PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : FLAUBERT
Gustave Flaubert naît à Rouen en 1821, dans l’ombre de l’Hôtel-Dieu où son père exerce comme chirurgien. De cette proximité avec le corps, la maladie et la précision du geste, il ne tire pas une vocation médicale, mais une discipline du regard.
Avant d’être l’écrivain majeur que l’on connaît, Flaubert fut un adolescent traversé par les tensions du romantisme. Entre l’exaltation lyrique, la dureté de l’analyse et une aversion précoce pour les lieux communs, se dessine déjà une écriture qui met ses propres affects à l’épreuve. Cette tension est lisible dans « Un parfum à sentir » (1836), « Rêve d’enfer » (1837), « Mémoires d’un fou » (1838) et « Novembre » (1842), textes publiés au XXᵉ siècle, où s’esquisse la logique qui gouvernera toute son œuvre.
Sa vie paraît moins pauvre que concentrée : études de droit abandonnées, crises nerveuses, voyages, amitiés intenses, puis le retrait à Croisset, près de Rouen. Cette retraite devient un atelier d’une intensité presque monacale. Flaubert n’y cherche pas seulement à écrire bien ; il veut que la phrase atteigne une nécessité organique. Son impersonnalité n’est pas froideur : elle est le lieu où l’émotion se dépose dans la forme sans jamais s’y expliquer.
Avec « Madame Bovary » (1857), il fait entrer dans le roman moderne une lucidité nouvelle. Son héroïne n’est pas seulement une femme trompée par ses lectures ; elle incarne la puissance des images reçues, ces rêves de bonheur que le langage social fabrique avant même que les individus les vivent. Dans « Salammbô » (1862), publié puis remanié, Flaubert ne s’évade pas vers l’Orient : il oppose son propre romantisme à une matière plus dure, archéologique, violente, où l’exotisme devient une épreuve de précision.
« L’Éducation sentimentale » (1869) donne à cette lucidité sa forme la plus mélancolique. Son personnage principal traverse l’amour, l’ambition et l’histoire sans parvenir à habiter pleinement sa vie. L’ironie flaubertienne n’est jamais simple moquerie : elle dissèque les êtres, mais elle les plaint aussi, parce qu’elle sait qu’ils sont prisonniers des mots, des rêves et des idées de leur temps.
Autour de ces grands romans, l’œuvre s’élargit. « La Tentation de saint Antoine » (1874) est son grand laboratoire du lyrisme, du savoir absolu et des visions qui menacent d’engloutir la forme. « Le Candidat » (1874) et « Le Château des cœurs » (1880) disent son rapport difficile au théâtre. « Trois Contes » (1877) condense trois manières d’éprouver la sainteté, la violence et la foi. « À bord de la Cange », publié après sa mort, prolonge le travail du voyage. Enfin, « Bouvard et Pécuchet » (1881) et le « Dictionnaire des idées reçues », posthume, achèvent de faire de Flaubert l’écrivain des discours humains : non celui qui possède la vérité, mais celui qui révèle avec une exactitude impitoyable leur comique, leur bêtise et leur pouvoir d’illusion.
Flaubert meurt à Croisset le 8 mai 1880. Il laisse une œuvre plus vaste et plus diverse qu’on ne le croit souvent : romans, contes, théâtre, récits de voyage, fragments et une correspondance considérable. Par son ascèse du regard, Flaubert aura transformé ses élans romantiques, ses dégoûts et sa solitude en une méthode. La phrase devient alors l’instrument le plus précis contre les fausses vérités.
C'est net. La Chine c'est la Chine. Historiquement : “Aucune terre à la surface du globe n’a, comme la terre de Chine, été aussi constamment cultivée par le même peuple depuis aussi longtemps”. La logique socio-culturel-historique est fondatrice de la nation.
…le modèle chinois est avant tout un modèle chinois - il fonctionne en Chine, parce qu’il est né de l’histoire, de la culture et de la discipline chinoises.
Mais on peut toujours lui emprunter ses bonnes idées, comme l’ont fait les Européens au XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles en copiant son système de fonction publique par concours.
Petit rappel : il y a plus de 2 000 ans, on devenait fonctionnaire en Chine uniquement par concours, pas par héritage.
Oui, les Chinois ont inventé la bureaucratie méritocratique bien avant tout le monde. 👏🇨🇳
Le courage est aussi l'un des critères de l'attribut 'intellectuel' dont se le réclame aujourd'hui, notamment en Afrique, quasiment tout alphabète.
Il est beau d'être courageux quand on est intelligent.
À la question “ Quelle est votre plus grande déception ? ”
Julian Assange répondit : “ Apprendre que même les personnes intelligentes peuvent être des lâches et que le courage est un attribut bien plus rare que l'intelligence ”
@Lyadish Sous l'effet de l'amertume et de la lutte qu'il menait contre le régime, Dr Albissaty nous galvanisait : “Allez! Sortez ! Cassez moi tout ce qui est cassable” alors qu'on s'organisait pour une manifestation dans le cadre de l'affaire Zouhoura à l'UNABA où il était Ens-Chercheur.
Quand le week-end t’offre un peu de temps, va à la rencontre des parents, des malades, de ceux qui attendent un visage familier. Ces gestes tissent les fils invisibles de nos liens. Ne laisse jamais s’éteindre cette sociabilité précieuse que nous ont léguée nos aïeux.
"L'homme est fou. Il adore un Dieu invisible et détruit une nature visible, inconscient que la Nature qu'il détruit est le Dieu qu'il vénère."
Hubert Reeves