@Phil_Zichert@SchnockRevue@EditionsLaTengo un socialiste, un sans étiquette et un LR, ce ne sont donc pas des censures politiques locales. Quel pourrait etre le point commun de ces trois bourgades au demeurant sympathiques ? le mystère reste entier. Une solution, l'abonnement !
@arnaud_lancon Oui, je sors sur le perron après une réunion, il fait beau. Je vois sur mon téléphone une info sur une fusillade à Charlie. Je ne sais pourquoi, je pense à Cabu, j'ai peur qu'il soit mort.
Cela fait un moment que notre colère grandit, dirigée contre les associations, le Conseil européen, les fournisseurs d’images croyant bien faire, certaines municipalités, des communicants, des ONG, et, plus largement, contre beaucoup d'institutions, car aujourd’hui, dès qu’on parle de diversité, on inclut uniquement des femmes voilées pour représenter les femmes d’origine maghrébine, comme si la religion devenait un critère central de la diversité. Et bien sûr, aucun traitement équivalent n’est réservé aux bouddhistes, chrétiens, juifs... Les autres, eux, ont le droit de n'avoir aucune religion, ou même de ne pas en revendiquer. Au nom d’une bienveillance oppressive et sous prétexte de lutter contre « l’islamophobie » – un concept intrinsèquement islamiste –, des personnes, parfois animées des meilleures intentions ou noyées dans l'idéologie islamiste, nous imposent le hijab.
Aujourd’hui, la représentation iconographique de la femme d’origine maghrébine est systématiquement celle d’une femme voilée. Ce qu’ils n’ont pas réussi à réaliser dans la réalité, ils le font désormais dans notre imaginaire collectif : une femme d’origine maghrébine ne peut être qu’une femme voilée. Je tiens à remercier Sophia Aram de m’avoir rappelé l’importance de publier sur cette assignation identitaire qui nous livre une vision biaisée de la femme maghrébine. Grâce à Sophia, j'ai pris mon courage à deux mains pour dessiner cette scène symbolique, où nous partageons ensemble ce voyage émotionnel, où parfois fermer les yeux devient un acte plus facile.
J’ai donc créé cette vidéo dans laquelle Sophia et moi nous promenons, passant devant des affiches qui sont un véritable supplice, tant le texte qui y figure est ambigu : « Beauty is in diversity as freedom is in Hijab, understand before judging Muslim woman ! How boring would be the world if everyone would look the same? Bring joy, accept hijab. » Traduction : « La beauté réside dans la diversité, tout comme la liberté réside dans le hijab. Comprenez avant de juger la femme musulmane ! Quel ennui ce serait si tout le monde se ressemblait ? Apportez de la joie, acceptez le hijab. » Le tout, accompagné de papillons et de fleurs, comme pour adoucir et faire passer la pilule.
Les textes qui accompagnent les affiches sont une insulte à l’humanité. Non, la liberté ne réside pas dans le hijab ; si tel était le cas, nous porterions toutes le hijab. Le hijab n’est pas un simple accessoire de mode. Selon ces individus, il serait ennuyeux que tout le monde se ressemble, car, d’après eux, le hijab serait un critère de diversité ! Toujours selon eux, le hijab permettrait justement de ne plus se ressembler. Pourtant, que je sache, en Afghanistan et en Iran, elles se ressemblent toutes. Le hijab est un uniforme, et un uniforme a pour particularité d’être... uniforme, non diversifié.
On ne nous demande pas toujours si nous allons bien. On nous soutient, on nous encourage énormément, mais qu’est-ce que nous ressentons vraiment lorsque nous lisons ces mots ?
Merci à vous.
PS : Musique composée par Zamor Glenroy et moi.