La profession d’enseignant à Djibouti est un métier ingrat. Laissez-moi vous expliquer, calmement, sans amertume… juste avec le cœur lourd de quelqu’un qui sait.
Dès la première année, tu tombes amoureux. Vraiment. Tu aimes entrer dans cette salle de classe surchauffée, où 50 élèves (parfois plus) sont entassés sur des bancs brinquebalants. Tu aimes leurs regards curieux, leurs rires qui explosent quand tu fais une blague, leurs « Monsieur/Madame » impatients quand ils lèvent la main. Tu aimes voir cette petite fille au fond qui, pour la première fois, comprend la division longue. Tu aimes quand ce garçon timide lit enfin une phrase entière sans buter.
Tu aimes préparer tes leçons le soir, corriger les copies sous la lampe, et oui… tu aimes aussi recevoir ce salaire à la fin du mois lol.
Mais plus les années passent, plus ce métier te ronge de l’intérieur, doucement, sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Tu te bats contre des classes de 50, 60 élèves parfois. Tu répètes la même explication dix fois, tu cries pour couvrir le bruit, tu finis la journée avec la voix cassée et la tête qui bourdonne. Tu vois des chefs incompétents placés là par piston, qui te donnent des ordres absurdes, qui te refusent un congé maladie ou qui nomment quelqu’un de moins méritant à un poste que tu aurais dû avoir. Tu vois des programmes inadaptés, des manuels qui arrivent en retard ou pas du tout, des salles sans ventilateur quand il fait 40°C, des tableaux fissurés, des craies qui s’effritent dans tes doigts.
Et pourtant, tu restes. Tu restes parce que ces 50 visages te regardent comme si tu étais leur seule chance. Tu restes parce que quand une mère vient te voir en larmes pour te remercier que son fils ait enfin son brevet, tu te rappelles pourquoi tu as choisi ce chemin.
Mais on n’en parle jamais assez : ce métier peut te faire perdre la tête. Le burnout guette à chaque coin d’année scolaire. L’épuisement qui s’installe, la colère rentrée, les nuits où tu te demandes si tu vas tenir encore une année. Le sentiment d’être invisible : ni assez payé, ni assez respecté, ni assez soutenu. Et malgré tout… malgré tout ça, vous continuez.
Vous, les enseignants de Djibouti, vous portez ce pays sur vos épaules fatiguées.
Vous semez dans un sol aride, avec peu d’eau et beaucoup de vent contraire, et pourtant, chaque année, des fleurs poussent.
Des médecins, des ingénieurs, des poètes, des mères et pères responsables sortent de vos classes surchargées.
Alors ce soir, je veux juste dire merci.
Pas un merci de circonstance.
Un merci profond, venu du fond du cœur, pour ceux qui tiennent encore debout dans ce métier si dur et si beau.
Vous n’êtes pas des héros de film. Vous êtes des héros du quotidien, silencieux, usés, mais toujours là.
Respect infini à vous.
#Djibouti J’ai vu la vidéo du jeune livreur de Kikidrop. Comment peut-on maltraiter ceux qui essaient simplement de gagner honnêtement leur vie ? Laissez les pauvres travailler ! Ils ne demandent rien à personne, juste l’opportunité de vivre dignement.
@Ilyasdawaleh Monsieur le Ministre, nous vous interpellons avec respect concernant le fort taux de chômage chez les jeunes. Avec l’ouverture du nouvel hôpital, nous espérons que des opportunités d’emploi seront accessibles à la jeunesse djiboutienne.
Quelles sont les solutions que tu proposes ? Dernièrement, ta "cassette" est bloquée sur le département de la santé. Il serait peut-être plus constructif d’élargir le regard sur l’ensemble des problèmes du pays, au lieu de toujours cibler le ministre de la santé et son ministre😂
Il y a une épidémie de diarrhée aiguë depuis les dernières pluies. La population souffre de la prolifération des mouches. Cette diarrhée est accompagnée de spasmes et de crampes à l'estomac. En cette période de début de l'année scolaire, il y aura beaucoup de dégâts au niveau des écoles ; deux de mes enfants sont déjà touchés. La conjonctivite va également suivre. Il y a aussi une épidémie de fièvre dengue. Que fait le département concerné ? Est-il au courant de cette épidémie ? Les pharmacies sont pleines, ainsi que les centres de santé ; on craint une rupture des sachets d'Adril pour lutter contre la déshydratation causée par les diarrhées aiguës. Que dit le ministère de la Santé sur ce sujet ?
#follower
L’histoire de #Djibouti est déjà écrite,gravée dans les faits,pas dans les récits déformés.Sur les réseaux certains se l’approprient.L’histoire d’un pays ne se réécrit pas au gré des lives.#Djibouti porte en elle l’empreinte profonde de ceux qui l’ont façonnée,défendue et vécue.
#Djibouti Après une pluie pourtant bénigne,la ville s'arrête.Un jour "férié" non décrété par l'État, mais provoqué par l’absence totale d’assainissement.Les rues se transforment en rivières,les travailleurs restent bloqués.Pas de circulation pas de service.
#assainissement
#Djbouti moins de 10 jrs avant la rentrée scolaire.Sur le tableau,la dernière date écrite avant les vacances est encore visible,figée comme un souvenir.Elle ns rappelle que le temps a filé, discrètement,sans prévenir.Les vacances ont passé en un souffle,et déjà l’école se prépare
@HanyuPosis C’est vrai que l’enseignant façonne des esprits, mais il n’est pas le seul acteur. Il travaille souvent avec peu de moyens, dans un système qui lui impose des limites. Ce que l’on voit aujourd’hui est aussi le résultat de décisions politiques, sociales, familiales.
À Djib, le métier d’enseignant est devenu presque invisible. On les reconnaît de loin : mal habillés, fatigués, démoralisés, oubliés. Pendant que d’autres professions brillent sans réelle contribution, eux portent le poids de l’avenir sans reconnaissance ni soutien.
Déchirant!
#Djibouti, seul pays au monde où l’on célèbre la médiocrité comme un mérite. Ici, plus tu échoues, plus tu es visible. Plus tu es promu. Pendant que les travailleurs honnêtes, compétents et discrets sont ignorés, ce sont les incompétents, qui reçoivent les médailles.
Ce qui frappe le lève-très-tôt, est le nombre de femmes dans la rue. Elles s'en vont toutes chercher le pain du jour pour la famille. Vers les marchés, vers les bureaux (nettoyage), elles affrontent la nuit noire en véritables guerrières.
Hommage à elles
À Djibouti, des hyper-diplômés occupent des postes subalternes pendant que leurs supérieurs, souvent incompétents, leur font la leçon sur la “djiboutionneté” et la méritocratie.
Ceux qui ont gravi les échelons grâce à l’ascenseur tribal, évitez de venir donner des leçons ici.