J’ai eu la chance de te connaître longtemps, et pourtant de ne te découvrir vraiment que bien plus tard, à l’occasion du premier grand concert que tu donnais ce soir-là, au Palais de la Culture de Badala. Mon père était en possession de plusieurs billets d’entrée et avait souhaité que toute la famille, et bien au-delà, tout le monde y soit. Je ne percevais pas encore, ou seulement de manière assez distraite, cet engouement de mon père à susciter autour de lui des participations à un concert de Boncana. Certes, il était un fervent de la salsa cubaine, et je savais que tu étais un as des Maravillas del Mali. C’est seulement sur scène que j’ai compris ce qui te liait à lui, lorsque tu as publiquement révélé que c’est lui qui avait été l’intermédiaire administratif, celui qui t’a appris que tu étais boursier du gouvernement cubain pour aller étudier la musique à La Havane. Ton long voyage — de Gao, où mon père était alors chef de cabinet du gouverneur Bakara Diallo, vers Bamako puis vers Cuba — avait commencé là, grâce à lui.
Depuis que je sais cela, je n’ai eu de cesse de te voir, de te côtoyer, et ton admirable amitié, ton attention constante ne m’ont jamais fait défaut. Mon autre souvenir marquant se situe à Cuba, où je me suis rendu en voyage de découverte il y a une dizaine d’années. À l’hôtel où je m’étais installé, j’ai fait la connaissance d’un Cubain de ton âge qui s’est avancé vers moi le matin, au petit déjeuner dans la salle de restauration. Il m’a demandé mon origine et, en entendant « Mali », il s’est esclaffé : Boncanaaaa ! — à la cubaine, avec cet accent et cette chaleur propres à ce pays. Étonné de ce que je venais d’entendre, je lui répondis : non, moi c’est Mamadou. Il m’expliqua dans un anglais approximatif qu’il avait été au conservatoire de musique cubain avec toi, que vous y étiez entrés la même année. En entendant cela, je ne pus m’empêcher — malgré le décalage horaire — de décrocher mon téléphone et de t’appeler. « Maître, quel plaisir… tu es de quel côté de la planète en ce moment ? » Je lui dis que j’étais à Cuba et te passai quelqu’un. Le reste de la joyeuse conversation se fit en cubain, et pendant quelques minutes, La Havane et toi n’aviez plus d’âge.
Le 25 août 2025, encore, je t’ai appelé pour évoquer ce magnifique projet mené avec Geneviève @GoetzingerG en direction du Président Bazoum, inutilement prisonnier avec son épouse d’une junte barbare au Niger. Hélas, cela ne se fera pas, malgré ton éternelle bonne volonté, malgré cette générosité qui te faisait toujours trouver la force de te mettre au service des choses que tu aimais. C’est à cette occasion que j’ai mieux compris ce magnifique projet d’hymne national pour ce pays dont tu étais presque le fils adoptif, et pour lequel tu attendais encore ton cachet, qui ne venait pas. Quand je t’ai dit qu’il fallait le réclamer, ton dû, tu m’as répondu avec cette sérénité qui t’habitait : « Maître, seul Dieu est grand. »
Ta voix faiblissait déjà, et tu n’avais plus tout à fait le même élan que jadis. Mais jusqu’au bout, tu as rempli ce monde de ton talent inégalable, de cette grâce musicale si rare qui fait que l’on ne sait jamais bien si c’est la flûte qui te parlait, ou toi qui lui insufflais une âme. Tes œuvres, elles, ne se fatigueront jamais. Elles nous feront danser, rire, et nous souvenir — comme Rendez-vous ce soir chez Fatimata, cette chanson qui dit si bien que la fête est une promesse que l’on se fait à soi-même et à ceux que l’on aime.
Ce samedi 28 février 2026, à cinq heures du matin, tu as posé ta flûte. Discrètement, comme tu avais vécu. Mais Gao, Bamako, Abidjan et La Havane pleurent ensemble ce matin, et c’est peut-être la plus belle preuve que ta musique avait su, comme peu d’autres, traverser les continents sans jamais perdre son âme.
Adieu, Maître. Repose en paix dans la lumière de Dieu.
