Dans ma bouche ce matin, je veux parler bien sûr de l'accueil réservé au directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur nos antennes, sujet consensuel et léger s’il en est…
@franceinter
As the April-May French presidential campaign enters a critical phase, the numbers look good for Marine Le Pen but France may still avoid its first Far Right government since 1944. Here are the three most recent polls - and some history. 1/
@achabussuspendu La ou vous avez raison c’est que les dépenses en France sont plus bas que la moyenne OCDE.
En 2022
Primaire : 13 % de moins que la moyenne
Collège : 5 % de moins
Lycée: 24 % de plus
Une erreur intellectuelle importante est de considérer le choix entre répartition et capitalisation comme une décision raisonnée sur les mérites de deux systèmes. C’est un choix de circonstances plus qu’un choix doctrinaire.
La retraite par répartition s’impose lorsqu’une génération de vieux est dans la misère, comme à la sortie de la Seconde Guerre mondiale ou durant la Grande Dépression aux États-Unis. Dans ce cas, la capitalisation ne peut rien. Il faut que les plus jeunes portent secours aux plus anciens. En portant secours aux anciens, les jeunes acquièrent une créance : ils espèrent que leurs enfants feront de même, et ainsi de suite… Une situation historique dramatique met en marche un système de roulement d’une dette historique continuellement refinancée par ce qu’on appelle la répartition.
Ensuite, à un moment, une génération a décidé qu’elle aurait une longue période de retraite dans un confort comparable à celui d’un actif. Ce changement de nature de la retraite aurait été un choix tout à fait légitime si le surcroît de financement nécessaire avait été apporté par sa propre épargne capitalisée. Au lieu de cela, elle en a reporté le coût sur les impôts des générations suivantes.
Le vrai problème est donc l’inadéquation entre le mode de financement et les circonstances de l’histoire. Il était à la fois totalement légitime de mettre en place un système d’endettement intergénérationnel (la répartition) pour secourir les vieux en 1945, et totalement illégitime de financer de cette manière les vingt-cinq années de retraite des baby-boomers. Ces derniers auraient simplement pu mettre de l’argent de côté (c’est-à-dire capitaliser) pour s’y préparer plutôt que d’en reporter le coût sur les suivants.
J'en ai profité pour recalculer l'évolution de la dette publique de la France en supposant que nous avions consacré la même fraction de la richesse nationale aux pensions que les allemands depuis 1995.
Des gisements d’économies existent partout, bien entendu cher @chdevoogd ! Il importe néanmoins d’avoir en tête à la fois la structure de la dépense publique et les causes de son dynamisme.
Si, par exemple, le Parlement avait décidé en 2025 de supprimer intégralement les crédits de l’aide publique au développement (4,2 Md€ au titre de l’APD), les ressources de l’audiovisuel public (4 Md€), l’aide médicale l’État (un peu moins de 1,5 Md€ pour l’AME) ou encore les crédits affectés à la prise en charge des mineurs non-accompagnés (0,1 Md€), cela n’aurait même pas couvert la seule indexation des pensions de retraite (9,8 Md€ versus 13,2 Md€).
Les dépenses sociales sont non seulement les plus importantes (46 % du total contre 27 % pour les dépenses de l’État, 20 % pour les dépenses des collectivités locales et 7 % pour les « organismes divers d’administration centrale » (ODAC) qui regroupent un grand nombre d’agences et opérateurs de l’État), mais elles sont surtout les plus dynamiques : près de 70 % de la hausse de la dépense publique en 2025 (hors charge d’intérêts de la dette) provenait des seules prestations sociales.
Et parmi les dépenses sociales, les dépenses de chômage (qui ont stagné voire légèrement reculé…), les minima et allocations ou encore les dépenses de santé orientées vers la population en âge de travailler (+ 0,8 Md€ pour les indemnités journalières, + 0,4 Md€ pour les prestations incapacité et invalidité) ont été nettement moins dynamiques que les dépenses sociales orientées vers les retraités (+ 13,2 Md€ pour les pensions et + 5,5 Md€ pour les seuls remboursements de santé, qui sont très logiquement fonction de l’âge).
Que cette dégradation accélérée des finances publiques s’accompagne d’un taux d’épargne qui continue de croître après 60 ans est une anomalie économique et sociale au regard de la théorie du cycle de vie.
Signalons par ailleurs que, côté recettes, les niches fiscales les plus coûteuses et les plus dynamiques (12,5 Md€ au titre de l’ensemble des taux dérogatoires de CSG en 2025, 7 Md€ au titre du crédit d’impôt en faveur de l’emploi des salariés à domicile, 5 Md€ au titre de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite…) bénéficient assez largement aux personnes retraitées.
Bref, si l’effort de redressement des comptes doit être partagé par tout le monde, il ne peut pas ne pas reposer prioritairement sur les retraités. Ce n’est pas une position anti-« boomers », c’est une analyse objective de la structure de nos finances publiques :)
Ferran made a top 10 list of the most handsome footballers, and when the boy tells him he's in tenth place, he says it's all about the hair, only to end up saying he's number 1 😭🙂↔️
❗ Près de 6 000 morts de plus qu'attendu (soit +36%) pendant la #canicule historique fin juin.
L'Île-de-France est la plus touchée, quasiment 2 fois plus de morts qu'attendu.
Et pour la première fois, toutes les tranches d'âge >15 ans concernées.
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https://t.co/AenhOKrGON