@mrvicfer "Si j'étais citoyen et que ça m'arrivait, j'aurais sans doute la même réaction." Ça ne choque personne? Ne sommes-nous pas tous libres et égaux en droits? Les gouvernants sont des citoyens comme les autres, simplement investis d'une responsabilité temporaire...
Darmanin VS Père de Famille en colère : l'analyse rhétorique
Un père de famille prend la parole face à Darmanin.
Il dit : "Demain, ça arrive à ma fille, je le traque et je vous traque tous."
Voici comment Darmanin réagit.
D'abord, il absorbe : "Vous avez raison." Pas de résistance frontale. La colère ne trouve rien contre quoi se cristalliser.
Ensuite, il humanise : "J'ai deux gamins de 3 et 5 ans. Mes enfants vivent aussi sous protection." Il se place sur le même registre émotionnel que le père. Le message implicite : je ne suis pas l'ennemi.
Puis il franchit l'étape décisive. "Si j'étais citoyen et que ça m'arrivait, j'aurais sans doute la même réaction." Il se désolidarise symboliquement de l'institution qu'il représente. Il se met du côté du père.
Une fois ce travail fait, les chiffres arrivent. 4000 places de prison. 1500 magistrats recrutés. 15000 policiers. Le bilan défile. Et cette fois, il "rentre" parce que la méfiance a été partiellement désarm��e.
Conclusion : regardez ce que j'ai accompli dans un contexte difficile. La perspective critique est fermée.
À la fin d'une telle séquence, la majorité du corps électoral se dit : "Le père, il est sincère, mais il est un peu emporté. Heureusement qu'il y a des gens qui gardent la tête froide aux commandes."
La "tête froide" de Darmanin, c'est de la maîtrise rhétorique au service du statu quo. Le père était légitime mais il manquait d'outils pour nommer les manœuvres en temps réel.
C'est ça, la dialectique politique. Ce n'est pas un débat d'idées. C'est une série de techniques pour drainer la colère du peuple sans jamais changer ce qui la produit.
À mesure qu'on approche de la présidentielle, ces séquences vont se multiplier. Des politiques très entraînés face à des citoyens légitimement en colère. Et systématiquement, sauf si vous savez repérer les patterns, ils s'en sortiront.
🇫🇷🇺🇸𝗖𝗢𝗣𝗜𝗡𝗔𝗚𝗘 𝗗𝗘 "𝗬𝗢𝗨𝗡𝗚 𝗟𝗘𝗔𝗗𝗘𝗥𝗦"
𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗧𝗢𝗨𝗥 𝗗𝗘 𝗡𝗞𝗠,𝗠𝗔𝗨𝗩𝗔𝗜𝗦 𝗣𝗥𝗘́𝗦𝗔𝗚𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗣𝗛𝗜𝗟𝗜𝗣𝗣𝗘 ?
La soudaine résurrection médiatique de Nathalie Kosciuszko-Morizet, dont on n'avait plus entendu parler depuis 8 ans, mérite quelques explications. D'autant que les médias mainstream s'ouvrent à elle comme par enchantement, pour qu'elle annonce son soutien à Édouard Philippe pour 2027.
Née dans un milieu extrêmement favorisé où l'on ne compte plus les PDG, directeur de banque, ambassadeur, parlementaire, maire, etc., Nathalie Kosciuszko-Morizet est devenue la coqueluche des médias après son entrée en politique par copinage auprès de Chirac.
Sa promotion a bondi après sa sélection comme Young Leader de la French-American Foundation (FAF) en 2005, puis son ralliement à Sarkozy lui ouvrant la voie du gouvernement. Elle en a profité pour se faire appeler "NKM", par mimétisme avec VGE, DSK etc.
