‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe »
C'est faux. Voici leur ligne pour 2027.
En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes.
Je vais TOUTES les démonter.
C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer :
1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes »
La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou.
2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine »
Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie.
La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs.
La Russie est avant tout responsable de son isolement.
Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990.
Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou.
3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 »
Au début des années 2000, Poutine avait déjà :
- Écrasé la Tchétchénie ;
- Réduit progressivement le pluralisme politique ;
- Renforcé le pouvoir des services de sécurité ;
- Fait pression sur les médias indépendants ;
- Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants.
Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ?
Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ?
4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie »
Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans.
L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur.
Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes.
Quelques rappels :
- Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers.
- Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie.
- En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide.
Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort.
Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres.
Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir.
Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers.
Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir.
À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables.
L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours.
On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire.
5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes »
Clairement non.
On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire.
La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle.
Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre.
Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens.
6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident »
Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur.
D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger.
Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique.
Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias.
7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident »
Faux.
Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits.
Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ?
Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream.
Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel.
8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains »
Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien.
Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses.
La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire.
Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques.
Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington.
C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent.
Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire.
Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux.
La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits.
9. « Maïdan a été piloté par les Américains »
Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir.
Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle.
Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale.
Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes.
Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même.
Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes.
Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère.
C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques.
10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés »
Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement.
Or, dans les territoires occupés par la Russie :
- Des millions d'Ukrainiens ont fui ;
- Une partie de la population a été déplacée de force ;
- Les médias indépendants ont disparu ;
- La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ;
- Toute opposition à l'occupation est réprimée ;
- Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes.
Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique.
Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête.
Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli.
Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore.
La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ?
Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe.
11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire »
Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin.
Comparez vous-mêmes :
JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. »
Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. »
JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro.
Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. »
Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. »
D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022.
Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible.
Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny.
Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle.
Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations.
Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre.
Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible.
C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine.
12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours »
Populisme de bas étage.
Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption.
Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions.
Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission.
Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics.
Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective.
La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant.
13. « Une partie de l'aide disparaît »
C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête.
Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées.
Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes.
Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale.
Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères.
Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine.
Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit.
14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés »
Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même.
Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle.
Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie.
15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre »
Encore une phrase dénuée de sens.
Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs.
Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle.
Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue.
C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain.
16. « Le récit du bien contre le mal est imposé »
Oui, Monsieur Taché.
La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes.
L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable.
Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé.
Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour.
17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien »
Caricature grotesque.
La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévères en Europe comme aux États-Unis.
En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits.
La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales.
Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables.
L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale.
Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha.
On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée.
18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne »
Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ?
Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités.
19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain »
Factuellement faux.
L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne :
- Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ;
- Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ;
- Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ;
- Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens.
Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux.
Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains.
20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe »
Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme.
Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins.
La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel.
21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon »
Honteux et insultant pour nos voisins allemands.
L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict.
Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés.
Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial.
Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.
ANNONCE ‼️🇺🇦🇫🇷
Une insulte à la mémoire de nos combattants morts en Ukraine, mais aussi et surtout au combat de nos amis ukrainiens.
Aujourd’hui, lors du Salon du livre militaire de Brive-la-Gaillarde, on m’a demandé de décrocher le drapeau ukrainien de mon stand.
La raison ? Un monsieur aux cheveux gris, membre de l’association « Souvenir Français », est venu se plaindre auprès de l’un des organisateurs.
Sans me parler, sans venir me voir. Un comportement immature, indigne de ce genre d’événement.
Remarquant que ce monsieur semblait irrité, j’ai interrompu ma conversation pour aller le voir et comprendre ce qui se passait.
— « Y a-t-il un problème avec le drapeau ? »
— Ah oui, tout à fait.
— « Pourriez-vous me dire quel est le souci ? »
— Ici, nous sommes en France, on utilise le drapeau national. Je n’ai rien de plus à vous expliquer, je vais voir directement avec les organisateurs.
— « Vous auriez pu venir me voir directement. Je suis jeune, mais cela ne signifie pas qu’il faut me mépriser. »
— Vos techniques psychologiques ne fonctionneront pas avec moi. Je laisse les organisateurs trancher.
— « Vous êtes au Souvenir Français. Vous savez, il y a aussi des Français qui sont morts sous le drapeau ukrainien. »
Silence.
