Il est impossible de faire dépendre le devenir des autres pays d’Europe de décisions aussi effarantes d’un État. Tout est dramatique dans ce que révèlent ces images : humainement pour les migrants et pour les populations locales qui vont se voir submergées, pour l’avenir social et civilisationnel de notre continent, pour les pays d’origine aussi.
Les traités internationaux doivent impérativement être revus, les frontières doivent être tenues, les gouvernements inconséquents doivent être changés. Il y a urgence.
L’humain n’est pas une donnée technique froide, un stock, c’est une réalité psychologique, mouvante. Régulariser enclenche un flux supplémentaire et croissant. Catastrophique.
Je vous recommande "chaudement" l’édito de l’excellente @GeWoessner sur « l’entêtement de l’État à décourager la climatisation, au nom d'une idéologie de la sobriété que le réchauffement rend intenable… » @LePoint#canicule
Chose promise... Climatisation : plongez avec moi dans l'enfer des 1 892 pages de la RE2020, cette réglementation obèse qui freine concrètement toute adapatation individuelle ou collective aux vagues de chaleur. https://t.co/2UjEuUumu4
Venezuela 🇻🇪 - Séismes
Près de 43 000 personnes sont portées disparues.
Maintenant vous commencez certainement à caresser le pourquoi d'un tel pessimisme chez moi depuis les séismes.
Les médias fr n'ont pas saisi l'ampleur du traumatisme vénézuélien et la gravité.
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?
Oups je dois être un mauvais socialiste (ou pas…):
- pour la gauche républicaine sur son programme et ses valeurs, à Marseille, Paris, Rennes, Montpellier, Nancy…
- contre les accords avec LFI
- avec C. Trautmann à Strasbourg
- pour le front républicain à Nice contre E. Ciotti
Position la plus inconfortable. Pas de soutien. Juste des critiques.
"Suppôt de la droite"
Puis "Suppôt de la gauche"
Non.
Tout simplement contre l'hysterisation du débat public et le rejet de l'autre.
J'ai le droit??
La scène se passe en Syrie, pendant les croisades.
Un notable musulman note le caractère exotique de la condition féminine européenne. Le prince Usâma Ibn Munqidh s’étonne en effet de l'attitude licencieuse des femmes occidentales, qui se meuvent comme bon leur semble et – horresco referens – discutent librement avec d’autres hommes que leurs époux :
« Si l’un d’eux se promène dans la rue avec sa femme et rencontre un autre homme qui la prend à part pour lui parler en privé, le mari s’écarte et attend que la conversation soit terminée ; si elle dure trop longtemps, il laisse sa femme avec son compagnon et s’en va »
De son côté, le grand Averroès se désolait : « Notre organisation sociale ne laisse pas entrevoir ce que peuvent faire les femmes par elles-mêmes. Elles semblent exclusivement destinées à donner naissance et à donner le sein aux enfants. Cet état de servitude a détruit en elles la faculté de parvenir à de grandes choses. Voilà pourquoi l’on ne voit pas chez nous une seule femme dotée de vertus morales : leur vie passe comme celle des plantes, au service de leur mari. C’est de là que vient la misère qui dévore nos villes, étant donné que les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes »
Parcourant la France durant la Régence, l’Ottoman Mehmet Efendi s’étonnait du fait que les plus grands seigneurs français font « des honnêtetés incroyables aux femmes du plus bas état, de sorte que les femmes font ce qu’elles veulent et vont en tel lieu qu’il leur plaît ».
Premier ambassadeur ottoman à Paris sous le Directoire, Morali Seyyid Ali Efendi rend compte de sa visite de la bibliothèque de l’École centrale de Lyon de cette manière :
« C’est un endroit bien éclairé, composé de deux ailes en longueur […]. L’endroit en question étant occupé par des femmes, nous y restâmes peu ».
Scrutant les mœurs du pays, il juge que l’estime et l’honneur que les Français manifestent envers les femmes sont extraordinaires :
« Même si une femme de basse extraction entre dans une assemblée d’hommes parmi les nobles et les gradés, le chef de l’assemblée se lève, libère sa place et, la saluant, l’y installe et reste debout ».
En Égypte, Jabarti ne cache pas son horreur devant la dissolution des hiérarchies traditionnelles et la promotion sociale de la gent féminine que suscite la présence de l'envahisseur français.
« On vit des femmes musulmanes habillées à la manière des Françaises. Elles sortaient avec les fonctionnaires des quartiers pour les inspections et les affaires concernant la population ou pour les jugements ordinaires, pour commander, interdire ou lancer des appels aux gens. La femme allait toute seule ou avec quelques compagnes ou personnes invitées du même genre […]. On la voyait prendre des décisions, commandant et interdisant ».
Visitant la France pendant la Restauration, l'Égyptien Tahtawi disserte sur le spectacle qu'il a sous ses yeux et insiste sur les différences entre l’Orient et l’Occident sur la condition féminine.
Dans une France où le statut des femmes s’est dégradé avec le Code Napoléon, il juge que les hommes de ce pays « sont les esclaves des femmes et se soumettent à leurs volontés, qu’elles soient belles ou non ». Les femmes orientales « sont considérées comme des meubles, tandis que chez les Francs, ce sont des enfants gâtés ».
#8mars. #DroitsDesFemmes.