En entrant à la FAF, NKM a intégré la confrérie, choyée par la CIA, où l'on trouve cette liste non exhaustive de responsables politiques, prétendus "de droite" ou "de gauche", qui font mine de se combattre en public mais s'entendent comme larrons en foire hors caméras :
▪️Jean-Noël Barrot (2020)
▪️Amélie de Montchalin (2018)
▪️Emmanuel Macron (2012)
▪️Fleur Pellerin (2012)
▪️Édouard Philippe (2011)
▪️Amélie Oudea-Castera (2008),
qui se fait appeler AOC
▪️Pierre Kosciuszko-Morizet (2008),
le propre frère de NKM qui se fait appeler PKM
▪️Laurent Wauquiez (2006)
▪️Najat Vallaud-Belkacem (2006)
▪️Nathalie Kosciuszko-Morizet (2005), qui se fait appeler NKM
▪️Matthieu Pigasse (2005)
▪️Valérie Pécresse (2002)
▪️Nicolas Dupont-Aignan (2001),
qui se fait appeler NDA
▪️Arnaud Montebourg (2000)
▪️François Hollande (1996)
▪️Pierre Moscovici (1996)
▪️Alain Juppé (1981)
▪️Alain Minc (1981)
▪️Etc.
[https://t.co/UgidfwBSVa]
Ainsi :
- NKM est de la même promotion 2005 (6 à 7 personnes par an) que le banquier milliardaire "de gauche" Matthieu Pigasse (qui affirme vouloir se présenter en 2027)
- son frère PKM est de la même promotion que l'ex ministre des sports AOC, nièce de Patrice et Alain Duhamel et de Nathalie Saint-Cricq, et cousine de Benjamin Duhamel. Lequel l'a justement invitée sur France Inter ce 2 juin 2026...
- 6 promotions seulement la séparent d'Édouard Philippe (2011).
Dès lors, son ralliement soudain à Philippe s'explique naturellement par la même appartenance à un tout petit cénacle du monde des affaires, des médias et de la politique.
Mais pourquoi maintenant ?
Parce que NKM tente de relancer sa carrière qui n'a été, malgré toutes les bonnes fées penchées sur elle depuis son berceau, qu'une longue suite d'échecs.
ÉCHEC EN 2012 : elle est porte-parole de Sarkozy pour la présidentielle, qu'il perd face à Hollande
ÉCHEC EN 2014 : candidate de la droite à la Mairie de Paris pour les municipales de 2014, elle perd face à Hidalgo
ÉCHEC EN 2016 : candidate à la primaire droite et centre pour la présidentielle, elle perd en n'arrivant que 4e avec 2,6% des voix face à Fillon
ÉCHEC EN 2017 : elle échoue à être élue députée dans la 2e circ. de Paris
ÉCHEC EN 2018 : lassée de son mandat de conseillère de Paris d'opposition, elle en démissionne 2018 et annonce qu'elle quitte «définitivement» la politique pour rejoindre la société informatique Cap Gemini aux 🇺🇸
ÉCHEC DEPUIS 8 ANS : son installation à New-York l'a fait disparaître des médias et la rumeur veut qu'elle ait été mise dans un placard.
--
CONCLUSION
--
Cette longue succession d'échecs n'est pas de bon augure pour Philippe.
Mais ce n'est pas le sujet. Car le calcul de NKM est limpide.
En soutenant Philippe maintenant, elle se réserve une place au gouvernement en 2027 si Philippe est élu. Ce qui lui permettra de quitter le privé où elle végète.
Et si Philippe est battu,elle reste à New-York.
Bref,elle a tout à gagner et rien à perdre.
Pour ce qui est de la France,c'est une autre histoire. Mais cela semble le cadet de ses soucis.
