Quand je me demande si ça vaut la peine de voter, je me rappelle que mon père a sauté à l’eau pour fuir son pays, au son des sirènes et des bombardiers viêt-cong.
Vrai, les gens votent au Vietnam.
Leur choix est facile: il n’y a qu’un parti.
La démocratie n’a pas de prix.
À mes collègues de la 43e législature,
Au cours des quatre dernières années, j’ai eu le privilège de vous côtoyer au quotidien. Peu importe le parti politique que vous représentiez, j’ai rapidement reconnu chez vous cet amour du Québec et cette volonté de le servir. Ce fut donc un réel privilège de travailler à vos côtés.
Nous connaîtrons ce soir la conclusion de cette longue campagne électorale. Pour celles et ceux qui s’intéressent un tant soit peu à la politique, mais principalement lors des élections, il est sans doute facile de conclure que les partis politiques sont en perpétuel désaccord.
Une période électorale est le moment où le jeu partisan est exacerbé à l’extrême. C’est sans doute normal, mais cela tend à fausser la perception du travail accompli par les élus entre deux élections. Nous aurions tous intérêt à suivre davantage le travail réalisé par les élus de l’ensemble des partis.
Difficile à croire au terme de cette campagne électorale, mais la majorité des projets de loi adoptés au cours de la dernière législature l’ont été à l’unanimité des partis représentés à l’Assemblée nationale. Et cette législature ne fut pas différente des précédentes à cet égard. C’est dire à quel point les élus, peu importe leur formation politique, savent mettre leurs différends de côté pour travailler ensemble à faire avancer le Québec. C’est tout à l’honneur de notre démocratie, et ce n’est jamais mauvais de le rappeler.
À celles et ceux qui auraient souhaité poursuivre leur engagement à travers un nouveau mandat, mais pour qui les résultats de ce soir n’iront pas dans ce sens, j’aurai une pensée toute particulière pour vous.
Je ne doute pas que les prochains jours et les prochaines semaines ne seront pas nécessairement faciles. Vous passerez sans doute par toute une gamme d’émotions. Prenez enfin du temps pour vous et entourez-vous des personnes qui vous sont chères — dans certains cas, des personnes que vous avez peut-être, bien involontairement, négligées ces dernières années.
Il y a une vie après la politique. Vous saurez assurément vous faire valoir autrement et continuer à contribuer au développement du Québec. Et surtout, vous avez toutes les raisons d’être fiers du travail accompli. Ne vous laissez jamais convaincre du contraire!
Merci pour votre engagement et, pour plusieurs d’entre vous, pour votre amitié sincère!
On se retrouvera bien un jour ou l’autre autour d’un café! Il n’y a pas que le restaurant Le Parlementaire qui en sert du bon! 😉
est-ce que le Québec réussira sa transformation économique dans les quatre prochaines années ou se déchirera-t-il à nouveau sur son statut constitutionnel avec pour conséquence un déclin potentiel de son économie?
Réparer nos écoles et nos hôpitaux, c’est bien plus prioritaire que de se séparer.
Pendant que certains veulent un référendum à tout prix, nous on veut bâtir le Québec.
@EricGirardMFQ
Avant d’aller voter lundi, j’aimerais vous poser une question : avez-vous envie de vous chicaner avec Ottawa pendant les quatre prochaines années?
Je veux vous lire. Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.
Incident is when the plane blows a tire . The terrorist stabbing by one pilot of the other in order to crash the plane and kill 174 people, mostly Jews , is not an “incident”.
Mon ami de Paris, vous écrivez : « Nul ne sait ce que PSPP a concrètement en tête. »
Le plan est inconnu, mais ceux qui le questionnent sont déjà les « gardiens du régime ». Pratique.
On peut souhaiter abolir la monarchie et reconnaître qu’un premier ministre québécois ne peut pas le faire tout seul. L’article 41 prévoit une procédure de modification exigeant notamment l’accord des dix provinces. Expliquer cette règle ne constitue pas un serment d’allégeance à Charles III.
Petit détail pour votre prochaine chronique : dès 1867, le pouvoir des provinces de modifier leur constitution excluait déjà la charge de lieutenant-gouverneur. Bien avant le rapatriement. Trudeau n’était même pas né.
Le désaccord politique sur 1982 mérite d’être débattu. Il ne confère toutefois aucun pouvoir magique permettant d’abolir cette fonction par une simple loi québécoise.
Mais votre plus belle pirouette demeure celle-ci : « PSPP n’est pas chicanier. »
Vous consacrez pourtant votre texte à expliquer les vertus d’une confrontation qui forcerait les défenseurs du régime à céder. Puis vous vous étonnez qu’on y voie une volonté de provoquer une chicane.
Vous reconnaissez que ce n’est pas urgent. Vous reconnaissez que la méthode est inconnue. Mais vous applaudissez déjà l’affrontement.
Pardonnez-moi de demander plutôt comment notre prochain premier ministre compte améliorer les soins, rendre le logement accessible et protéger les emplois.
Gouverner à temps plein : voilà une ambition qui mérite autant d’enthousiasme que la prochaine chicane constitutionnelle.
Donald Trump doit être mort de rire! Des milliers d’emplois sont menacés, et la priorité serait de s’attaquer à la monarchie?
Un futur premier ministre devrait nous expliquer chaque jour comment il compte protéger nos travailleurs, nos entreprises et notre économie.
C’est ça, la priorité.
Voilà exactement le risque dont je parle. Quand PSPP affirme vouloir traiter directement avec Washington sur les tarifs, sans passer par Ottawa, il y a de quoi s’inquiéter. Je crains un premier ministre davantage occupé à miner le Canada qu’à gouverner le Québec.
Parce qu’à moins de tenir rapidement son référendum, il risque de consacrer les quatre prochaines années à affaiblir le pays pour justifier son projet de le quitter.
Et soyons clairs : il peut parler aux Américains. Mais il ne peut pas se substituer au gouvernement fédéral et signer un traité commercial qui engage le Canada. Prétendre pouvoir contourner Ottawa ne lui donne pas les pouvoirs qu’il n’a pas.
Nous ne pouvons pas passer les quatre prochaines années dans le chaos, les crises et les affrontements permanents. Ce serait absolument irresponsable.
Alors, comme disait Jacques Parizeau : « N’ayez pas peur. » Si vous remportez les élections, tenez votre référendum le plus rapidement possible. Laissez les Québécois trancher, qu’on puisse ensuite se consacrer pleinement à gouverner.
« s’abstenir de vous vendre quelque chose qui n’aura pas lieu », @PaulPlamondon devrait appliquer ça à son propre parti et abandonner son engagement de dilapider des centaines de millions $ de fonds publics pour la propagande vantant quelque chose dont les Québécois ne veulent pas!
Mario Dumont le rappelle : après deux référendums, le Québec a reculé.
Mais PSPP veut remettre ça.
Pendant que les Québécois veulent avancer, PSPP reste obsédé par le grand soir référendaire.
Voici la réponse à la question de @mariodumont
Un gouvernement du PQ gouvernerait à temps partiel pour préparer son référendum, plutôt que de travailler sur les priorités des Québécois.