Journaliste à l'Humanité et à l'éducation.
Mes tweets ne m'engagent pas moi-même, et encore moins l'Huma.
Je débloque pas mal mais je bloque encore plus.
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La région @iledefrance (qui donne chaque année des millions aux lycées privés de la bourgeoisie francilienne, qui supprime 2 M° aux MDPH, etc.) trouve que 250000 €/an pour envoyer 700 gamin.e.s dans une super classe de mer, c'est trop cher.
Honte à vous, @vpecresse !
La vérité, c'est qu'Emmanuel Macron a fait le choix de l'extrême droite. La dissolution de 2024 l'avait montré au grand jour. Et maintenant, c'est Matignon qui, carrément, vient au secours du financement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. https://t.co/AZs2Xs9QGY
Un jour, Orange installe une antenne dans un village.
Tolé des voisins qui se plaignent de maux de têtes, des télés perturbées, toussa toussa. Et ça file en procès.
Au tribunal, tout le monde se plaint de l’antenne maudite et des perturbations qu’elle engendre.
L’avocat de Orange fait intervenir un seul témoin, un gars de l’EDF qui explique doctement que l’antenne n’est toujours pas raccordée au réseau et qu’elle n’est donc pas alimentée.
Fin du game.
📢A la rue, la mort frappe toute l’année, de l’hypothermie l’hiver à l’hyperthermie l’été.
Au moins 17 sans-abri sont morts d’hyperthermie ou de déshydratation entre le 22 juin et le 1er juillet, selon le décompte du Collectif des morts de la rue.
https://t.co/IhWgCbfc5k
Accident du travail - @JPFarandou - @CollectifStop - 128 morts recensés en 2026
Dunkerque (59) : Olivier Vandendriessche, opérateur chez Aluminium Dunkerque, est décédé après été retrouvé coincé dans une machine qui lui compressait la cage thoracique. https://t.co/P7I0mnx3ei
Loi « permis de tuer » : il aura fallu près de vingt ans pour que cette proposition de Jean-Marie Le Pen trouve une majorité à l’Assemblée nationale. On vous explique.
➡️ https://t.co/YZCjHfwxJT
Vincent Drezet : « Les cadeaux fiscaux d’Emmanuel Macron aux plus riches et aux grandes entreprises nous coûtent plus de 200 milliards d’euros »
➡️ https://t.co/X0J6BO5azz
163 000 candidat·e·s sans fac après la phase principale de Parcoursup, ce n’est pas un hasard, c’est le résultat d’un système qui organise le tri social. Étudier est un droit, pas un privilège.
L’UNEF poursuit la lutte des sans fac, rendez-vous le 15 septembre dans la rue !
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Le député Ofer Cassif a rejoint les Israéliens qui se rendent dans les territoires occupés pour protéger les Palestiniens de l'occupation et des colons violents, qui arrivent dans les villages pour harceler les habitants.
J'ai assez bien connu Erwan Menthéour. Comme coureur, je l'ai même entrainé, lui, et son demi-frère - un peu- un repas mémorable arrosé de flambeur et grands vins un midi lors du Procés Festina à Lille ( juste avant son témoignage...), seulement avec lui et Bassons, je suis allé le voir en concert à Rennes puis ai couché chez Pierre-Henry son père hélas échappé à jamais, et quelques conversations.
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Je vous laisse là sa publication. Lisez.
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Le vélo a été le premier endroit où j’ai compris ce qu’une culture du non-dit fait aux hommes. Le cyclisme professionnel est un monde clos, structuré par des règles tacites, une hiérarchie précise et une discipline collective qui ne se discute pas. On y apprend très tôt à percevoir ce qui peut être formulé, ce qui doit rester à l’intérieur, ce qui expose. Rien n’est jamais clairement énoncé. Tout se transmet par imprégnation. Cette organisation façonne des corps performants et des consciences prudentes. Elle produit une obéissance sans ordres.
En janvier 1998, je me suis livré avec sincérité au micro d’Europe 1, face à Lionel Rosso. À ce moment-là, aucun scandale n’avait encore éclaté. L’affaire Festina n’était pas sortie. Il n’y avait pas de séquence médiatique ouverte. Il y avait une parole tenue, isolée, assumée. Cette parole est sortie du cadre qui la contenait jusque-là. Elle n’a pas provoqué de rupture spectaculaire. Les équilibres se sont déplacés silencieusement. Les rapports ont changé. Les regards se sont ajustés. Les appuis se sont raréfiés. Le monde dans lequel j’évoluais est devenu plus étroit sans jamais avoir besoin de se justifier.
L’affaire Festina éclate en juillet 1998. Elle agit comme un révélateur brutal. Elle rend visible ce que beaucoup savaient sans jamais l’avoir formulé publiquement. Elle ouvre une séquence historique qui dépasse largement le vélo. Pour moi, elle ne déclenche rien. Elle confirme. Elle donne un cadre à ce qui avait déjà été dit. Elle révèle le coût réel d’une parole tenue trop tôt, trop seul, hors du calendrier collectif.
Pendant cette période, j’étais perdu. La parole avait déplacé des repères que je ne savais pas encore habiter. Le monde extérieur s’était resserré. Le monde intérieur s’était brouillé. Je me suis défoncé. Cela s’est imposé comme une manière de tenir quand tout vacillait. Il n’y avait ni posture ni revendication. Il y avait une fatigue profonde, une désorientation réelle, une difficulté à faire coïncider ce que j’avais dit avec ce que je devenais. Je n’ai jamais porté de jugement moral sur cette période. Elle correspond à un déséquilibre vécu dans un moment où les structures qui tenaient jusque-là ne tenaient plus. Elle fait partie du chemin. Elle s’inscrit dans la continuité.
