Le Pen a fait le débat de la favorite : ne rien casser, ne rien préciser, taper sur les autres.
Face aux patrons, elle a surtout dressé le bilan des autres. Mille milliards de dette sous Macron. Attal et Philippe qui découvrent tardivement des idées qu’ils n’ont jamais appliquées. L’État doit �� baisser drastiquement son train de vie ». On remboursera la dette. On présentera 125 milliards d’économies… plus tard, avant le budget. Le programme sérieux arrive. Promis. En attendant, des généralités assez solides pour ne pas chuter, assez vagues pour ne pas être clouée.
Ça peut suffire quand on est à 30 % et qu’on veut juste ne pas perdre la salle. Ça ne construit pas une crédibilité économique. Les entrepreneurs n’ont pas entendu comment elle finance le retour partiel à 60 ans, quelles dépenses elle coupe vraiment, quelles normes elle tue, quelle ligne elle tranche entre sa base populaire et le patronat qu’elle vient courtiser. Ils ont entendu qu’elle était « inquiète » et « sérieuse ». C’est un communiqué, pas un projet.
Le timing a tout dit. Pendant qu’elle promettait la trajectoire à venir, François Durvye claquait la porte. Recruté par Bardella pour habiller le RN en parti fréquentable auprès des entreprises, le conseiller économique refuse d’aller jusqu’au bout avec elle. Motif : ses réflexions n’ont plus leur place dans une campagne incarnée par Le Pen. Traduction : il ne veut pas vendre aux patrons un dossier retraites qu’il n’assume plus. Elle, elle assure qu’elle a « souhaité » ce départ. Comme si perdre l’homme censé la rendre crédible au Medef, le jour du Medef, était un détail de com’.
Une candidate qui recule le programme, critique tout le monde et voit son sherpa économique déserter en pleine séquence patrons n’a pas « clarifié ». Elle a confirmé le soupçon : le sérieux, c’est pour plus tard. Le débat, lui, c’était pour tenir.
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Débat synthèse : thread 🧵
#LaREF26#LaREF2026#Medef#Presidentielle2027#LCI
Mélenchon n’a pas perdu le débat. Il n’était simplement plus dans le match.
Pendant plus de deux heures, on a vu un tribun de meeting coincé dans un exercice qu’il ne maîtrise plus : un débat à sept, cadré, technique, face à des patrons et des adversaires qui enchaînaient les propositions. Lui récitait. Les autres répondaient.
Sur la dette, il ressort sa vieille idée d’annulation. Philippe le recadre en une phrase : « interdit bancaire ». Attal enfonce le clou. Mélenchon ne reprend pas la main. Il proteste, il caricature, il ne démontre rien. C’est le moment où on voit qu’il n’a plus le rythme.
Sur les salaires, il lance « augmentez le SMIC sinon récession ». La salle ricane. Normal : il est au Medef, pas à un meeting LFI. Au lieu d’adapter, il s’enferme. « Vous ne voulez plus rien payer, mais à qui ? » Formule, pas argument. En 2026, ça ne suffit plus.
Sur les retraites, même schéma. Retour à 60-62 ans, couplet sur le temps familial et associatif. Très bien pour une tribune. Inopérant face à des gens qui parlent cotisations, déficit et compétitivité. Il n’entre jamais dans le sujet. Il le contourne.
Le format l’a achevé. Sept candidats, questions précises, droit de se répondre. Attal parle le langage de la salle. Philippe a l’humour et la maîtrise. Le Pen tient sa ligne sans vaciller. Mélenchon, lui, paraît à côté, parfois cafouilleux, souvent en retard d’une réplique. On a même vu la présentatrice le couper plus vite que les autres. Ce n’est pas un complot. C’est qu’il n’occupait plus l’espace.
Le plus cruel, ce n’est pas qu’il ait été hostile au public. C’est qu’il n’a plus l’énergie ni la précision pour imposer son récit dans un vrai débat. Il a convaincu ceux qui étaient déjà convaincus. Pour le reste de la pièce, il a été largué.
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I was given my name by the Iroquois Nation many hundreds of years ago. By 1660 my name was printed on maps by the Europeans as they accepted the Native name which means Beautiful waters.
In 1867 the Canadian government decided to use my name for their providence.
Encore un beau succès pour la nouvelle maire de @OTTROUVILLE : fin de la brocante à 18h, personne pour réouvrir les routes, les voitures qui tournent pour vider les stands…. Personne sur les lieux, personne aux commandes. #trouville
Éduque un gauchiste, jour 3 :
Aujourd'hui on passe en revue les fameux 300 ÉCONOMISTES qui ont "validé" le programme économique de LFI :
1/ Premier problème : la tribune qu'on te brandit ne parle pas de ce programme-là.