-
par contre, si vous avez la chance de suivre le PSG depuis l'ère QSI vous êtes entrés dans une époque absolument dingue mais ayez une pensée pour tous ceux qui ont souffert des années avant ça, ceux qui ont vu Pauleta porter l'attaque à bout de bras, Ronaldinho s'envoler trop tôt vers barcelone, Okocha dribbler dans un stade à moitié vide et qui rentraient chaque dimanche le cœur lourd en y croyant quand même
le vrai amour du club il est précisément là pour moi et pas dans les trophées que vous voyez tous maintenant mais dans les années de vache maigre où avec mes frères parisiens on aimait ce maillot sans rien recevoir en retour
ceux qui comme moi ont connu le PSG de la régie cahuzac des barrages pour le maintien des soirées de pluie à perdre contre guéugnon savent ce que vaut vraiment ce qu'on vit aujourd'hui
on ne savoure pleinement la lumière que lorsqu'on a vraiment connu le noir
CHAMPION MON FRÈRE
ALLEZ PARIS
⭐️⭐️
@BetterCallMedhi C'est tellement vrai ce que tu dis ! J'ai repensé à toutes ces années de vaches maigres depuis que je supporte ce club (97), et des moqueries d'être supporter parisien. Ma vision du foot n'est plus la même aujourd'hui, mais l'amour de ce maillot intact. Champion mes frères d'arme
That water clarity is an engineering decision, and the math behind it is wilder than the video.
Roman aqueducts ran on gravity alone. No pumps, no pressure systems. Engineers carved channels with a gradient so shallow it borders on absurd. The Pont du Gard in southern France drops 2.5 centimeters over 275 meters. That's roughly the thickness of a coin over the length of three football fields. They surveyed that accuracy with plumb lines and wooden leveling instruments.
The clarity you're seeing is a direct product of flow velocity. Too steep and the water erodes the channel walls, picks up sediment, turns brown. Too flat and it stagnates. Roman engineers targeted a slope of about 20 centimeters per kilometer, which kept the water moving fast enough to stay fresh but slow enough to stay clear. Before the water reached the city, it passed through multi-chamber settling tanks where velocity dropped near zero. Suspended particles sank. Clean water flowed out the top into the next chamber. Repeat three or four times.
Pliny specified the minimum slope in writing. Vitruvius published the exact mortar ratio for hydraulic cement: one part lime to two parts volcanic ash for underwater work. The pozzolana from Pozzuoli reacted with water to form a calcium-aluminum-silicate compound that actually gets stronger the longer it sits submerged. Modern concrete degrades in water. Roman concrete bonds with it.
Scale the whole system and it gets harder to process. Eleven aqueducts fed Rome at its peak. Combined output: roughly 1 million cubic meters of water per day. That works out to about 250 gallons per person for a city of one million. Modern New York delivers about 125 gallons per person per day. Ancient Rome had access to double the per capita water supply of the largest city in the United States, running entirely on slope and stone.
The Trevi Fountain in Rome is still fed by one of them. Two thousand years, same source, same gravity, same water.
Japanese neuroscientists spent years working out how to put a crying baby to sleep. They wired 21 babies to heart monitors, tested different ways of being held, and landed on a 13-minute routine. The grandma in this video has been doing it for three generations.
Three labs working independently arrived at the same answer from different angles. The first piece came from a pediatrician named Harvey Karp who published it in 2002 after years of studying how parents around the world calm their babies. Babies are born with a built-in calming switch in their brain. The switch flips on whenever something mimics the womb: warmth, snug pressure, gentle movement, a steady whooshing sound. Once it flips, fussing stops and sleep takes over. Karp called it the calming reflex. Every parent has set it off dozens of times without knowing it has a name.
The second piece comes from a sleep lab in Geneva. In 2019, researchers there put adults on a bed that rocked gently, about one sway every four seconds, and watched their brains all night. People fell asleep faster. They also dropped into deeper sleep, the kind where the brain locks in memories from the day. The part of your inner ear that senses motion is wired directly into the parts of your brain that handle sleep. Rocking syncs your brain waves.
The third piece is the most direct. A 2022 study put tiny heart monitors on 28 babies at home and watched how their bodies reacted to different kinds of touch. Only four kinds of touch worked: rocking, patting, bouncing, and stroking. Each one triggered the calming response within seconds. Heart rate dropped. The body shifted into rest mode.
The 13 minutes came from a team at RIKEN, one of Japan's biggest research institutes. They tracked how different ways of holding babies affected their heart rates and figured out the exact recipe. Walk around with the baby in your arms for five minutes. Then sit, still holding them, for another five to eight minutes. Only then put them down. The wait was the surprise finding. Put the baby down too early and they wake up. Give them eight full minutes of held sleep first, and they stay asleep.
