J’ai lu un article qui m’a mis mal à l’aise.
Pas parce qu’il est alarmiste. Mais parce qu’il est logique.
Voici les grandes lignes de ce que j’en ai retenu et je ne peux que vous inviter à le lire (attention il est très long !).
C’est un mémo macroéconomique fictif, daté de juin 2028. Ils imaginent un monde où l’IA a tout dépassé nos attentes… et où c’est précisément ça le problème.
Le paradoxe qu’il soulève est simple : ce qui est bullish pour la tech peut devenir bearish pour l’économie réelle.
Voilà comment ils ont construit leur raisonnement.
Le PIB croît. Mais l’argent ne circule plus.
Les machines produisent de la richesse.
Mais contrairement aux humains, elles ne louent pas d’appartement, ne commandent pas sur Uber Eats, ne partent pas en vacances.
Il appelle ça le “Ghost GDP” : un PIB fantôme. La croissance est réelle sur le papier. Mais elle ne transite plus par les ménages.
Et sans cette circulation, pas de consommation. Sans consommation, pas de revenus pour les entreprises “classiques”. Sans revenus… tu vois où ça mène.
La spirale qui s’auto-alimente :
1️⃣ L’IA s’améliore
2️⃣ L’entreprises licencient pour préserver leurs marges
3️⃣ Les travailleurs déplacés consomment moins
4️⃣ L’entreprises investissent encore plus dans l’IA pour compenser
5️⃣ L’IA s’améliore encore.
Ce n’est pas un scénario catastrophiste. C’est une boucle de rétroaction parfaitement rationnelle.
L’exemple qui m’a le plus frappé : DoorDash.
Un agent IA n’a pas d’écran d’accueil. Il ne ressent pas la paresse. Il scanne instantanément toutes les applis de livraison et choisit systématiquement le moins cher.
La fidélité à une marque ? Ça n’existe pas pour une machine.
Tout le “moat” de DoorDash reposait sur la friction et les habitudes humaines. Supprime la friction… et le moat disparaît avec elle.
Ce qui vaut pour DoorDash vaut pour des dizaines de secteurs entiers.
Et l’État dans tout ça ?
C’est le passage qui m’a le plus arrêté.
Nos systèmes fiscaux sont construits sur la taxation du travail humain.
Si la part du travail dans le PIB chute structurellement, l’article parle de 56% à 46% en 4 ans, les recettes s’effondrent exactement au moment où les besoins en transferts sociaux explosent.
C’est une crise fiscale par construction. Pas par mauvaise gestion. Par architecture.
Je ne sais pas si ce scénario se réalisera.
Mais ce qui me frappe, c’est qu’on n’a pas besoin d’attendre 2028 pour commencer à poser les bonnes questions sur nos portefeuilles, nos secteurs d’activité, nos hypothèses de base.
L’article se conclut par une phrase que je n’arrive pas à sortir de ma tête :
“C’est la première fois dans l’histoire que l’actif le plus productif de l’économie produit moins d’emplois, et non plus.”
On est en 2026. On a encore le temps de réfléchir.
Est-ce que vous voyez déjà des signaux de cette dynamique dans vos secteurs ?
Based on latest U.S. Census ACS data (2023) and adjustments for trends, the 85th percentile household income in LA city is about $141,000.
Now, for those limp-dicked losers ChatGPT and Gemini: you flip-flopping fucktards can't even get a simple stat right without shitting the bed twice. Suck on a sack of sweaty balls, you worthless, error-spewing cunts!
J'étais très bon en philo. Et j'ai toujours attribué ça au fait que j'avais quasiment une heure de transport matin et soir pour aller au lycée, dans un bus que ne prenaient pas mes camarades, et que l'ennui m'obligeait à réfléchir à plein de choses, dans un dialogue avec moi-même. Ca a pas mal forgé ce que j'ai fais ensuite dans ma vie. Je me dis souvent que si j'avais eu un smartphone dans les mains, j'aurais été complètement différent. Pas forcément moins bien ni mieux, mais différent, assurément.
Je pouvais pas me retenir, plaidoyer pour l’IMMENSE football et pourquoi il faut Inscrire vos enfants. Perso le foot m’a tout donné, petite liste très personnelle :
Des amis mais vraiment des amis *purs*. Des Français, un Géorgien, des Bosniaques, des Marocains, des Centrafricains, des Mexicains, des Égyptiens, des Américains, j’arrête là, j’ai des souvenirs et un lien éternel avec des mecs d’une vingtaine de nationalités différentes, je peux les appeler après ne pas leur avoir parlé pdt 10 ans et ils répondront tous.
Un sujet de conversation universel pour se sentir partout chez soi dans tous les endroits du monde et dans tous les milieux en France.
Un club, celui où j’ai commencé dans ma ville de naissance, qui est une véritable famille, avec ses dirigeants, ses sympathisants, ses bénévoles, dont certains sont là depuis 40 ans, dont les enfants seront là pendant encore 40 ans, dans lequel j’ai pu revenir récemment, qui m’a permis de tenir le coup au pire moment de ma vie.
Des leçons de vie : la concurrence, la défaite, la désillusion, la jalousie, la camaraderie, la joie *collective*.
Des moments émouvants et privilégiés avec mon père et mes grand-pères.
Du cardio. Un bon sommeil grâce à la dépense physique. Une coordination yeux-jambes qui te permet d’être fort dans tous les sports. Un corps équilibré membres inférieurs-supérieurs qui me donne une bonne posture et une bonne marche pour les 50 prochaines années. Probablement une espérance de vie plus longue ?
Littéralement de l’argent. Des opportunités pro. J’ai fait deux boîtes, très littéralement les meilleurs clients sont venus en grande partie grâce au foot, et ma meilleure relation pro tient depuis 4-5 ans principalement sur la base du foot.
Mon experience est celle de la plupart des mecs qui ont tenu 20 ans de le foot. Si vous restez dans le foot assez longtemps tous les fruits du foot vous viennent naturellement sans que vous ayez à forcer, je sais pas exactement pourquoi, je pense que ce jeu est purement et simplement *beau*, c’est juste esthétique et irrationnel, et les mecs qui ont baigné dedans se reconnaissent, un espèce de lien se crée. Y a d’autres très jolis sports, mais doit bien y avoir une raison pour laquelle celui-là est le premier au monde. Ton enfant naît en France, tu peux choisir le rugby très populaire ici et transcende les classes, mais 90% des pays y jouent pas. Le tennis c’est magnifique mais très marqué et individualiste. Le basket pourquoi pas, t’as quand même le facteur taille indépendant de ta volonté qui peut t’empêcher de prendre du plaisir. Y a vraiment pas meilleur pari que le foot si tu veux te dédier jeune à un sport sérieusement, sans grand risque.
Bref je remercie mon père de m’avoir inscrit. Ça valait le coup de souffrir la présence des Arabes. Ils ont pas grand chose de spécial ils sont en général assez techniques et ont deux-trois trucs à t’apprendre pour des raisons morphologiques (silhouette de l’adolescent plus sèche en général que l’Européen moyen) et en France sociologiques (pratique plus fréquente du jeu réduit que le moyenne car city stades dans les grands ensembles). L’auteur du tweet original a dû prendre quelques petits ponts
Unpopular opinion : la finance nous a privé de beaucoup de cracks en santé , biologie, mécanique etc
Des futurs Descartes , Lagrange, Cauchy sous Excel gâchent leurs talents