Editorial
Haïti, pays englué dans le piège du passé
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-17
Nous sommes le 16 octobre 2026.
Hier, 15 octobre, marquait l’anniversaire du retour au pays du président Jean Bertrand Aristide en 1994. Demain, 17 octobre, marquera le 220e anniversaire de l’assassinat du Père de la Patrie, Jean Jacques Dessalines.
Hier et demain ramènent Haïti à son passé.
Quels sont les rêves, les projets, les rendez-vous qui peuplent vos pensées et vous font avancer vers de nouvelles frontières ?
Peu d’Haïtiens sont en mesure de répondre à cette question.
Hier comme aujourd’hui, beaucoup peinent à se projeter. Demain encore, nos projets personnels et collectifs risquent de se réduire à un horizon étriqué.
Dans un pays où plus de la moitié de la population n’a pas trente-cinq ans, il n’est pas normal que la nostalgie et les regrets occupent une place plus importante dans nos têtes que le désir de construire et d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Ce 16 octobre 2026, nous pouvons dire avec certitude ce qui s’est passé dans le pays le 15 octobre 1994. Rares sont, en revanche, ceux qui savent quelles cérémonies marqueront le 220e anniversaire de la mort de Dessalines.
Le déroulement du 17 octobre 2026 reste inconnu pour des millions d’Haïtiens.
Les fêtes de Noël de 2026 aussi. La tenue des prochaines élections également.
Pour beaucoup, le calendrier ne contient ni date assurée ni échéances claires. Nous traversons les jours comme ils viennent.
Ici, seul le passé est certain et c’est un signe de l’échec national.
Nous avons cessé d’inventer nos lendemains. Chaque jour, un peu plus, nous perdons la capacité de penser l’avenir, de concevoir des projets et de croire qu’ils peuvent se réaliser.
René Préval, ancien président d’Haïti, disait « naje pou nou sòti ». C’était cynique aux yeux de certains, individualiste pour d’autres.
« Naje ou sòti » était aussi une dynamique, un défi, un but.
Quel est le leitmotiv national aujourd’hui ? Où allons-nous collectivement ? Qu’est-ce qui nous motive ? Qui nous guide ?
Un pays, une société, chaque citoyen, chaque jour, doit apporter sa pierre pour contribuer à construire un édifice réel ou imaginaire.
Chacun doit chercher à dépasser ce qu’il a accompli la veille. Chacun doit se poser la question si lui-même, la société dans laquelle il évolue et son pays avancent dans la bonne direction pour que demain soit meilleur qu’hier. .
Ici, trop souvent, nous avons la certitude qu’hier était meilleur que demain ne pourra l’être.
Les femmes et les hommes ne doivent pas s’arc-bouter à leur passé.
En Haïti, nous sommes coincés entre l’imparfait consolateur et le futur introuvable.
Frantz Duval
Magik 9 : Panel Magik reçoit ce samedi 18 octobre 2026, Jean Andre Victor, président de l'AHDEN, autour de l’inauguration d’une journée scientifique et le Dr Romain Exilien qui commentera son texte Universités, élites, État : le cercle qui peut construire et détruire une nation.
Magik 9: Panel Magik reçoit ce vendredi 16 octobre 2026 l’ancien ministre Camille Édouard Junior pour commenter son article « Décret électoral et rapport du groupe d’experts : la fracture entre la ligne morale et la ligne légale » et Édens Débat sur les enjeux des élections de mi-mandat aux Etats Unis pour la communauté haïtienne.
Editorial
Sur qui va se renfermer le piège des sanctions ?
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-15
Incapable de faire évoluer la liste des personnalités sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui ne compte que neuf noms, l’ONU semble miser sur une nouvelle stratégie. Les sanctions sont décidées par le Conseil, sur recommandation du Comité d’experts qu’il a crée par une résolution.
Ce mercredi 14 octobre 2026, en adoptant une nouvelle résolution, le Conseil de sécurité n’a pas seulement décidé « de prolonger pour 13 mois le mandat du Groupe d’experts sur Haïti mis en place depuis 2022 par la résolution 2653 (2022) », il a aussi introduit de nouvelles dispositions, qui s’imposent à tous les États membres.
Le Conseil de sécurité de l’ONU « demande aux autorités haïtiennes de présenter dans les douze mois suivant l’adoption de la résolution, puis chaque année, un rapport au Comité établi par la résolution 2653 (2022) sur les progrès réalisés concernant les critères énoncés au paragraphe 16 de la présente résolution, et les exhorte à informer et à présenter chaque année un exposé au Comité des sanctions sur les progrès de mise en œuvre des sanctions, y compris les actions législatives, réglementaires et d’application, ainsi que les défis rencontrés », peut-on lire dans cette résolution.