All of this lived inside grandmothers' arms for thousands of years before anyone hooked a baby up to a sensor. Passed quietly from mother to daughter to granddaughter. The neuroscience just caught up.
What you're watching is roughly the same protocol a Japanese lab might publish in 2026. Grandma already knew. The citations are optional.
je suis tombé sur cette une étude passionnante menée par 5 chercheurs américains et canadiens qui démontre causalement ce que beaucoup soupçonnaient
pour vulgariser 467 adultes ont visiblement bloqué l’internet mobile sur leur smartphone pendant 2 semaines tout en conservant les appels et SMS et leurs résultats sur 3 dimensions clés ont explosé à la hausse: attention soutenue, meilleure santé mentale et un certain bien être ressenti
pour info 91% des participants ont ressenti un bénéfice clair et le gain d’attention équivalait à inverser 10 années de déclin cognitif naturel selon cette étude
cependant pour moi le détail neuroscientifique le plus fascinant c’est que les effets ont persisté même après la réintroduction dl’internet, ce qui signifie que le cerveau a recalibré structurellement son fonctionnement en seulement 14 jours, c’est juste incroyable!!
je pense que c’est probablement la plus belle preuve expérimentale dont on dispose aujourd’hui que la santé cognitive est réversible à court terme par un simple acte de discipline attentionnelle & le coût de l’intervention est strictement nul (c’est un remède GRATUIT)
donc pour les gens ont période de dépression (accentuée ou initiée par les réseaux sociaux) essayez de couper internet de votre téléphone pendant 14 pour améliorer votre santé mentale car ça serait probablement la meilleure négociation que vous pourriez faire avec votre cerveau cette année
😍🥺 Lo que se vive en Nürburgring es difícil de explicar.
🤩 Las imágenes de la afición en el Nordschleife son para verlas una y otra vez, sin parar...
#24hNBR
Parce que les budgets partent à vau-l'eau, nous devrions acter cela comme la norme et en conséquence, considérer son programme (et celui de tout autre) comme "moderne et à-propos" ? ... Quelle pitié, quelle décadence !
Parce que les budgets partent à vau-l'eau, nous devrions acter cela comme la norme et en conséquence, considérer son programme (et celui de tout autre) comme "moderne et à-propos" ? ... Quelle pitié, quelle décadence !
Un "économiste" qui trouve le programme de Mélenchon pertinent, c'est comme un médecin qui prescrirait du mercure pour soigner la grippe. À un moment, il faut se poser des questions sur le diplôme.
Le chiffrage indépendant (IFRAP) du "programme sérieux" :
PIB : -1,3 point
Inflation : +7,9 points
Dette publique : 113% du PIB
250 Md€ de dépenses en plus par an
167 Md€ rien qu'en intérêts de la dette
Le "sérieux", visiblement, c'est de promettre l'argent des autres jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Le mécanisme est connu : SMIC à 1600€ + retraite à 60 ans + 1 million de fonctionnaires en plus + blocage des prix + "désobéissance européenne". Soit, dans l'ordre : explosion du coût du travail, destruction de l'emploi privé, fuite des capitaux, inflation, contrôle des changes, pénurie.
Le Venezuela a appliqué la même recette point par point. Le pays produit aujourd'hui moins de pétrole qu'en 1940. Les médecins fuient à pied. Les Vénézuéliens ont perdu en moyenne 11 kg pendant la "Révolution bolivarienne". Littéralement : ils ont mangé des cailloux.
Et après vient la phase qu'on oublie toujours de mentionner pendant la campagne.
Quand l'économie planifiée échoue (elle échoue toujours), il faut un coupable.
Ce ne peut pas être la doctrine.
Donc ce sont les "saboteurs", les "ennemis du peuple", les "spéculateurs", les "traîtres".
URSS 1928 : dékoulakisation, 6 millions de morts.
Chine 1958 : Grand Bond en avant, 30 millions de morts. Cambodge 1975 : année zéro, 1,7 million de morts. Venezuela 2017 : 7 millions d'exilés, opposants emprisonnés.
