Je le dis très clairement : au vu de la situation actuelle du pays,
Les hommes et femmes politiques faisant actuellement campagne pour la présidentielle en prévoyant d’augmenter davantage la fiscalité des entreprises, du travail et du capital sont des criminels en puissance.
Bloquer le prix de l'essence à 1,70€. Voilà ce qui se passe par A+B. Démonstration qu'un enfant de 8 ans peut comprendre.
Étape 1. Le prix réel de l'essence est dicté par le coût du baril sur les marchés mondiaux, plus le raffinage, plus le transport, plus les taxes (60% du prix à la pompe en France). Tu ne décides pas du prix du baril à Paris. Il est fixé à Rotterdam, Houston, Singapour, en fonction de l'offre et de la demande mondiales.
Étape 2. Imaginons que le prix réel de l'essence soit à 2€ et tu décrètes 1,70€. Trois choses se passent immédiatement.
Un. Les distributeurs perdent 30 centimes par litre vendu. Personne ne vend à perte longtemps. Soit ils ferment, soit ils réduisent les volumes importés.
Deux. La demande explose parce que c'est artificiellement pas cher. Les gens font le plein plus souvent, stockent, gaspillent.
Trois. Résultat mécanique : pénurie. L'offre baisse, la demande monte. Les stations ferment ou rationnent. File d'attente. Marché noir qui apparaît immédiatement à 3€ le litre dans les bidons sous le manteau.
Étape 3. L'État doit alors choisir. Soit il subventionne la différence (et alors ce n'est pas "bloquer le prix", c'est faire payer à tous les contribuables y compris ceux qui ne roulent pas, le carburant de ceux qui roulent). Soit il nationalise la distribution (et alors on a une Direction nationale du carburant qui décide combien chacun a droit, avec des cartes de rationnement).
Dans les deux cas, le "blocage" n'a pas baissé le coût réel. Il l'a déplacé. De la pompe vers l'impôt, ou de l'impôt vers la file d'attente.
Étape 4. Maintenant les exemples historiques, parce que ce que je viens de décrire n'est pas une théorie, c'est ce qui s'est passé à chaque fois qu'on l'a essayé.
Édit du Maximum, Dioclétien, 301 après J.-C. Pour lutter contre l'inflation, l'empereur fixe par décret le prix maximum de plus de 1000 produits. Peine de mort pour les contrevenants. Résultat : marchés vides, troc généralisé, marché noir massif. Édit abandonné en quelques années. L'inflation a continué.
Loi du Maximum, France révolutionnaire, 1793. La Convention bloque le prix du pain et des denrées. Peine de mort pour les spéculateurs. Résultat : disparition immédiate des produits dans les marchés officiels, explosion du marché noir, famine aggravée. Robespierre tombe en juillet 1794, la loi est abrogée en décembre 1794. Les prix se rééquilibrent.
Nixon Shock, 1971. Le président des États-Unis bloque les prix et les salaires par décret fédéral. Résultat : pénuries massives d'essence en 1973 (l'embargo OPEP arrive sur un marché déjà déstabilisé par les contrôles), files d'attente kilométriques aux stations-service, rationnement par numéro de plaque. Les contrôles sont levés en 1974, l'économie met des années à s'en remettre.
Venezuela, années 2010. Chávez puis Maduro bloquent par décret le prix du lait, du pain, de la farine, du papier toilette. Résultat : rayons vides, files d'attente de 6 heures, marché noir qui représente la moitié de l'économie, exode de 7 millions de Vénézuéliens. Le pays qui avait les plus grandes réserves pétrolières du monde s'est retrouvé à importer du carburant.
Contrôle des loyers à Stockholm. Bloqués depuis les années 70 pour "protéger les locataires". Résultat : aujourd'hui il faut attendre 20 ans en moyenne sur liste d'attente pour obtenir un appartement à loyer contrôlé à Stockholm. Le marché locatif libre n'existe quasiment plus. Les jeunes quittent la ville.
Le schéma est toujours le même. Annonce politique, applaudissements, blocage. Puis pénurie, puis marché noir, puis aggravation du problème initial, puis reculade.
Étape 5. Pourquoi les politiques continuent malgré ça ?
Parce que le bénéfice politique de l'annonce est immédiat et visible. Le coût économique arrive plus tard et est diffus. Quand les pénuries arrivent, le politique accuse les "spéculateurs", les "profiteurs", les méchants pétroliers. Jamais sa propre décision.
C'est pour ça que ce discours est dangereux. Il ne ment pas seulement sur l'économie. Il prépare déjà le bouc émissaire pour quand sa solution échouera.
Le vrai sujet du prix de l'essence en France n'est pas TotalEnergies. C'est que 60% du prix à la pompe est de la taxe. Si Mme Trouvé voulait baisser le prix de l'essence à 1,70€, elle pourrait demander la baisse de la TICPE et de la TVA demain matin. Ça marcherait immédiatement, sans pénurie, sans marché noir, sans nationalisation.
Mais ce n'est pas ce qu'elle propose. Parce que le but n'est pas de baisser le prix. Le but est de désigner un coupable.
@chenapandu67@Sostomate333 Évidement. Mais tu vois bien que dans ce cas, le carrefour est quand même éclairé, à une vitesse raisonnable il voit la voiture
@chenapandu67@Sostomate333 Feu ou pas feu les gars arrêtez 2s.
À une vitesse raisonnable il aurait largement pu voir et éviter la voiture .
A 200 dans ce conditions il est juste complémentent con et 100% fautif
🇪🇺 FLASH | La "réduction de la part du nucléaire [en Europe] était un choix. Et avec le recul, c’est une erreur stratégique", déclare Ursula von der Leyen.
@Mediavenir Qu’est ce que l’on s’en bats les c***** à ce moment là du coût de l’heure de vol !
Ça me sidère.
Au vu du contexte c’est normal de sortir le grand jeu