En ce 30 juin, date à la fois mémorable et exigeante, il ne s’agit pas tant de célébrer que de penser. Penser l’État, dans la rigueur et dans l’indépendance, loin des complaisances et des illusions.
Car une question s’impose : les socles sur lesquels repose notre État sont-ils véritablement solides, ou ne sont-ils que les constructions fragiles d’un imaginaire emprunté ?
Toute République vit d’un mythe fondateur ; mais le nôtre nous appartient-il encore, ou s’est-il dissous dans une nuit identitaire que nous refusons d’affronter ? Quelle est la pensée congolaise ? Mieux qu’elle est notre mythologie républicaine ?
Notre Constitution, censée cristalliser cet imaginaire collectif, porte-t-elle réellement l’empreinte de notre histoire, de nos tensions, de nos espérances ? Ou n’est-elle qu’un texte sans chair, sans mémoire, sans mythe fondateur opérant ? Comme le soulignait Montesquieu, « les lois doivent être tellement propres au peuple pour lequel elles sont faites » à défaut, elles ne gouvernent pas, elles surplombent.
Dès lors, l’interrogation devient radicale : faut-il corriger les textes, ou refonder l’homme lui-même ? Rousseau, affirmait que : le peuple soumis aux lois en doit être l’auteur. encore faut-il que cet auteur ne soit pas étranger à lui-même.
C’est pourquoi l’heure n’est plus à l’ajustement, mais à la refondation refondation de l’homme et refondation des textes, indissociablement.
Sans cela, nos pratiques continueront de trahir notre État intérieur, et nos institutions resteront des formes vides.
Bonne fête de l’indépendance ? Non. Bonne méditation.
Que s’ouvre enfin le débat.
Sacrés léopards !
Quelle classe !
Quelle joie !
Quelle intensité !
Quelle dignité !
Quelle fierté !
Quelle admiration !
Total respect à vous les gars !
Vous l’avez fait !
Ce nul a la saveur d’une victoire , l’élan d’un espoir et l’image d’une résurrection !
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la Rdc
En ce jour de votre anniversaire,
que Dieu, Créateur de toutes choses, vous accorde lucidité, sagesse et longévité ;
qu’Il affermisse davantage votre pouvoir et éclaire chacun de vos choix.
Joyeux anniversaire, Monsieur le Président, le premier d’entre nous.
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la Rdc
Chers compatriotes
J’appelle chacun à la plus grande prudence et à un sens élevé de responsabilité dans la diffusion des contenus au cours de la journée de demain.
Toute utilisation des plateformes à des fins de propagation de fausses informations, de messages de haine, d’incitation à la désobéissance civile, à l’insurrection ou à toute forme de violence fera l’objet de sanctions sévères, conformément à la loi.
La captation et la diffusion d’actes de barbarie, de vandalisme ou de sabotage, dans le but de les encourager, de les justifier ou d’en faire l’apologie, seront également poursuivies avec la plus grande rigueur.
Les agents du Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle sont tenus de se présenter à leur poste et d’assurer leurs missions comme à l’accoutumée.
Dans une démocratie le peuple est Dieu, il exerce sa souveraineté dans le strict respect des lois, de l’ordre public et des institutions de la République.
Que la peur quitte nos esprits et que DIEU bénisse la RDC
Je tiens à rappeler que la liberté d’expression reconnue à tous y compris aux responsables religieux constitue un principe fondamental de l’État de droit.
À ce titre, les hommes d’Église demeurent libres d’exprimer des opinions sur la vie publique. Toutefois, l’exercice de cette liberté s’inscrit dans le respect strict des lois et règlements en vigueur.
Il n’est pas admissible que des tribunes religieuses ou des médias confessionnels soient utilisés pour proférer des invectives, tenir des propos injurieux ou diffuser des messages de nature à porter atteinte à l’ordre public, à la dignité des personnes ou à la cohésion nationale.
Le débat démocratique repose sur le pluralisme des opinions et la libre confrontation des idées. Néanmoins, cette liberté ne saurait couvrir des abus de langage ni des dérives susceptibles d’altérer le vivre-ensemble.
J’en appelle, en conséquence, au sens de responsabilité et à la retenue des responsables religieux dans leurs prises de parole publiques.
À défaut, et dans le respect du cadre légal applicable, les mécanismes de régulation prévus par la loi seront mis en œuvre à l’encontre des organes de diffusion concernés.
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC.
Interdire ou menacer ceux qui réfléchissent à la révision de la Constitution constitue une violation de la Constitution elle-même.
De même, interdire toute réflexion sur son intangibilité constitue tout autant une violation.
La solution est simple : ouvrir le débat sur l’évolution de la Constitution, qu’il s’agisse de son changement ou de son maintien.
Un débat libre, sans invective, sans insulte, sans absolutisme, sans fatalisme.
Le peuple est le souverain en démocratie : pourquoi craindre de lui laisser trancher ?
Seuls les débats démocratiques élèvent une nation.
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC
Il y a un avertissement clair à adresser à tous les médias et à tous les présentateurs d’émissions à débat.
Un plateau n’est pas un champ de bataille. Il doit servir à penser, à construire, à éclairer. Lorsqu’il devient un lieu d’insultes, d’attaques personnelles, de diffamation et d’invectives, il doit être fermé. Sans hésitation.
Ce qui se passe aujourd’hui est grave. Des émissions dégénèrent. On crie, on insulte, on s’humilie, parfois on en vient aux mains. Ce n’est plus du débat. C’est une dérive. C’est une faute professionnelle. C’est une faute déontologique.
J’en appelle aux présentateurs : reprenez le contrôle. Préparez vos émissions. Encadrez vos invités. Refusez les dérapages. Refusez la facilité du scandale. Un plateau mal tenu engage votre responsabilité directe.
