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Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
🥵 Records de #chaleur par dizaines, nuits étouffantes, sécheresse historique, crise sanitaire, surmortalité...
L’histoire retiendra cet été sans fin comme un tournant, à condition que nous en tirions enfin les bonnes leçons.
Mon édito @le_Parisien 👇🏻
https://t.co/ITRyWvTYOI
« Le cercueil poursuit les vivants. »
C'est l'une des croyances qui, selon le professeur @MTamfum, a accompagné le début de l'épidémie d'Ebola en Ituri.
Le codécouvreur du virus Ebola explique pourquoi, depuis près de cinquante ans, presque chaque épidémie s'accompagne de mythes, de rumeurs et de croyances susceptibles de retarder la détection de la maladie et la riposte.
Une interview à écouter jusqu'au bout.
100 millions d’euros économisés en rendant obligatoire le #NutriScore : pourquoi l'Assurance maladie mise sur la prévention pour réduire son déficit
https://t.co/Ah4Jprz2Iw
🥵🔴 La liste des départements en vigilance rouge #canicule s'élargit considérablement à partir de demain, avec 𝟯𝟳 𝗱𝗲𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀.
Les fortes chaleurs vont encore s'intensifier demain, et cela va durer au moins une bonne partie de la semaine prochaine.
De nouveaux plans blanc devraient être déclenchés et un médecin se dit "effrayé par la temporalité, d'autant plus qu'on a encore deux mois d’été devant nous !".
Et Mathias Wargon de conclure : "On n’espère qu’on n’aura pas de troisième mi-temps." 👇🏻
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https://t.co/LhLuCTCQGV
🚨 #EbolaRDC | Point de situation – 10 juillet 2026
La riposte contre Ebola se poursuit en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, avec un renforcement de la coordination nationale, de la surveillance épidémiologique et de la mobilisation des communautés.
À ce jour, 1 830 cas confirmés ont été enregistrés, dont 780 patients actuellement pris en charge, 284 guérisons et 648 décès. Le taux de suivi des contacts atteint 78,1 %, un indicateur essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.
Le Sud-Kivu franchit désormais le cap des 42 jours sans nouveau cas confirmé, une étape majeure vers la déclaration officielle de la fin de l’épidémie dans la province.
📞 En cas de symptômes suspects, appelez gratuitement le 151.
#StopEbola #SantéPubliqueRDC #ComMediasRDC
🏥❗️ L'hôpital fait face à une nouvelle #canicule, à peine deux semaines après la précédente.
Loin d'être retombés à zéro, les passages aux urgences pour des troubles liés à la #chaleur vont repartir à la hausse... en plein week-end prolongé. ⤵️
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https://t.co/LhLuCTCiRn
Un but à la dernière minute, une séance de tirs au but insoutenable...
À chaque Coupe du monde⚽, des infarctus chez des supporters relancent la question : le #football peut-il vraiment mettre notre cœur en danger ?
Décryptage
👉https://t.co/bJqfJzu9rf #cardiologie
Un citoyen américain travaillant pour une organisation humanitaire en #RDC, a été testé positif au virus Ebola Bundibugyo, a déclaré le CDC américain vendredi.
https://t.co/XtQ7u6qQuE
@nicolasberrod@FLAHAULT À PARIS 15, depuis ce matin on entend de nouveau beaucoup de voitures du samu : les hospitalisations remontent. Peut être un lien avec la panne d'électricité hier dans plusieurs quartiers : jusqu'à 6h sans électricité 😬 donc pas de clim, pas de ventilo et ascendeurs bloqués.
#Ebola en #RDC : 1 792 cas confirmés, 625 décès, létalité à 34,1%
Le gouvernement congolais a publié ce 9 juillet son dernier rapport de situation sur l'épidémie d'Ebola qui touche l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Chiffres clés :
📌 1 792 cas confirmés au total
📌 764 patients en isolement ou hospitalisés
📌 625 décès cumulés
📌 295 guérisons cumulées
📌 Taux de létalité global : 34,1%
📌 Taux de suivi des contacts : 78,6%
📌 37 zones de santé sur 104 touchées, dont 25 sur 36 rien qu'en Ituri, épicentre de l'épidémie
Sur le terrain, la riposte se renforce : le ministre de la Santé s'est rendu à Bunia, une mission conjointe OMS-équipes nationales a été déployée à Beni, et 10 nouvelles guérisons ont été enregistrées en Ituri et au Nord-Kivu. Deux cas détectés à Kisangani font par ailleurs l'objet d'investigations rapides.
#RDC: L'épidémie d'Ebola Bundibugyo en RDC a franchi la barre des 600 morts confirmés, cinq jours seulement après le précédent bilan, selon les données communiquées mercredi. Sept semaines après sa déclaration, elle demeure la plus sévère jamais enregistrée à ce stade parmi la cinquantaine de flambées recensées depuis 1976, avec un taux de létalité de 34%, supérieur à la moyenne historique de la souche Bundibugyo. Les autorités sanitaires font toutefois état de progrès dans le traçage des contacts et d'un nombre croissant de guérisons, tandis que les essais cliniques sont accélérés. La réponse humanitaire reste compliquée par l'insécurité et par la présence de plus de 1,15 million de personnes déplacées vivant dans des camps.
What does it take to govern global outbreak responses?
In this insightful webinar, leading global health experts explored the lessons learned from HIV, Ebola, COVID-19, and other emerging infectious diseases, highlighting the critical role of research, global governance, equitable access, community engagement, and international collaboration in strengthening pandemic preparedness and response.
From the importance of coordinated research networks and evidence-based policymaking to the need for stronger multilateral cooperation, the discussion underscored why preparedness must begin long before the next outbreak.
🔗 Watch the full recording: https://t.co/5hWNgtZn7Z
#Ebola en #RDC : 600 morts, 1 759 cas confirmés et deux nouveaux cas suspects à Kisangani
L'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République Démocratique du Congo continue de progresser. Selon le dernier rapport officiel publié le 8 juillet, 51 nouveaux cas confirmés et 20 décès ont été enregistrés en 24 heures, portant le cumul à 1 759 cas confirmés et 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1%.
L'Ituri demeure l'épicentre de la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola, concentrant 91% des cas, tandis que le Nord-Kivu enregistre la létalité la plus élevée (56,8%).
Fait notable : deux cas ont été confirmés à Kisangani, dans la province de Tshopo, jusqu'ici épargnée, l'un lié à la zone de santé de Nia-Nia, l'autre sans lien géographique apparent avec les foyers connus, ce qui a déclenché des investigations approfondies et le renforcement des dispositifs de réponse sur place.
Le rapport souligne par ailleurs plusieurs défis critiques, notamment un déficit de financement estimé à 20 millions de dollars et une insécurité persistante liée aux groupes armés CODECO et ADF, qui continuent de restreindre l'accès humanitaire dans certaines zones.
🪦❗ Les premières données incluant les certificats de décès électroniques ET ceux papiers montrent une 𝘀𝘂𝗿𝗺𝗼𝗿𝘁𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲 𝗱'"𝗮𝘂 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝟯𝟱%" la dernière semaine de juin, par rapport au nombre attendu.
Un tel "excès" équivaut à 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟰 𝟬𝟬𝟬 𝗱𝗲𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗾𝘂'𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝘂. Sur une seule semaine, c'est gigantesque. #canicule
PS : les précédentes "vagues" de mortalité correspondent aux premières vagues de #Covid puis aux épidémies annuelles de #grippe, ainsi qu'aux (bien moins intenses) canicules de l'été 2022 notamment.
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