Bilan des courses : les responsables de l’événement, bien que très respectueux dans leur démarche, m’ont INTERDIT d’accrocher le drapeau ukrainien.
« Nous n’autorisons pas les drapeaux nationaux. Nous sommes apolitiques. »
Le Monsieur aux cheveux gris était soulagé et tout sourire. Allez chercher deux responsables militaires a fini par payer.
J’ai essayé d’expliquer que la France assumait une position clairement pro-ukrainienne et que l’Ukraine était un pays ami. Cela n’a pas suffi.
J’ai relu par la suite le règlement intérieur : aucune mention n’y spécifie une quelconque interdiction concernant les drapeaux. Cette décision a été prise uniquement pour apaiser la situation et ne pas froisser le représentant du Souvenir Français.
Je n'ai toujours pas compris ce qui posait problème. Aucune personne normalement constituée et bien informée sur la situation en Ukraine n'aurait l'audace de même PENSER à se PLAINDRE de cela. On croit rêver !
Question à @SF_Siege : que pensez-vous de ce type de comportement de la part de vos représentants ? Est-il digne d’éviter tout dialogue et d’exiger d’autres exposants qu’ils retirent le drapeau d’un pays sous les couleurs duquel des compatriotes sont morts pour défendre notre continent ?
Sur votre banderole, il est écrit :
« Le Souvenir Français conserve la mémoire de celles et de ceux qui sont morts pour la France, ou qui l’ont honorée par de belles actions. »
Nos compatriotes morts en Ukraine ne l’ont-ils pas « honorée par de belles actions » ?
Je considère que ce comportement est honteux.
Seulement deux jours après l’anniversaire de la mort d’Eirik Coursier, héros français tombé au combat en Ukraine. Le jour même du quatrième anniversaire de l’assassinat de notre compatriote, le journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff, tué par une frappe russe.
Je considère cela comme une insulte envers nos compatriotes morts pour la liberté en Ukraine, et je pense évidemment à Andreas, Kevin, Joao et tant d’autres.
La France est solidaire de l’Ukraine. Nous soutenons son combat et nous nous tenons à ses côtés. Pourquoi le Festival du livre militaire de Brive-la-Gaillarde, ville jumelée à Melitopol, en Zaporijjia occupée, prend-il le parti de ceux qui exigent le retrait du drapeau ukrainien ?
J’exige une réponse honnête et appropriée.
Vos partages, likes, mentions de la page et commentaires sont les bienvenus.
On ne doit pas laisser passer cela.
Nouveau paléonews : https://t.co/S88FqfBY7k
Un Cétacé à dents d'herbivore et un hybride entre Denisova et Homo erectus
Et plus que 3 jours pour soutenir THRINAKS2026 avec @lePointGenius
@xfedorova Une question simple a été trop longtemps écartée du débat public : à quel titre Xenia Fedorova a obtenu un titre de séjour pour 10 ans en France, alors que son média RT, dont elle est une propagandiste, a été suspendu en UE ?
Dehors ! ➡️🇷🇺
Ukraine 🇺🇦 - Russie 🇷🇺
🔸Dans le même thème de mon précédent post, Xenia s'exprime (comme me le font remarquer pas mal d'abonnés) sans contradictions.
Allez, on va justement incarner ça ici avec cette tribune biaisée à souhait...
Et non, je ne défends pas Xenia Fedorova, je défends notre démocratie face à une propagandiste du Kremlin.
Là, dans cette tribune on assiste au fameux bouclier rhétorique de "je pose juste des questions"...
Ça, c'est une technique d'insinuation documentée. En formulant ses accusations sous forme interrogative ("où va exactement l'argent ?", "un audit ne serait-il pas un acte de justice ?"), Xenia avance des thèses sans avoir à les étayer.
Cette posture permet de planter des soupçons tout en se réfugiant derrière la neutralité apparente de la curiosité journalistique. Et mon c** c'est du poulet ?
Et ça c'est exactement la rhétorique de RT.
Il existe pas mal de mécanismes de contrôle qui sont ici délibérément ignorés par Xenia.
La tribune pose la question du contrôle comme si celui-ci n'existait pas. C'est factuellement faux.
Il existe d'abord l'OLAF (Office européen de lutte antifraude) et la Cour des comptes européenne qui exercent une surveillance sur les fonds macro-financiers.
