To think is to resist stupidity.
Gilles Deleuze reminds us, echoing Nietzsche, that philosophy isn't merely a topic for after-dinner conversation—it is the bulwark that keeps the world's stupidity in check.
J'ai essayé de ne pas vomir. Ces propos sont choquants. @DanielRiolo qui s'adresse à des enfants : "Deux semaines de chaleur", "et encore pas tous les ans", "t'arrêtes de chouiner et basta".
Depuis 2000 :
➡️le nombre de canicule a été multiplié par 4. Certaines années, nous pouvons en vivre jusqu’à 3 à la suite.
➡️le nombre de nuits tropicales à Nice est passé d’environ 25 à près de 100 par an.
➡️en 10 ans, la France a enregistré 1548 records de chaleur mensuels contre 72 de froid (soit 96% de chaleur) (source : https://t.co/1Im0gYKsM0)
➡️à Nîmes, le nombre de jours au-dessus de 30°C est passé d’environ 25 à 75 par an.
➡️le nombre de jours au-dessus de 40°C a été multiplié par 19.
➡️les écoles, logements et villes ont été construits pour le climat du XXe siècle, pas pour celui que vivent aujourd’hui les enfants.
➡️les nuits ne rafraîchissent plus suffisamment lors des canicules, empêchant les corps de récupérer.
➡️les enfants, les personnes âgées et les travailleurs extérieurs sont les premières victimes sanitaires de ces épisodes.
Oui, parce qu'en plus d'être arrogant, il est égoïste. Son discours tourne autour de l'humain, centre de l'attraction d'un monde qu'il bousille. Les conséquences du changement climatique concernent aussi agricultures et écosystèmes :
➡️ +80 % de hausse de la mortalité des arbres en France. Plus de 15 % des arbres sont en dépérissement dans le nord-est du pays. Les sécheresses et canicules répétées affaiblissent durablement les forêts.
➡️ 2 milliards d’euros de dégâts sur les arbres fruitiers après le gel du printemps 2021, aggravé par l’avancement de la floraison lié aux hivers plus doux.
➡️ les écosystèmes souffrent aussi : mortalité d’oiseaux nicheurs, stress thermique du bétail, cultures brûlées, sécheresses éclairs.
Je m’arrête là, la liste est longue. Je suis sidéré.
@Arcom_fr
Un professeur expliquait à ses étudiants les principes du marketing à travers quelques exemples amusants tirés de la vie quotidienne :
Vous voyez une belle jeune femme lors d’une réception. Vous vous approchez d’elle et lui dites :
« Je suis riche, épouse-moi. »
— Voilà ce qu’on appelle le marketing direct.
Vous voyez une belle jeune femme lors d’une réception. Un de vos amis s’approche d’elle, vous désigne et lui dit :
« Cet homme est riche, épouse-le. »
— Voilà ce qu’on appelle la publicité.
Une belle jeune femme vient vers vous et vous dit :
« Vous êtes riche, épousez-moi ! »
— Voilà ce qu’on appelle la notoriété de la marque.
Vous lui dites :
« Je suis riche, épouse-moi. »
et elle vous gifle.
— Voilà ce qu’on appelle l’avis du client.
Vous vous approchez d’elle, mais avant même que vous ne parliez, un autre homme intervient et lui dit :
« Je suis riche, épouse-moi. »
— Voilà ce qu’on appelle la concurrence.
Vous lui proposez le mariage, et elle vous présente son mari.
— Voilà ce qu’on appelle l’écart entre l’offre et la demande.
Vous vous apprêtez à lui parler, mais votre épouse arrive avant vous.
, Voilà ce qu’on appelle les contraintes qui empêchent l’accès à de nouveaux marchés.
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
Carlin told Charlie Rose he'd stopped caring about humanity. Not as a pose — as a genuine philosophical position he'd arrived at after watching every movement he'd ever believed in fail.
« Nous vivons dans une société de provocation constante. »
En 1970, Romain Gary livre une analyse lucide de la jeunesse, de la consommation et des inégalités mondiales. Un propos toujours troublant d’actualité.
#RomainGary#Archives#Societe#ina#archives
"Vous savez, on meurt parce qu'on est né. À partir du moment où vous naissez, vous passez une espèce de contrat avec la mort. Si vous êtes né, vous mourrez, ça fait partie de la vie. Donc je crois qu'il faut vraiment l'accepter avec sér��nité. Peut-être que croire en Dieu, c'est tout simplement espérer qu'il existe. Et bien, j'espère qu'il existe. Vous savez pourquoi ? Parce que s'il n'existe pas, la vie est quand même trop dure. Que ce soit toujours les mêmes qui gagnent. Que ce soit toujours ceux qui sont les plus brutaux, ou les plus dissimulés, ou les plus habiles qui l'emportent sur les plus honnêtes et les plus modestes... Si vraiment c'est ça la vie, c'est vraiment dur. Alors il vaut mieux espérer qu'il y a quelque chose."
Jean D'Ormesson