Maman Fify Masuka leur fait remarquer leur indiscipline alors qu'ils se mettaient déjà sur le tapis roulant d'un aéroport même pas ouvert, ils se sont mis à critiquer son français et à prétendre qu'elle n'était pas assez brillante. Eux, les brillants, ont fait de Ndjili un dépotoir. Mboka oyo...
Je respecte davantage celui qui devient président après avoir vendu de la pizza que celui qui accède au pouvoir après avoir massacré des millions de personnes. Moi-même, j’ai été vendeur d’eau à l’Unikin après avoir décroché de l’école en première secondaire. Ensuite, j’ai vendu de la crème glacée, notamment au Mont-Amba, pour la femme du professeur Mayola. L’année suivante, j’ai retrouvé les bancs de la même école en 3eme, aux côtés des mêmes enfants à qui je vendais des glaces.
Il n’y a aucune honte à travailler pour survivre. Le travail forge l’homme, lui apprend la dignité et l’effort. Mais Kagame, lui, ne connaît pas le travail. Le seul métier qu’il respecte, c’est celui de semer la mort pour s’emparer du pouvoir. Il est né dans un camp de réfugiés et n’a jamais rien connu d’autre.
C’est tout cela que la RDC vous a toujours offert depuis des décennies. Cependant, c’est vous, les Banyarwanda, qui, depuis l’époque coloniale, avez toujours refusé de vous intégrer; comme en témoignent l’attitude méfiante envers les autochtones, le manque de respect des traditions locales et le pèlerinage annuel chez Mwami au Rwanda, pays dont vos aïeux ont toujours refusé de couper le cordon ombilical.
C’est là le nœud du problème, et non pas un manque de volonté de la part des Congolais de vous aider à vous intégrer. Dans l’histoire récente de la RDC, vous êtes les seuls à vous être armés contre la RDC, ayant entraîné la mort de millions de Congolais pour nous imposer un greffage ethnique artificiel.
Dans nos traditions hospitalières, partout en RDC, nous accueillons les personnes venues (les migrants) en leur accordant un lopin de terre ou en installant quelques cases pour leurs familles. Au fil des années et des générations, ces immigrés ont été autorisés à établir des chefferies (villages sous la responsabilité d’un ancien).
Ce processus est encore d’actualité dans tout le pays. Par exemple, les Teke ont accepté leurs esclaves, les Humbu, qui ont constitué des chefferies, tandis que les Lulua ont accueilli les Luba dans le même élan de solidarité qui a vu les Bafuliru accueillir vos ancêtres sur leurs terres.
Arrêtez de vous tromper, ainsi que les ignorants qui vous suivent, sur la question des ressortissants rwandais vivant en RDC, dits « Banyarwanda ». En RDC, les terres se transmettent par héritage ancestral ; c’est ainsi que mes aïeux appartiennent au territoire de Tshilenge, dans le Kasai Oriental. Les Congolais d’origine revendiquent des territoires et non des chefferies issues de l’hospitalité des autochtones.
Exemple récent : les Teke accueillent encore plusieurs migrants Yaka à Mai-Ndombe, où ceux-ci dirigent des chefferies (d’installation, comme les Belges les désignaient pour les villages Banyarwanda dans les hauts plateaux et à Masisi).
Cependant, ils ne disposent d’aucun territoire ancestral dans le Mai-Ndombe, tout comme vous, venus du Rwanda, n’aviez AUCUN TERRITOIRE dans les Deux-Kivu jusqu’à présent ! Sinon, vous n’auriez pas eu besoin de vouloir créer artificiellement une commune à Minembwe.
Vous allez sûrement éluder les faits que je souligne ici en criant à la xénophobie ; de grâce, épargnez-nous ce discours de manipulation !
Je souhaite l’harmonie entre les peuples en RDC, mais de manière honnête et conforme à l’histoire de notre pays. Votre démarche d’intégration, fondée sur la falsification de l’histoire par la Kalachinkov (CNDP, M23-Rwanda, Twirwaneho etc.) ne passera jamais. Tout forçage dans ce sens ne fera que motiver les vrais patriotes à adopter une radicalité envers votre communauté, qui revendique des droits à géométrie variable en RDC et non en Ouganda, au Burundi ou au Kenya, alors même que vous y avez des oncles et des cousins ayant trouvé refuge hors des frontières du Rwanda.
🇨🇩 Le Tour du Rwanda ne peut masquer les exactions du régime de Paul Kagamé en République démocratique du Congo.
Pendant que cet événement sportif se déroule, la milice M23, soutenue par le Rwanda, poursuit son offensive, plongeant des millions de civils dans la détresse.
Il est temps d’agir : embargo sur les minerais, suspension des accords économiques et soutien aux populations victimes de ces exactions.
« Il faut sauver les #compatriotes#Swahiliphones » !
Cher compatriote @TSayiba,
Je vous ai lu. Et j'ai peur... Permettez-moi!
Alors, si je comprends bien votre #analyse#apocalyptique, #Kinshasa serait devenue une #jungle où rôdent des #hordes#haineuses prêtes à dévorer les « #swahiliphones ». Un vrai #scénario post-apocalyptique, digne d’un #blockbuster hollywoodien : "#GameOfTribes : Kin la dangereuse". Heureusement que vous êtes là pour sonner l’alerte, un peu comme Bruce Willis qui sauve le Congo à la dernière minute, mais version Kinshasa.
