Je vois des gens ici saliver d’envie face à “l’alternance démocratique” au Sénégal, et qui se lamentent dans le genre “qu’est-ce qu’on a fait à Dieu pour mériter tous ces mêmes vieux depuis X années”.
Je voudrais rappeler que le peuple sénégalais s’est levé courageusement il y a douze ans pour imposer l’alternance, quand Abdoulaye Wade a tenté de faire un 3e mandat.
Tous ses espoirs ont été déçus par la dérive meurtrière prise par le régime de Macky Sall, mais il n’est pas resté assis sur ses talons à pleurnicher sur son sort.
Les Sénégalais se sont à nouveau levés, ont risqué leur vie, et plus d’une trentaine d’entre eux ont même perdu leurs vies, plusieurs centaines en portent les séquelles, plus d’un millier ont été emprisonnés pendant des semaines, des mois et des années, pour contraindre l’alternance.
Ousmane Sonko n’a pas pleurniché après sa défaite en 2019, il a battu campagne chaque jour, dès le lendemain du scrutin, présentant, expliquant, peaufinant, vulgarisant son projet de société partout dans le pays
Il n’a pas attendu d’être à 6 semaines de l’élection pour distribuer des t-shirts ou acheter les votes avec 2000 fcfa et une casquette.
Il n’a pas accusé les autres opposants qui n’ont pas fait une coalition avec lui d’être des traitres ou des tribalistes, mais il a mis au travail ses militants et sympathisants sur le terrain pour convaincre les gens, les pousser à s’inscrire sur les listes électorales et à aller voter.
Il n’a pas braqué les dossiers de candidatures de ses militants pour les empêcher de concourir aux élections locales.
Il n’a pas prôné le boycott de l’élection présidentielle sous prétexte que si lui n’est pas candidat, personne ne doit l’être. Il a désigné quelqu’un d’autre dans son parti pour porter le projet, il a fait campagne pour lui et il l’a fait gagner.
Vous célébrez des torchons et vous enviez les serviettes. Une sagesse bantou dit que de la façon dont tu cries dans la forêt, c’est de la même façon que l’écho te répond.
We need an immediate humanitarian ceasefire.
It’s been 30 days.
Enough is enough.
This must stop now.
@IASCch statement on the situation in Israel and the Occupied Palestinian Territory: https://t.co/60v5RHTVno
Ces femmes sont des héroïnes.
Elles luttent, au péril de leur vie, pour le droit de toutes et de tous.
Persécutées parce qu’engagées.
En des années de lutte, aucune association féministe occidentale ne s’est portée à leur chevet.
Aucun mouvement de solidarité international n'a décidé de les entourer.
Enfermées, torturées, elles sont encore aujourd'hui ignorées.
Leurs revendications sont pourtant universelles. Leur courage, éternel.
Loin d'une quelconque violence, différentialisme, revanche, qu'exigent-elles ?
La souveraineté de leur peuple, préalable et condition de la liberté.
Certaines sont voilées. D'autres se montrent, exposées. Toutes savent.
Qu'à travers elles se joue le sort d'un peuple, et des milliers d’exilés et d’exilées qui, faute d’être protégé(e)s, s’exposeront à la violence, à toutes les violences, pour fuir la misère et leur condition.
Elles le savent. C’est pourquoi elles se sont engagées, à la racine et non à la surface. A la cause et non au symptôme.
Parmi elles, Falla Fleur, mutilée lors des manifestations de mars 2021, détenue suite à celles de juin 2023.
Mutilée, détenue, pour avoir défendu un homme accusé de viol.
Un homme dont, comme tant d'autres, elle savait l'importance pour sa souveraineté, sa dignité.
Un homme dont elle savait qu'il était ciblé, et pour lequel elle n'a pas hésité à sortir s'exposer à la violence d'un Etat déchainé.
Loin des spasmes bourgeois individualistes de nos sociétés, elle a, parmi tant d'autres, recherché et trouvé l’égalité avec ses pairs dans la mise en danger d'une vie qui s'en trouvait glorifiée.
Elles mérite que l'on se plie et que l'on crie dignité.
Désormais, Falla Fleur et ses acolytes ont décidé de s'affamer.
Parce qu'elles sont enfermées. Parce qu'on leur interdit de communiquer.
Parce que l'Etat tout puissant se montre prêt à tout pour les écraser.
Mourir s'il le faut. Pour une idée.
Cela me fait penser à une chose : lorsque la France vit se lever avec les gilets jaunes un mouvement de classe révolutionnaire, les femmes jouèrent un rôle cardinal dans l’organisation des manifestations.