Désormais, les émissions qui versent dans ces excès seront strictement interdites.
J’en appelle aussi aux patrons des médias.
Le buzz ne construit rien. Il détruit. Il abîme la crédibilité, il affaiblit les institutions, il corrompt le débat public. Une chaîne ne se bâtit pas sur le désordre.
Les grilles de programmes seront examinées avec rigueur au regard des engagements pris auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication. Les sanctions seront prises. Elles seront fermes.
Il vous revient donc, à vous patrons de médias et à vous journalistes, de vous abstenir de recevoir des personnes surexcitées, enclines à l’insulte et aux attaques faciles. Cessez d’offrir des tribunes à l’excès, à la diffamation et à la provocation. Promouvons le débat. Promouvons la contradiction.
Car la démocratie se nourrit de contradiction, mais d’une contradiction maîtrisée, respectueuse et éclairée.
Comme le disait Gustave Le Bon, je paraphrase :
les divergences intellectuelles se discutent et la raison la plus forte finit par l’emporter ; mais les divergences sentimentales ne supportent pas , elles, dégénèrent en affrontement.
Que la peur quitte nos esprits et que DIEU bénisse la RDC .
Je condamne avec la plus grande fermeté la banalisation des insultes dirigées contre les autorités de la République.
Nos divergences, aussi légitimes soient-elles, ne sauraient justifier la dérive vers l’invective et le mépris. Une République se fonde sur la tolérance, le respect et la responsabilité.
Des démarches sont engagées avec les plateformes numériques afin de faire cesser les activités des comptes nuisibles et de propagande. À défaut de coopération effective, toutes les mesures nécessaires seront prises pour empêcher que ces espaces deviennent des instruments de dégradation du vivre-ensemble.
Ce qui unit les Congolais dépasse largement ce qui peut les opposer.
Le désaccord est légitime, la critique est saine ; l’insulte, elle, est inacceptable.
Que la peur quitte nos esprits et que DIEU bénisse la RDC
Chers héros, chers joueurs,
cela fera 52 ans que ce peuple attend ce moment.
Et il faut le dire avec force : la majorité du peuple congolais n’a pas 52 ans.
Cela signifie que la majorité n’avait encore jamais ressenti ce que vous venez de lui offrir aujourd’hui : le bonheur de voir son pays participer à une Coupe du monde.
Et vous-mêmes, joueurs, c’est aussi votre première fois , une première que vous avez rendue possible par votre travail et votre engagement.
Vous êtes les artisans de cette rupture.
Une génération qui refuse les limites, qui crée son propre chemin, écrit sa propre histoire et assume sa destinée.
Merci de nous avoir fait rêver.
Vous l’avez fait. Cette participation à la Coupe du monde n’est pas qu’une histoire de football : c’est la preuve qu’une génération peut cesser de subir pour commencer à impacter.
Cinquante-deux ans après, vous nous avez fait rêver.
L’histoire s’en souviendra. Nous nous en souviendrons.
Rien n’est impossible à un peuple qui croit en lui-même et qui a soif de victoire.
Nous le dirons à nos enfants oui, nous le dirons.
Félicitations au Chef de l’État pour son accompagnement et son dévouement.
Et pourquoi seulement le 23 mars ? La honte et l’ignorance outrée : la kermesse de l’inconscience !
Il est des paroles qui, loin d’éclairer la cité, l’enfoncent dans une nuit morale plus encore plus dense. Entendre, de la part de celui qui porta si longtemps la charge de l’État, un discours où se mêlent le déni, l’inversion des responsabilités et une étrange tentation du chaos, suscite moins la colère que la honte; une honte institutionnelle : celle d’avoir été, collectivement, confiés à une telle faillite de lucidité. Comment peut-on, après tant d’années d’exercice du pouvoir, feindre d’ignorer sa propre empreinte sur les dérives que l’on dénonce aujourd’hui ?
Pire encore est la posture : parler depuis une terre meurtrie, ou des villages ont été décimé , une ville occupée par des forces que l’on a formé, où le sang des innocents n’a pas encore séché, et y tenir un langage qui brouille les lignes entre victime et responsabilité. Comment peut-on évoquer la dictature sans reconnaître celle que l’on a soi-même façonnée ? Comment dénoncer la mauvaise gouvernance sans en assumer l’héritage ? Et surtout, comment habiter un espace marqué par la douleur nationale sans en épouser la gravité ?
Puis alors cette rhétorique inquiétante : agiter le spectre d’une prétendue « soudanisation » comme horizon du changement, comme si toute transformation institutionnelle portait en elle la fatalité de la dislocation. Mais de quelle autorité parle-t-on lorsque celui qui avertit fut, hier encore, l’artisan d’une désagrégation silencieuse ? D’une désarticulation de l’armée, Est-ce un avertissement, ou une menace voilée ? Est-ce une analyse, ou la projection d’un passé non assumé ?
Ilya aussi, le choix du temps ce 23 mars. Coïncidence ou langage des symboles ? Peut-on ignorer ce que ce nombre charrie dans la mémoire nationale, lorsqu’il résonne avec la violence, les armes et les deuils ? L’histoire, parfois, ne parle pas seulement par les faits, mais par les dates que l’on choisit.
Quoi qu’il en soit, une vérité demeure, et il faut le rappeler , la RDC ne sera jamais balkanisée, aucune parole, aussi troublante soit-elle, ne saurait altérer l’essence d’une nation. Le Congo ne se fragmente pas au gré des ambitions ni des frustrations partisanes . Il demeure, dans son unité et dans sa profondeur historique, plus grand que ceux qui prétendent en disposer.
Chacun répondra de ses actes devant le tribunal de l’histoire.
Enfin : Dites lui que la RDC n’est pas le Soudan !
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC.