@Michel_Goya Pour l'instant. Mais @Michel_Goya réserve sa décision finale au moins jusqu'à celle de François Hollande. Et il se tient disponible à aider la Nation si c'est nécessaire.
Alerte : le système de retraite français privé est tout aussi lourdement déficitaire que le régime public.
Hier un rapport de l'IGF a mis en évidence le réel déficit du système de retraite public. 50 milliards d'euros manquants chaque année, camouflés par des surcotisations comptables.
Beaucoup trop de gens en ont déduit que le problème des retraites était donc cantonné au public.
Oh que non.
Le régime privé des retraites lui est déficitaire de…. 77 milliards.
Comment ça se fait ?
- Pour camoufler le déficit du régime public, on ajoute des surcotisations sur les fiches de paie de fonctionnaires. 82 % pour l'État, 126 % pour les militaires. En réalité la norme comptable la plus propre devrait être de cotiser seulement 25 % - comme dans le privé - et de compter ce qui manque en déficit du système. Donc 45 milliards de surcotisations, 50 milliards de trou en tout.
- Pour le privé, c'est pareil, on compte les cotisations réellement versées par les actifs, ça fait 228 milliards. Or le privé verse 300 milliards de pensions, 305 avec les frais de gestion. Ça fait donc un trou de 77 milliards !
Ce trou est camouflé non pas par des surcotisations (pas possible de faire contribuer plus les entreprises sans les couler) mais par diverses subventions, affectations d'impôts et de la dette.
- c'est exactement le même principe que les surcotisations du public. On a un système prétendument par répartition qui verse beaucoup plus qu'il ne reçoit, donc on ponctionne discrètement tout le reste de la société pour combler le trou.
- Dans le cadre du public, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des budgets des ministères. Et que donc nous avons une justice et une école paupérisées malgré des budgets élevés. Dans le cadre du privé, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des actifs et des entreprises, taxés par la CSG et les impôts affectés (37 milliards), et du budget de l'État, qui rembourse 24 milliards d'exonérations de charges. Principalement, et aussi au détriment des familles et des chômeurs (17 milliards pris aux caisses famille et chômage) et de nos enfants, par la dette.
Voici ce qu'il s'est passé, tout simplement, et que pas grand monde n'a encore capté :
Le système par répartition aurait dû être ajusté il y a 25 ans. On aurait dû soit baisser les pensions, soit augmenter l'âge de départ à la retraite. Simplement parce que la population vieillissait massivement et que le nombre d'actifs par retraité diminuait.
Globalement tout le reste de la planète l'a fait sauf nous.
Comme aucun politique n'a eu le courage de le faire et que le peuple français a abondamment menacé de cramer le pays si quelqu'un le faisait, il n'y a jamais eu de vraie réforme.
Il a donc bien fallu trouver le pognon manquant quelque part.
Pour le public, ce fut les surcotisations, qui petit à petit ont bouffé une part énorme des budgets des ministères et qui expliquent que l'État semble à poil alors même qu'il dépense plus que jamais.
Pour le privé, ce fut les affectations d'impôts et les subventions, qui petit à petit ont fait exploser la pression fiscale et la dette et diminué le pouvoir d'achat des actifs et toute capacité d'investissement de l'État dans l'avenir.
Il n'y a pas de secret, on a laissé le poids des retraites exploser, on n'a jamais réformé, donc on a petit à petit sucé toute la sève vitale de ce pays.
L'impression qu'on n'a jamais assez d'argent pour rien en France, alors qu'on paye masse d'impôts, de taxes et de cotisations tout le temps ? On se demande tout le temps où passe tout l'argent ? La réponse est simple : dans les retraites.
Le COR qui dit que le déficit n'est que de 5 milliards ? Ce n'est qu'un artifice comptable.
La réalité nue est que chaque année nous dépensons 420 milliards pour les retraites et ne collectons que 282 milliards de cotisations.
Les 137 milliards manquants sont grattés sur le reste de l'économie, par une tuyauterie fiscale complexe, nous mettant ainsi tous en difficulté.
Pourquoi tout cela est-il caché ?
Parce que les retraités étant le premier électorat de France, absolument aucun politique n'a envie de s'attaquer au sujet.
Parce que chaque fois qu'un politicien a essayé, il a perdu ou failli perdre son poste.
Alors on camoufle.
Jusqu'au moment où le pays devient trop dysfonctionnel pour continuer à camoufler.
Nous y sommes.
C'est pour cela que la vérité sort enfin aujourd'hui.