Les autorités haïtiennes devront rendre compte des mesures prises, de celles qu’elles ont tenté de mettre en œuvre et des obstacles rencontrés. Une épée de Damoclès semble suspendue au-dessus de leurs têtes.
En effet, le Conseil de sécurité de l’ONU « exprime sa préoccupation face aux informations faisant état de détournement, de malversation et de corruption des ressources publiques, qui constituent un risque pour la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti », peut-on lire dans la résolution 2831 (2026), adoptée par le Conseil de sécurité lors de sa 10241e séance, le 14 octobre 2026, et qui renouvelle pour 13 mois le mandat du Groupe d’experts.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité « souligne que les individus se livrant directement ou indirectement à des activités criminelles ou à la violence impliquant des groupes armés et réseaux criminels, ou se livrant à des activités déstabilisant Haïti par l’exploitation ou le commerce illicite de ressources naturelles, peuvent être inscrits sur la liste des sanctions », la résolution ne précise toutefois pas quels actes de corruption liés aux ressources publiques pourraient entraîner des sanctions.
Le Conseil de sécurité de l’ONU considère cependant que l’exploitation ou le commerce illicite de ressources naturelles constituait des « activités de déstabilisation d'Haïti » et « encourage en outre les autorités haïtiennes à adopter un décret réglementant l’exploitation des civelles et le commerce associé ».
Les anguilles haïtiennes se retrouvent ainsi au cœur d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Celui-ci estime que «la situation en Haïti continue de constituer une menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région » et qu’il agit « en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ».
La résolution adoptée ce 14 octobre élargit les domaines susceptibles d’attirer l’attention des experts. Leurs filets pourraient désormais se tendre ailleurs, en quête de nouvelles prises…
Frantz Duval
Panel Magik : Magik 9 reçoit ce jeudi 15 octobre 2026 Guichard Doré au sujet du projet de réformes des retraites de l’ONA et le directeur général de la Protection civile Emmanuel Pierre sur la préparation aux urgences en Haïti
Magik 9: Panel Magik reçoit ce mercredi 14 octobre 2026 le professeur Amary Joseph Noël qui reviendra sur l’Assemblée du consensus national organisé par REN, Jean Bonald G. Fatal qui analysera la réforme des retraites proposée par l’ONA et sur l’impact du nouveau code fiscal sur les travailleurs et Bruno Guglielminetti qui reviendra sur la controverse entourant le roman « C’était ça ou mourir » de l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien.
Les prochaines élections, les sanctionnés et les pays amis
La publication d’une nouvelle version du décret électoral devant régir les prochains scrutins en Haïti a remis au-devant de l’actualité la situation des personnalités sanctionnées par un pays ami ou une instance internationale.
Le premier décret préparé par le Conseil électoral s’en tenait aux conditions d’éligibilité prévues par la constitution haïtienne, encore en vigueur, qui fixe les conditions pour être élu aux différents postes.
La deuxième version, préparée par les services du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dressait, avec son fameux article 153 et ses nombreux alinéas, une muraille devant les ambitions des sanctionnés.
On croyait les nouvelles règles figées dans le béton.
Coup de théâtre : les partis politiques, les candidats et le Conseil électoral, qui s’étaient opposés à la deuxième mouture, chacun pour ses raisons, ont fini par avoir la peau du décret de la primature.
Pour attirer le plus grand nombre d’électeurs et permettre à tous les aspirants candidats de participer, sans égard à leur passé trouble ou tumultueux, la troisième version, allégée et permissive, est en vigueur.
Le troisième décret électoral ouvre un boulevard à tous : la fameuse « barrière libre ».
Nouveau coup de théâtre.
Cette fois, ce sont les pays amis, en particulier ceux de l’Europe, qui montent au créneau pour mettre en garde Haïti.
« J’espère que l’année prochaine, on aura à nos côtés un nouveau président de la République, élu démocratiquement. Ce président doit être un représentant de la dignité. Il doit être honorable. Il doit être fréquentable. Il doit reconquérir la dignité avec son exemple pour le peuple haïtien », a déclaré solennellement l’ambassadeur d’Espagne en Haïti Marco Peñín Toledano, en présence du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et d’une centaine d’invités, dont plusieurs candidats à la présidence et d’anciens responsables de l'exécutif haïtien, lors de la réception donnée pour marquer la fête nationale de son pays, le 12 octobre 2026.