Cinq fois la même séquence en un siècle. Toujours commencée par des "économistes sérieux" qui trouvaient le programme "social et juste".
Mélenchon se trompe de siècle.
La partition de Staline a déjà été jouée, et rejouée, et re-rejouée. Le 21e siècle n'a pas besoin de son petit père des peuples.
Il a besoin de builders, pas de planificateurs frustrés qui rêvent encore de Soviet Suprême derrière une carte de France.
Le seul programme qui marche, c'est celui qui fait confiance aux individus pour créer de la valeur.
Tout le reste, on l'a déjà essayé. Ça finit en file d'attente devant un magasin vide.
Biarritz a taxé à 60% les résidences secondaires.
Résultat : -1 million d'euros de recettes.
La mairie parle de "fraude massive".
Non. C'est de l'économie de niveau CE2. Déroulons.
Principe premier : un être humain agit pour améliorer sa situation. Quand vous augmentez le coût d'un comportement, il y a moins de ce comportement. Ce n'est pas une opinion. C'est une tautologie.
Donc quand vous taxez à 60% le fait de déclarer une résidence en secondaire, vous obtenez mécaniquement moins de résidences déclarées comme secondaires. Le fisc vient de découvrir, en 2026, l'existence de la courbe de Laffer. Félicitations.
La mairie appelle ça "inverser sa déclaration pour échapper à la taxe". Le vocabulaire est intéressant. "Échapper" suppose que l'argent appartenait déjà à la commune. Avant même qu'elle l'ait perçu. Avant même que le contribuable ait agi. La taxe n'est pas un prélèvement, c'est une dette pré-existante que le citoyen aurait l'indécence de ne pas honorer.
Ce glissement sémantique est tout le logiciel. L'État ne prend pas votre argent. Il récupère le sien que vous déteniez à tort.
Deuxième observation : la mairie est "surprise". Elle a voté une taxe punitive en pensant que les gens allaient docilement payer. Elle n'a pas modélisé la réaction. Elle n'a pas anticipé l'élasticité. Elle a appliqué la méthode de planification soviétique : décréter un résultat et attendre qu'il se produise.
Le planificateur ne voit jamais les humains. Il voit des unités fiscales. Des chiffres dans un tableur. Quand les chiffres bougent, ce n'est pas que le modèle est faux, c'est que les unités se comportent mal.
Troisième observation, et c'est là que ça devient drôle : la mairie "dénonce une fraude" tout en "reconnaissant la difficulté à prouver l'occupation réelle".
Traduction : nous accusons les gens d'un crime que nous sommes incapables de définir, encore moins de constater. Mais ils sont coupables. Parce que les recettes n'ont pas augmenté comme prévu dans notre tableur.
C'est le moment Brejnev. Le plan n'a pas marché. Donc le peuple a saboté le plan.
Quatrième niveau. Pourquoi les gens "fraudent" ? Parce qu'ils possèdent un bien immobilier qu'ils ont acheté, légalement, avec de l'argent déjà taxé, et qu'on leur explique maintenant que le simple fait de le posséder leur coûtera 60% de plus. Ils ajustent. Ils déménagent administrativement. Ils font ce que n'importe quel agent rationnel ferait face à une ponction confiscatoire.
Le mot "fraude" suppose qu'il existe un usage légitime de leur propriété, défini par la mairie, auquel ils dérogent. Or la propriété, par définition, c'est précisément le droit d'en disposer librement. Si la mairie décide à votre place de l'usage de votre bien sous peine fiscale, vous n'êtes plus propriétaire. Vous êtes locataire de la commune.
Cinquième point. Le bilan comptable est exquis. Recettes espérées : positives. Recettes réelles : -1 million d'euros. Coût administratif des "contrôles renforcés avec le fisc" annoncés : non chiffré, mais croissant. Coût pour l'attractivité de Biarritz : non chiffré. Message envoyé aux propriétaires qui hésitaient encore à investir : limpide.
La commune a réussi l'exploit de perdre de l'argent en augmentant un impôt, de détériorer son image, et de criminaliser ses propres administrés. Triple performance.