(J'ai fait quelques graphes pour illustrer le problème.)
I’m a senior official at Agence France Trésor. We manage the French Republic’s debt.
Next year I’ll borrow €340 billion from people who aren’t totally sure France is going to pay them back. That’s a record. This year it was €310 billion, also a record. Records are kind of our thing.
Here’s the part nobody in Brussels will say out loud. I don’t have to convince investors France is safe. I just have to convince them Europe can’t afford to find out.
Let me walk you through it.
France last balanced a budget in 1973. Giscard was finance minister. We still had the franc. Most of the people voting in 2027 weren’t born yet. We’ve run a deficit every year since, 52 in a row, which is honestly the most consistent thing about French politics. Our debt is 119% of GDP this year and 121.7% next year, and that’s the optimistic version, the one with the cuts in it.
The cuts. The government announced a €54 billion “effort” for 2027. Effort is a beautiful word. Effort means you tried. Even if every euro of it happens, the debt keeps growing. It just grows a bit slower, which in my office counts as a victory parade. The budget has to clear parliament by the end of December, and parliament has no majority, so the deputies are fighting over it like it’s the last baguette at 7pm.
Meanwhile, interest. This year the state pays about €65 billion just to service what it already owes. Next year it’s €74 billion. Pretty soon the biggest line in the French budget won’t be schools or soldiers. It’ll be the people we borrowed from to pay for the schools and the soldiers.
Then there’s the spread. That’s the extra we pay to borrow because we’re France and they’re Germany. In February it was 55 basis points. On October 1 it hit about 140, the widest since 2011 and 2012, back when Greece was on the evening news every night. The 10-year yield touched about 4.2%, a level we last saw in 2008. I remember 2008. I had hair.
57% of our debt is held by foreigners. I love foreigners. Foreigners can’t vote. They can, however, sell. Every morning I check the screen to see whether they’ve sold, the way other men check the weather.
Now, here’s what I’d never say on a call.
There’s a facility at the European Central Bank called the Transmission Protection Instrument. If a country’s bond market gets “disorderly,” the ECB can step in and buy. To qualify, you’re supposed to comply with the EU’s fiscal rules. France is in an excessive deficit procedure, which is Brussels for “you’re in detention.” Our lawyers’ position is that being in detention counts as attending school. So far nobody’s tested it. Nobody wants to.
Because if France goes, the euro goes. If the euro goes, the EU goes. Everybody in Frankfurt knows it, and everybody in Frankfurt knows we know it. That’s our collateral. Germany has a debt brake. We have a hostage. And Europe can’t afford to call our bluff, which is why I sleep pretty well, considering.
The biggest single thing in our budget is pensions, so naturally nobody touches them. The 2023 reform raised the retirement age to 64. Then it got suspended until after the election. On October 6, the candidate leading the polls promised to cut the debt ratio in half by trimming 3% of GDP. Yields dipped a little. She also still wants to lower the retirement age. People are living longer every year, and every year we promise to pay them for longer, starting sooner. It’s the most generous math in Europe.
And then there’s the part that keeps me up at night. Hold on, I said I sleep well. Let’s say it keeps me up some nights.
In September I flew to London to pitch a new long bond. Nice hotel, good coffee, 40 fund managers. My slide had Marianne on it. Four tables down, the treasurer of an American cloud company was pitching a bond to build data centres. His slide had a GPU on it.
Guess whose table had the line.
He offered them a piece of the future. I offered them a piece of 1973. Analysts later said about half the jump in our 10-year yield since August had nothing to do with France: inflation from the war, plus cloud companies sucking up the world’s capital to build their machines. So half my spread is about us. The other half is about him. He’s not even mad at me. He doesn’t know I exist. Some of his customers are French ministries.
Let me tell you about Madame Garnier.
She’s 76 and lives in Villeurbanne, outside Lyon. She taught primary school for 38 years. She has a cat named Robespierre, which she thinks is hilarious, and she’s right.
Madame Garnier owns my bonds. She doesn’t know it. Her savings sit in an assurance-vie, like half of France, and the fonds euros inside it is stuffed with OATs. So she’s my creditor. She’s also my plan.
Here’s how it works. If we can’t cut, and we can’t, there’s an old, quiet way out. It doesn’t need 289 votes in the Assemblée. It just needs prices to go up a little faster than everyone’s promised. Her pension gets indexed in January. Inflation doesn’t wait for January. Her bonds pay a fixed rate. Inflation doesn’t care. Every year it runs a bit hot, the Republic’s debt shrinks a little in real terms, and so does Madame Garnier.
