Je salue la CENCO pour la clarté, le courage et la hauteur morale de sa prise de position.
À un moment où, comme le rappellent les évêques, “la Nation est en péril”, il fallait une voix forte, une voix qui ne tremble pas, pour dire ce que beaucoup n’osent plus dire : on ne joue pas avec la Constitution, on ne confisque pas l’avenir d’un peuple, on ne transforme pas l’État en propriété privée. La CENCO le rappelle avec une précision qui ne laisse aucune échappatoire : il n’existe “ni nécessité, ni urgence, ni opportunité” de toucher à la Loi fondamentale. Ce n’est pas une opinion. C’est un mur dressé contre la dérive, un non catégorique opposé à ceux qui rêvent de contourner la constitution, un signal d’alarme, un garde‑fou républicain, un DERNIER avertissement adressé à Tshisekedi.
En tant qu’opposant, je m’associe pleinement à cet appel à la vigilance, à la paix et au respect strict de l’ordre constitutionnel. Le Congo n’a pas besoin d’un nouveau cycle de crises, de tensions ou de dérives.
Le Congo a besoin de stabilité et de dirigeants qui honorent leur serment au lieu de le contourner. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons “dresser nos fronts”, rassembler nos forces et chasser le tyran.
En traitant Joseph KABILA de "chien", Félix TSHISEKEDI n'a pas seulement insulté un ancien président de la République. Il a aussi affiché son mépris envers les millions de Congolais qui ont voté pour lui en 2006 et 2011, ainsi qu'envers tous ceux qui continuent aujourd'hui à lui accorder leur confiance.
La violence physique, verbale, les actes d'intimidation et les dérives que certains de ses partisans dirigent contre l'opposition et, en particulier, contre les Swahiliphones, trouvent leur orientation et motivation dans les discours et l'attitude de Félix TSHISEKEDI lui-même.
À Houston, après le match héroïque de nos Léopards, il a publiquement assumé cette logique de confrontation, éclipsant l'exploit sportif de notre sélection nationale par des propos indignes de la fonction présidentielle.
Un homme capable de traiter de "chien" celui qui a fait de lui Président de la République en 2018 peut-il respecter le peuple congolais, qu'il avait déjà traité de NIANGALAKATA ?
Si Félix Tshisekedi parvient à changer la Constitution pour rester au pouvoir, la RDC risque de devenir l'enfer pour tous. Son comportement actuel doit servir d'alerte et nous mobiliser encore plus.
Félix Tshisekedi représente un danger majeur pour l'avenir de la RDC. C'est pourquoi tous les citoyens attachés à la démocratie et à l'État de droit doivent se mobiliser pour chasser le tyran.
#RDC
Vendredi noir à Kinshasa :
Répression sanglante et inquiétant silence de Washington
Les violences survenues à Kinshasa ce vendredi 12 juin constituent un tournant grave dans la dégradation des libertés publiques et de l'État de droit en RDC.
Des paisibles citoyens congolais ayant répondu à l'appel de la coalition Article 64 pour participer à un sit-in pacifique devant le Palais du Peuple ont été violemment réprimés. La Police nationale, appuyée par des éléments de la milice dite « Force du Progrès », a fait usage d'une force manifestement disproportionnée pour disperser des manifestants non armés.
Le bilan provisoire fait état de deux morts, de nombreux blessés ainsi que d'importants dégâts matériels. Des sièges de partis d'opposition ont également été pris pour cible, vandalisés et saccagés, illustrant une volonté manifeste du pouvoir d'asphyxier toute voix dissidente.
Ces événements contreviennent aux dispositions des articles 23, 25 et 26 de la Constitution qui garantissent la liberté d'expression, de réunion et le droit de manifester pacifiquement. Le pouvoir a eu tort de recourir à l'arbitraire en répondant à l'exercice de ces droits par la violence, les arrestations, les intimidations et l'usage disproportionné de la force.
L'ombre de Washington et le double jeu politique
La répression d'hier ne peut être dissociée du contexte politique et diplomatique dans lequel elle intervient. L'administration américaine, plus spécifiquement le secrétaire d'État Marco Rubio ainsi que M. Massad Boulos ne peuvent aujourd'hui se soustraire aux interrogations légitimes suscitées par leur implication dans les dossiers stratégiques congolais.
