Ce n'est peut-être pas un adieu.
Le temps qui nous est imparti est précieux, alors je vais vous le redire une dernière fois :
Ne gaspillez plus votre temps à vivre dans le regard des autres, faites que votre vie compte pour quelque chose de plus grand que votre souffrance.
@lifeisjust1game@HaniMameri98601@llias5109240799@csibon27 Tu nie le fait :
-qu'une croyance ne vient pas de nulle part (c'est parce que quelqu'un en a parlé/écrit) et
-qu'elle ne répondrait pas à un besoin (ou une cause pré-existante, ce qui revient à la même idée).
Je n'ai donc plus rien à ajouter.
@lifeisjust1game@HaniMameri98601@llias5109240799@csibon27 Tu as donc le besoin (je ne sais pas pourquoi) de croire qu'un dieu existe.
>Et je n'en ai toujours pas besoin, ça me laisse indifférent.
Je n'ai pas besoin de croire en quelque chose qui n'existe pas, je n'ai pas besoin de me rassurer.
Tu fais comme si tu ne voulais pas entendre
« Pour le bien de la fleur, nous arrosons aussi les épines. »
Ce proverbe égyptien, venu du fond des âges, porte en lui une sagesse ancienne et pourtant si neuve.
Il nous dit, avec une douceur impitoyable, que le beau et le difficile ne font qu’un. On ne cueille pas la rose sans ses épines ; on ne touche à la grâce sans rencontrer ce qui blesse. Dans toute vie, dans tout amour, dans tout chemin véritable, les parties piquantes ne sont pas des accidents : elles appartiennent au cœur même de la fleur.
Arroser les épines, ce n’est pas les chérir pour elles-mêmes. C’est simplement reconnaître qu’elles sont la condition silencieuse de l’éclosion. C’est consentir à verser de l’eau là où cela fait parfois mal, là où la terre semble ingrate. C’est comprendre, dans la chair de l’existence, que la douceur ne naît jamais sans la rudesse, et que rejeter l’une, c’est perdre l’autre.
Et cette parole est profondément non-duelle. Il n’y a pas, en vérité, la fleur d’un côté et les épines de l’autre. Elles sont une seule et même réalité qui se déploie. La fleur ne pourrait respirer sans cette protection vive, sans ces griffes tournées vers le dehors. Séparer les deux, vouloir n’arroser que la beauté, c’est rester prisonnier de l’illusion dualiste.
Le sage, lui, arrose le tout. Il ne divise plus. Il voit que la beauté inclut la douleur, que la lumière se nourrit d’ombre, que la vie tout entière est ce mélange indissociable.
Ainsi le proverbe devient un petit koan murmuré au cœur : pour le bien de la fleur… Et cette fleur, c’est toi, c’est moi, c’est tout ce qui vit et qui respire.
Pour le bien de la fleur
nous arrosons aussi les épines.
Elles ne sont pas l’ennemie,
ni accident de la rose.
Elles sont la rose elle-même,
griffes tournées vers le monde
pour que la douceur puisse tenir.
L’eau tombe, égale et lente,
sur le velours et sur l’aiguille.
Là où ça pique, là où ça saigne,
la même main verse la vie.
Il n’y a pas deux terres :
une pour la beauté, une pour la douleur.
Il n’y a qu’un seul sol
où tout pousse ensemble.
Celui qui veut seulement la fleur
ne cueillera jamais qu’un rêve.
Celui qui arrose le tout
touche enfin la rose entière.
Fleur et épine,
une seule respiration.
Ombre et lumière,
un seul cœur battant.
Pour le bien de la fleur,
nous arrosons aussi les épines…
et nous découvrons, goutte après goutte,
que nous sommes cette fleur.
Âllias✨
Arroser les épines
Sur le Vif
03/06/2026
@lifeisjust1game@HaniMameri98601@llias5109240799@csibon27 Parce qu'une croyance répond à un besoin personnel :
-besoin de se conformer aux croyances reçues dans l'enfance
-besoin de croire dans le but d'apaiser une souffrance
-besoin d'appartenir à un groupe de même croyance pour ne pas rester seul
-besoin de se sentir supérieur
...
Nous vivons une époque étrange.
Le contrôle n’a plus besoin de chaînes visibles ni de dictateurs en uniforme. Il opère autrement, avec une intelligence plus froide et plus efficace : des boucles cybernétiques qui observent nos moindres réactions, amplifient nos colères, et se nourrissent de nos divisions.
Ce système ne cherche pas notre adhésion. Il veut seulement notre réactivité. Il nous noie sous un flot d’informations contradictoires, nous oppose les uns aux autres, transforme chaque indignation en carburant.
