Dans toutes les guerres modernes, d’énormes moyens de communication sont déployés par les gouvernements pour embrigader les populations.
Dix principes de propagande reviennent systématiquement, selon l'historienne Anne Morelli. Les voici:
Principe n°1 : «Nous ne voulons pas la guerre»
Principe n°2 : «Le camp adverse est seul responsable de la guerre»
Principe n°3 : «L’ennemi a le visage du diable (ou de “l’affreux de service”)»
Principe n°4 : «C'est une cause noble que nous défendons»
Principe n°5 : «L'ennemi commet sciemment des atrocités»
Principe n°6 : «L’ennemi utilise des armes non autorisées»
Principe n°7 : «Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes»
Principe n°8 : «Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause»
Principe n°9 : «Notre cause a un caractère sacré»
Principe n°10 : «Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traitres»
Qu'en pensez-vous?
Explications de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.
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Un ancien collaborateur nazi (un de plus) célébré comme un héros national en Ukraine.
Le 25 mai, en présence de Zelensky et de ses ministres, l'Ukraine a solennellement inhumé Andrii Melnyk - dirigeant nationaliste dont les membres ont participé au massacre de Babi Yar : 34 000 Juifs tués en deux jours en 1941.
Zelensky l'a qualifié de «grand patriote». Premier hôte du Panthéon des héros nationaux qu'il entend créer.
La même semaine, les leaders de la droite française se rendaient à Kiev saluer l'«Ukraine, rempart de la démocratie occidentale».
Le président polonais a demandé le retrait de la distinction accordée à Zelensky. Le premier ministre Tusk, pourtant fervent soutien de Kiev, a qualifié une autre décision récente - baptiser un corps des forces spéciales du nom de l'UPA, armée qui collabora avec les nazis - d'«inquiétante». À Bruxelles, silence.
Lire l'article de Jacques Pilet: https://t.co/ThbdQET1v3
Dans toutes les guerres modernes, d’énormes moyens de communication sont déployés par les gouvernements pour embrigader les populations.
Dix principes de propagande reviennent systématiquement, selon l'historienne Anne Morelli. Les voici:
Principe n°1 : «Nous ne voulons pas la guerre»
Principe n°2 : «Le camp adverse est seul responsable de la guerre»
Principe n°3 : «L’ennemi a le visage du diable (ou de “l’affreux de service”)»
Principe n°4 : «C'est une cause noble que nous défendons»
Principe n°5 : «L'ennemi commet sciemment des atrocités»
Principe n°6 : «L’ennemi utilise des armes non autorisées»
Principe n°7 : «Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes»
Principe n°8 : «Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause»
Principe n°9 : «Notre cause a un caractère sacré»
Principe n°10 : «Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traitres»
Qu'en pensez-vous?
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"Il est important que l'humanité subisse une leçon" par le biais de l'IA, selon le physicien français Philippe Guillemant, dans cet extrait de notre entretien sur Antithèse (à visionner en entier sur notre chaîne Youtube).
Le paradigme sociétal actuel en Occident est "faux": on confond le langage et la pensée ; on pense que la conscience est issue de l'activité cérébrale et que l'IA pourra devenir consciente et faire des choix moraux.
Pour Guillemant, c'est une illusion.
Le matérialisme et le physicalisme sont selon lui la "cause des causes" de l'effondrement actuel des sociétés occidentales.
Et si, en cherchant à rendre la vie plus facile, nous étions en train de la rendre plus superficielle ?
Sans silence, la pensée peine à se déployer. Sans lenteur, rien ne s'élabore. Sans ennui, l'imaginaire disparaît. Ce qui donne l'impression de vivre davantage peut appauvrir ce qui fait la densité de l'existence.
L'intelligence artificielle n'a pas créé ce problème, mais elle peut l'amplifier. Elle propose une interaction sans tension, une réponse immédiate, un échange débarrassé de la complexité de l'autre. Le risque n'est pas qu'elle remplace la pensée, mais qu'elle nous habitue à ne plus en éprouver la nécessité.
Dans ce monde de surstimulation permanente, la vraie compétence devient peut-être celle-ci : rester en contact avec le réel. Habiter le silence. Accepter de ne pas savoir. C'est inconfortable. C'est aussi là que quelque chose d'humain peut encore advenir.
Lire la réflexion complète d'Yves Borgeaud: https://t.co/81nvmR0OKh
Les élites américaines ont longtemps été victimes de leur hubris, du mythe de la surpuissance des Etats-Unis.
"Aujourd'hui, c'est fini, et ils ont du mal à l'admettre", souligne la géopolitologue Caroline Galactéros.
Il se dit que lors d'une réunion dans la "war room", Trump aurait demandé les codes du nucléaire. Le chef d’État-major des armées les lui aurait refusés.
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«Le peuple a faim et les prisons sont pleines.»