1. La réalité congolaise, un mélange, pas une bombe
Vous semblez insinuer que la RDC est sur le point de s’#autodétruire à cause de divisions violentes. Pourtant, il semble qu’on ait raté quelques épisodes : Kinshasa reste cette ville bordélique mais chaleureuse où toutes les cultures se croisent et se chamaillent parfois, mais sans vraiment déclencher l’#armageddon. Un exemple ? Allez sur un marché de #Matete ou #Gambela : entre les ventes de mbika, de makayabu et de fufu, #Budu, #Rega, #Bembe, #Yombe discutent bruyamment… avant de négocier le prix avec le même accent Kinois. Si c’est ça votre guerre haineuse, elle se termine généralement par une grosse tape dans le dos et une #Nkoy Likofi bien méritée. Et si c’est une conversation entre deux sexes opposés, le #Flamingo du coin scelle la cohésion nationale…
La vérité est que, malgré nos mille et une différences, la RDC s’est toujours comportée comme une marmite, une #Nsaki #Madesu où tout le monde finit par mijoter ensemble, parfois sous pression, mais sans explosion. Les swahiliphones à Kinshasa ? Eh bien, ils font partie des "ingrédients", et sans eux, le plat manquerait clairement de saveurs. Et soyons honnêtes : à Kinshasa, tout le monde semble bien apprécier un verre de temps à autre, Swahiliphone ou pas. D’ailleurs, dans les "nganda" (de #Bock ou de #Nua), il n’y a pas de sections tribales ; la #pombe /#diamba est démocratique, monsieur ! Que l’on vienne de Lubumbashi, Kisangani, Goma ou... juste du rond-point #Huileries, une bouteille de #Beaufort ou une tige de papier pelure est toujours une bonne excuse pour oublier les délestages d’électricité ou le noyer son #mpiaka.
2. Les "haineux invisibles" de Kinshasa
Votre message parle de discours de haine "encouragés ou tolérés par les #autorités". Ah ! Les méchants invisibles qui dictent tout ! Heureusement qu’ils sont doués dans l’ombre, parce que dans la lumière, on les cherche encore. au regard de la souffrance du Kinois. Kinshasa, c’est avant tout un grand théâtre rocambolesque où chacun critique tout le monde, où les commérages courent plus vite qu’un taxi jaune sur l’Avenue Kasa-Vubu, mais où, au final, tout finit dans un éclat de rire forcé. Ceux qui "haïssent ouvertement" sont, disons-le franchement, beaucoup plus bruyants dans leurs salons WhatsApp ou Telegram que dans la vraie vie.
Les Kinois insultent les autres tribus. C'est un fait societal. Nous autres de Vita Club sommes des Bayaka. Mais la guerre a toute une #communauté entière, il aurait probablement déjà oublié à mi-route. Pourquoi ? Parce qu’il serait distrait par l’#électricité coupée ou par la recherche d’un #transport sans relents de gasoil dans les narines. Bref, il y a des urgences plus palpables que fabriquer des #guerres #imaginaires. Je l'ai dis et redis : « Le souci actuel du Kinois se résume en 2 mots : Winner et pourqoui nos généraux reculent… »
3. Les silences des institutions: stratégie ou art mystique ?
Oh vous, chers leaders "silencieux" swahiliphones! Vous voilà pris pour cible, accusés de ne pas taper assez fort du poing sur la table pour défendre vos communautés. Mais réfléchissons ! Ce #silence n’est-il pas une preuve de sagesse subtile ? De la stratégie politique ? Ou peut-être simplement d’un profond sens de l’économie énergétique (garder ses paroles pour une autre vie, quand le Wi-Fi fonctionnera mieux) ? Après tout, ils savent que ce Congo #multiculturel a survécu à pire : des guerres, des colonisations, des transformations en dictature et en démocratie de façade… Pourquoi penseraient-ils qu’une dispute à Kin suffit à rayer la RDC de la carte ?
4. La tragicomédie de la "cohésion nationale"
Enfin, cher compatriote, vous parlez de "vivre ensemble", d’urgence, de crise… mais n’est-ce pas justement ce qui fait de nous des Congolais ? Ce mélange permanent de chaos organisé, le #KibudiKibudi où chaque Congolais fait semblant de se chamailler avec son voisin pour mieux fêter conjointement après ? Vous souvenez vous du phénomène #Muyomba (Bo #Noko) ? La RDC, c’est ce pays gigantesque où les problèmes d’#identité sont régulièrement en #concurrence avec des probl��matiques encore plus #existentielles : trouver de l’eau, éviter un embouteillage ou payer le minerval des enfants.
Certes, des #tensions existent ; elles existeront toujours dans un pays si divers. Mais penser que les Congolais sont prêts à embrasser "l’arme de destruction massive" dont vous parlez ? Soyons sérieux ! Si on les laisse tranquilles, ils sont beaucoup plus occupés à vivre ensemble, un jour à la fois – un véritable exploit dans les conditions qui sont les nôtres.
Ainsi, vous avez raison d’appeler à l’apaisement, mais de grâce, pas de prophétie de fin du monde ! La RDC est trop habituée à transformer des tragédies en comédies – parfois noir charbon – pour sombrer dans des prédictions de fin du monde...
Alors, gardons notre humour, notre chaos bienveillant et continuons ce qui fait de nous une nation unique : un grand bazar culturel où tout le monde râle, crie, et finit par chanter ensemble un vieux tube de Wenge Musica à la fin. Si c’est ça "le vivre ensemble", on s’en contente très bien.
Avec des sarcasmes patriotiques,
Un compatriote réaliste de Barumbu
Laurent