Nous devenons prévisibles, fatigués, divisés.
Beaucoup croient résister en dénonçant, en consommant chaque jour leur dose de lucidité. Ils se sentent éveillés. Pourtant, ils restent des spectateurs. C’est la nouvelle forme d’opium pour les esprits qui veulent comprendre sans agir.
Ce mécanisme produit une aliénation mentale généralisée. Même la lucidité devient piège quand elle reste purement réactive. Il crée une pathologie paranoïaque collective où chacun se sent persécuté par l’autre, où la pensée s’efface devant l’émotion de masse.
Au cœur de tout cela, quelque chose de plus grave encore a été attaqué : notre spontanéité, cette force vive qu’Hannah Arendt nommait la natalité. Cette capacité de commencer quelque chose de neuf, d’imprévisible, de libre. Aujourd’hui, la prédictibilité a remplacé la liberté. L’action vraie, celle qui crée un monde commun entre êtres humains, a été remplacée par le simple comportement : liker, partager, s’indigner, consommer sa propre colère.
Nous perdons peu à peu la capacité de symboliser, de dire « je » avec profondeur, de créer du sens. Nous devenons réactifs, fusionnels aux affects collectifs, prêts à être guidés.
Pourtant, la vraie résistance n’est pas de hurler plus fort contre la machine. Elle consiste à protéger et à exercer notre natalité, partout où c’est encore possible.
Dans les conversations sans écran.
Dans les créations qui ne cherchent pas la viralité.
Dans l’éducation des enfants, à qui l’on transmet le goût du silence, de l’imprévisible et du vivant.
Dans les espaces physiques arrachés à l’urgence.
Dans les initiatives locales, modestes et obstinées, qui n’attendent aucune permission.
C’est là que tout change.
Tu te crois maître de tes jours,
horloges numériques aux veines…
Mais le jour véritable attend
que tu cesses de réagir
pour enfin oser commencer.
Alors, dans le silence retrouvé, une autre main s’éveille en toi. Elle ne hurle pas, elle façonne. Elle ne dénonce pas, elle plante. Un arbre, un regard, une parole vraie qui n’a besoin d’aucun like pour exister.
Là, dans le temps lent et têtu, naît ce qui ne peut être programmé : un rire d’enfant sans filtre, une table dressée pour des amis, une chanson au jardin, un « je t’aime » dit sans calcul.
C’est fragile, et pourtant invincible.
Car cela ne se programme pas.
Tu n’es plus batterie pour la machine.
Tu deviens semence pour la vie.
« Le miracle qui sauve le monde, le domaine des affaires humaines, de sa ruine normale, “naturelle”, est finalement le fait de la natalité, dans lequel s’enracine ontologiquement la faculté d’agir.
C’est la naissance d’hommes nouveaux, le fait qu’ils commencent à nouveau, l’action dont ils sont capables par droit de naissance. »
~Hannah Arendt
Âllias✨
Le Jour Véritable
Sur le Vif
18/05/2026
Fous-toi la paix.
Oui, vraiment. Comme un acte de conscience radicale et avec une tendresse infinie, comme on caresse un enfant épuisé qui a trop couru après des ombres.
Tu as assez couru. Assez questionné. Assez scruté ton cœur comme s’il était une énigme à résoudre. Tu veux savoir si tu es « assez », si tu écoutes bien, si tu es sur le bon chemin. Et pendant ce temps, la grande Vie, le grand Fleuve, passe à travers toi, puissant, impersonnel, créateur, sans jamais s’être arrêté.
Le mental est un serviteur zélé mais tyrannique, un voleur habile. Il te vole le silence où tout se révèle. Il te vole ton identité réelle en te faisant croire que tu dois encore chercher, encore t’améliorer, encore vérifier si tu es assez alignée, assez éveillée, assez divine. Il garde prisonnière cette petite personne psychologique qui tourne en rond, effrayée à l’idée de disparaître.
Laisse-le s’agiter comme un enfant turbulent ou fiévreux. Ne le combats pas, ne le nourris pas. Retire-lui simplement ton attention, comme on éteint une lampe trop vive pour laisser entrer la nuit douce. Cette petite personne épuisée qui court après des ombres n’est pas ton ennemie. Elle est l’enfant de l’oubli. Aime-la assez fort pour ne plus la nourrir de tes analyses interminables. Retire-lui ton attention, doucement, fermement, comme on retire une épine sans brusquerie.
Fous-toi la paix, non par lassitude ou démission, mais par amour profond et par lucidité. Car tu n’es pas cette personnalité qui cherche. Tu es la Conscience même qui traverse cette densité pour se souvenir.