Cette aide macro-financière européenne est conditionnée à des réformes vérifiables elles-mêmes.
On trouve aussi l'Ukraine Reform Tracker qui documente publiquement ce dont Xenia """doute""".
Je ne parle même pas du NABU (Bureau national anti-corruption ukrainien) et du NACP (l'Agence nationale ukrainienne de prévention de la corruption) qui ont été créés sous la pression occidentale précisément pour adresser ces problèmes...
Et on n'oublie pas le FMI qui conditionne, de son côté,ses décaissements à des audits réguliers...
Eh oui Xenia, tu as beau enrober un agenda politique dans un discours de responsabilité journalistique, il est préférable de s'appuyer sur des faits réels pour en tirer des conclusions.
Je sais, les aides pour l'Ukraine vous rendent malades vous, les poutinistes.
Bon et bien, deuxième plainte, deuxième vrai procès qui arrive. Je vous raconte ça et pas mal d'autres choses aussi. Merci pour vos RT d'avocats de la défense 😘
https://t.co/xyf9bI3hsS
États-Unis 🇺🇲 - Yellowstone
🔸On a lâché 41 loups, 30 ans + tard, les rivières ont changé de cours.
Je vais te raconter cette histoire...
On est en janvier 1995, le National Park Service relâche 14 loups gris dans le parc de Yellowstone. Les loups sont absents depuis 70 ans, éradiqués au début du XXeS par des programmes fédéraux d'extermination.
Au total, 41 individus sont réintroduits en 2 hivers. Ce qui a suivi est devenu l'une des expériences écologiques involontaires les plus documentées de l'histoire des sciences.
[1/2]
Vous êtes fatiguant.
1 - Prenez un dictionnaire.
2 - Regardez la page contenant le mot "mondial".
3 - Ensuite, collez le à "réchauffement" pour faire "réchauffement mondial".
En gros, la prochaine fois, évitez de faire une analyse sur une seule station pour conclure sur le monde. Histoire de paraître un minimum intelligent aux yeux de vos followers...
Nouvelle vidéo🔥 Chaque semaine, des dizaines de milliers de personnes assistent en France à la messe complotiste QAnon. Plongez avec moi au cœur de cet étrange mouvement qui survit, encore et toujours. Merciii pour vos RT, Q vous les rendra.💙 https://t.co/tOQPRlBQI6
Un “grand remplacement” est déjà en cours, mais pas celui dont parlent certains discours politiques. Oui, je sais, c'est un peu un titre "choc" que j'ai choisi pour mon deuxième TEDx.
Le thème était "le courage de demain". Je l'ai décliné en deux parties :
1️⃣ Le courage d’affronter le changement climatique, de regarder la réalité en face, même quand elle dérange : disparition d’espèces, agriculture bouleversée, territoires qui changent. Le vrai courage, c’est de sortir du déni et d’assumer les conséquences, notamment sur nos arbres forestiers et de production fruitière.
2️⃣ Le courage d’en parler : parler du climat, c’est parfois s’exposer aux critiques, à la lassitude ou au rejet. Vulgariser, alerter, montrer les impacts réels sur les territoires est un acte de responsabilité. Quitte à s'exposer aux menaces de mort tel que je le présente à la fin de l'exposé (non sans émotion).
Voici le lien vers la vidéo : https://t.co/UCyFxHAmBt
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Russie 🇷🇺 - Géologie climatique
🔸 C'est sûr que ça ne sera jamais aussi clickbait que des ammonites sur l'Everest mais prenez juste 5 min pour lire cet article.
Je vais vous expliquer concrètement comment Moscou a bâti son empire sur une bombe à retardement climatique (tout est sourcé, fiable et vérifiable).
... Car sous des milliers de km de toundra sibérienne, la catastrophe suit son cours. Le permafrost, ce sol gelé depuis des millénaires, fond et avec lui, un enchaînement climatique, économique, sanitaire et géopo.
Ce que Moscou pensait être une de ses grandes puissances est en train de devenir sa + grande faiblesse, sa condamnation...
