Bardella face à Darius Rochebin : le récit de Cosette en enfer qui ne tient pas la route, Bardella, nous a livré un récit d’une enfance pauvre et pleine de péripéties, un polar de Simenon, Mais la réalité n’est pas celle qu’il décrit, Je reprend point par point son récit... Cette édito a été réalisé suite au résultat des enquetes et des voisins interrogés par Le Monde, Closer ou Public. Tout commence par une séparation précoce : ses parents se quittent quand il a un an et demi. Il grandit principalement avec sa mère, ATSEM (fonctionnaire territoriale) à Saint-Denis, dans la rue Gabriel-Péri. Il en parle comme d’un « Bronx à la française »... Un décor de film noir où un gamin seul affronte la violence quotidienne. Sauf que ce décor est soigneusement cadré… et très sélectif. D’abord, l’immeuble. Bardella évoque une « HLM » avec halls squattés et ascenseurs en panne. Or, il vivait au 8e étage d’une copropriété privée au sein de la cité, avec gardien, espaces verts, et parking protégé avec portail electrique avec télécommande, le fameux bip a 50 euros, a vie, pas par mois,comme il sous entend...
Les tours HLM classiques étaient plus loin. Les voisins interrogés par Le Monde, Closer ou Public sont formels : dans sa résidence, pas de dealers devant la porte ni de squats permanents dans le hall. Côté finances, le tableau est également plus nuancé... Sa mère, fonctionnaire catégorie C, touchait un salaire stable d’environ 1 700 à 1 800 € net par mois. Le loyer d’un F3 dans cette copropriété privée tournait entre 650 et 700 €. Une fois les charges, les frais fixes payés, il restait environ 800 € (sans compter la pension alimentaire versée par le père, qui reste privé). C’est loin d’être la misère. Pour mémoire, à l’époque (et encore aujourd’hui), de nombreuses mères seules ouvrières ou employées, avec un salaire de 1 300 € et un enfant, se retrouvent à découvert dès le 20 du mois. La mère de Bardella, fonctionnaire avec un salaire régulier et une pension du père (dirigeant de PME), était dans une situation nettement plus confortable que ces familles réellement précaires. Pourtant, il insiste sur les « fins de mois difficiles » et le calepin où sa mère notait tout. Garde alternée également : 4 jours semaine chez sa mère, week-ends et mercredis chez son père dans un quartier résidentiel aisé de Montmorency. C’est ce père plus aisé, patron de PME, qui finance la scolarité dans des établissements privés catholiques, offre une Smart à la fin de l’adolescence, un long séjour à Miami à 18 ans et un appartement à sa majorité.
Venons-en aux grandes scènes dramatiques: Les guetteurs et les « akha » entendus « depuis sa fenêtre ». Au 8e étage, on capte très bien les bruits à 200-300 mètres. C’était le fond sonore de toute la cité, pas une alerte permanente juste en bas de chez lui. Les dealers en bas de l’immeuble : aucun voisin de sa copropriété privée ne se souvient de scènes de ce type dans leur résidence (le monde,closer). Les trafics étaient concentrés dans les citées HLM voisines. L’homme à la seringue agonisant dans le couloir : aucune confirmation de voisin, de pompiers, rare dans un immeuble gardienné. Les coups de feu et taches de sang devant l'allée: aucun témoin ne corrobore cette scène précise. La seule fusillade documentée dans la cité date de novembre 2015, alors que Bardella avait déjà déménagé, depuis et c'etait a 200 metres de chez sa mére. La règle d’or de sa mère (« Ne rentre pas trop tard ») : phrase classique de toutes les mères, rien de spécifique à une cité. L’assaut du 13 novembre 2015 : il dit avoir entendu les explosions de sa chambre, Il n’habitait plus sur place à cette date, juste a 20 kilométres, à Montmorency. Tags et islamisation : description digne des cités nord de Marseille. Moins visible dans sa résidence protégée et sans confirmation de voisin. Enfin, les voisins et un éducateur sont unanimes : « Dans la cité, on ne le connaît pas. » « Il n’avait pas de vie sociale ici. » bizarre, non ? Jordan Bardella n’a pas inventé les difficultés réelles de la Seine-Saint-Denis des années 2000-2010. Mais il ou , on lui a construit, anecdote après anecdote, un récit qui transforme une enfance clivée et relativement protégée (copropriété privée + père aisé + pension + salaire de fonctionnaire) en un roman noir d’enfant du peuple confronté à l’enfer des citées. Ce n’est pas un vrai mensonge. c'est une enfance modifiée, transformé pour attirer la sympatie du peuple C’est un storytelling politique particulièrement efficace qui fait pleurer dans les chaumieres, Cosette version citée 93. Une mise en scène puissante… mais une réalité bien plus nuancée...