Une revendication de justice fiscale d’un genre singulier, qui repose tout entière sur une mesure violant le principe constitutionnel d’égalité devant les charges publiques.
Il n’y a qu’en France où la TVA est présentée comme le parangon de l’impôt « injuste ».
L’argument habituel est que la TVA pèse plus dans le revenu des ménages modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à la consommation, tandis que les ménages aisés peuvent plus facilement épargner.
Mais c’est précisément parce que la consommation est lissée dans le temps (l’épargne d’une année finançant une consommation différée) qu’il n’est pas légitime de rapporter le montant de TVA payé au revenu. Une analyse sur le cycle de vie remet très largement en cause l’hypothèse de « régressivité » de la TVA.
SURTOUT : ce débat autour de l’« injustice » de la TVA n’existe quasiment pas ailleurs en Europe – et même pas du tout dans les pays nordiques – où l’on tient compte de la contrepartie de la TVA, à savoir le financement de dépenses publiques très largement redistributives.
Il faut mesurer ce que signifie un « spread de 160 points de base » avec l’Allemagne.
Appliqué à la dette française, cela représente à terme près de 60 milliards d’euros de charge d’intérêt supplémentaire par an.
60 milliards d’euros c’est l’équivalent de :
– La totalité du salaire des professeurs en France
– La moitié du budget des hôpitaux
– Quatre fois le budget des universités
@faureolivier Va falloir arrêter les accusations de raciste à tout bout de champ, à deux doigts de se faire traiter de fachistes. Et si on s’en fout dans le sujet du débat.
Peut-être parce que personne ne veut se ridiculiser ?
Demander à un économiste de soutenir votre programme revient à demander à un astrophysicien de soutenir que la terre est plate.