@Noo_IDcard Oui, c’est une excellente idée. Même sur le plan sportif, le roi pourrait bénéficier de certaines clauses . Par exemple, avoir droit à une revanche immédiate s’il a déjà défendu sa couronne à 3 reprises par le passé. Cela permettrait d’assister à des trilogies comme à l’UFC.
‼️ Ce qui se passe aujourd’hui ne peut pas être analysé de manière isolée
Tout ce qui est en train de se passer ne doit pas être lu comme une succession de faits indépendants.
C’est un puzzle. Et lorsque l’on assemble toutes les pièces, une image apparaît clairement :
- l’inégalité de traitement et l’injustice.
- Des promesses fortes, des actes absents
Lors de la présidentielle, des promesses préélectorales claires ont été faites :
✅ l’application stricte de la reddition des comptes et la vérité sur les événements de 2021 à 2025.
✅ Lors des législatives, le message était sans ambiguïté :
« Donnez-nous la majorité et nous dirigerons. »
Sur les plateaux télé, les discours étaient guerriers : rupture, sanctions, responsabilité, justice. Et je ne peux dénombrer le nombre de fois où j’ai entendu « Dans les jours à venir vous verrez »
Mais à l’arrivée, rien ou presque.
Des assises sans suite, des priorités discutables
•Les assises de la justice tardent à produire des résultats concrets.
•Les assises du transport, on ne sait même plus où elles en sont.
•Les assises de l’enseignement se tiennent dans des hôtels huppés, pendant qu’on réduit l’étudiant à un simple coût budgétaire, comme si l’éducation n’était pas un investissement stratégique pour la nation.
Quand il y a de la volonté, l’État sait agir
Pourtant, quand vous le voulez, vous savez agir vite et fermement :
•Pour vos véhicules, vous assumez.
•Quand il a fallu déguerpir les marchands, cela a été fait sans broncher.
•Pour taxer et soutenir le PRÉS, les décisions ont été appliquées sans hésitation.
Mais dès qu’il s’agit du peuple, tout devient compliqué, lent, incertain.
La justice sélective n’est pas la justice
Pour mettre en prison ceux qui ont causé tant de dégâts à ce pays, on nous oppose des explications juridiques complexes, des lenteurs procédurales et des prétextes techniques.
La Haute Cour de Justice, pourtant conçue pour juger les plus hauts responsables, est aujourd’hui absente, presque effacée de la mémoire collective.
Votre programme porté par l’espoir populaire, qui promettait une rupture réelle, une justice égale pour tous et une reddition des comptes sans distinction est devenu un mythe
Or, force est de constater que ce programme n’est pas appliqué en matière de justice :
•La reddition des comptes reste sélective.
•Les responsabilités politiques et institutionnelles ne sont pas clairement établies.
•Les engagements pris devant le peuple tardent à se traduire en actes concrets.
Ne nous parlez pas uniquement de bilan économique :
c’est la moindre des choses.
Ce mandat devait être avant tout celui de la justice.
La naïveté politique est un danger
Franchement, pensez-vous vraiment qu’en menaçant des opposants milliardaires foncièrement mauvais, égoïstes et sanguinaires ils resteront les bras croisés ?
Ils useront de tous les moyens possibles pour vous mettre des bâtons dans les roues, tant qu’ils respireront l’air de la liberté.
Nous ne sommes pas au pays des Bisounours.
Ce pays, nous l’aimons et il n’est pas trop tard pour mieux faire
Amoul bayi
‼️Chronique d’un système mis à nu
Depuis la finale Maroc–Sénégal, une indignation sélective s’est installée autour du comportement de Pape Thiaw. Pourtant, lorsqu’on replace les événements dans leur contexte et leur chronologie, une autre lecture s’impose.
Au centre de cette affaire apparaît Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football et vice-président de la CAF.
Pour lui, la défaite du Maroc face au Sénégal, vécue devant les plus hautes autorités et tout un pays, a dépassé le simple cadre sportif. Elle a été ressentie comme une humiliation personnelle.
Or, à ce stade, aucun fait établi ne permet d’affirmer que Pape Thiaw ait insulté ou agressé un arbitre. Sa réaction – la menace de quitter l’aire de jeu pour protester contre un arbitrage jugé scandaleux – s’est déroulée sans violence verbale ni physique. Un geste fort, certes maladroit, mais sans précédent disciplinaire comparable à certains épisodes passés au sommet du football africain.
2019 : un premier signal ignoré
En 2019, à l’issue de la finale de la Coupe de la CAF entre Zamalek et la RS Berkane, plusieurs témoins et un rapport officiel affirment que Fouzi Lekjaa aurait porté un coup de tête à l’arbitre international éthiopien Bamelak Tesema. Une plainte est déposée par la Fédération éthiopienne. L’affaire sera finalement classée sans suite par la CAF, alors même que Lekjaa siégeait comme 3ᵉ vice-président de l’instance.
Juillet 2025 : la finale de la CAN féminine
Lors de la finale de la CAN féminine perdue par le Maroc face au Nigeria, une scène filmée fait le tour des réseaux sociaux. On y voit Lekjaa s’en prendre verbalement au trio arbitral féminin namibien, après l’annulation d’un penalty marocain par la VAR.
Dans la foulée, des accusations de partialité sont lancées contre la CAF et des menaces auraient été proférées à l’encontre des arbitres. Quelques semaines plus tard, le directeur des arbitres de la CAF, Désiré Noumandiez Doué, est remplacé par Bakary Papa Gassama. Les dossiers étaient connus de Gianni Infantino et de Patrick Motsepe.
Novembre 2025 : Coupe du Monde U17
Après l’élimination du Maroc face au Brésil, Fouzi Lekjaa critique violemment l’arbitrage. Là encore, aucune sanction disciplinaire n’est annoncée.
Fin 2025 : tensions au sein de la CAF
Plus récemment, selon des informations relayées par Romain Molina, Lekjaa aurait insulté et menacé le président de la Fédération nigériane, Ibrahima Gusau, lors d’une réunion du Comité exécutif de la CAF. Le motif : avoir dénoncé l’arbitrage d’un match Maroc–Nigeria.
Dans le même climat, la lourde suspension infligée à Samuel Eto’o (quatre matchs et 20 000 dollars d’amende pour un geste de colère en tribune) est perçue par certains observateurs comme le symptôme d’un système disciplinaire à géométrie variable, où l’influence pèse parfois plus que les faits.
Une indignation à deux vitesses
C’est à la lumière de cette chronologie que la sévérité envisagée contre Pape Thiaw interroge. Comment expliquer qu’un entraîneur n’ayant ni insulté ni agressé un arbitre se retrouve aujourd’hui sous la menace de sanctions exemplaires, quand des comportements bien plus graves sont restés impunis par le passé ?
La réaction provoquée par la finale Maroc–Sénégal semble avoir mis le doigt sur une réalité plus profonde : celle d’un système opaque, habitué à l’impunité, soudain exposé sous les projecteurs internationaux. En révélant cette fracture, Pape Thiaw a peut-être, sans le vouloir, déclenché une riposte.
Reste désormais à observer la réponse des nouveaux dirigeants du football sénégalais. Car au-delà d’un homme, c’est la crédibilité, l’équité et la transparence du football africain qui sont en jeu.
Momar Assane