@RHRDC2028 J’ai comme don, c'est de vite connaître les gens… C'est pour cela que beaucoup pensent que je me fais avoir, mais en réalité non. Même quand quelqu'un pense qu'il est plus malin, je sais qu'il pense ça et à quel moment il va déchanter. Je me trompe rarement. Fatshi
🚨‼️Le souhait exprimé par Corneille Nangaa dans cette interview de voir l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, prendre la tête de l’AFC/M23 corrobore les révélations des experts des Nations unies, selon lesquelles Kabila « pourrait prendre un rôle dirigeant majeur dans une future réorganisation du mouvement ». Nangaa souhaite également que la C64 et Sauvons la RDC (dont les objectifs convergent avec ceux de l’AFC/M23) rejoignent la rébellion.
@DadanSauveur Il est très a l'aise et relaxe pour une personne supposée être le conducteur et c'est claire que c'est bien lui qui a incendié ce train 🚆.
Au Katanga les gens de ensemble et pprd ont une haine suicide contre tout ce qui fait l'honneur de Tshisekedi
Paul Kagame a perdu le controle. La fin est proche. Dans cette déclaration (tirée d’une intervention devant le Bureau Politique du RPF), Kagame présente explicitement les menaces contre le M23 comme des menaces directes contre le Rwanda lui-même :
"When they said they would make the M23 disappear, they meant even Rwanda, we will make you disappear."
Paranoïaque, il interprète la volonté d’éliminer le M23 comme une volonté d’éliminer le Rwanda.
Il refuse de « shut up » (se taire) face à cela et affirme que le Rwanda est prêt à se défendre si cela arrive (« they will find [us ready] »).
Kagame identifie la cause du M23 à la sécurité et à l’existence même du Rwanda.
Il ne présente pas le M23 comme un simple groupe rebelle congolais autonome, mais comme un enjeu existentiel pour Kigali.
C’est une façon de justifier le soutien (officiellement nié, mais largement documenté par l’ONU et d’autres) en le transformant en question de survie nationale.
En définitive, aux yeux de Kagame, la fusion entre le M23 et le Rwanda est totale et indissociable.
Ces quelques minutes de discours ont eu un effet puissant et révélateur.
Elles ont officiellement acté ce que beaucoup savaient déjà : le M23 n’a jamais été un mouvement d'aspiration congolaise.
Pire, formellement et définitivement, il vient de décongoliser ce mouvement, en faisant de son sort une question existentielle pour le Rwanda lui-même.
Grands Lacs : « Faire disparaître le M23, c'est aussi vouloir faire disparaître le Rwanda » affirme Paul Kagame, qui se dit « prêt » si ce scénario venait à se produire https://t.co/dboXU7Ti6e
Le Rwanda est le principal responsable de la vulnérabilité des Nande face au terrorisme islamiste.
Les Nande (ou Yira), peuple bantou majoritaire dans les territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu, subissent aujourd’hui une situation particulièrement dramatique.
Ces zones, qui constituent le cœur du « Grand Nord » congolais, sont parmi les plus exposées aux violences en République démocratique du Congo.
Depuis plusieurs années, les ADF (Allied Democratic Forces), groupe d’origine ougandaise devenu ISCAP (province de l’État islamique en Afrique centrale) depuis 2019, multiplient les attaques d’une extrême brutalité contre les populations civiles nande : massacres, enlèvements, viols collectifs, incendies de villages entiers et recrutement forcé d’enfants.
Les chiffres sont accablants : des centaines de civils tués en 2025 dans les seuls territoires de Beni et Lubero.
Or, cette tragédie n’est pas seulement le fait d’un groupe terroriste, elle est largement amplifiée et rendue possible par la stratégie du Rwanda.
En soutenant massivement le M23/AFC — à la fois par l’envoi de plus de 10 000 soldats de la Force de défense rwandaise FDR) et par un commandement opérationnel direct sur le terrain —, le régime de Kigali a contraint les Forces armées de la RDC (FARDC) à concentrer l’essentiel de leurs capacités sur le front sud et central du Nord-Kivu.
L’analyse des données d’ACLED (juin 2025) démontre qu'il existe une relation inverse claire entre les avancées territoriales du M23 et la capacité des forces congolaises à combattre les ADF.
Chaque fois que le M23 capture de nouveaux territoires, les FARDC doivent redéployer des unités, affaiblissant mécaniquement le front nord.
Résultat : un vide sécuritaire se crée à Beni et Lubero, que les ADF exploitent immédiatement pour intensifier leurs attaques contre les civils nande.
🫵 Le Rwanda ne se contente donc pas de déstabiliser l’est de la RDC par procuration, il produit activement l’incapacité de l’armée congolaise à lutter simultanément sur plusieurs fronts, puis utilise cette incapacité comme argument.
C’est ici que se révèle le sophisme central de la propagande de kigali : Le Rwanda crée les conditions d’un chaos multidimensionnel en ouvrant un front majeur avec le M23, ce qui épuise et disperse les forces congolaises.
Puis, face à la recrudescence des massacres des ADF dans le Grand Nord, il déclare :
« Vous voyez bien que l’armée congolaise est incapable de sécuriser son territoire. »
Ce raisonnement est fallacieux.
Il s’agit d’une manipulation par inversion des causes et des conséquences.
Le régime rwandais est l’un des principaux producteurs de l’incapacité des FARDC à gérer plusieurs menaces en même temps.
En mobilisant des milliers de ses propres soldats et en dirigeant les opérations du M23, il force Kinshasa à prioriser la survie face à une agression soutenue par un État voisin bien équipé.
Ensuite, il se présente en observateur neutre pour dénoncer la faiblesse congolaise.
Ce narratif est d’autant plus cynique qu’il s’inscrit dans une stratégie de long terme.
Depuis plus de trente ans, le Rwanda n’a cessé de déstabiliser la RDC : invasions directes (1996-1997 et 1998), soutien successif à différents groupes armés, pillage organisé des ressources minières, et instrumentalisation des conflits ethniques.
Chaque fois, la même logique opère : créer le désordre, affaiblir l’État congolais, puis pointer du doigt son incapacité pour justifier de nouvelles ingérences ou de nouveaux gains territoriaux et économiques.
Ci-dessous les batailles menées par les FARDC contre le M23 (en bleu) et contre les ADR (en rouge).
Le pattern est évident.