Sixième point, le fond. Cette histoire n'est pas une anomalie. C'est le fonctionnement normal d'un système qui croit que la richesse est un stock à redistribuer plutôt qu'un flux à produire. Quand vous croyez ça, taxer plus paraît toujours rationnel. Les gens ne sont que des contenants. Vous appuyez sur le contenant, l'argent sort. Sauf que les contenants ont des jambes. Et un cerveau. Et un comptable.
Mises l'a écrit il y a un siècle : tout interventionnisme appelle un interventionnisme supplémentaire pour corriger les effets du précédent. La surtaxe n'a pas marché ? Renforçons les contrôles. Les contrôles ne marcheront pas ? Créons un registre. Le registre sera contourné ? Imposons une déclaration trimestrielle. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne à taxer parce que tout le monde est parti à Saint-Sébastien.
Dernier point. Le plus important. Cette histoire est instructive parce qu'elle est petite. Une ville, un million d'euros, une taxe locale. À cette échelle, l'absurdité est lisible. À l'échelle d'un pays, elle devient invisible. Mais c'est exactement le même mécanisme.
À chaque fois qu'on entend "il faut taxer X pour financer Y", il faut entendre : "nous allons décréter que les gens se comporteront comme dans notre modèle, et nous serons stupéfaits quand ils ne le feront pas".
Biarritz vient de produire la démonstration en miniature. Encadrez-la. Elle resservira.
Piketty utilise l'analogie de la taxe foncière pour vendre la taxe Zucman. "Vous payez déjà 1% par an sur votre maison, donc 2% sur le patrimoine c'est normal."
Sauf que c'est un sophisme grossier que n'importe quel étudiant de L2 d'éco devrait pouvoir démonter.
La taxe foncière n'est pas un impôt sur le patrimoine. C'est une redevance de services locaux. Voirie, école, pompiers, ordures. Ta maison consomme physiquement ces services. Une action Hermès non.
La taxe foncière compense aussi un loyer fictif non taxé à l'IR. Les actions produisent des dividendes déjà taxés à 30%, après un IS à 25%. Le flux est taxé trois fois avant d'arriver dans la poche.
Donc Piketty compare une redevance de service à un prélèvement sur stock, en ignorant que les flux sous-jacents sont déjà imposés multiple fois.
Ce n'est pas une "extension de principe", c'est un empilement.
Et au passage : ISF supprimé en 1982-2017 = 200 milliards de base partie à l'étranger, rendement net proche de zéro. Suède, Allemagne, Danemark, Autriche, Pays-Bas, Luxembourg, Finlande : tous ont supprimé leur ISF. Pas par idéologie, par constat empirique.
La Norvège a réintroduit en 2022. Plus de 80 milliardaires partis en deux ans.
Mais cette fois ce sera différent, promis juré.
Ce monsieur est le directeur de l’Aide Française au Développement (AFD), un truc qui nous coûte juste + 16 milliards d’€ par an, ce qu’il dit lors d’une conférence d’ambassadeurs africains est stupéfiant en période de faillite de l’Etat !
«A l’AFD, on a doublé de taille depuis 2015, on a crée des milliers d’emplois, nous à l’AFD, on se sent africain en fait, on est africain. L’AFD est née en Afrique, elle n’est pas née en France. C’est de l’argent qu’on a rassemblé comme ça, qu’on a pris (en riant !) dans les banques restées vichistes, c’est l’Afrique qui a financé la libération de la France, un salarié sur 3 de l’AFD n’est pas français ».
Vivement 2027, afuera sur ce délire gauchiste qui crache à la gueule des français.
Bloquer le prix de l'essence à 1,70€. Voilà ce qui se passe par A+B. Démonstration qu'un enfant de 8 ans peut comprendre.
Étape 1. Le prix réel de l'essence est dicté par le coût du baril sur les marchés mondiaux, plus le raffinage, plus le transport, plus les taxes (60% du prix à la pompe en France). Tu ne décides pas du prix du baril à Paris. Il est fixé à Rotterdam, Houston, Singapour, en fonction de l'offre et de la demande mondiales.