She’ll never see it in a headline. She’ll see it at the boulangerie, and she’ll blame the baker.
Last month her granddaughter, Inès, 19, was out in the street with the other students protesting the cuts. She’s furious that her university budget got trimmed. She’s right to be. She’s also the one who’ll be paying the €74 billion, and the €91 billion after that, for the next 40 years. She’s protesting the wrong generation. Her grandmother made her a sign.
The sign said L’avenir n’est pas à vendre. The future isn’t for sale.
Inès, sweetheart, I sold it in March. Syndicated deal. 4 times oversubscribed.
I meet my team every Monday. They know the auction calendar by heart. They know which banks will bid and which ones need a phone call. They celebrate when a deal is oversubscribed, and they should. They’re brilliant. They do impossible work, beautifully. I’m incredibly proud of them.
Together we’ve built something remarkable: a country that can never go bankrupt, because everyone’s too afraid of what happens if it does.
Somebody always pays. The whole trick is making sure they’re too old to notice or too young to vote.
Madame Garnier is 76. Inès is 19.
Between them, they’ve got it covered.
"Vous voulez l'État-providence ? Respectez le capitalisme !" 🗣️
À l'occasion de l'événement BIG qu'il organise à Paris, Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance, est venu passer un coup de gueule sur le plateau de BFM Business contre les réticences françaises envers le capitalisme. Pour lui, si on veut conserver notre modèle social, il faut respecter les entrepreneurs et leur donner les moyens d'agir.
@VirgoWhallala Nous avons tous des revendications légitimes. Nous avons tous envie d'être "écoutés" et que le reste du monde nous offre ce qu'il nous manque.
La question c'est comment en 2026 ou 2027 on convainc un décideur de vous aider? En lui tapant dessus?
@VinceJarousseau "prendre ses responsabilités", ce n'est pas bloquer et revendiquer que les autres paient plus et travaillent plus. Ça c'est le langage syndical (ref Coluche).
Quelle action constructive et convaincante pourraient ils imaginer avec leurs profs pour faire bouger les choses ?
@antoine_armand Pour répondre à l'argument "il n'y a que cette façon de se faire entendre", pourrions nous organiser des formations ou tutos de lobbying et d'action républicaine? Ils auront ce problème toute la vie et s'ils considèrent déjà que la seule manière de s'exprimer c'est détruire ?
My Dad used to say: “when someone shows you who they really are, believe them.” I know it’s an old saw, but it feels tailor-made for moments like this.
When all is said and done, I think the events of the past week will backfire spectacularly for Macklemore and everyone else who bailed on the tour.
Remember: they weren’t taking a righteous stance against something he said or did. He wouldn’t bend the knee so they tried to take him down.
How many times have we seen that play out - in the media, in the arts, and in companies large and small - during the past few years?
After his “friend” jeopardized the tour by dressing in Jewface and tried to pass off antisemitism as political commentary, Ed made the right call.
No matter how much the folks who bailed on him try to spin this is as their free speech being violated, it’s just a case of some people acting like spoiled, ill-informed children and one person acting like a sane adult and a professional.
I was never really an Ed Sheeran fan. I am now. https://t.co/VNnTMjRGZM
I met the god of piano 😱🎹
I was playing piano at the train station when suddenly Lang Lang walked by… and decided to sit down and play with me 🤯
Definitely one of the craziest moments of my life. I’ll never forget this! ❤️
Selon l'enquête PISA, le niveau scolaire s'effondre, en France.
Mais pourquoi ?!!
En fait, ce n'est pas très compliqué.
Il suffit de regarder ce que disent les innombrables études, nationales et internationales, qui ont été faites sur les parcours scolaires. (1)
Elles convergent très largement. Et toutes indiquent que la réussite scolaire est liée à un petit nombre de facteurs.
Quatre, exactement.
On peut même les classer, avec des coefficients qui notent l'importance qu'ils ont, pour expliquer pourquoi un élève devient bon - ou non.
Les voici, dans l'ordre décroissant :
1. Le Niveau scolaire antérieur / les connaissances déjà acquises. Bref : ce que l’enfant sait déjà.
Coefficient : 0,50 à 0,57
C’est le facteur le plus important. Un élève qui a de bonnes bases au départ a beaucoup plus de chances de bien réussir ensuite.
D'où l'importance fondamentale des premières années, dans le parcours scolaire.