Quand la fatigue te submerge et que quelque chose te pousse dans le dos malgré tout, incline-toi. Ne le romantise pas trop : c’est l’Esprit qui force le véhicule à avancer, malgré la résistance de l’ego. Remercie. C’est l'action dans la matière qui prend le relais quand l’ego, épuisé, consent enfin à lâcher prise. Dans cet abandon, tu ne tombes pas : tu es reprise par plus grand que toi.
Fous-toi la paix par amour de ce que tu es, dans tes pleins et tes vides, dans tes lumières et tes ombres. L’amour de soi n’est pas de s’adorer, c’est d’accepter pleinement d’être cette créature imparfaite et pourtant traversée par l’Esprit. L’identité divine n’est pas un trophée au bout du chemin : elle est cette petite flamme qui tremble déjà en toi, depuis toujours.
Il n’y a rien à atteindre. Rien à devenir.
Il y a seulement à te désidentifier de tout ce qui n’est pas toi. À cesser de donner ton énergie à ce qui n’est pas ton essence.
Laisse tomber les illusions spirituelles trop douces. Ce qui t’appelle, c’est cette conscience claire, froide comme une lame de lumière et pourtant brûlante d’amour vrai. Elle ne te rassure pas : elle te libère.
Et quand le mental revient avec ses 47 questions à trois heures du matin, parle-lui avec cette tendresse implacable :
« Tais-toi maintenant. Je ne suis plus disponible pour tes jeux. »
Puis respire.
Laisse l'Esprit prendre le relais.
Laisse l’Amour te dissoudre doucement, comme la rosée dissout la poussière sur la fleur, te reconstruire, te rendre à ton identité réelle.
Il n’y a pas de « bon » chemin, ma belle. Il n’y a que ton chemin, unique, fait de détours, de silences, de pleurs et de rires. Et la Vie t’aime exactement là où tu es.
Fous-toi la paix.
Laisse la merveille te reprendre.
Dans ce souvenir, ris un peu si tu peux. Pleure si les larmes viennent. Respire.
Tu n’es pas en train de chercher ton identité.
Tu es en train de te souvenir qu’elle n’a jamais été perdue.
C’est tout.
C’est déjà immense.
C’est déjà sacré.
Fous-toi la paix…
avec tout l’amour du monde
et avec la lucidité de celui qui voit clair,
et qui ne se raconte plus d’histoires.
𝑨̂𝒍𝒍𝒊𝒂𝒔✨
𝑭𝒐𝒖𝒔-𝒕𝒐𝒊 𝒍𝒂 𝑷𝒂𝒊𝒙
𝑺𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑽𝒊𝒇
02/06/2026
« Lorsque l’homme commence à sentir en lui l’immortalité… »
Ah ! Voilà le vieux poison qui refait surface, simplement rebaptisé.
L’homme qui se sent « immortel » ne fait que fuir la mortalité. Il ne supporte plus le temporaire, le fragile, le condamné à disparaître. Alors il se détache. Il méprise. Il regarde « la Lumière d’un autre plan » avec les yeux de celui qui a déjà déserté cette terre.
C’est la même vieille chanson platonicienne, chrétienne, bouddhiste : le monde d’ici-bas n’est que temporaire, donc il ne vaut rien. Le corps, les sensations, les attachements, les douleurs, les joies fugaces, tout cela n’est bon que temporairement, pour le « bien-être matériel ».
L’immortel, dit BdM, n’a d’yeux que pour un autre plan. Traduction nietzschéenne : l’immortel a perdu ses yeux pour cette vie. Il est déjà mort à la terre. Il est devenu un contemplateur, un ascète, un négateur subtil de tout ce qui passe.
Mais tout passe ! Tout est temporaire ! C’est précisément cela qui rend la vie précieuse, tragique et digne d’être aimée.
Celui qui détache son regard du temporaire pour le fixer sur « l’immortel » ne fait pas un pas vers la grandeur. Il fait un pas vers le néant. Il choisit l’arrière-monde contre le seul monde qui existe.
Amor fati veut dire : aimer ce qui passe, aimer ce qui est condamné, aimer sans réserve le temporaire. Danser sur le volcan. Dire oui à chaque instant qui meurt.
L’homme qui commence à sentir l’immortalité et qui, pour cela, se détache de la matière… celui-là n’est pas en train de s’élever. Il est en train de déserter.
Que reste-t-il alors ? Un regard froid sur le monde, des yeux qui ne voient plus que l’utile temporaire. Un cœur qui ne bat déjà plus tout à fait ici.
Non. Mille fois non.
Restez mortels.
Restez attachés.
Restez dans la vie, cruelle, belle, sans autre plan, sans immortalité consolatrice.
Osez-la pleinement.
