Sur une grande partie de la ville de Bruxelles, l'eau du robinet est parfois si brune qu'on ne voit qu'à peine ses pieds au fond de son bain. Ça dépends d'une rue à l'autre et de l'état de vétusté du réseau auquel ton habitation est relié. Elle est potable mais ai-je envie d'e' boire ? Non !
5. La stratégie du contre-récit : Récupérer le vocabulaire républicain
L'extrême droite a réussi l'un de ses plus grands coups de force idéologiques : elle ne rejette plus frontalement les valeurs démocratiques ou la liberté, mais prétend les défendre contre des menaces extérieures (l'Islam radical, le wokisme, les instances technocratiques non élues). En s'appropriant les concepts de liberté d'expression, de laïcité et de justice sociale au profit exclusif du groupe national, elle parvient à convaincre un électorat qui se perçoit lui-même comme modéré et républicain.
Le succès de l’extrême droite moderne dans des démocraties qui ont pourtant théoriquement « l'Histoire en mémoire » repose sur la convergence de plusieurs mécanismes profonds. Ce n'est plus un vote de pure protestation, mais une offre politique structurée qui répond à des failles systémiques.
1. Mécanismes politiques : La crise de la représentation et la normalisation
Le sentiment d'impuissance des partis traditionnels : L'alternance classique (centre-gauche / centre-droit) a souvent donné le sentiment d'appliquer les mêmes politiques économiques et sociétales. Cela a créé un vide où les discours d'opposition radicale apparaissent comme la seule « vraie » alternative.
La stratégie de dédiabolisation et de lissage : Les partis d'extrême droite ont troqué le folklore suprémaciste ou le langage fasciste explicite pour un discours axé sur la défense de la souveraineté, la laïcité, la sécurité ou la protection sociale des nationaux. Ils se présentent désormais comme les « protecteurs » de la démocratie face à des élites jugées déconnectées.
La fatigue démocratique : L'abstentionnisme structurel affaiblit la légitimité des gouvernements en place, tandis que les électorats d'extrême droite font preuve d'une très forte mobilisation dans les urnes.
2. Mécanismes sociaux et culturels : La désintégration des structures et l'insécurité identitaire
La rupture du pacte social et territorial : Le sentiment d'abandon des classes moyennes et populaires résidant dans les zones périurbaines ou rurales (accès réduit aux services publics, sentiment de déni de considération par les métropoles) alimente une rancœur sociale massive.
Le choc de la mondialisation et l'insécurité culturelle : La rapidité des mutations démographiques et culturelles crée chez une partie de la population un sentiment de perte de repères ou de déclassement. L'extrême droite capte cette angoisse en désignant des responsables simples (l'immigration, le mondialisme, l'Union européenne).
L'atomisation de la société : Le déclin des structures d'encadrement traditionnelles (syndicats, associations de quartier, églises) a affaibli la cohésion sociale et la transmission intergénérationnelle des valeurs républicaines ou démocratiques.
3. Mécanismes financiers et économiques : Le coût de la vie et le contrôle des médias
Le sentiment de déclassement économique : L'inflation, la hausse du coût de l'énergie, la précarisation du travail et la difficulté d'accès au logement créent une anxiété permanente. Le discours protectionniste de l'extrême droite (« la préférence nationale ») résonne comme un bouclier face à une compétition économique mondiale perçue comme injuste.
L'appui d'empire médiatiques financiers : Dans plusieurs pays occidentaux, de grands groupes financiers et des milliardaires investissent dans des réseaux de médias (télévisions, radios, presse écrite) adoptant une ligne éditoriale axée sur l'insécurité, l'immigration et la panique morale. Ces médias imposent l'agenda politique et banalisent les thématiques d'extrême droite.
4. Mécanismes éducatifs, générationnels et informationnels
L'effacement progressif de la mémoire vive : La disparition des derniers témoins directs de la Seconde Guerre mondiale et du fascisme transforme la mémoire historique en un savoir abstrait (« appris à l'école ») plutôt qu'en une conscience vécue. La mise en garde « plus jamais ça » perd son impact émotionnel et préventif.