Lors de sa dernière conférence de presse, Félix Tshisekedi avait lui-même établi un lien entre son projet de violation de la Constitution pour se maintenir au pouvoir et l'accord stratégique conclu avec Washington. En présentant son projet controversé non pas comme une ambition purement endogène mais comme une exigence découlant de ce partenariat, il a placé les autorités américaines devant une responsabilité politique qu'elles ne peuvent ignorer.
Face à une déclaration d'une telle gravité, mettant directement en cause la souveraineté de la République et l'intégrité de son ordre constitutionnel, les autorités américaines se sont réfugiées dans un silence pour le moins troublant. A ce jour, elles n'ont ni confirmé ni démenti les affirmations du président congolais. Elles n'ont apporté aucune clarification publique sur la nature exacte des engagements souscrits, ni sur leur compatibilité avec la Constitution et les lois de la RDC.
Silence assourdissant américain
Le silence des autorités américaines sur les tensions politiques en RDC en ce moment soulève de sérieuses interrogations. Lorsqu'un chef d'État invoque publiquement un partenaire étranger pour justifier une réforme constitutionnelle aussi controversée, l'absence de clarification de ce partenaire nourrit le doute et alimente les interrogations sur la nature réelle des engagements souscrits. Ce partenaire a le devoir politique et moral de s'expliquer. En s'abstenant de confirmer ou de démentir les déclarations de Félix Tshisekedi, les autorités américaines laissent prospérer une ambiguïté préjudiciable à la transparence des relations entre les deux États ; donnant ainsi l'impression que des intérêts extérieurs illicites pourraient être associés à une entreprise de remise en cause de l'ordre constitutionnel congolais.
A défaut d'une nette clarification, les tensions politiques qui secouent actuellement le pays, ainsi que les violences survenues à Kinshasa le 12 juin, pourraient être perçues comme l’une des conséquences directes d'un processus dont les autorités congolaises portent la responsabilité première, mais dont les partenaires américains ne sauraient être totalement dissociés dès lors que leur nom est invoqué pour en justifier les fondements.
Cela conduirait certainement une partie de l'opinion à considérer l’accord stratégique comme un accord entaché de sang, dans la mesure où sa mise en œuvre serait associée à une crise politique majeure, à des violations des libertés fondamentales et à des violences ayant déjà coûté des vies humaines.
C'est pourquoi les autorités américaines ont aujourd'hui le devoir politique et moral de parler clairement. Elles doivent lever toute équivoque sur la nature de leurs engagements avec le pouvoir congolais et dire sans ambiguïté si elles soutiennent ou non toute initiative visant à remettre en cause la Constitution et les lois de la République.
Monsieur le Ministre,
Votre prise de parole concernant les troubles survenus à Kinshasa appelle une réponse ferme, tant elle illustre, une fois de plus, une diplomatie de complaisance et une politique du « deux poids, deux mesures » devenue illisible.
Parfois, le silence est d'or ; une intervention de trop ne fait qu'entamer un peu plus une crédibilité déjà largement fragilisée.
Vous semblez vous enfermer dans une approche d’indignation sélective et le "deux poids, deux mesures"
Il est fascinant d'observer la promptitude avec laquelle la diplomatie belge monte sur ses grands chevaux lorsqu'il s'agit de pointer du doigt et avec emphase la Russie et d’autres nations considérées par le Gouvernement belge comme des états totalitaires comme l’Iran…
Pourtant, cette même vigueur s'éteint subitement, remplacée par un mutisme prudent, dès lors que les intérêts ou les actions des États-Unis sont en jeu.
En somme, cette géométrie variable dans l'indignation décrédibilise la voix de la Belgique sur la scène internationale.
L'hypocrisie de la "confiance" en la justice congolaise
Affirmer aujourd'hui, avec une indécence rare, que vous faites « confiance à la justice de la RDC » pour faire la lumière sur ces événements relève du comble du cynisme. De quelle justice parlez-vous ?
Pour Rappel et Mémoire, vous souvenez-vous encore de l'affaire Chérubin Okende :
Le rapport médico-légal sur la mort suspecte de Chérubin Okende, pourtant réalisé avec l'appui d'un expert belge, n'a jamais été rendu public. Les rumeurs de couloir et les faits suggèrent une recommandation et une connivence de haut niveau en Belgique et en RDC pour étouffer ce dossier.
« Le "pseudo-suicide" de Kinshasa : »
Qu'en est-il de la mort suspecte, qualifiée un peu trop vite de suicide, de l'informaticien belge à Kinshasa durant les élections présidentielles de 2023 ? Là encore, l'omertà institutionnelle l'a emporté sur la quête de vérité.