On croit s’élever en éteignant le désir, alors qu’on s’éteint soi-même. On devient un spectateur froid de sa propre existence. Un immortel tiède.
Mais la rose veut.
Elle veut la lumière, elle veut l’eau, elle veut pousser, même au milieu des cailloux noirs. Ses épines elles-mêmes sont une forme de désir violent : « je veux vivre, alors je me défends ».
Avoir des envies, c’est refuser de déserter.
C’est dire oui à la fragilité du temporaire :
« Je sais que ça va passer, que je vais peut-être souffrir, que rien n’est éternel… et pourtant je veux. Fort. Pleinement. Maintenant. »
Nietzsche l’aurait aimé, ce feu-là.
Le surhumain n’est pas celui qui n’a plus de désirs.
C’est celui qui les affirme jusqu’au vertige, qui les danse, qui les traverse, qui les revit éternellement dans l’amor fati.
Les envies ne sont pas des obstacles sur le chemin de l’illumination.
Elles sont le chemin.
Même les envies « basses », contradictoires, égoïstes, fugaces.
Même celles qui font mal.
Même celles qu’on ne pourra jamais satisfaire complètement.
Elles font partie de la rose entière.
Alors oui :
Avoir des envies, c’est rester mortel.
C’est rester chaud.
C’est rester humain.
C’est rester vivant.
Et arrose-les aussi, ces envies.
Toutes.
Même les épineuses.
Car c’est là, dans le temporaire, que tout se joue.
C’est dans la chair qui vieillit, dans le cœur qui s’essouffle, dans le regard qui sait qu’il s’éteindra un jour, que naît la plus haute intensité.
L’immortel contemple.
Le mortel brûle.
L’immortel cherche un autre plan pour y poser ses yeux.
Le mortel pose ses deux mains sur cette terre, y enfonce ses doigts dans la boue, dans le sang, dans la joie qui passe, et dit : « Ici. Maintenant. Tout entier. »
Il n’y a pas de Lumière d’un autre plan qui vaille la lumière tremblante d’un matin d’hiver sur une peau ridée.
Il n’y a pas d’immortalité qui vaille le rire d’un enfant qui sait qu’il mourra.
Il n’y a pas de détachement qui vaille l’attachement furieux à ce qui va disparaître.
Amor fati n’est pas une résignation.
C’est une étreinte violente.
Nous, nous resterons ici.
À arroser la rose entière.
À verser la même eau sur le velours et sur l’épine.
À saigner un peu, à sentir un peu, à aimer beaucoup.
Parce que la vie n’est pas un passage vers autre chose.
Elle est le tout.
Elle est le seul spectacle.
Elle est la seule scène.
Et quand viendra la dernière heure,
quand le corps se brisera comme une tige trop lourde,
nous ne partirons pas vers une Lumière supérieure.
Nous partirons en ayant tout aimé.
Tout bu.
Tout arrosé.
Et cela,
rien d’autre,
est la seule immortalité qui vaille :
avoir dit oui si fort à ce qui passe
que même la mort en rougira de jalousie.
𝘼̂𝙡𝙡𝙞𝙖𝙨✨
𝘼𝙢𝙤𝙧 𝙁𝙖𝙩𝙞 : 𝘿𝙞𝙧𝙚 𝙊𝙪𝙞 𝙖𝙪 𝙏𝙚𝙢𝙥𝙤𝙧𝙖𝙞𝙧𝙚
𝙎𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙑𝙞𝙛
03/06/2026
@lifeisjust1game@HaniMameri98601@llias5109240799@csibon27 Ça dépend de la personne.
Soit l'aide est spontanée et désintéressée, parce que quelque chose qui lui échappe dans l'immédiat, nous pousse à le faire.
Soit l'action est posée comme une bonne action, pour flatter notre ego, donner une bonne image de soi, pour plaire à son dieu...?
@Commentaire17 Une rupture avec une personne qui ne vous veut aucun tort est une faute.
Une rupture avec des personnes toxiques (qui vous empêchent d'être qui vous êtes, de faire ce que vous avez à faire) une rupture avec ce genre de personnes, c'est une belle action.
Toute l'humanité libre et émancipée, ça ne fonctionne pas,
l'histoire de Jésus à été écrite pour vous l'expliquer.
La multitude, torture et tue l'homme qui parle d'amour et de fraternité universelle.
C'était ça qu'il fallait comprendre dans le texte. 🤗
@HaniMameri98601@llias5109240799@csibon27 Un tout éternel existe, nous en faisons partie intégrante et ça me remplit suffisamment d'amour pour savoir que c'est juste.
Pas de dieu, pas de soumission, pas de croyances limitantes pour moi, j'ai déjà donné, mais merci du conseil
🖐️😄