Marché du carbone en RDC : le Sénat examine la ratification d’un cadre juridique renforcé pour sécuriser les investissements verts
Kinshasa, le 16 octobre 2026 – Réunis en séance plénière le vendredi 16 octobre 2026, les sénateurs ont examiné le projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n° 26/016 du 7 septembre 2026 fixant le régime juridique du marché du carbone en République démocratique du Congo.
Présenté par la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, S. E. Marie Nyange Ndambo, ce texte vise notamment à renforcer l’encadrement du secteur, à sécuriser les investissements verts et à garantir une meilleure protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones.
Invitée à la tribune, la Ministre Marie Nyange Ndambo a présenté les principales dispositions de ce texte devant la Chambre haute du Parlement. Les échanges, nourris par des questions orales, des suggestions et des amendements, ont permis d’approfondir plusieurs dispositions du projet. À cette occasion, la Ministre a indiqué avoir pris en considération l’ensemble des observations formulées par la représentation nationale.
La professeure Marie Nyange a également rassuré le Sénat quant à la volonté du Gouvernement de placer les intérêts des communautés locales et des peuples autochtones au cœur de ce dispositif, afin qu’ils tirent pleinement profit de leurs ressources naturelles.
Un cadre pour valoriser le potentiel climatique
Articulée autour de six titres, de 67 articles et de neuf annexes techniques, cette ordonnance-loi redéfinit les règles applicables au marché du carbone en RDC. Elle vise à transformer le potentiel forestier et climatique du pays en un levier de développement durable, tout en préservant la souveraineté nationale sur ses ressources.
La réforme repose sur trois axes fondamentaux.
Le premier concerne l’intégrité environnementale et la souveraineté nationale. Il s’agit d’encadrer strictement les activités de réduction et d’absorption des émissions de gaz à effet de serre, tout en protégeant les intérêts stratégiques de l’État.
Le deuxième porte sur la protection des droits des communautés. Le texte entend garantir le respect des droits des communautés locales et des peuples autochtones, notamment à travers l’application rigoureuse du consentement libre, préalable et éclairé (CLPE).
Le troisième axe concerne la transparence et la traçabilité. À cet effet, le texte prévoit la création du « Registre Lumière », un registre national officiel destiné à centraliser les données, à encadrer les prix du carbone et à prévenir le double comptage des crédits.
Le dispositif institue ainsi un cadre national destiné à réglementer les activités du marché volontaire du carbone sur le territoire congolais. Il prévoit également un registre national chargé de l’enregistrement, de la délivrance, du transfert, du suivi et de la vérification des crédits carbone.
Sécuriser les investissements et les retombées locales
Alors que la RDC entend consolider son positionnement en tant que « Pays-Solution » face à la crise climatique mondiale, cette législation vise à attirer des investissements verts conformes à l’Accord de Paris. Elle ambitionne également de diversifier les sources de revenus de l’économie congolaise, notamment à travers des projets structurants tels que le projet Inga.
La question du partage des retombées figure également parmi les enjeux majeurs de cette réforme. Pour répondre aux préoccupations relatives à la répartition des bénéfices, des mécanismes stricts seront précisés par voie réglementaire. L’objectif est d’assurer une distribution équitable entre l’État, les acteurs privés et les communautés locales.
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La nouvelle économie du climat dispose désormais d’un cadre organique en RDC. Cette réforme prévoit la création d’une Direction générale chargée de coordonner les matières liées à ce secteur stratégique.
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Journée internationale des déchets électroniques : la RDC mobilisée pour une gestion responsable des équipements usagés
À l’occasion de la Journée internationale des déchets d’équipements électriques et électroniques, célébrée ce mercredi 14 octobre 2026, la République démocratique du Congo, à travers le Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, MEDD-NEC, s’inscrit dans la dynamique mondiale de sensibilisation à la gestion responsable des déchets électroniques. Placée cette année sous le thème « Fast Tech : ne jetez plus vos appareils électroniques, rapportez-les », Son Excellence Marie Nyange Ndambo, appelle la population à adopter des gestes responsables pour favoriser la collecte, le recyclage et la valorisation des équipements électroniques usagés, tout en réduisant leurs effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine.
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Retraite de travail sur la consolidation de la mise en oeuvre de la Stratégie et Plan d'Actions Nationaux pour la Biodiversité (SANS) 2025-2030et la préparation de la participation de la République Démocratique du Congo aux travaux de la dix-septième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique.
L’an un du gouvernement SUMINWA. "Redevabilité" Revivez en image, les extraits du passage de Madame la Ministre déléguée près le Ministre de l’Environnement et développement durable en charge de la Nouvelle économie du Climat, Son Excellence Arlette BAHATI TITO.
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Marché des crédits carbone en RDC : la Banque Centrale et le Ministère de l’Environnement s’engagent pour la création d’un registre national souverain
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*Postes et Télécommunications : Huawei forme les directeurs des DANTIC aux technologies et réseaux de communication*
À la demande du Ministre des Postes et Télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, la société chinoise Huawei, partenaire du gouvernement congolais, a lancé le mardi 22 septembre 2026 une formation sur les technologies et réseaux de communication destinée aux directeurs des Directions des Archives et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de l’Administration publique (DANTIC). L’objectif est de renforcer les capacités de ces cadres de l’État.
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RÉVISION DE L’AVANT-PROJET DE LOI PORTANT CODE FORESTIER : LA MINISTRE MARIE NYANGE NDAMBO OUVRE LA 2ᵉ SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL CONSULYATIF NATIONAL DES FORETS.
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Développement durable et agroforesterie : Marie Nyange Ndambo salue le projet d’envergure de Colruyt Group à Pelende-Nord
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Professeure Blandine SOMBO s'exprime sur la question d'intégration de mobilité climatique et de la Contribution Nationale Déterminée (CDN)
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Mobilité climatique en RDC : un atelier national pour structurer la réponse face aux déplacements liés au climat. Cet atelier est lancé ce lundi à Kinshasa, ce 27 juillet 2026 à l’Hôtel Béatrice.
KINSHASA, 24 juillet 2026. La RDC franchit un cap historique dans la gestion et la souveraineté de ses ressources environnementales par le fait que l'Assemblée Nationale déclare recevable le projet de loi d'habilitation en ce qui concerne le marché carbone.
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