Ce mouvement refusa toute rupture de genre. Toute instrumentalisation de ces questions. Il luttait pour une évolution cardinale et solidaire de la condition de tous.
Pendant ce temps, le gouvernement bourgeois, avec Marlène Schiappa et ses supplétifs financées par le gouvernement à sa tête, jouait au jeu de quilles avec les opposants, instrumentalisant ces questions sans ne rien améliorer ni faire progresser, achetant influenceuses et associations pour faire sa promotion.
De la même façon qu'au Sénégal, Macky Sall fait mine de financer, appuyer, une foultitude d'initiatives, tandis qu'il écrase, torture, pille, le corps de femmes engagées.
Pas une femme prolétaire n’a vu sa condition améliorée par Metoo. Tous le savent.
Pas une femme n'aurait vu au Sénégal sa condition améliorée, si Sonko avait été éliminé.
Nous sommes, comme nous l'avons toujours été, aux cotés de tous les êtres en lutte, et notons et remarquons le silence gêné de ceux qui n’ont que la condition féminine à la bouche lorsqu'il s'agit de stigmatiser, abattre, instrumentaliser.
Nous le notons et le remarquons, ce silence et cette gêne, lorsqu'ils s'agit de se placer aux côtés de femmes, non pour les victimiser, les réduire, les vulnérabiliser, mais rendre hommage à leur force, et, avec respect, les accompagner.
Lorsqu'il ne s'agit pas d'instrumentaliser des décennies de lutte et de pensées pour la condition féminine au profit d'affaires montées de toutes pièces qui, de Mila à Aline Dessine en passant par Assange et nous-mêmes, nous auront montré à quel point de bonnes intentions l'enfer était pavé.
Falla Fleur n'est pas une victime. Elle est une héroïne.
A travers elle se joue le destin des plus fragiles.
Nous avons le devoir de l'accompagner, et dans la mesure du possible, la protéger. Le 26 octobre, elle sera condamnée.
Le 26 octobre, dit la rumeur, la cause de M. Sonko sera également, devant la Cour suprême, appelée.
Jusqu'au bout, un destin, un sort liés.
https://t.co/ph1biQkXH0
Le président du Sénégal réduit l’opposition au silence
Selon l’opposition, dont le leader @SonkoOfficiel est détenu et en grève de la faim, et le principal parti dissous, le pays compterait plus d’un millier de « détenus politiques ».
Par @fpigeaud https://t.co/SK3GJTw15w
Opposition leader Bassirou Diomaye Fall was arbitrarily arrested in April. He, @SonkoOfficiel & almost 2,000 others are still detained in #Senegal for opposing Macky Sall. This is the injustice that drives coups. #FreeSenegal
Quand des journalistes, chefs religieux,etc. te disent que l’Etat est puissant, ils valident et avalisent tout abus de pouvoir d’un président et son clan sur les populations/opposants. Ils considèrent ainsi le bon opposant; celui qui est docile. Ce que Sonko n’a jamais accepté !
Recent hospitalisation and imprisonment of @SonkoOfficiel takes me back to when I first became aware of how much a threat he posed to Senegal's incumbent power base back in 2019 ... here's to a restoration of peace and freedom in Dakar https://t.co/Yrr9CYFXzC
La France ne peut plus continuer à armer un régime qui tue, torture, enferme ses opposants.
En vendant des armes nous sommes complices de ces atrocités. #FreeSenegal
L’action de JUAN BRANCO au Sénégal ne serait rien sans la réflexion qui la nourrit. Des dizaines de milliers de personnes dans le monde emprisonnées par des pouvoirs autoritaires. Pour leurs idées, leur culture, leur religion ou leur couleur de peau. Mettre un peu de lumière sur ces pratiques qui se déroulent dans l’ombre, voilà l’enjeu. Comme le chantait quelqu’un : « C’est déjà ça ».
Very concerned by reports that journalist and HRD Pape Ale Niang @papealeniang has once again been detained in Senegal, and furthermore that his health has taken a turn for the worse following a hunger strike #Senegal @MaeseSenegal
L’activiste environnemental Oudy Diallo est en prison pour avoir réclamé la publication des permis d’exploitation des Chinois sur la
mine de Falémé. #FreeSenegal
🇸🇳 More than 800 political prisoners are currently languishing in Senegalese jails.
Opposition leader, journalist Pape Alé and hundreds of political prisoners have been on hunger strike for 8 days!
@_AfricanUnion@ecowas_cedeao@Europarl_FR where are you?
@washingtonpost@AFP