Quelques jours plus tôt, le 8 octobre, le nouvel ambassadeur français en Haïti, Gautier Lekens, à l’issue d’un entretien privé avec le premier ministre Fils-Aimé, avait fait publier un communiqué par ses services rappelant la position de la France.
Dans cette publication, diffusée sur les réseaux sociaux de l’ambassade, le diplomate français avait rappelé l’attachement de la France aux régimes de sanctions des Nations unies et de l’Union européenne et à leur pleine application.
« Le futur président d’Haïti devra être en mesure de représenter dignement son pays, de défendre ses intérêts et d’agir en faveur de sa population, tant en Haïti que sur la scène internationale », rapportait le communiqué de l’ambassade de France.
Le communiqué réaffirmait également l’attachement de la France à un processus électoral crédible, permettant aux Haïtiens de choisir librement leurs dirigeants, avec des candidats répondant aux exigences d’intégrité indispensables à une élection libre et démocratique ».
À la suite de la modification du décret électoral et à la lumière du rapport des experts de l’ONU, Haïti va-t-il passer outre les avertissements concernant les sanctionnés ? D’autres pays amis, qui ont publié ces dernières années des listes de sanctionnés, vont-ils aussi se prononcer sur la question ? Personne ne peut répondre à ces deux questions ni prédire les conséquences d’un choix ou de l’autre.
Les sanctionnés sont nombreux. Aucune procédure judiciaire n’a abouti à leur condamnation, ni en Haïti ni à l’étranger, même si les faits qui leur sont reprochés ont causé de graves préjudices et contribué à l’effondrement du pays depuis des années.
Les élections devraient être une voie pour permettre au pays de prendre un nouveau départ. Elles risquent plutôt de se réduire à un simple u-turn, un « kase tèt tounen », un virage vers le pire.
Frantz Duval
Editorial
L’appel de Fernando Capellan pour changer les relations entre la République dominicaine et la République d'Haïti
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-13
Le Nouvelliste publie en une de ce numéro des extraits d’une allocution prononcée par l’industriel et homme d’affaires dominicain Fernando Capellan lors de la quarante-et-unième session de la CEPAL, tenue à Santiago de los Cabelleros, en République dominicaine du 7 au 9 octobre 2026.
Ce texte marque un tournant.
Jamais des deux côtés de l'Île un tel appel n’avait été lancé pour revoir les relations entre les deux pays, qui, fait rare dans le monde, se partagent une île.
La République dominicaine et la République d'Haïti « doivent élaborer des plans stratégiques pour gérer leur relation », profiter des possibilités d’affaires, « parvenir à une intégration économique très puissante entre ces deux nations » et réduire « le volume des tambours de guerre », a dit Capellan.
L’industriel dominicain a déploré que « les décisions soient prises sur la base d’émotions, pas de stratégie ». « Ce sont des décisions tactiques, qui bouchent un trou à un moment donné, souvent pour des raisons politiques, mais pas pour le moyen ou le long terme », a-t-il déclaré.
Le principal employeur de la main-d’œuvre haïtienne en Haïti avec ses milliers d’employés dans le secteur de la sous-traitance dans son parc Codevi, prêche aussi pour sa chapelle. « Aujourd’hui, le seul pays de l’hémisphère capable d’avoir 2 000 personnes travaillant sous un même toit dans la manufacture, c’est Haïti. Aucun autre pays de la région ne peut le faire : assemblage de jouets, vêtements, chaussures, etc. C’est pourquoi les États‑Unis devraient voir Haïti comme une opportunité pour leur industrie légère », a souligné M. Capellan.
Toujours selon lui, il existe un précédent : « l’Égypte et la Jordanie, avec les Qualified Industrial Zones (QIZ). C’est permanent, avec une grande diversité de produits. Si nous obtenons une législation similaire du Congrès américain, compte tenu de la volonté des États‑Unis de relocaliser des investissements dans leur voisinage, ce serait une grande opportunité pour de nombreuses entreprises américaines »
Fernando Capellan estime que la République dominicaine doit aussi agir en faveur de l’emploi, et pas seulement sur la sécurité… « Nous pouvons améliorer la sécurité à 100 % en Haïti, mais sans emplois, ce ne sera pas durable. Et il existe des moyens d’augmenter massivement l’emploi à la frontière et en Haïti ». Il a ensuite illustré son propos en évoquant le plan 2036 de la République dominicaine :
« Pour vous donner une idée, la République dominicaine a le plan 2036, qui vise à doubler l’économie dominicaine. C’est un travail spectaculaire, dirigé par le président avec plusieurs secteurs. Mais quand on regarde ce plan — et j’y participe — le sujet haïtien n’apparaît pas. Dans un pays qui vend 1,2 milliard de dollars à Haïti, qui accueille une importante main‑d’œuvre immigrée haïtienne, et qui est influencé par Haïti, ce sujet n’apparaît pas. Nous devons donc voir comment les gouvernements, les entrepreneurs, les forces sportives et les forces culturelles peuvent commencer à communiquer et à travailler ensemble », a dit Capellan, soulignant la nécessité de faire avancer « une intégration économique très puissante entre les deux nations ».