La transformation de l'écosystème d'information : Les réseaux sociaux et leurs algorithmes favorisent la polarisation, les contenus indignés et les théories du complot. Les récits simplistes de l'extrême droite s'y diffusent beaucoup plus rapidement que les analyses complexes du réel.
Le sentiment d'inefficacité des politiques publiques éducatives : La perte de confiance envers l'institution scolaire comme ascenseur social pousse une partie des citoyens à rejeter le discours civique traditionnel véhiculé par les élites éducatives.
Ce qui se passe actuellement en Allemagne n'est ni un cas isolé, ni un simple accident régional : c'est le reflet d'une dynamique politique lourde qui traverse une grande partie de l'Occident.
On peut certes comprendre que la Génération Z et les suivantes n'aient plus cette mémoire collective directe des traumatismes des deux guerres mondiales. Mais réduire l'ascension de l'AfD à un vote de contestation de la jeunesse serait une aveuglement total. Les moins de 30 ans sont loin d'être les seuls à alimenter cette poussée : le phénomène traverse toutes les classes sociales et toutes les tranches d'âge.
C'est précisément ce qui rend la situation si alarmante. Nous ne faisons pas face à une passade générationnelle, mais à un basculement profond vers une extrême droite populiste, radicale et décomplexée. Si des nations clés de notre continent continuent de céder à cette vague, ce n'est pas seulement l'équilibre politique de chaque pays qui s'effondrera, c'est l'existence même de l'Europe qui sera directement menacée.
Machen wir uns nichts vor.
80-90% von denen, die heute AfD im Osten wählen, kann man nicht wieder einfangen, indem man Ihnen die Politik besser erklärt oder Ihre Sorgen und Nöte "endlich" ernst nimmt. Das ist alles schon hunderte Male geschehen.
Und das wollen sie auch gar nicht. Die sind nicht an Problemlösungen interessiert, denn sie haben überhaupt keine Probleme, die die Politik lösen könnte.
Sie wollen lecker Bratwürste und ein wohliges Gefühl von Zugehörigkeit und Volksgemeinschaft. Sie wollen einfach stolz sein dürfen auf ihre Heimat und dabei sollen sie keine "linken und grünen Spinner" (O-Ton Merz) dabei stören. Ihre timeline sagt Ihnen jeden Tag, dass von Ausländern grundsätzlich Gefahr ausgeht, Trump fetzt, die Ukraine korrupt ist und Moskau der Freund. Da ergibt sich dann das geschlossene Weltbild von ganz allein.
Jetzt finden sie es erstmal toll, welche Wirkmacht Ihre Wahl nun hat. Wie jetzt alle in den Medien und im politischen Berlin panisch rumlaufen und analysieren und rumlaufen und analysieren und doch keine Antwort finden.
Sie fühlen diese Macht. Sie finden das geil. Deswegen werden sie auch nicht aufhören die AfD zu wählen, nur weil irgendjemand sie oder die die AfD "rechtsextrem" nennt. Sie waren schon immer so und früher war das schließlich auch kein Problem als sie im Osten noch die CDU gewählt haben.
Sie werden auch nicht aufhören, die AfD zu wählen, wenn die Wirtschaft wieder wachsen sollte, die Steuern sinken würden und es überhaupt keine Netto-Migration nach Deutschland mehr geben würde.
Es war keine Denkzettelwahl, damit die Politiker in Berlin irgendetwas überdenken sollen.
Es ist das Signal, dass sie mit diesem System abgeschlossen haben.
Zum Glück für die Bundesrepublik gibt es relativ wenige Ossis insgesamt.
Wenn jemand widersprechen möchte, nur zu.
L’extrême droite est au seuil du pouvoir. Peut-être même au pouvoir. C’est une réalité, et non plus un avertissement.
En 1932, l’Anhalt fut le premier État allemand dirigé par un ministre-président nazi. Près d’un siècle plus tard, la peste brune se propage à nouveau.
Ce dimanche, les électeurs de Saxe-Anhalt ont voté massivement pour l’AfD. C’est une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce résultat nous impose de regarder l’histoire en face : l’extrême droite est là, en Allemagne comme ailleurs en Europe.
