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Le grand black-out
La situation est inédite, même en Haïti où le pire est attendu à tout instant. La compagnie nationale d’électricité l’EDH produit zéro mégawatt d’électricité depuis plusieurs jours. C’est le grand black-out pour les régions jusque-là les plus privilégiées du pays en termes d’électricité.
Quelle est la raison de cette situation ?
Une panne technique ?
Non.
L’impossibilité de trouver des produits pétroliers ?
Non.
La sècheresse ?
Non.
Un rationnement ?
Non.
Une décision des autorités ?
Non.
Le cœur du réseau électrique haitien, la centrale Hydro-électrique de Péligre, est à l’arrêt. La centrale échappe au contrôle de la compagnie et des autorités après une action de « citoyens » de la zone de Mirebalais qui protestent contre la situation sécuritaire de leur ville abandonnée à son sort depuis les attaques des gangs qui ont poussé à l’exode la population et pillé la ville.
Pour attirer l’attention des autorités, le mouvement a stoppé les turbines et arrêté la distribution de l’énergie électrique.
Péligre est le plus important centre de production d’électricité en Haïti et le seul point de distribution capable de lancer les circuits qui alimentent plus de quatre millions de personnes. Il faut que la centrale fonctionne pour que les autres centres de production d’électricité rejoignent le réseau et alimentent les circuits.
Sans Péligre, impossible de distribuer l’énergie électrique à la capitale de la République d’Haïti.
En danger depuis des mois, la centrale et ses installations n’ont jamais été protégées à la hauteur de leur valeur stratégique.
Aujourd’hui, ce sont des millions de watts qui font défaut mais aussi l’irrigation de la Vallée de l’Artibonite qui pâtit de la situation.
Ajouté à cela, les riverains de la centrale ont décidé de se servir du barrage comme d’un pont pour relier les deux rives du fleuve Artibonite à la hauteur de Péligre. L’insécurité les empêche d’emprunter les routes habituelles. Ce faisant, ils fragilisent le plus important ouvrage jamais construit en Haïti.
Haïti connaît Le Grand Black-Out à cause de l’insécurité et de l’imprévoyance des responsables. Encore une fois, une partie de la population piétine les droits d’une autre partie en pensant se faire justice ou pour en espérant exercer des représailles contre les dirigeants.
Un matin, pour protester contre on ne sait quoi, un groupe pensera que c'est une bonne idée de prendre en otage la citadelle ou de la détruire. Qui sait ?
A force de ne pas bien remplir leur devoir, les responsables haïtiens poussent à bout tous les segments de la population et ensuite se présentent en pompiers.
Souvent trop tard. Avec trop peu de moyens et aucun sens des responsabilités.
Frantz Duval
Polisye kite pozisyon Al trip
La France foure bouch Nan dosye ensekirite a (swadizan)
USA sak t pi rich vin 2fwa pi rich Nan yon grenn Jou.
Immigrant yo paka jwen travay
#banmswiv#Haiti#politikisit#politikentènasyonal