Étape 2. Imaginons que le prix réel de l'essence soit à 2€ et tu décrètes 1,70€. Trois choses se passent immédiatement.
Un. Les distributeurs perdent 30 centimes par litre vendu. Personne ne vend à perte longtemps. Soit ils ferment, soit ils réduisent les volumes importés.
Deux. La demande explose parce que c'est artificiellement pas cher. Les gens font le plein plus souvent, stockent, gaspillent.
Trois. Résultat mécanique : pénurie. L'offre baisse, la demande monte. Les stations ferment ou rationnent. File d'attente. Marché noir qui apparaît immédiatement à 3€ le litre dans les bidons sous le manteau.
Étape 3. L'État doit alors choisir. Soit il subventionne la différence (et alors ce n'est pas "bloquer le prix", c'est faire payer à tous les contribuables y compris ceux qui ne roulent pas, le carburant de ceux qui roulent). Soit il nationalise la distribution (et alors on a une Direction nationale du carburant qui décide combien chacun a droit, avec des cartes de rationnement).
Dans les deux cas, le "blocage" n'a pas baissé le coût réel. Il l'a déplacé. De la pompe vers l'impôt, ou de l'impôt vers la file d'attente.
Étape 4. Maintenant les exemples historiques, parce que ce que je viens de décrire n'est pas une théorie, c'est ce qui s'est passé à chaque fois qu'on l'a essayé.
Édit du Maximum, Dioclétien, 301 après J.-C. Pour lutter contre l'inflation, l'empereur fixe par décret le prix maximum de plus de 1000 produits. Peine de mort pour les contrevenants. Résultat : marchés vides, troc généralisé, marché noir massif. Édit abandonné en quelques années. L'inflation a continué.
Loi du Maximum, France révolutionnaire, 1793. La Convention bloque le prix du pain et des denrées. Peine de mort pour les spéculateurs. Résultat : disparition immédiate des produits dans les marchés officiels, explosion du marché noir, famine aggravée. Robespierre tombe en juillet 1794, la loi est abrogée en décembre 1794. Les prix se rééquilibrent.
Nixon Shock, 1971. Le président des États-Unis bloque les prix et les salaires par décret fédéral. Résultat : pénuries massives d'essence en 1973 (l'embargo OPEP arrive sur un marché déjà déstabilisé par les contrôles), files d'attente kilométriques aux stations-service, rationnement par numéro de plaque. Les contrôles sont levés en 1974, l'économie met des années à s'en remettre.
Venezuela, années 2010. Chávez puis Maduro bloquent par décret le prix du lait, du pain, de la farine, du papier toilette. Résultat : rayons vides, files d'attente de 6 heures, marché noir qui représente la moitié de l'économie, exode de 7 millions de Vénézuéliens. Le pays qui avait les plus grandes réserves pétrolières du monde s'est retrouvé à importer du carburant.
Contrôle des loyers à Stockholm. Bloqués depuis les années 70 pour "protéger les locataires". Résultat : aujourd'hui il faut attendre 20 ans en moyenne sur liste d'attente pour obtenir un appartement à loyer contrôlé à Stockholm. Le marché locatif libre n'existe quasiment plus. Les jeunes quittent la ville.
Le schéma est toujours le même. Annonce politique, applaudissements, blocage. Puis pénurie, puis marché noir, puis aggravation du problème initial, puis reculade.
Étape 5. Pourquoi les politiques continuent malgré ça ?
Parce que le bénéfice politique de l'annonce est immédiat et visible. Le coût économique arrive plus tard et est diffus. Quand les pénuries arrivent, le politique accuse les "spéculateurs", les "profiteurs", les méchants pétroliers. Jamais sa propre décision.
C'est pour ça que ce discours est dangereux. Il ne ment pas seulement sur l'économie. Il prépare déjà le bouc émissaire pour quand sa solution échouera.
