Je viens d'entendre le président de la République française violer purement et simplement la Constitution dont il est le garant en affirmant que certains citoyens "ne sont pas légitimes" à exercer leur droit de manifester et que cela leur sera interdit.
Nous y sommes.
Peu importe la réponse à la question.
Voilà comment on travaille à accoutumer la population à des mesures fascistes.
(ce matin, même "question" sur la même radio sur l'interdiction des manifestations)
Depuis samedi, nous vivons dans un régime de plus en plus autoritaire et arbitraire.
Pour avoir ramassé une boîte de lait infantile devant une pharmacie, un homme est menacé de 14 mois de prison ferme par le parquet, soit plus que la peine de Marine Le Pen qui a détourné plus de 4 millions d'euros.
La réponse à l'émotion ne peut pas être une justice expéditive et collective, il faut faire preuve de discernement, respecter l'individualisation et la proportionnalité des peines.
Comment faire désormais un cours d'EMC en respectant les fiches Eduscol sans passer pour un affabulateur devant des lycéens ?
Droit de manifester ?
Devoir de s'engager ?
Justice équitable ?
Institutions démocratiques ?
Sérieusement.
À Paris, les collèges privés sous contrat accueillent 78 % d’élèves très favorisés et 3 % d’élèves défavorisés.
Le privé sous contrat est pourtant financé à environ 75 % par des fonds publics, sans aucune contrepartie sur son recrutement.
Mon amendement, issu d’une proposition de loi que j’ai déposée, modulait ces financements selon l’indice de position sociale. Il a été rejeté par les macronistes, LR et le RN.
Le Figaro, gros titre : « La dérive autoritaire du projet Mélenchon », puis la description de ladite dérive en dessous : « redécoupage administratif, instauration du référendum citoyen, gestion des caisses de Sécurité sociale confiée à des représentants des cotisants ». Donc, que des mesures de démocratisation.
« Le Monde », lui, se contente de m'attribuer un souffleur controversé pour l'idée d'annulation de la dette, qui date pourtant de plus de vingt ans. Informer, c'est désormais inventer l'info pour la conflictualiser.
14 mois de prison ferme requis, avec incarcération immédiate, pour du lait infantile. Il vaut donc mieux être accusé d’avoir volé le Parlement européen que du lait. Mais on vous dira que cette justice n’est pas politique.
https://t.co/ztM5XUSxIS
C’est vraiment du Orwell, avec l’inversion du sens des mots (« la liberté c’est l’esclavage ») : interdire les manifestations c’est protéger les cortèges, mutiler à la grenade c’est protéger les participants.
Toutes les bonnes âmes qui trouvaient que c’était inhumain de mettre Sarkozy qui a pris les millions d’un terroriste pour voler la présidentielle aux Français en prison 20 jours avec un traitement de faveur éhonté trouvent ça normal qu’un procureur requiert 14 mois ferme pour un pauvre qui a ramassé un paquet de lait pour bébé devant une pharmacie.
Il y a quelque chose de pourri au royaume de France.
Une justice qui distribue à la volée à des gamins des peines de prison sans rapport avec les faits reprochés mérite-t-elle le nom de justice ? Gérald Darmanin est l'une des plus grande honte de l'histoire de France.
On rappelle que le vrai pillage, c'est que le pays compte trois millions de millionaires alors qu'un enfant sur cinq ne mange pas trois repas par jour en France.
Donc le parquet a demandé 10 mois de sursis et une inéligibilité de deux ans pour un tweet en soutien à la Palestine, accusé de faire l'apologie du terrorisme.
Rima Hassan va littéralement être révoquée de son mandat de députée européenne pour avoir soutenu la Palestine et pour rien d'autre.
C'était le but depuis le début, On rappelle que le parquet est profondément lié au ministère de l'intérieur.
On rappelle que c'est ce même ministre de l'intérieur qui fait fuiter de fausses infos de drogues de synthèse en GAV de Rima Hassan dans les médias.. et que cette procédure a justement été initiée par un article 40 de ce même ministre.
On rappelle que c'est ce même parquet qui a balancé une note aux policiers pour leur dire de mettre les menottes publiquement à Rima Hassan parce que ça aurait plus d'impact médiatiquement
On rappelle que pour un tweet, ils ont appelé la cellule terroriste, on déploie des moyens colossaux jusqu'à espionner le téléphone, les déplacements et les emails de Rima Hassan, comme si elle allait commettre un attentat..alors que son seul fait d'arme c'est d'avoir soutenu la Palestine.
Des ONG comme Amnesty International ont dénoncé l'usage abusif de la qualification "d'apologie du terrorisme" en France comme un outil d'intimidation visant à réprimer ceux qui dénoncent le génocide à Gaza..Des centaines de condamnations pour apologie du terrorisme depuis octobre 2023.. + de 350...visant des militants, syndicalistes ou simples citoyens pro-palestiniens
Il y a quelques mois ça s'est offusqué qu'on veuille réformer la loi d'apologie du terrorisme qui était floue et permettait de condamner n'importe qui, ça accusait d'être du côté des terroristes, on voit maintenant que cette qualification est utilisée pour bâillonner des opposants politiques, des syndicalistes, etc.
Et ne venez pas me dire que la police, le renseignement antiterroriste n'est pas sous influence quand le ministre de l'intérieur envoie une note le 17 octobre pour demander aux renseignements de dire que les débordements sont la faute de LFI.
Depuis plus de deux ans Rima Hassan subit un harcèlement judiciaire, elle a toujours été déboutée face à ces tarés qui l'accusent d'antisémitisme, mais à force de faire des procédures bâillons d'intimidation, ils n'ont jamais réussi à la faire condamner pour antisémitisme, ils vont réussir à la faire condamner pour apologie du terrorisme en utilisant le flou de la loi la moins démocratique de la 5e République qui permet de faire condamner n'importe qui
48h pour condamner des mineurs qui ont brûlé une poubelle le 17 octobre.
5 ans pour instruire les affaires de viol en moyenne.
Un résumé de Darmanin ministre.
Ces pilleurs là font beaucoup moins parler les chaînes d'information.
Et pourtant avec tout l'argent qu'ils refusent de mettre au service de l'intérêt général on pourrait avoir des services publics en état de fonctionnement.