Demander aujourd'hui une « enquête objective » aux autorités congolaises alors que la Belgique elle-même participe à l'opacité de dossiers capitaux est une posture d'une profonde hypocrisie.
Des principes démocratiques déconnectés du réel:
« Les débordements violents, l’usage excessif de la violence [...] n’ont pas leur place en démocratie. »
Certes, le rappel de ces principes est louable sur le papier. Mais venant d'une diplomatie qui s'accommode des pires dérives dès lors que ses intérêts ou ceux de ses puissants alliés sont préservés, ces mots sonnent creux.
La liberté de manifester et le respect des lois ne peuvent être défendus efficacement par ceux qui pratiquent l'indignation sélective.
Avant de donner des leçons de démocratie et d'exiger la lumière sur les responsabilités des violences à Kinshasa, la diplomatie belge s'honorerait à balayer devant sa porte, à faire toute la clarté sur ses propres zones d'ombre en RDC, sa complaisance envers les dérives dictatoriales de Félix Tshisekedi et à abandonner sa rhétorique à double standard.
Monsieur le Vice-Premier Ministre Prévot,
Cessez l'hypocrisie. Il n'y a pas eu de "troubles" à Kinshasa. Ce qui s'est produit, c'est du terrorisme d'État, froidement orchestré par votre protégé Tshisekedi contre son propre peuple. Vous parlez de démocratie ? Elle est morte sous les balles de ceux que vous couvrez de votre silence complice.
Le peuple congolais ne se laisse plus abuser par cette posture faussement peinée. Ce qui doit demeurer permanent, ce sont les relations entre la RDC et la Belgique - pas vos liens personnels avec le tyran, l'assassin du peuple congolais.
L'Histoire retiendra de quel côté vous vous êtes rangé.
🇨🇩 Les troubles d’hier à Kinshasa sont interpellants. Les débordements violents, l’usage excessif de la violence qui aurait entraîné jusqu’à la perte de vies humaines et le saccage de sièges de parti n’ont pas leur place en démocratie. La liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République.
Nous prenons note avec satisfaction de l’enquête annoncée et espérons que les autorités pourront faire la lumière objective sur le déroulé des événements et sur les responsabilités des auteurs de violences, d’où qu’elles proviennent.
@BelgiumMFA@BelgiqueRDCongo
FÉLICITATIONS et GRAND MERCI à toutes les armées numériques et aux communicateurs du Peuple. Vous avez relayé les faits tels qu'ils se sont présentés. Vous avez été MAGNIFIQUES.
Nous savons désormais que beaucoup de membres du gouvernement, de leaders de partis politiques et de personnalités de l'Union Sacrée sont aussi contre le changement de la Constitution. Nous savons qu'ils sont lâches et qu'ils ont peur de Tshisekedi. Ils seront, eux aussi, sauvés du tyran. Mais nous n'oublierons pas leur lâcheté.
Le régime en place doit renoncer à son projet de changement de la Constitution et cesser de réprimer les Congolais qui réclament la démocratie et l’alternance. Le peuple congolais est très jaloux de sa démocratie et entend la préserver, au besoin jusqu'au sacrifice suprême ! 1/4
Cher @elonmusk, la RDC traverse un moment décisif. Nous sollicitons votre attention afin que les voix citoyennes pacifiques soient mieux entendues sur X et que puissent être facilités les élans de solidarité en faveur de la démocratie,des libertés publiques et de l'État de droit.
SIT-IN de l'opposition:
La Police vient de remettre ses armes et ses grenades lacrymogènes à la Force du Progrès. La Tyrannie, acculée, abat ses dernières cartes.
La Constitution était le seul rempart de Tshisekedi. En s’engageant sur la voie d’une loi référendaire, il s’est lui-même placé hors du cadre constitutionnel. Ce n’est plus une crise, c’est l’anarchie. Face à l’anarchie, il n’y a qu’une réponse : se comporter en anarchie. Comme l’a dit Ngondakoy, le peuple du dehors doit assiéger le Palais du Peuple et, par tous les moyens à sa disposition, en déloger le peuple du dedans.
Révérends André-Gédéon Bokundoa, Éric Senga, et vous tous, pasteurs et dirigeants de l'ECC,
Je dois vous avouer une chose : je n'ai pas compris. Non, je n'ai pas compris votre déclaration de la 66e session extraordinaire. Pourtant, je l'ai lue plusieurs fois, lentement, en essayant de peser chaque mot, de trouver la sagesse que vous dites incarner.