Le vrai sujet du prix de l'essence en France n'est pas TotalEnergies. C'est que 60% du prix à la pompe est de la taxe. Si Mme Trouvé voulait baisser le prix de l'essence à 1,70€, elle pourrait demander la baisse de la TICPE et de la TVA demain matin. Ça marcherait immédiatement, sans pénurie, sans marché noir, sans nationalisation.
Mais ce n'est pas ce qu'elle propose. Parce que le but n'est pas de baisser le prix. Le but est de désigner un coupable.
Mon coco, c'est touchant de voir quelqu'un rire de ce qu'il ne comprend pas. C'est même presque attendrissant. Mais comme la réalité a cette fâcheuse manie d'exister indépendamment de ton fou rire, on va quand même la regarder ensemble.
Voici la courbe. Une seule. Celle qui devrait clore le débat pour toute personne ayant un minimum d'honnêteté intellectuelle.
En 1820, 84% de l'humanité vivait en extrême pauvreté. Pas dans un studio sans clim à Paris. En extrême pauvreté. Famine, mortalité infantile à 40%, espérance de vie de 30 ans, pas d'eau courante, pas d'école, pas de médecine.
Aujourd'hui ? 8,6%. Et ça continue de baisser chaque année.
Cette chute n'est pas tombée du ciel. Elle a un nom. Elle s'appelle le capitalisme, l'industrialisation, la division du travail, le commerce, l'innovation, la propriété privée, l'État de droit. Bref, exactement ce que ta copine Castets veut démanteler.
Quelques exemples concrets pour les esprits qui préfèrent les faits aux slogans.
Chine, 1978. Deng Xiaoping prononce une phrase que Castets ne pourra jamais comprendre : "la pauvreté n'est pas le socialisme." Il décollectivise les terres, ouvre aux marchés, libéralise le commerce. Résultat : 800 millions de personnes sorties de la pauvreté en 40 ans. La plus grande réduction de pauvreté de l'histoire de l'humanité. Pas grâce à un Comité Central. Grâce au marché.
Corée du Sud, 1960. Plus pauvre que le Ghana. PIB par habitant inférieur à celui du Sénégal. Choix du capitalisme, de l'export, de la propriété privée. Aujourd'hui, 12e économie mondiale, Samsung, Hyundai, K-pop. Pendant ce temps, la Corée du Nord, qui a fait l'autre choix, mange de l'écorce.
Vietnam, 1986. Doi Moi, les réformes de marché. Taux de pauvreté à 70%. Aujourd'hui sous les 5%. Même schéma. Même cause. Même résultat.
Inde, 1991. Manmohan Singh libéralise. 270 millions de personnes sorties de la pauvreté en trois décennies.
Pologne, Estonie, République Tchèque post-1989. Choc capitaliste. Convergence accélérée vers les niveaux de vie occidentaux. Pendant ce temps, la Biélorussie et la Russie de Poutine, qui ont gardé leurs réflexes dirigistes, stagnent.
Tu vois le pattern, Jules-Maurice ? À chaque fois qu'un pays embrasse le capitalisme, ses pauvres deviennent moins pauvres. À chaque fois qu'un pays s'en éloigne, ils crèvent. Venezuela, Cuba, Corée du Nord, Zimbabwe de Mugabe. La liste est longue.
Le capitalisme n'est pas parfait. Personne ne le prétend. Mais c'est, factuellement, mathématiquement, historiquement, le seul système qui ait massivement extrait l'humanité de la misère. Tous les autres ont échoué. Tous. Sans exception.
Alors quand Castets déclare que tout le monde devrait être anticapitaliste, elle ne tient pas une position morale. Elle réclame, en toute sincérité je veux bien le croire, que l'on remette 84% de l'humanité dans la merde où elle a passé 99% de son histoire.
C'est ça que tu trouves drôle, mon coco ?
La réalité est dure à accepter quand on a construit son identité politique sur un mensonge. Mais elle est là. Têtue. Documentée. Sourcée. Elle ne s'efface pas en mettant cinq emojis qui rigolent.
Cite-moi un fait précis qui est faux dans ce que je viens d'écrire. Un seul. Avec une source.
Je t'attends.