Toutes mes condoléances à la famille et aux proches de Youssef, mort quelques jours après avoir été violemment poussé par un policier à Carcassonne. Sur ces images glaçantes, on peut également voir le fameux policier membre du service d'ordre du RN dont les propos ont fait scandale...
Une fois de plus, il faut réclamer justice et vérité pour Youssef et toutes les victimes des violences policières mais aussi lutter pour empêcher la police de nuire : dissoudre les corps spéciaux, interdire les techniques et les armes responsables de mutilations et de morts, abroger toutes les lois qui ont étendu les possibilités d’usage des armes par les policiers.
Il faudra le dire haut et fort le 20 septembre dans toutes les mobilisations contre la loi permis de tuer. Et puisque la police municipale de Carcassonne est au cœur de l’actualité, on peut rajouter une autre revendication urgente à toutes ces mesures immédiates, qui ne peuvent être qu’une première étape dans l’objectif de construire une société sans police : la dissolution de la police municipale de Carcassonne. C’est le minimum.
@AssounSimon@morao_pablo Lol le tweet et l'article constituent surtout une critique en règle de l'impasse de la stratégie opportuniste de Bouteldja mais bon
@IF56236@morao_pablo Lol RP est intervenu activement dans tous les différents mouvements de lutte des classes de ces dernières années : bloquons tout, gilets jaunes, nael, retraites etc etc. Mais éduquer et organiser demande de défendre une stratégie révolutionnaire claire contre tout opportunisme
Je comprends que ce discours fasse plaisir à toutes celles et ceux qui se revendiquent d'une forme d'anti-impérialisme et d'anticapitalisme et ont besoin d'arguments pour soutenir la France Insoumise. Mais toute la rhétorique déployée ici est totalement artificielle.
D'abord, l'argument d'autorité sur l'antiracisme politique masque un choix politique et stratégique : des secteurs de l'antiracisme ont décidé de s'aligner derrière LFI après son tournant sur la question de l'islamophobie. C'est leur droit. Ça va de pair avec des dynamiques de cooptation qui sont assez traditionnelles à gauche, renforcées après les municipales. Que PDH soit à l'avant-garde de la promotion de cette stratégie c'est une chose, le transformer en une sorte de réalité objective, indépassable, à laquelle il faudrait se plier si on est antiracistes, c'en est une autre.
Ensuite, Houria Bouteldja prétend être une tacticienne de génie, totalement consciente des limites de LFI et ultra-critique du mouvement. Mais dans les faits, son projet ne repose sur aucune indépendance stratégique vis-à-vis de la gauche institutionnelle. Elle peut critiquer des sorties de Mélenchon, mais son pari repose sur l'idée qu'une victoire de LFI permettra d'avancer durablement dans la lutte contre le racisme d'Etat, que l'impérialisme français peut devenir une puissance "internationaliste", que le "Frexit décolonial" va permettre d'unifier les classes populaires blanches et racisées sous l'égide d'un Etat redistributif, qui sapera les bases matérielles du développement de l'extrême-droite.
Or c'est précisément cette illusion que critique Anasse Kazib dans la conférence. En réalité, elle ne répond pas sur le fond, elle surjoue la posture critique pour masquer une adaptation stratégique totale. Sur ce terrain, je renvoie à l'article que j'avais écrit sur le patriotisme internationaliste. Que Bouteldja le veuille ou non, le projet de LFI propose une version "de gauche" de l'impérialisme français, sur la base d'un compromis avec le grand patronat, qui va laisser intact l'ensemble de ses leviers (économiques, militaires, géopolitiques), et qui va continuer de reposer sur l'exploitation de travailleurs, la prédation de ressources, et l'oppressions de pays dépendants dans le monde entier. On est très très loin du combat contre son propre impérialisme, et beaucoup plus proche d'une volonté de profiter des rentes qu'offre la position dominante de la France à l'échelle internationale, en les redistribuant de façon plus "équilibrée".
Bouteldja critique superficiellement LFI à certains moments, mais globalement elle alimente l'illusion (à laquelle elle croit) que le mouvement pourrait avoir quelque chose d'anti-impérialiste. C'est faux et ce n'est pas le projet. Et pour se rassurer, elle doit redoubler d'efforts sur l'idée qu'aucune perspective révolutionnaire n'est possible ou envisageable dans un pays comme la France, en alimentant un scepticisme qui est déconnecté des potentialités qui se sont exprimées ces dernières années, et du fait que l'instabilité et la polarisation vont se poursuivre, y compris sur le terrain de la lutte de classes. Mais pour que ces potentialités aillent jusqu'au bout, encore faut il une stratégie qui se donne cet objectif, et ce n'est pas le cas de LFI, dont le centre de gravité est électoral.
Bref, c'est tout ça que dénonce Anasse Kazib, la réalité de la politique qui est défendue derrière les discours pseudo-tactiques sur 2027, la nécessité d'une autre stratégie pour affronter sérieusement la situation, l'extrême-droite, la militarisation, qui ne vont pas disparaître. Et on va avoir besoin d'une telle voix dans la présidentielle.
🔴 Fête de l'Huma | Casse de l’école, mise au pas des élèves : pour quel programme lutter dans l’éducation?
