Arrêtez de fantasmer sur la puce secrète qui fait tout sauter au bout de 24 mois. La réalité industrielle est bien plus froide.
Entre 1950 et 1990, une machine à laver représentait un mois complet de salaire. L'acier était lourd, les moteurs en cuivre massif, les roulements surdimensionnés.
Matière coûteuse, réparation rentable. L'ingénierie de l'époque concevait du démontable. Un pas de vis, un roulement standard changé en atelier local, reparti pour vingt ans.
Puis les usines low-cost ont écrasé les coûts. Le consommateur a tranché : il veut un prix facial immédiat, pas un coût d'usage sur quinze ans.
Prix divisé par trois. Exigence de longévité divisée par quatre.
Pour sortir une machine à 299 € en rayon, l'ingénieur ne programme pas une panne. Il coupe dans la matière.
Fin des cuves inox boulonnées : place au polypropylène thermosoudé. Un roulement à 5 € lâche ? Le bloc laveur est scellé, indémontable. La machine entière est morte.
Cartes électroniques noyées dans la résine, roulements sertis, condensateurs calibrés pour 600 cycles au lieu de 3000.
L'équation du SAV devient grotesque. Déplacement du technicien : 90 €. Pièce scellée : 140 €. Main-d'œuvre : 70 €. Total : 300 €.
Face au modèle neuf garanti deux ans à 279 € juste à côté, le choix est fait en dix secondes.
Ce n'est pas de la malveillance industrielle. C'est l'alignement parfait de la R&D sur la priorité du marché : le jetable pas cher.
L'obsolescence n'est pas programmée dans le silicium. Elle est votée chaque jour en caisse avec votre carte bancaire.
Êtes-vous réellement prêts à payer votre électroménager trois fois plus cher si la loi interdit les cuves thermosoudées demain ?
@shawngorham Yes 100%. Especially people underestimate the cost of renovations that went through the roof. Most people under 50 can't afford to throw $100k to renovate a second home (won't even make it fancy with that price)
@Cartemathien@RafikSmati Relire le post initial avant de commenter. Rafik Smati parle de l'empilement administratif et de la bureaucratie. Qui font partie des dépenses de fonctionnement. Je maintiens mes propos. L'efficacité dans le privé est sans comparaison avec le public.
@Cartemathien@RafikSmati Dans le privé les dépenses de fonctionnement ont massivement baissé grâce à la technologie. Me graph montre bien que ce n'est pas le cas du public