Ce que je n’avais pas anticipé, c’est ce que cette prise de position allait produire dans la durée. Un récit s’est construit. Une figure publique a émergé. Un statut de héros s’est projeté sur moi. Cette image ne correspondait pas à mon expérience intérieure. Le doute, la fragilité, l’usure faisaient déjà partie de mon quotidien. L’écart entre l’homme réel et la figure publique installe une tension lente. L’héroïsation transforme un parcours vivant en rôle figé. Elle enferme celui qui en devient l’objet dans une cohérence artificielle difficile à habiter.
La chanson est apparue dans cet intervalle. Elle n’a pas répondu à un projet. Elle a ouvert un espace sans attente particulière. Un lieu où la parole pouvait rester incomplète, imparfaite, parfois bancale. Elle a permis de sortir du rôle et de retrouver une continuité intérieure sans avoir à soutenir une image. Cette période n’a pas effacé les fractures. Elle a rendu possible la suite.
Lorsque je suis revenu par l’alimentation, la nutrition et le coaching, le même mécanisme s’est remis en place. Les sujets que j’abordais n’étaient pas encore installés dans le débat public. Pesticides, inflammation chronique, microbiote, mécanismes de récompense alimentaire, point de félicité. Ces notions circulaient peu. Elles déplaçaient des lignes économiques, culturelles et scientifiques. Elles dérangeaient des intérêts installés. La parole a suscité la méfiance. Le doute s’est porté sur celui qui parlait. Le schéma observé dans le vélo s’est reproduit dans un autre champ.
J’ai tenté le travail institutionnel. Des réunions ont eu lieu. Des échanges se sont engagés avec des décideurs publics, avec des cabinets, avec des ministères aux plus hauts lieux. Des notes ont été rédigées. Des fiches ont été produites. Une circulation de la parole a existé. Elle est restée encadrée, prudente, fragmentée. L’idée d’un déplacement progressif par la raison a structuré ces démarches. Avec le temps, les limites sont apparues. La remise en question persistante fragilise les équilibres établis. Les systèmes absorbent plus facilement les fautes que les doutes durables.
Le doute traverse l’ensemble de ce parcours. Il ne m’a jamais quitté. Il s’est accompagné de périodes de détestation de moi-même. Deux tentatives de suicide jalonnent cette trajectoire. Ces faits existent. Ils ne construisent aucun récit. Ils rappellent une réalité simple. On ne devient jamais l’homme que l’on avait imaginé. On avance avec des fissures, des écarts, des zones non résolues. Le doute devient alors une forme de probité intérieure.
C’est dans cet état d’esprit que s’inscrit mon attachement à Bukowski. Une écriture sans posture. Une fidélité à la faille. Une manière de rester du côté de ceux qui doutent dans un monde fasciné par l’assurance et la domination tranquille.
Avec le recul, la culture du non-dit observée dans le vélo apparaît comme un terrain favorable à des dérives ultérieures. Elle apprend à intérioriser les règles, à se corriger avant de parler, à confondre loyauté et survie. Lorsqu’elles ne sont pas élaborées, ces trajectoires laissent derrière elles un besoin d’ordre, de clarté, de hiérarchie explicite. Cela éclaire le basculement de nombreux anciens cyclistes vers des idéologies autoritaires. Ce glissement s’inscrit dans des biographies marquées par la soumission silencieuse et l’absence de parole reconnue.
Ce malaise collectif se cristallise aujourd’hui autour de figures comme Trump. L’adhésion qu’il suscite révèle un état culturel précis. Elle s’inscrit dans un environnement façonné par la gouvernance dopaminergique. Tabac, industrie agroalimentaire, réseaux sociaux, économie de l’attention reposent sur des mécanismes de stimulation continue. La sollicitation permanente fragilise le discernement. Le libre arbitre se réduit sous influence chimique, émotionnelle et cognitive.
La référence à 1984 s’impose sans emphase. La domination ne passe plus par la contrainte visible. Elle s’exerce par la saturation informationnelle, l’occupation constante de l’esprit, la fragmentation de l’attention. La liberté demeure formelle. Elle s’érode intérieurement.
Je continue à dire ce que je vois. Cette ligne ne protège pas. Elle permet de rester debout.
🚨Pierre et Benoit, 2 inspecteurs du travail de l’Isère, risquent une lourde sanction disciplinaire pour avoir fait… leur travail
👉Depuis 10 ans la macronie s’attaque à l’inspection du travail. Avec plus d’une centaine de personnalités nous alertons dans cette tribune : « qui veut la peau de l’inspection du travail ? »
https://t.co/KnT8DDVdAu
De François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits à la loi d’urgence agricole, une journée des bras d’honneur ?
Le billet de Maurice Ulrich ➡️ https://t.co/U3KeDJDF8M
Je me suis lancé dans un travail de cartographie des lieux de mémoire dédiés aux morts du travail. Il en manque certainement beaucoup. N'hésitez pas à les faire connaitre en joignant à votre message l'adresse et une photo du lieu (monument, stèle, rue...). https://t.co/VZV7u0Qo13
Je ne pense pas qu'effacer Barrès soit une bonne chose.
En revanche, honorer (enfin !) l'admirable Lucie Dreyfus, voilà qqch qui, personnellement, me remplit de joie. 👏
https://t.co/G7s50oFDbj
« L’administration française va devoir nous répondre » : cinq ONG saisissent le Conseil d’État pour que la France stoppe les activités de ses entreprises en Cisjordanie
➡️ https://t.co/853xEwmu0h
🔴 Canicule, grêle, incendies : les paysan·nes sont acculé·es et ont plus que jamais besoin d’aides d’urgence
📄 Retrouvez notre communiqué de presse 👉 https://t.co/NlTfhCf82q