« Nya ga ko a han koy » — « L’eau du fleuve retourne toujours à la mer. »
(Proverbe songhaï de Gao)
#BoncanaMaiga
#Décès
#MaravillasdelMali
@LilithdeVavoua Elle a la chance certaines employés t’auraient juste lâché et lance un appel à candidature pour ton poste. Merci à Micheline et son équipe
À quoi rime cette campagne ? Si Dieynaba est sortie, donnez nous en une preuve. Si elle ne l’est pas, #LiberezDieynaba
Nous dire qu’elle est sortie alors qu’elle ne l’est pas nous inquiète plus sur le sort qui lui est réservé et est aussi dangereux pour elle. Où est @touly20 ?
Cette tentative de démobilisation nous fait comprendre qu’il y a quelque chose qui se trame contre notre camarade militante.
Nous interpellons @_AfricanUnion face à cette entrave à la liberté, face à ce qui se passe contre les noires en Mauritanie.
Jusqu’à cette heure,@touly20 n’a pas encore été libérée. Nous espérons de toutes nos forces sa libération. Attendons les informations officielles. Ne baissons pas la mobilisation.
@CheikhGhazouani Free Dieynaba.
Le 17 juillet, des vivres ont été remis à la pouponnière de Niamana, structure d’accueil pour enfants sans soutien familial.
Une action coordonnée par @ToureSadya présidente de Mali WOYE, qui s’inscrit dans une série d’initiatives humanitaires en faveur des veuves de militaires
Les actions humanitaires me touchent personnellement ❤️ Félicitations chaleureuses à l’Association Mali WOYE et à sa présidente Sadya Touré @ToureSadya
Penser aux veuves, aux familles de militaires tombés au front, aux enfants en situation de vulnérabilité, ce n’est pas simplement faire un geste : C’est tendre la main là où le silence pèse, rallumer une lumière là où l’espoir faiblit, et redonner de la dignité là où elle est souvent oubliée.
À travers cette belle action, vous nous rappelez que la solidarité ne se dit pas, elle se vit.
Merci Sadya pour ta vision, ton leadership et ton engagement constant en faveur de ceux que la société oublie trop souvent.
Que cette initiative inspire d’autres à agir avec autant de cœur et de conviction.
Milles merci au donateur M. Mamadou Lah
#solidariteautourdumali
🎓 Dans les zones rurales du Mali, l’éducation avance grâce à l’engagement des ONG du @FoNGIM_Mali , à la force des communautés et à la passion des enseignants.
Chaque enfant qui retourne à l’école est une victoire pour un avenir plus juste. 🇲🇱💪🏼
#FONGIM#MaliEnAction
Chaque jour au Mali 🇲🇱, les ONG du #FONGIM agissent aux côtés des communautés.
À travers cette vidéo : des témoignages, des actions concrètes, un engagement durable.
Le @FoNGIM_Mali , une présence constante pour un avenir meilleur.
#LeMaliEnAction#SolidaritéInternationale
Un immense merci à toutes et tous pour avoir illuminé le #CaféDesONG@FoNGIM_Mali#FONGIM.
Grâce à vous, cette rencontre est devenue un vrai espace d’écoute et de dialogue.
Ce n’est qu’un début.
La suite arrive bientôt.
#MaliEnAction
« Elles manipulent les régimes », « elles pillent l’or » : les ONG font encore face à une méfiance au #Mali.
Au #CaféDesONG du @FoNGIM_Mali, on a confronté ces idées reçues. Non, les ONG ne remplacent pas l’État. Elles soutiennent, renforcent, et agissent avec.
#MaliEnAction
Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présents, voici un aperçu de ce que nous avons partagé lors du Café des ONG Internationales du @FoNGIM_Mali .
✨Un temps d’échange authentique entre ONG, journalistes et partenaires, où les perceptions ont été exprimées.
#LeMalienAction
Les actions du @FoNGIM_Mali ne se font jamais sans les autorités, ni sans les communautés. Elles se construisent avec.
C’est ce dont nous avons discuté hier autour d’un café avec les ONG membres FONGIM, des journalistes, influenceurs et partenaires engagés.#LeMalienAction#FONGIM