Santé mentale NoirE.
Abolitionniste, contre tous les systèmes oppressifs.
Black Mental Health & Systemic Oppression. Abolitionist.
AfroFéministe.
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Connaissez-vous une femme noire pédopsychiatre, exerçant à Paris/Région parisienne ?
Vous pouvez répondre en message privé ou par email : [email protected]
Merci!
"Il existe une solution pour éviter que ne se reproduise cette situation : mettez ce sujet en discussion dans vos organisations militantes dès maintenant." @Femmesenlutte93
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Check out the entire abolitionist binder from us, @projectnia, and @C_Resistance—full of excerpts from resources that we have frequently used as jumping off points when we think strategically about abolitionist organizing—on the IC website: https://t.co/7PcPcxmttf
Sans ça, ya pas de "famille" qui tienne, de collectif, de militantisme. Y'a juste de l'opportunisme stratégique, un agglomerat anomique qui bouffe de l'intérieur, de l'exploitation déguisée ou de la lâcheté tiède. De la température qui fait germer le pire et le laisse pourrir.
On veut de l'action, des remises en questions.
On veut des neurones miroirs et de l'empathie.
On a besoin de place et de temps pour exprimer tous nos vécus de victimes.
Nos vécus sont non négociables, et par extension nos identités. Elles sont mouvantes, complexes et impactées par les violences qui nous traversent.Ces violences nous changent, changent nos focus, nos forces et nos priorités.Nos entourages doivent l'entendre & le vivre avec nous
Mmm, on n'a pas à le faire.
On n'a pas à s'accommoder, s'agencer, se retourner le cerveau et les tripes pour arranger tout le monde.
On n'a pas à taire nos expériences de vie pour que d'autres déglutissent et respirent sereinement.
Comment tolérer le manque de compassion et de mains tendues?
Comment, passer le choc de la sideration de tous les côtés, encaisser le déni en face, la passivité voire la complicité, par aide ou assistance ?
Alors comment accepter cette distance face à la violence, intrafamiliale, intramilitante, intrainstitutionnelle, intra tout ce qui nous demande allégeance et adhésion.
Comment naviguer à travers ce manque de reconnaissance et d'acceptation de la vérité, celle de la violence ?
On nous oblige à ne pas parler trop fort, & si on le fait, on couvre notre voix, en parlant plus fort ou en la calfeutrant. Comme dans un studio insonorisé. Et on crie, on pleure ou on s'égosille. Les cordes vocales à vif ou le souffle coupé. Les autres sont là et regardent.
On nous demande de vivre ces violences puis de faire comme si tout allait bien.
De tenir et de sourire, pour le confort des autres. De se maintenir. Sur tous ces appuis, le regard franc, les épaules larges. Et allez hop, on avance.
On nous demande de nous taire, de ne pas parler trop fort des violences qu'on a vécues. Ou de ne pas les rappeler aux autres. De les ranger dans la catégorie des souvenirs qui auraient pu mieux se passer.
C'est passé.