Mais plus je lis, plus je suis sidéré. Non pas par la complexité du texte, mais par son absence de courage.
Dans votre déclaration, vous écrivez : "Le Comité Exécutif National trouve que toutes les réflexions présentées sur la nécessité de réformes constitutionnelles et les contraintes y afférentes sont pertinentes et constructives."
Pertinentes ? Constructives ?
Messieurs les pasteurs, permettez-moi de traduire : vous venez de dire que changer la Constitution, dans le contexte actuel, est une option aussi respectable que la défendre.
Vous avez invité le pouvoir et l'opposition. Vous les avez écoutés. Et vous concluez qu'il faut un "dialogue national inclusif". Mais vous oubliez une chose essentielle : ce débat n'est pas un débat d'idées. C'est un combat pour la survie de notre État de droit.
Voici ce que vous auriez dû dire – et que je vous adresse en guise de rappel prophétique :
"La Constitution du 18 février 2006 n'est pas parfaite. Aucune constitution humaine ne l'est. Mais elle est le fruit d'un pacte républicain, né après des années de guerre et de transition. La remettre en cause aujourd'hui n'est pas un exercice démocratique. C'est une folie."
En tant qu'opposant, je ne peux pas accepter que l'ECC, cette institution historique qui a accompagné tous les combats pour la démocratie dans ce pays, se transforme aujourd'hui en arbitre neutre entre la volonté populaire et la tentation autocratique.
Vous dites que le peuple est détenteur de la souveraineté. C'est vrai. Mais quel peuple ? Celui qui vit sous les bombes au Nord-Kivu ? Celui qui fuit Ebola en Ituri ? Celui qui vit sous la menace des machettes dans le Grand Katanga ? Celui qui n'a pas mangé à sa faim depuis des semaines à Kinshasa ?
Ce peuple-là n'a pas demandé un changement de la Constitution. Il demande la paix, du pain, des écoles, des routes, de la sécurité. Pas un débat sur la limitation des mandats ou le passage au régime présidentiel.
Vous le savez. Mais vous feignez de l'ignorer.
Ce que je vous demande, solennellement :
1. Retirez votre bénédiction implicite au processus actuel. Ne laissez pas croire que "toutes les opinions se valent". Elles ne se valent pas. Il y a d'un côté la défense de l'acquis démocratique. De l'autre, la tentation du pouvoir sans limite.
2. Appelez publiquement au respect strict des articles 218, 219 et 220. Sans ambiguïté. Sans compromis.
3. Sortez de votre neutralité complaisante. La mission prophétique, ce n'est pas d'écouter les deux camps et de conclure que "les avis sont intéressants". La mission prophétique, c'est de dire la vérité, même quand elle dérange. Surtout quand elle dérange.
Vous citez l'hymne national : "Nous sommes un peuple uni par le sort et dans l'effort pour l'indépendance."
Mais justement, cette indépendance, cette unité, ce sort commun reposent aujourd'hui sur un texte : notre Constitution. Elle est perfectible. Mais on ne la change pas pour des ambitions personnelles.
Vous dites : "Ne construisons pas des murs, jetons des ponts." Je suis d'accord. Mais un pont suppose deux rives solides. Si vous fragilisez l'une d'elles, le pont ne mène à rien.
Notre Constitution, c'est cette rive. Ne la laissez pas s'effondrer.
Je sais que vous aimez votre pays. Je sais que vous priez pour lui.
Que Dieu vous donne la force de dire non. Non à l'aventure constitutionnelle.
Et que l'ECC retrouve sa voix, celle qui faisait trembler les dictateurs et espérer les opprimés.
Merci.
Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions (armée et non armée) n'auront qu'un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés.
Intervention de Judith Suminwa sur TV5 : Une nullité absolue. Pardonnez la redondance.
Elle nous a offert un cours magistral sur l’art de ne rien dire.
Que les Congolais demandent l’asile en Europe n’est pas un luxe.
On ne peut pas prétendre freiner les demandes d’asile tout en soutenant un régime qui terrorise son peuple.
Lisez ma tribune 👇
https://t.co/CBiVMga47F
Nous parlons de moins en moins pour dénoncer la tentative de changement de la Constitution et la Tyrannie, car nous avons atteint un stade où les mots ne suffisent plus. Tshisekedi a vidé le verbe de son utilité. En politique, quand le verbe perd son utilité, c'est le silence qui devient le message. Le reste appartient à ceux qui savent lire le silence. A chacun de méditer ce que cela implique.