Il y en a deux :
- Celle du 9 juin 2022, publiée par le JDD, qui porte sur le programme de la NUPES aux législatives.
- Et celle du 25 juin 2024, dans l'Obs, qui porte sur le Nouveau Front Populaire.
Le programme de M. Mélenchon pour 2027, c'est "L'Avenir en commun" édition 2025.
831 mesures. Sorti en janvier 2025.
Aucune des deux tribunes ne l'a lu. Elles sont antérieures.
Donc quand on te sort "300 économistes ont validé son programme", on te parle d'un texte écrit sur un AUTRE programme, pour une élection qui est passée.
2/ Deuxième problème : ils ne sont pas 300.
Le JDD a publié la tribune de 2022. Le JDD, dans son propre article, écrit "plusieurs dizaines". L'AFP et franceinfo ont écrit "plus de 170".
Le 300 est arrivé après... Parce que la signature se faisait sur un Framaforms (un formulaire en ligne ouvert) que n'importe qui pouvait remplir pendant des jours.
Traduction : la liste vaut pas plus qu'une feuille de match de foot des 6ème-B contre les 6ème-C du collège de Franconville.
3/ Troisième problème, et c'est le meilleur : la liste est PUBLIQUE.
Elle est sur un Google Sheets, encore en ligne aujourd'hui.
322 lignes, 320 noms uniques (deux personnes ont signé deux fois, bravo la rigueur).
J'ai compté. Voilà ce qu'il y a dedans :
- 162 personnes dans l'enseignement supérieur ou la recherche, toutes disciplines confondues.
- 67 professeurs du secondaire. Des profs de SES en lycée.
- 14 doctorants et ATER.
- 77 "autres".
Et le bloc "autres" vaut le détour. Il y a des consultants, des actuaires, un retraité de la DGFiP, une sénatrice en exercice, une entrepreneure "engagée dans l'innovation sociale"… et un officier de la Gendarmerie Nationale.
(Je sais pas ce qu'il fait là. Mais il a validé le programme)
4/ Quatrième problème : le dénominateur.
Il y a en France 1739 enseignants-chercheurs titulaires en sciences économiques. 567 professeurs des universités, 1172 maîtres de conférences.
Prends les 162 signataires du supérieur. Suppose généreusement qu'ils sont TOUS économistes et TOUS en poste en France... => Ça fait 9%.
9%... Et c'est un maximum !
5/ Cinquième problème : lis le texte.
La tribune de 2024, celle qui revendique vraiment les 300, contient cette phrase. Je cite :
"Notre soutien au projet économique porté par le Nouveau Front populaire ne vaut pas blanc-seing."
Deux lignes plus loin, le motif réel :
"nous nous retrouvons sur l'essentiel, à savoir le refus du Rassemblement national"
Et la formulation du soutien, mot pour mot : les orientations "répondent LE MIEUX" aux enjeux du moment.
Le mieux. Comparatif. Par rapport aux autres.
Donc des gens écrivent noir sur blanc qu'ils ne signent pas un chèque en blanc, expliquent qu'ils signent d'abord contre le RN, et notent le programme en classement relatif...
Et on présente ça comme une expertise scientifique qui certifie un chiffrage.
On se fout de ta gueule.
Ce qu'on nous vend, c'est un texte de 2022 sur un autre programme, signé pour moitié par des gens qui ne sont pas économistes, via un formulaire ouvert à tous, avec une clause écrite dedans qui dit que ça ne vaut pas acceptation mais plutôt barrage au RN...
4 ans que ce chiffre circule et qu'il est utilisé comme argument d'autorité par les flemmards du savoir et de la vérité économique de chez LFI !
4 ans aussi qu'aucun fact-checkeur français n'a ouvert le Google Sheets.
Je rappelle à tous ceux qui étaient contre le port du masque lors du COVID que les lunettes pour voir l’éclipse contiennent peut-être des puces 5G et qu’il ne faut absolument pas en porter.
Quand la France se livre pieds et poings liés à la guérilla juridique des ONG.
Ou comment un amendement adopté sous influence écologiste (vous savez, ceux qui ne sont responsables de rien), sans étude d’impact (vous savez, ce machin qui évite les énormes boulettes), a fait basculer jusqu’à un tiers du territoire dans le champ des zones humides potentielles.
Une bombe juridique pour l’agriculture, l’industrie et les infrastructures.
Et désormais, bon courage pour la désamorcer.
Bravo à l’excellent @TerreTerre13 pour le décryptage passionnant.