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Cette bombe à retardement a 40 000 ans
Le pergélisol ou permafrost, désigne tout sol dont la T° reste négative pendant au moins 2 ans consécutifs. Il recouvre aujourd'hui 1/4 des terres émergées de l'hémisphère Nord soit environ 25M de km² et constitue l'un des systèmes cryosphériques les plus vastes de la planète. En Sibérie, il peut atteindre 600 m de profondeur dans les monts de Verkhoïansk, et jusqu'à 1000 m dans certaines zones de Sibérie orientale. Ces sols renferment une quantité colossale de matière organique gelée : les sols arctiques concentrent environ 1668 milliards de tonnes de CO₂ équivalent. C'est quasi le double de ce que l'atmosphère contient actuellement. Or ce capital carbone, accumulé sur des dizaines de millénaires, est en train de se libérer...
La Sibérie se réchauffe environ 3 à 4 fois + vite que la moyenne mondiale. Les simulations de l'Université de Toulouse (publiées dans The Cryosphere en décembre 2024) confirment que le dégel saisonnier du permafrost de Sibérie centrale augmentera de plus de 60% d'ici 2100, quel que soit le scénario d'émissions retenu.
Plus alarmant encore, le permafrost ne sera pas à l'équilibre thermique en 2100. Même en cas d'arrêt total des émissions à cette date, il continuera de fondre au XXIIe S. (Orgogozo et al., The Cryosphere en 2024).
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Comme un symbole du déraillement géologique, comment ne pas parler du cratère Batagaïka ?
En Sibérie orientale, ce cratère, le + grand thermokarst (dit d'un phénomène strictement physique ou thermique de dégel d'un sol ou fonte de glace) jamais documenté au monde est un show off force du phénomène.
Les données satellitaires USGS (série Landsat/Sentinel-2 1991-2024) montrent que la paroi recule à raison de 12 m/an en moyenne avec des pics locaux atteignant 30 m/an sur la période 2020-2024. Depuis les 70's, ce seul site a libéré un total estimé de 169 500 tonnes de carbone organique (Karmactive, cité in Actualités News Environnement en mars 2025). Les habitants yakoutes le surnomment la "Porte de l'Enfer".
L'expression mérite d'être prise au sérieux car lorsque le pergélisol dégèle en conditions anaérobies, les bactéries produisent du méthane (CH₄) un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est 80 fois supérieur au CO₂ sur 20 ans.
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La Russie est sur un sol qui se dérobe.
Le permafrost recouvre environ 65% du territoire russe. L'ensemble du complexe industriel sibérien donc pétrole, gaz, mines y repose. La Russie génère jusqu'à 10% de son PIB depuis ses infrastructures arctiques et subarctiques. Or une étude de l'Université de Oulu (Finlande en 2022) estime qu'environ 120 000 bâtiments, 40 000 km de routes et 9500 km de pipelines sont désormais exposés au risque de dégel et + de 50% d'entre eux pouvant être en danger critique dès 2050 (Business AM de 2022). Le coût de maintenance de ces seules infrastructures est estimé entre 115 et 169 milliards de dollars sur les deux prochaines décennies (étude WARM en 2025). L'Académie russe des sciences projette, si la zone de permafrost diminue de 25% d'ici 2080, une perte potentielle de 250 milliards de $ d'infrastructures (article Korii/Slate de 2020).
Le 29 mai 2020, l'effondrement d'un réservoir de diesel de Norilsk Nickel à Norilsk a été causé, selon l'entreprise elle-même, par la fonte du pergélisol et a déversé 20 000 tonnes d'hydrocarbures dans la rivière Ambarnaïa. Visible depuis l'espace, la catastrophe a contraint Vladimir Poutine à décréter l'état d'urgence et valu à Norilsk Nickel une amende record de 1,8 milliard d'€ (Novethic en 2020). En Russie, nos certitudes géologiques ne tiennent plus.
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Le paradoxe arctique : une menace qui ouvre de nouvelles routes...
La fonte de l'Arctique porte en elle une belle ironie géopolitique... Elle détruit les infrastructures existantes tout en ouvrant de nouvelles opportunités. La Route Maritime du Nord (RMN) devient progressivement navigable sur une période plus longue. En 2024, 1300 navires l'ont empruntée contre 631 en 2014 avec un gain de temps de 2 semaines par rapport à la voie de Suez (WARM en 2025). La Chine, qui a intégré cet axe dans sa stratégie des "Nouvelles Routes de la Soie polaires" dès 2018, investit massivement aux côtés de Moscou. Le tandem y voit un levier d'influence à l'échelle eurasiatique, dans un Conseil de l'Arctique paralysé depuis l'invasion de l'Ukraine (Le Taurillon en mars 2026). Mais l'ouverture a un coût, celui de l'accroissement du trafic arctique qui amplifie de facto le réchauffement local dans une boucle de rétroaction que les modèles climatiques commencent à peine à quantifier !