Sur l'avenue Habib Bourguiba, là même où est née la révolution de 2011, ces mots flottent à nouveau sur des pancartes, avant d'être étouffés par la police.
Quinze ans après Ben Ali, la Tunisie n'a pas trouvé la liberté. Elle a trouvé Kaïs Saïed. Élu en 2019 avec 72% des voix comme outsider irréprochable, le constitutionnaliste austère a retourné contre la démocratie les outils que celle-ci lui avait offerts. Parlement suspendu, constitution réécrite de sa propre main, opposants en prison, journalistes poursuivis pour un tweet, syndicats menacés. La Tunisie est passée du 73e au 118e rang mondial de la liberté de la presse depuis 2019.
Sur le plan économique, la dette publique dépasse 82 % du PIB. L'inflation cumulée depuis 2021 atteint 40%. Le chômage des jeunes de 18 à 24 ans : 40%. Les médecins quittent les hôpitaux publics par centaines chaque année. Les diplômés fuient vers l'Europe et le Canada.
Un reportage de Sid Ahmed Hammouche sur le pays qui incarna le printemps arabe, et qui cherche aujourd'hui à survivre à sa désillusion: https://t.co/uKwRZ3Wfqv
🎬 Grande nouvelle !
L'historienne Annie Lacroix-Riz rejoint Antithèse en tant que chroniqueuse régulière.
Professeure émérite à Paris VII, spécialiste des relations internationales et de la diplomatie du XXe siècle, Annie Lacroix-Riz est une historienne qui ne laisse pas indifférent. Ses travaux, solidement appuyés sur les archives, bousculent les récits dominants et suscitent autant d'adhésion que de débat. Ce qui, pour nous, est précisément une raison de lui donner la parole.
Chaque mois, elle nous proposera une chronique vidéo pour décrypter, sources à l'appui, les grands mécanismes qui ont façonné - et façonnent encore - notre monde.
👉 Premier rendez-vous dès cette semaine. Au menu: le cinéma français et la guerre culturelle, où comment les accords Blum-Byrnes de 1946 ont ouvert les salles à Hollywood, et ce que ça nous dit de la tutelle américaine sur l'Europe d'après-guerre.
Ses chroniques seront réservées à nos membres. Rejoignez-nous pour les découvrir! https://t.co/vU4Px8UcRJ
À Loèche, en Valais, 40 antennes Starlink sont en cours d'installation. Tout le trafic internet des utilisateurs Starlink dans une vaste zone d'Europe devrait y transiter.
Quel est le risque que cette infrastructure serve, même indirectement, d'accès privilégié pour le renseignement américain ? "Il n'est pas loin de 100%", souligne l'expert français Fabrice Epelboin. "La NSA avait des deals avec les géants du numérique. Musk a de gros contrats avec le Pentagone".
En outre, Starlink Switzerland Sàrl a beau être une société suisse, son actionnaire final est une corporation du Delaware. Le Cloud Act et le FISA américains s'appliquent à toute entité contrôlée par des intérêts américains, quelle que soit la nationalité de la filiale. La NSA peut légalement collecter les communications de non-Américains via des fournisseurs américains, sans mandat individuel. Les entreprises visées reçoivent des ordonnances de silence.
Détail piquant : six semaines après avoir octroyé la concession à Starlink, le Conseil fédéral annonçait que la souveraineté numérique était sa priorité jusqu'en 2030.
Lire article de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse: https://t.co/cwBJwD5HHW
Quel est le coût réel de l'impérialisme américain?
Les ordres de grandeur sont hallucinants. Le programme "Cost of War" de l'université Brown a établi que depuis le 11 septembre 2001, les interventions militaires des USA ont causé de manière directe ou indirecte environ 4,5 millions de morts et 38 millions de déplacés.
A cela s'ajoute encore le coût de sanctions économiques.
Un article du Lancet estime que les sanctions économiques des USA, mais aussi de l'UE, sont associées à 28 millions de morts entre 1971 et 2021.
En 250 ans, les États-Unis n'ont connu qu'une vingtaine d'années de paix. Plus de 200 guerres. Environ 70 tentatives de changement de régime depuis 1945.
Une mise au point de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.
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La SCIENCE et la SPIRITUALITÉ sont-elles compatibles ?
Dans cet extrait de notre entretien réalisé en 2024, le psychiatre et addictologue Jacques Besson explore les ponts possibles entre la science et la religion/spiritualité. Il revient aussi sur les racines ésotérismes du christianisme, qui est selon lui un "chamanisme de civilisation".
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Les États-Unis peuvent-ils encore gagner ?
En termes économiques, la réponse est déjà donnée. En 1945, ils représentaient la moitié de la puissance économique mondiale. Aujourd'hui, ils sont distancés par la Chine en parité de pouvoir d'achat. L'Occident combiné est passé de 50% du PIB mondial à moins de 30%. Et quatre des cinq premières puissances économiques sont désormais asiatiques.
