivals, des conférences et de l’espace commun.
@PKlugman nomme la saison du rejet.
https://t.co/3KxTXs8hkz
"Ce rejet qui nous guette lors des manifestations culturelles et des festivals devient au fur et à mesure un festival du rejet. Ne l’appelez pas antisémitisme. Il se nomme progrès." @PKlugman
The director of the La Scala theatre in Paris, Frédéric Biessy, has apologized for making a long-winded speech about Netanyahu and Gaza at an event attended by high school students, saying, "Political remarks have no place in front of first-year classes and I regret having made them."
But is that really the problem, Biessy? Or is the problem that you whipped a bunch of high schoolers into a frenzy about Palestine so they felt vindicated in shouting slurs and hate at Jewish students who just wanted to perform the play they'd worked so hard for?
Is the problem that "kids can't handle politics," or is the problem that you watched Jewish kids leave your "inclusive" theatre dejected as other students booed and spat on them?
Appel au boycott de Joann Sfar @joannsfar... Ou quand l'activisme forcené dessert sa propre cause. Soutien à un dessinateur humaniste et concerné 👉 https://t.co/VJF9EVMHgJ
La LICRA apporte son soutien à Joann SFAR visé par un appel au boycott du collectif Culture en lutte 13 qui demande son exclusion, car il n'aurait pas pris des positions conformes à ce que le collectif exige sur la situation au Proche Orient.
Alors que le dessinateur est l'invité d'un festival littéraire à Marseille le 29 mai, le collectif diffuse des affiches exigeant son éviction sous le slogan "Sioniste hors de notre Ville", en appelant à un rassemblement contre sa personne.
Rien ne saurait justifier qu"un artiste soit publiquement pris pour cible, sommé de se taire en raison de son origine ou de ses opinions réelles ou supposées.
Rien ne saurait non plus justifier que quiconque soit empêché de participer à un évènement culturel, en raison des opinions que l'on exige qu'il prenne sur un sujet géopolitique, en l'occurrence sur le conflit entre Israël et le Hamas.
La culture ne peut pas devenir un espace d exclusion. Défendre le pluralisme des idées c'est refuser que quiconque dicte qui a le droit de parler.
La LICRA met en garde depuis des années quant aux conséquences discriminatoires des appels aux boycotts des produits et a toujours dénoncé les amalgames dangereux générés par cette idéologie à l'égard des personnes.
La LICRA a donc saisi le Procureur de la république de Marseille d un signalement à l encontre du collectif Culture en lutte 13 pour provocation à la discrimination et à la haine antisémite.
@joannsfar
“Evidemment que ce qui se passe là-bas est un cauchemar mais je suis là pour raconter ce que j’y ai vu » : Joann Sfar se dit lassé de « devoir [se] justifier ».
Et on le comprend.
festival #Ohlesbeauxjours à Marseille https://t.co/y3Q42vBT1Y
Avec @joannsfar, évidemment. Merci aux Marseillais qui comme leur maire @BenoitPayan sont fidèles à la liberté d’expression, à l’accueil et au refus de l’assignation identitaire.
« Il y a une forme de maccarthysme antisioniste (…) Quand des figures comme Joann Sfar ou Barbara Butch [sont boycottées] (…) On voit bien que ce qui est en jeu, ce n’est pas simplement le niveau d’engagement ou de soutien vis-à-vis de tel ou tel gouvernement en Israël, c’est bien le fait de faire taire les voix juives » @Yonathan_Arfi@Le_CRIF
À retrouver en intégralité : https://t.co/nojU83vMKW
Joann Sfar, Barbara Butch... Stop aux intimidations antisémites dans le monde de la culture !
Joann Sfar ou Barbara Butch sont des voix résolument pacifistes concernant le Proche-Orient. Et pourtant, de nouveaux inquisiteurs les attaquent ces derniers jours pour leurs positions sur Israël ou sur l'antisémitisme.
Alors, de quoi sont-ils coupables si ce n'est ... d'être juifs ?
Dans le monde de la culture, progresse sous nos yeux une logique de chantage et d'exclusion, où chacun doit désormais montrer patte blanche pour avoir droit de cité.
Quel est donc ce climat de purge qui ronge la culture en France ? Est-on condamné à vilipender publiquement Israël pour avoir l'autorisation de s'exprimer ou de jouer ?
Ceux qui s'en prennent à Joann Sfar au cri de "Sionistes hors de notre ville", ne soutiennent pas les Palestiniens. Ils se cachent derrière la cause palestinienne pour pratiquer la chasse aux Juifs.
Ceux qui attaquent Barbara Butch ne veulent pas la paix au Proche-Orient. Ils veulent faire taire les voix qui refusent de hurler avec la meute.
Ceux qui clament "Génocide !" au moindre discours de remise de César ou de Molière, ne cherchent pas la vérité, ils font leur com' sur le dos de la détresse des civils palestiniens jetés dans cette guerre par le Hamas.
Quand la culture se fait l'instrument du conformisme et de l'intimidation, elle n'est plus qu'idéologie.
Soutien à Joann Sfar, Barbara Butch, Sophia Aram, Arthur, Amir, Enrico Macias et tant d'autres...
Oeuvrer pour la paix, c'est d'abord défendre le pluralisme en France.
Le ministère de la Culture doit prendre les mesures qui s’imposent pour faire respecter la liberté d expression et de création artistique.
Ceux qui ont lancé une campagne pour effacer Joann Sfar du monde des artistes prouvent leur ignorance d’un talent mis au service de l’humanisme et de la paix. Leur conception de la culture soumise par leur antisémitisme fait peur.
Je tiens à saluer la prise de position de mon ami @BenoitPayan, maire de Marseille, attaché au dialogue, à la liberté des artistes, de ceux qui les programment. La gauche doit être très ferme face aux nouveaux inquisiteurs qui sont une menace pour les valeurs de notre pays, ils sont le terreau des régimes autoritaires.
Il est très inquiétant pour nos libertés fondamentales de constater la volonté de boycotter Johan Sfar.
Pareille action se fait au détriment de nos principes les plus chers. La France est le pays de Voltaire et de la liberté d’expression des artistes et des programmateurs. Elle est précieuses. Ceux qui se livrent à de tels intimidations sont les marche-pieds des régimes autoritaires, ils sont une menace pour nos libertés.