@Herver_Karate69 D accord c est bien attention qu il baise pas la votre de femme je plaisante je pense pas que ce soit possible question agenda et geolocalisation mais quand meme je serais vous je ferais gaffe meme si je rigole on sait jamais
"Notre fils vient de rentrer. Comme chaque année.
Et comme chaque année, il a l’air de tirer la tronche en venant chez nous.
On le voit tout de suite : quelque chose se ferme en lui avant même qu’il passe la porte.
Il est là, mais déjà ailleurs. Fatigué. Agacé. Comme si ce retour n’était pas un choix mais une épreuve à traverser.
On connaît maintenant le scénario par cœur.
Ça commence dès la gare la plus proche, à presque une heure d’ici.
Dès qu’il pose le pied dans la région, il parle d’un poids énorme sur ses épaules, d’une énergie négative qui l’envahit.
Nous, on ne la ressent pas comme ça, mais on la voit sur son visage. On la sent dans ses silences, dans ses soupirs, dans sa façon de traîner les pieds.
Ici, il dit qu’il tombe dans un état végétatif.
Qu’il dort dix heures par jour. Qu’il procrastine. Que l’endroit aspire toute son énergie. Et nous, on observe notre fils s’éteindre un peu plus chaque jour de son séjour, sans trop savoir comment l’aider, sans savoir quoi dire pour ne pas empirer les choses. On marche sur des œufs, on se fait discrets, on essaie d’être présents sans être envahissants.
Il ne rentre qu’une fois par an. Et à chaque fois, il répète la même chose : rien n’a changé.
C’est vrai. Rien n’a changé.
La maison est la même. Les rues aussi. Les visages ont pris quelques rides en plus. Les commerces ferment plus souvent qu’ils n’ouvrent. L’argent manque. La région vieillit. Le ciel est souvent gris. Tout ça, on le sait. On le vit.
Quand il parle de “que des vieux partout”, on entend surtout qu’ici, les gens n’ont pas eu la chance de partir. Qu’ils ont travaillé toute leur vie. Qu’ils ont tenu bon.
Qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu avec ce qu’ils avaient.
Il dit qu’il n’y a zéro ambition dans l’air.
Mais l’ambition, pour beaucoup ici, c’est de payer les factures. C’est de ne pas sombrer. C’est de garder un toit, une dignité, une forme de stabilité dans un monde qui n’a pas été tendre.
Il remarque qu’aucun nouveau bâtiment ne sort de terre, qu’aucune entreprise ne s’installe, que tout ferme petit à petit. Nous aussi, on le voit. On le vit de l’intérieur. Chaque fermeture, chaque départ, c’est un peu de cette région qui s’effrite.
Quand il revoit ses anciens amis et qu’il ne voit que de l'immobilisme.... serveur, bâtiment, chômage, puis recommencer... nous, on voit des parcours cabossés. Des gens qui ont essayé. Qui ont échoué parfois. Qui se sont adaptés comme ils ont pu. Pas par manque d’envie, mais par manque de portes ouvertes.
Et puis il y a ce moment qui nous a le plus fait mal.
Quand il profite de son passage pour dire à son petit frère de se barrer le plus vite possible.
On comprend le conseil. Vraiment.
Mais on entend aussi autre chose : “Ne restez pas ici. Ne devenez pas comme nous.”
Il explique que travailler dans une ville qui bouge, avec de l’énergie, de l’argent qui circule, des projets, du sport, des opportunités partout, ça change absolument tout.
On ne le contredit pas.
On sait que c’est vrai.
Il dit qu’il rêve d’avoir assez d’argent pour sortir sa famille d’ici.
Comme si on était coincés.
Comme si on était à sauver.
Comme si notre vie ici était une erreur à réparer.
La vérité, c’est qu’on n’a jamais voulu être ce poids.
On n’a jamais voulu être cet endroit qui l’épuise, qui le freine, qui lui donne envie de fuir.
On a fait ce qu’on a pu. Avec nos moyens. Avec notre époque. Avec nos choix, parfois bons, parfois mauvais.
On est fiers de le voir repartir à Biarritz.
Fiers qu’il s’envole ensuite pour New York.
Fiers qu’il ose rêver grand, loin, autrement.
Mais on aimerait que ce soit dit aussi :
si cet ailleurs existe pour lui aujourd’hui,
c’est parce qu’un “ici” a tenu bon pendant des années.
Derrière cette ville qu’il trouve morte,
il y a des parents vivants.
Qui aiment.
Qui encaissent.
Et qui continuent d’ouvrir la porte chaque année,
même quand leur fils a l’air de la détester. "
Les fans de foot soutiennent un violeur batteur de femmes mais insultent un mec random qui fait sa vie juste parce-qu'il n'a pas la même orientation sexuelle qu'eux. La maladie mentale à son paroxysme