Dans ce contexte, Guy Mettan analyse la rivalité structurante qui redessine le monde : d'un côté, la thalassocratie américaine, avec la maîtrise des océans, le dollar, ses 750 bases militaires dans 80 pays. De l'autre, la tellurocratie eurasienne, marquée par la profondeur continentale, des ressources immenses, l'émergence de nouvelles routes commerciales terrestres qui contournent la puissance maritime occidentale.
Les exemples récents parlent d'eux-mêmes. En Ukraine, l'Occident a tenté de mettre la Russie hors-jeu. En Iran, il a cherché à renverser le régime. Dans les deux cas, les États-Unis ont échoué, sans que l'autre camp n'ait clairement gagné non plus.
Lire le troisième article de la série de Guy Mettan consacrée à l'hégémonie américaine: https://t.co/SKpevtIJdq
Pensée pour Edgar Morin, qui m'a écrit ceci après avoir lu "L'obscurantisme au pouvoir":
"Votre livre est essentiel.
Je pense depuis longtemps que l'obscurantisme règne sous forme de calcul et de fausse rationalité.
Tout mon travail est de vouloir réformer la connaissance."
RIP🙏
Quel est le coût réel de l'impérialisme américain?
Les ordres de grandeur sont hallucinants. Le programme "Cost of War" de l'université Brown a établi que depuis le 11 septembre 2001, les interventions militaires des USA ont causé de manière directe ou indirecte environ 4,5 millions de morts et 38 millions de déplacés.
A cela s'ajoute encore le coût de sanctions économiques.
Un article du Lancet estime que les sanctions économiques des USA, mais aussi de l'UE, sont associées à 28 millions de morts entre 1971 et 2021.
En 250 ans, les États-Unis n'ont connu qu'une vingtaine d'années de paix. Plus de 200 guerres. Environ 70 tentatives de changement de régime depuis 1945.
Une mise au point de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.
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Zelensky, issu d'une famille juive, a présidé hier à Kiev la réinhumation officielle d'Andriy Melnyk, chef d'une branche de l'Organisation des nationalistes ukrainiens qui a collaboré avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’OUN a été principalement active entre les années 1930 et 1950. Certains de ses membres ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de dizaines de milliers de civils polonais en Volhynie (nord-ouest de l’Ukraine actuelle) au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
Zelensky a qualifié Melnyk de «grande figure ukrainienne». «Ce n'est qu'un premier pas», a-t-il ajouté.
Et d'annoncer qu'il prépare le rapatriement d'autres «héros ukrainiens», dont Stepan Bandera, figure de proue du nationalisme ukrainien, lui aussi collaborateur des nazis.
La Pologne, alliée clé de Kiev, n'a pas commenté. L'Union européenne non plus.
Le 14 juin, les Suisses voteront sur l'initiative «Pas de Suisse à dix millions». Les arguments rationnels s'échangent dans les médias, à coup de chiffres, prévisions, scénarios économiques.
Mais derrière le débat, il y a la xénophobie de vieille tradition. On maugréait autrefois contre les Italiens, maintenant contre d'autres. Il y a le rêve d'une souveraineté absolue, aussi romantique qu'illusoire dans un pays qui, depuis 1815, n'a jamais cessé de composer avec les puissances étrangères. Il y a l'europhobie viscérale, alors même que l'UDC applaudit au rapprochement avec l'OTAN... Cherchez la faille.
Et il y a la peur. Ce climat diffus qui s'est installé partout en Occident et qui, quand il devient une tournure d'esprit, empêche d'avancer.
Voter «oui» ne rebattra pas les cartes. Voter «non», non plus. Ce qui compte, c'est peut-être de comprendre ce que ce vote dit de nous avant de glisser le bulletin dans l'urne.
Lire le dernier article de Jacques Pilet: https://t.co/jUEiaWytCz
«Le traitement médiatique de la guerre de Bosnie-Herzégovine ne correspondait pas à la réalité du terrain.»
C'est ce qu'explique la géopolitologue Caroline Galactéros. À l'époque, elle travaillait pour le gouvernement français, avec accès aux informations du terrain, aux réalités des opérations militaires. Une image radicalement différente de ce que relayaient les médias.
Le récit dominant était simple : les Serbes attaquaient, les Bosniaques défendaient. La réalité sur le terrain, elle, était bien plus complexe.
Un extrait de notre entretien avec Caroline Galactéros, à visionner en entier sur notre chaîne YouTube (lien en bio).
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Les USA ont-ils vraiment attaqué l'Iran sous pression israélienne?
C'est plus que probable, souligne la géopolitologue Caroline Galactéros. "Israël veut la fin de l'Iran."
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