C'est donc là qu'il faudrait investir, d'abord. C'est donc là qu'il faudrait des enseignants extraordinaires.
Or, en plusieurs décennies, la formation pédagogique des enseignants de maternelle et d'élémentaire a diminué par rapport à la fin des écoles normales / début des IUFM, avec beaucoup de réformes successives (IUFM, ESPE, Inspé) qui ont parfois éloigné la formation du terrain.
De plus, il devient de plus en plus difficile d'en recruter. Car le salaire n'est pas assez attractif.
Et l'on en vient donc, aujourd'hui, à recruter des contractuels, sans formation, sans concours...
2. Les capacités cognitives (intelligence générale et spécifiques). Bref, les capacités intellectuelles de l’enfant.
Coefficient : 0,45 à 0,55
On ne sait pas vraiment si l'intelligence est héréditaire, ou si elle est acquise. Vaste débat. Selon les études, la réponse est "les deux, mon capitaine". Les parents transmettent des gènes; mais leurs gènes influencent aussi l'environnement que ces parents donnent à leur enfant : plus de livres à la maison, langage plus riche, attentes plus élevées, milieu plus stable, etc.
Ex : le nombre de livres à la maison est un facteur important de réussite scolaire Dans les grandes enquêtes (PISA, PIRLS), la corrélation avec les résultats scolaires tourne souvent autour de 0,30.
Bref, on le sait : les enfants de bons élèves seront, probablement, bons élèves. Les études de jumeaux estiment l’héritabilité de la réussite scolaire autour de 50-70 % au primaire - et d’environ 40-60 % pour le niveau d’études atteint à l’âge adulte.
L'Education nationale ne peut pas tout faire là dessus. Mais elle peut du moins cibler les enfants qui ont moins de chances que les autres, pour mieux les soutenir dans leur parcours.
C'est en partie ce qui est fait pour les REP (réseaux d’éducation prioritaire) et REP+ (les plus difficiles). Classes dédoublées, primes pour les profs, etc.
Résultats : ça améliore un peu la situation, au départ. Ca ne change pas vraiment l’arrivée.
Il reste donc des choses à inventer...
3. Les attentes et les aspirations des parents.
Coefficient : 0,30 à 0,40
C'est un facteur fondamental. Il pèse plus lourd encore que l'inégalité due au milieu social et au capital culturel familial.
Les enfants dont les parents accordent à l'école, au travail et aux résultats scolaire une véritable importance, ont une très forte probabilité d'être bons.
Tout simplement parce que les enfants n'ont pas envie de rendre papa et maman malheureux, en ramenant des 4 sur 20 à la maison.
Et qu'ils ont envie d'être félicités (voire : récompensés 😊) s'ils ramènent un 17.
Mais aussi parce qu'on leur a inculqué, très tôt, que l'école était quelque chose de fondamental; et qu'il fallait respecter les professeurs.
C'est aussi ce qui explique, toutes les études le montrent, que les enfants de professeurs réussissent nettement mieux que la moyenne des élèves, et souvent un peu mieux que les enfants de cadres, jusqu’au bac. 😊
Attention : cela ne veut pas dire que les parents doivent aider leurs enfants, tous les soirs, à faire leurs devoirs, et aller à toutes les sorties scolaires.
Au contraire, presque. Là aussi, les études convergent : l’aide aux devoirs et la présence institutionnelle à l’école ont un coefficient proche de 0, voire légèrement négatives, si elles sont "contrôlantes". L'objectif est de rendre l'enfant autonome, pas dépendant.
Cela ne veut pas dire, non plus, qu'il faut sermonner les parents; cela les agace, et ça ne sert à rien.
Cela veut dire qu'il faut les impliquer.
Un exemple : la méthode développée par Jérémie Fontanieu. Professeur (SES) à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Il appelle les parents un par un dès la rentrée, puis leur envoie chaque semaine un SMS sur le travail de leur enfant : ce qui va, ce qui ne va pas, ce qu’il faut faire la semaine suivante.
L’idée : ne pas appeler seulement pour une mauvaise note, mais pour embarquer la famille. Les parents parlent de lui à la maison, les élèves travaillent davantage.
Résultats mis en avant : 100 % de réussite au bac depuis 2017-2018 dans ses classes, dans un lycée de banlieue.
La méthode s’appelle "Réconciliations". Elle est aussi, aujourd’hui, utilisée au collège, par des centaines de profs. Jérémie Fontanieu l’a racontée dans un livre et un documentaire : "Le monde est à eux". Vous le trouverez facilement sur Youtube.
