Le Choc libéral-égalitaire. Un plan radical pour éviter la faillite (Odile Jacob, à paraître le 12 novembre 2026).
La Gauche, la droite et le marché (OJ, 2017)
Je viens de recevoir la maquette de mon livre à paraître le 12 novembre aux éditions Odile Jacob : Le Choc libéral-égalitaire. Un plan radical pour éviter la faillite.
Il y est question des mécanismes qui engendrent des dépenses publiques absurdes et des verrous politiques qui empêchent de les supprimer, avec des conséquences parfois catastrophiques, notamment dans le domaine du logement.
J’y propose un bloc de réformes qui permettrait de rallier une majorité, loin du discours du « sang et des larmes », pour à la fois stabiliser la dette, revaloriser fortement le travail et dégager des ressources pour les services publics.
Au plaisir d’en débattre !
@FrancoisGeerolf Surestimation du numérateur (dépenses publiques) et aussi du dénominateur (PIB). Bien sûr, à la fin le ratio est surestimé. La correction, cela dit, semble inférieure à 1 point.
@Rayan_Nezzar@LevyAntoine Certes … mais 10 milliards par an, c’était déjà trop, et la suppression totale était la suite logique de la mesure initiale, sous peine d’augmenter encore la progressivité déjà très forte des prélèvements aux niveaux moyens-élevés de revenus.
La suppression de la taxe d’habitation est le péché originel d’Emmanuel Macron. Il doit son élection à cette promesse comme l’a démontré @LevyAntoine. Ce faisant, il a supprimé une taxe qui n’avait quasiment pas d’effet néfaste, qui rapportait 20 milliards par an (en euros d’aujourd’hui), et qui était essentielle à la démocratie locale puisque c’était le seul lien fiscal entre les habitants non propriétaires et leur commune. La moitié de la baisse s’est répercutée sous la forme de loyers plus élevés. Et dans les 3639 milliards de dette publique (à la date d’aujourd’hui), plus de 100 milliards sont imputables à cette mesure démagogique. Quant à l’injustice de la TH, elle pouvait être corrigée (comme on est en train de le faire pour la taxe foncière, en actualisant les valeurs locatives de référence). https://t.co/jzdjoxi0x4
Il n'y a (ou il ne devrait y avoir) aucune focalisation sur les retraites du public par rapport à celle du privé. Ces surcotisations ne reflètent pas une générosité particulière du régime public, mais un sujet technique de périmètre : pour simplifier, les postiers actuels cotisent au régime général du privé mais les retraités de la Poste reçoivent des prestations du régime public, d'où le déséquilibre à combler par des cotisations élevées, qui par ailleurs sont fictives puisque les sommes en question ne font que transiter entre différentes poches de la sphère publique.
Ce que montrent ces chiffres, c'est que le choix fait par les Français d’accorder aux retraites une part du PIB anormalement élevée (14% du PIB, plus d’un quart de la dépense publique, 420 milliards par an) appauvrit les services publics. La taxe Zucman n’y changerait pas grand-chose : même en retenant le chiffrage (très optimiste) de son promoteur (20 milliards), le compte n’y serait pas.
Redonner du pouvoir d'achat... qu'on reprendra bientôt. Qu'on reprend déjà en réalité : à travers la prime de risque de la France dont l'accroissement depuis 2020 coûtera 40 milliards par an une fois la dette complètement refinancée. À travers le manque à gagner qui empêche de soutenir les revenus des plus vulnérables frappés par la crise des carburants. Parfois, il ne faut pas aller chercher plus loin que l'équivalence ricardienne.
@Fab_Abj@LevyAntoine Au contraire : on a remplacé, à budget constant, une ressource fiscale locale par un transfert de l'Etat. Apparemment, ce genre de réforme tend à rendre la dépense moins efficace.