Discussion avec Nael Benchi, enseignant, Eleni enseignante dans le 95 Louis, professeur, et Mehdi, travailleur de l’éducation
À suivre en direct ⤵️
https://t.co/u94VgxN5FK
En préparant cette table ronde à la fête de l'huma avec ma camarade @petrabernus qui a participé à la solidarité face aux incendies de Gironde et les camarades des Soulèvements de la terre, j'ai repensé à ceux qu'on a appelé les "Anges de la boue"⬇️
« C'est la fin de cette Fête de l'Huma, 3 jours de débats et topos à notre stand sur la stratégie révolutionnaire, l'anti-impérialisme, l'écologie, le féminisme ou encore la question brûlante du carburant et de l'offensive austéritaire, avec les mobilisations du 29 septembre et la date du 17 octobre qu'il faut soutenir. Nous avons aussi pu présenter notre candidature ouvrière et révolutionnaire : rejoignez notre campagne ! » @AnasseKazib depuis la Fête de l'Humanité.
« Pendant les municipales, avec Révolution Permanente on revendiquait le désarmement de la police municipale, comme c’était le cas avant le mandat PS. LFI disait vouloir retirer les LBD et le désarmement progressif, mais a fini par reculer, en laissant les LBD dans la voiture et en maintenant les effectifs au niveau d'avant. Si on refuse de s’affronter au système qui produit les problèmes sociaux, on est voués à finir par s'adapter au consensus sécuritaire » 📢 - @Elsa_Marcel, avocate et conseillère municipale à Saint-Denis pour Révolution Permanente.
« Le 20 septembre, il faudra être nombreux pour exiger le retrait du permis de tuer, mais aussi celui de la loi Cazeneuve de 2017 adoptée par le PS, la loi SILT, la loi Sécurité globale. On doit aussi défendre l’amnistie de toutes les personnes condamnées dans le cadre de lutte contre les violences policières. » 📢 - @Elsa_Marcel, avocate et conseillère municipale à Saint-Denis pour Révolution Permanente
« Avec le nouveau Permis de tuer, la présomption d’usage légitime de son arme signifiera que ce sera à la famille de la victime de démontrer qu’il n’y avait pas de raison de tirer. Dès qu’un policier tire, on considère qu’il est dans son bon droit. Il suffit qu’il dise « il était dangereux », pour qu’il n’y ait pas d’enquête ». 📢 - Issam El Khalfaoui, porte-parole de SAVE
« En août 2021, une voiture sans brassard ni gyrophare nous a demandé de nous arrêter, ce qu’on a fait. Les policiers ont essayé de casser notre vitre. On est partis, ils ont tiré, j’ai reçu 8 balles et ma femme enceinte a perdu notre enfant. J’ai eu 4 greffes osseuses et j’ai passé 2 ans à Fresnes. Le nouveau permis de tuer montre qu’on surprotège la police. Jusqu’où ça va aller ? » 📢 - Nordine A.
« Pendant les révoltes après la mort de Nahel, les directives du gouvernement étaient de déférer des mineurs devant les tribunaux. Ça montre leur crainte du réveil politique de cette jeunesse. » 📢 - @Elsa_Marcel, avocate et conseillère municipale à Saint-Denis.
« Mon fils Souheil a été tué en 2021 par la police en s’enfuyant. Ça s’est passé en plein jour devant une caméra, mais l’IGPN a « perdu » la vidéo et l’ensemble du dossier a disparu depuis 2022. La loi Cazeneuve de 2017 donne le droit à la police de tirer pour un "refus d’obtempérer". On n’est pas un cas isolé, ce qui est arrivé à mon fils est le cas dans toutes les affaires. » 📢 - Issam El Khalfaoui, porte-parole de SAVE
« Dans cette campagne présidentielle, on veut se battre contre toutes les tentatives de répression du mouvement social et des différents secteurs qui se sont mobilisés sous Macron. Pour ça, on doit revendiquer l’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour leur activité politique, des gilets jaunes aux syndicalistes, en passant par les jeunes. Il faut abandonner toutes les poursuites de celles et ceux qui ont été réprimés pour leur soutien au peuple palestinien, et mettre fin à l’infraction pour apologie du terrorisme. » 📢 — @Elsa_Marcel, avocate, conseillère municipale à Saint-Denis et militante à RP.
« Certains parlent de fin de la classe ouvrière. Pourtant, celles et ceux qui vendent leur force de travail et sont soumis à l’autorité d’un chef, ceux qui produisent les richesses, n'ont pas disparu » 📢 - @Perlutti, assistant social et militant à Révolution Permanente.
« Pour unifier la nouvelle classe ouvrière, il faut en finir avec les divisions statutaires, racistes et sexistes : liberté de circulation et d'installation, CDI pour toustes, socialisation intégrale du travail domestique » 📢 - @Perlutti, assistant social et militant à RP
« Personne ne parle des travailleurs dans la présidentielle. La droite et l’extrême ne veulent que les diviser. Ruffin et Roussel prétendent dialoguer en s’adaptant aux idées réactionnaires. LFI parle de « Nouvelle France », un bloc citoyen et électoral où les travailleurs sont dilués. Pour nous, les travailleurs sont une force indépendante capable d'affronter le patronat par leurs méthodes » - 📢 Benjamin Sainty, assistant social et militant à RP.