4. La confiance et la motivation de l’élève; la qualité des profs et de la classe.
Coefficient : 0,30 à 0,35
Ce sont d'autres facteurs essentiels pour la réussite scolaire.
Il ne suffit pas de dire à l'élève : "Si tu veux, tu peux". C'est vrai, certes. Mais il faut aussi qu'il ait assez confiance en lui pour penser qu'il peut réussir. Bref, le "Si tu peux, tu veux" est tout aussi vrai.
Cela suppose donc une pédagogie incitative, qui est trop peu pratiquée en France.
La note sur 20, le classement, le bulletin, le brevet, le bac et Parcoursup pèsent tôt.
L’erreur est souvent vécue comme une faute, pas comme une étape d’apprentissage. Beaucoup d’élèves (et de parents) réduisent la valeur d’un trimestre à une moyenne.
Les études le montrent : les élèves faibles ont une estime d'eux mêmes nettement plus basse, ce qui est moins vrai dans d'autres pays; une part importante des collégiens et lycéens a peur des contrôles et des mauvaises notes; les filles sont plus anxieuses, surtout en maths.
Nous avons tous connu des professeurs qui notaient... sans aider.
Et le système reste centré sur le classement par rapport aux autres, pas par rapport à soi.
Autre facteur qui favorise la réussite scolaire - et, cela se recoupe très largement : la qualité de l'enseignement.
Même coefficent.
Attention : selon toutes les études, l’effet "établissement" pur (moyens matériels, taille des classes) est faible. Très faible.
Mais la clarté d'un enseignant, sa capacité à faire aux élèves des retours, non démagogiques mais non pénalisants, sur leurs forces et faiblesses; la relation pédagogique (fermeté mais bienveillance); le climat de la classe sont des éléments clefs, qui expliquent une part non négligeable de la réussite scolaire, une fois le niveau initial des élèves pris en compte.
Et cela suppose donc que les professeurs soient mieux formés à la pédagogie. Or, en France, depuis 40 ans, on a sans cesse allongé les études pour devenir prof... mais en réduisant considérablement le temps passé pour apprendre à enseigner.
Plus de diplômes, moins d’heures de pédagogie et de vraie classe avant d’être lâché devant les élèves : ça se paye.
Remarque : on le voit, tout ceci demande beaucoup d'efforts aux enseignants. Qui ne réussiront que s'ils sont respectés.
Donc, dans un monde où l'argent est un critère de respectabilité... s'ils sont mieux payés.
Or ... à poste équivalent, un professeur allemand gagne souvent 80 à 100 % de plus qu’un prof français en début et milieu de carrière — ou, si l'on préfère : les professeurs français sont actuellement deux fois moins payés qu'en Allemagne.
Résumons... Aucun des quatre facteurs cités ci-dessus, n’agit isolément ; ils s’accumulent et s’amplifient au fil du parcours.
Et d'autres facteurs jouent, bien sûr.
Mais ces quatre éléments, tirés des multiples études sur les parcours scolaires, pourraient déjà conduire à envisager quelques réformes, pour faire face à la dégringolade constatée par PISA. 😊
(1). Pour les études : voir les différentes méta-analyses, revues systématiques, enquêtes longitudinales comme les panels de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l'Education, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), les Trends in International Mathematics and Science Study (TIMSS); les études de jumeaux; les Genome-Wide Association Studies (GWAS). Etc.
🚨 “Le déficit des comptes sociaux c’est 20/25 milliards. Le déficit de l’État c’est 150 milliards”
Ce mensonge répété par @fhollande vous est offert par @pierremoscovici.
J’accuse la Cour des Comptes de n’avoir pas rempli sa mission et d’avoir contribué au fil des années à la confusion des parlementaires et des citoyens quant à l’origine de nos déficits.
@AdeMontchalin, alors ministre du budget, avait justement dénoncé cette présentation erronée des comptes de l’État (voir ci-dessous).
Cette confusion est une fraude démocratique et la raison de la dérive budgétaire. Car comment apporter les bonnes réponses quand la question est mal posée?
IMAX, IMAX 70 mm, 70 mm classique… Qu’est-ce que ça change vraiment pour voir « L’Odyssée » ? Béni soit @johnplissken pour cet article, grâce auquel j’ai enfin tout compris ! (Et oui, courez voir ce grand film !) 👇https://t.co/O3dafbTpRe #Le Point Pop via @LePoint