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Il y a également cette menace sanitaire. Virus et anthrax !
Le permafrost est un musée d'agents pathogènes. En 2016, des spores d'anthrax agés de 70 ans se sont libérées du cadavre d'un renne enfoui dans le pergélisol sibérien. Ça a causé la mort d'un enfant et la contamination de milliers de têtes de bétail. Des chercheurs français, allemands et russes sont parvenus à réanimer pas moiks de 13 virus géants enfouis depuis 27000 à 48500 ans dans le sol gelé de Sibérie. Le + ancien représente à ce jour le virus le plus vieux jamais ramené à la vie (Echosciences Grenoble en 2023). Si le consensus scientifique reste prudent sur le risque pour l'homme, la question n'est plus théorique, là où l'industrie minière s'enfonce + profondément dans un sol qui dégèle, les probabilités de réactivation augmentent.
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Ce qui rend le dégel du permafrost sibérien grave, c'est son caractère systémique. Chaque dimension, qu'elle soit climatique, éco, san, géopo amplifie les autres. Aucune des COP récentes, pas davantage la COP29 de Bakou en novembre 2024, n'a intégré de cible spécifique sur les émissions du pergélisol.
La Russie est à la fois le pays le + exposé et celui qui, en maintenant son économie aux hydrocarbures, contribue le + à l'accélération du phénomène. Vladimir Poutine déclarait en déc 2020 ne pas connaître les causes du changement climatique (La Presse en 2020). Le permafrost, lui, n'attend plus.
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Pour mon travail proposé ici, n'hésitez pas à partager, à liker, à commenter pour donner + de visibilité. Faisons aussi entrer le savoir dans l'algorithme. Je remets mon travail entre vos mains. À vous de jouer.
I Lava You
NOUVEAU JOUEUR DU GRENIER ! Un épisode qui a mis plus de 3 mois à sortir, on s'en excuse. Entre la prod des gros épisodes du bazar et surtout 2 mois de pluie qui ont empêché tout tournage extérieur.
La vidéo sera sur SEAMAN ! Un concept de jeu unique de la Dreamcast et PS2 où vous élevez un poisson avec une tête de vieux japonais doublé par Mr Spock
N'hésitez bien sûr pas à partager, RT etc.. c'est le meilleur moyen de nous aider !
Joueur du Grenier - SEAMAN ! https://t.co/n4lTn1CevT via @YouTube
J'ai toujours été prudent quant à l’idée d’une accélération du réchauffement mondial. À partir de maintenant, je ne le serai plus.
Au cours des dix dernières années, le rythme du réchauffement a atteint environ 0,35 °C par décennie, contre environ 0,2 °C par décennie entre 1970 et 2015. Les données corrigées montrent qu’une accélération du réchauffement climatique est désormais détectable depuis 2015, avec une certitude statistique supérieure à 98 %.
Autrement dit, non seulement la planète se réchauffe, mais elle se réchauffe de plus en plus vite. Nous ne sommes à priori plus sur une linéaire.
Et je suis fatigué, vraiment fatigué, qu’à chaque mauvaise nouvelle climatique, on me réponde que la priorité mondiale est ailleurs, que la priorité est à la guerre.
Je ne devrais sans doute pas le dire. Et je ne sais même pas si je le pense vraiment, d’ailleurs. Mais, parfois, les choix de nos dirigeants me font perdre foi en l’humanité.
Article publié : Foster, G., & Rahmstorf, S. (2026). Global warming has accelerated significantly. Geophysical Research Letters, 53, e2025GL118804.
🔥🧨Nouvelle enquête ! Du bullshit quantique, des stars de la chanson, une fédé de sport : tout ça réuni par un même sujet fou. Merci bcp pour vos RT et la visibilité que vous donnerez à cette vidéo😘😘 https://t.co/9X6RDRADIP