JE N'ETAIS PAS VOTRE ENNEMI, MAIS VOUS M'AVEZ FORCE A LE DEVENIR
Je suis né après la guerre.
Je n’ai colonisé personne. Je n’ai persécuté personne. Je n’ai haï personne.
J’ai grandi dans une culture qui m’apprenait à douter de moi-même, à m’interroger sur le passé, à être prudent avec la force, à écouter, à tendre la main.
On m’a dit que le progrès, c’était ça :
décroître l’orgueil, accroître la conscience.
Alors j’ai écouté.
J’ai accepté les leçons d’histoire.
J’ai accepté la critique de l’Occident, du patriarcat, du capitalisme, du christianisme, de la masculinité.
J’ai accepté de renoncer à certains récits glorieux, à certains symboles, à certaines formes d’affirmation.
J’ai accepté de ne pas être au centre.
Je croyais à un échange.
Je croyais que, si je m’effaçais un peu, l’autre ferait un pas aussi.
Je croyais qu’on allait construire quelque chose ensemble, sur des bases plus justes, plus profondes, plus vraies.
Mais ce que vous avez fait, ce n’est pas équilibrer.
C’est inverser.
Ce que vous avez fait, ce n’est pas réparer.
C’est punir.
Ce que vous avez fait, ce n’est pas faire place à l’autre.
C’est m’effacer, moi.
Je ne suis pas une race.
Je ne suis pas un genre.
Je ne suis pas un oppresseur biologique.
Je suis un individu, une histoire, un héritage, une sensibilité.
Et vous avez piétiné tout cela en le réduisant à un “privilège”.
Vous avez dressé contre moi les minorités que j’avais accueillies.
Vous avez dressé contre moi les femmes que j’avais aimées.
Vous avez dressé contre moi les enfants que j’avais éduqués.
Vous m’avez accusé d’être responsable de tout,
mais interdit d’être fier de rien.
Et maintenant vous vous étonnez de me voir changer ?
De me voir durcir ?
De me voir chercher des repères ailleurs ?
De me voir cesser de tendre la joue gauche ?
Je ne voulais pas être votre ennemi.
Je vous ai tendu la main.
Je vous ai ouvert ma maison.
Je vous ai laissé réécrire l’histoire.
Mais à force de m’humilier, de me nier, de me diaboliser,
vous avez cassé quelque chose.
Quelque chose de profond.
Quelque chose qui ne se raccommode pas avec des slogans.
Je suis resté debout longtemps, par loyauté envers une idée.
Mais cette idée, vous l’avez trahie.
Vous avez dénaturé la justice.
Vous avez perverti l’égalité.
Vous avez profané la liberté.
Alors non : je ne jouerai plus le jeu.
Je ne marcherai plus dans vos cérémonies d’expiation.
Je ne réciterai plus vos mantras.
Je ne m’excuserai plus d’exister.
Je n’étais pas votre ennemi.
Vous m’avez forcé à le devenir.
Et il se pourrait bien que ce soit vous, au bout du compte,
qui ayez réveillé ce que vous prétendiez combattre.
Mais ce ne sera pas la bête.
Ce sera l’homme libre.
Celui qui se souvient.
@le_Parisien C'est une tentative de décapitation faite par un Soudanais. Il n'y as ni imputation ni attaque au couteau.
@VB_Officiel@OtiumCapital rachetez ce torchon s'il vous plait
@SirenesFR C'est un dégénéré communiste qui se prend pour Che Guevara. Est ce qu'on attend vraiment autre chez de ces sous merde la?
Il arrive quand même a parler de Bardella dans cet extrait, c'est fort.