1. On n'est pas obligé d'écrire grossièrement. 2. Faux, quand la dépense publique est financée par des ressources fiscales locales, elle tend à être plus efficace que si elle est financée par des transferts. Précisément parce que les électeurs ne se "foutent" pas de ce qu'on fait de leur argent. Voir le lien vers l'article de @LucieGadenne. 3. La suppression de la TH a supprimé un degré de liberté dans les politiques locales, puisque les élus décidaient de son taux. https://t.co/ux9kjWryTH
Puisque l'heure est à l'hommage à ceux qui ont levé ce lièvre, n'oublions par la publication de l'IPP en juin 2025 (https://t.co/yGOmzBppXE) et celle trois mois plus tard du CAE (https://t.co/oSqHo8AZYA). En tout cas, pas vraiment de "révélation" aujourd'hui, même si la reconnaissance officielle de tout cela par le ministère du budget ne peut que faire du bien au débat public.
@FrancoisGeerolf Au passage, c’est la blague favorite d’Elon Musk (sous une forme plus grossière, il ne s’agit pas de creuser et reboucher des trous). Pas très de gauche en effet.
@LesJeunesBR, merci de la réponse. Mais si les 1% vont sur un compte de capitalisation, pourquoi les compter dans l’addition qui conduit à 42 milliards d’amélioration des comptes publics ?
Par ailleurs, la baisse de cotisations pour augmenter les salaires nets, c’est très bien … mais infaisable sans désindexer les retraites et supprimer l’abattement de 10%.
Pourquoi renier l’héritage courageux de @MichelBarnier sur ce sujet ?
Pour redresser les comptes publics, @BrunoRetailleau propose de faire porter la totalité de l'effort sur ceux qui travaillent (recul de l'âge de départ, prélèvement de 1% sur la masse salariale du privé, augmentation du prélèvement pour la fonction publique), et RIEN sur les inactifs (aucune désindexation des pensions, maintien de l'abattement "Papon").
C'est politiquement infaisable parce que déséquilibré, c'est anti-économique parce qu'il s'agit d'augmenter encore le prélèvement sur le travail.
@FrancoisGeerolf@GuyMeunierEco Pas incluses pour des raisons pratiques, me semble-t-il, sans doute une difficulté de collecte et de mesure. Car la même voiture, si elle appartient à une entreprise, est comptée ...
@GuyMeunierEco@FrancoisGeerolf Oui, exactement : la destruction n'est pas comptée dans le PIB mais dans les comptes de patrimoine. Et en effet, si la réparation se substitue à une autre activité économique qui aurait créé autant de valeur, le PIB n'augmente pas.
En quelques décennies, on a augmenté les cotisations retraite de 22% à 28% du salaire brut. Revenir à 22% reviendrait à offrir un treizième mois aux salariés. On a récemment réduit les allocations familiales (majoration à partir de 18 ans et non plus 14), augmenté le prélèvement social sur la participation et l'intéressement et le prélèvement forfaitaire sur les revenus du capital... Les paramètres des prélèvements et des prestations changent chaque année pour tout le monde, et votre "rien n'est acquis", c'est le lot commun. Pourquoi les pensions de retraite devraient-elle faire exception ?
C'est vrai, mais si on construit trop de logements, la baisse des prix conduit à une dévalorisation du patrimoine immobilier qui sera bien enregistrée - pas dans le PIB certes, mais dans les comptes nationaux de patrimoine. Mais surtout : ce débat n'est-il pas un peu... secondaire dans le contexte de la campagne électorale actuelle ? La notion de PIB est imparfaite, on est d'accord. Mais est-ce que ce constat signifie qu'on a tort d'examiner l'effet de telle ou telle mesure (par exemple sur les retraites) sur le PIB, et par ricochet sur les comptes publics, les ressources disponibles pour les services publics et le soutien aux plus bas revenus, la soutenabilité de la trajectoire budgétaire ?
Toute personne raisonnable est bien d'accord pour dire que le PIB n'est pas le seul horizon et qu'il y a l'espérance de vie, le degré de violence, le temps libre, la qualité de l’air, la conflictualité sociale plus ou moins grande...
Mais quand un candidat "découvre" que le PIB ne signifie rien, parce qu'il suffit de creuser puis de reboucher un trou pour le faire augmenter, ça n'élève pas le débat.