L’AfD n’est officiellement pas un parti nazi. Mais certains de ses membres cultivent la nostalgie de cette période, reprennent ses refrains et propagent le rejet de l’autre, le révisionnisme historique et des positions antidémocratiques.
Je le constate quotidiennement au Parlement européen, où l’extrême droite et la droite radicale occupent déjà plus de 25 % des sièges. Leurs élus attaquent le projet européen, les migrants, l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit à l’IVG, les minorités, notamment les personnes LGBT+, nos droits sociaux et nos politiques environnementales.
Plus grave encore, la droite conservatrice commet l’erreur tragique de s’allier avec eux, directement ou indirectement, pour faire adopter des textes européens indignes.
Mais les lamentations ne suffisent plus. Les démocrates doivent agir ensemble et répondre aux préoccupations de la population : pouvoir d’achat, services publics, migration, climat et réindustrialisation.
L’Union européenne doit cesser de faire de l’élargissement sa priorité. Le Pacte sur l’asile et la migration doit être appliqué rapidement, efficacement et humainement. Enfin, le déclin industriel européen doit être combattu face aux pressions américaines et chinoises. Face à Trump, résistons. Avec la Chine, dialoguons sans renoncer à protéger nos entreprises contre la concurrence déloyale.
L’Allemagne est un moteur indispensable de l’Europe. Que deviendrait notre Union avec l’Allemagne aux mains de l’extrême droite et une France dirigée par le Rassemblement national ?
À eux seuls, ces deux pays représentent un tiers de la population européenne.
@koss_mart@PolitycznyUX Meloni est, je le pense, l'exception qui confirme la règle. Elle parvient à être très à droite en politique intérieure est fort adroite en politique internationale.
Je ne vois en Europe actuellement aucun homme ni femme politique capable de réussir cette prouesse.
@MejSzn If I had to rank recent TV shows, the two Yellowstone prequels—1883 and 1923—would easily take the top spot. 1923 in particular is absolutely brilliant.
Ce que vous décrivez n'est que la partie la plus visible d'un climat propice à une guerre qui touchera l'union européenne.
Ajouter à cela la situation en Iran qui est parfaitement capable de frapper les pays au sud-est de l'Europe, la crise énergétique qui va se corser cette hiver car il faudra bien remplir nos stocks de gaz. Notre dépendance au gaz Russe va devenir une dépendance au gaz Américain. Trump ne se privera pas de mettre des taxes sur le gaz importé à partir des 🇺🇸 si on reste neutre par rapport à l'Iran.
Si une crise financière éclate dans ce contexte une guerre me semble inevitable et pas sur que les États-Unis sous Trump seront de notre côté.
@pacoelmag0 Un ha = 100m x 100m.
100ha = 1km². (1km x 1km)
3000ha = 30km2 (10km x 3km.)
Est-ce que ça t'aide à visualiser la surface parti en fumée dans les Hautes Fagnes ?
Laisser un enfant habiter totalement gratuitement dans un bien appartenant aux parents sera considéré comme un don en nature des parents à l'enfant. Le fisc Belge considère cela comme un avantage en nature et taxera l'avantage et lors de l'héritage même si c'est un enfant unique il y aura eu don de l'usufruit. Ce don sera également taxé avec des droits sur l'héritage. Ça semble injuste mais quand il y a plusieurs enfants ça garenti que chacun ait un part égale de l'héritage.
Je crois qu'en Belgique ce n'est pas possible de laisser hériter un enfant d'une maison ou bien immobilier plutôt qu'un autre. Ce sont les enfants qui doivent éventuellement se mettre d'accord si il y 2 ou plus de biens immobiliers mais le notaire doit s'assurer que le partage est juste au centime près. Un enfant peut, avec l'accord des autres enfants acheter la part des autres mais le notaire fixe la valeur du bien et calcule le montant du aux frères et sœurs.
J'ai souvent fait ce trajet et chaque fois j'ai comparé avion et train avec couchette.
Non seulement l'avion était toujours moins cher que le train et les 2 fois où j'ai pris le train de nuit Bruxelles Vienne pour des raisons "déco-responsabilité" c'était la grosse déception. Le trajet Bruxelles - Milan en train couchette est par contre très agréable. Je suppose que ce sont des compagnies différentes