Sans occulter les questions de souveraineté, de sécurité et de législations propres à chaque pays, Capellan a rappelé que la République dominicaine a besoin de main-d'œuvre haïtienne.
Le principal problème est cependant, selon lui, « les likes, les « j’aime ». En République dominicaine et en Haïti, des entrepreneurs, des politiciens, des influenceurs, s’ils veulent des likes, il leur suffit de monter les deux pays l’un contre l’autre, de créer des histoires de fantômes, d’invasion, d’intégration… et les likes arrivent ».
Frantz Duval
Editorial
L’appel de Fernando Capellan pour changer les relations entre la République dominicaine et la République d'Haïti
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-13
Le Nouvelliste publie en une de ce numéro des extraits d’une allocution prononcée par l’industriel et homme d’affaires dominicain Fernando Capellan lors de la quarante-et-unième session de la CEPAL, tenue à Santiago de los Cabelleros, en République dominicaine du 7 au 9 octobre 2026.
Ce texte marque un tournant.
Jamais des deux côtés de l'Île un tel appel n’avait été lancé pour revoir les relations entre les deux pays, qui, fait rare dans le monde, se partagent une île.
La République dominicaine et la République d'Haïti « doivent élaborer des plans stratégiques pour gérer leur relation », profiter des possibilités d’affaires, « parvenir à une intégration économique très puissante entre ces deux nations » et réduire « le volume des tambours de guerre », a dit Capellan.
L’industriel dominicain a déploré que « les décisions soient prises sur la base d’émotions, pas de stratégie ». « Ce sont des décisions tactiques, qui bouchent un trou à un moment donné, souvent pour des raisons politiques, mais pas pour le moyen ou le long terme », a-t-il déclaré.
Le principal employeur de la main-d’œuvre haïtienne en Haïti avec ses milliers d’employés dans le secteur de la sous-traitance dans son parc Codevi, prêche aussi pour sa chapelle. « Aujourd’hui, le seul pays de l’hémisphère capable d’avoir 2 000 personnes travaillant sous un même toit dans la manufacture, c’est Haïti. Aucun autre pays de la région ne peut le faire : assemblage de jouets, vêtements, chaussures, etc. C’est pourquoi les États‑Unis devraient voir Haïti comme une opportunité pour leur industrie légère », a souligné M. Capellan.
Toujours selon lui, il existe un précédent : « l’Égypte et la Jordanie, avec les Qualified Industrial Zones (QIZ). C’est permanent, avec une grande diversité de produits. Si nous obtenons une législation similaire du Congrès américain, compte tenu de la volonté des États‑Unis de relocaliser des investissements dans leur voisinage, ce serait une grande opportunité pour de nombreuses entreprises américaines »
Fernando Capellan estime que la République dominicaine doit aussi agir en faveur de l’emploi, et pas seulement sur la sécurité… « Nous pouvons améliorer la sécurité à 100 % en Haïti, mais sans emplois, ce ne sera pas durable. Et il existe des moyens d’augmenter massivement l’emploi à la frontière et en Haïti ». Il a ensuite illustré son propos en évoquant le plan 2036 de la République dominicaine :
« Pour vous donner une idée, la République dominicaine a le plan 2036, qui vise à doubler l’économie dominicaine. C’est un travail spectaculaire, dirigé par le président avec plusieurs secteurs. Mais quand on regarde ce plan — et j’y participe — le sujet haïtien n’apparaît pas. Dans un pays qui vend 1,2 milliard de dollars à Haïti, qui accueille une importante main‑d’œuvre immigrée haïtienne, et qui est influencé par Haïti, ce sujet n’apparaît pas. Nous devons donc voir comment les gouvernements, les entrepreneurs, les forces sportives et les forces culturelles peuvent commencer à communiquer et à travailler ensemble », a dit Capellan, soulignant la nécessité de faire avancer « une intégration économique très puissante entre les deux nations ».
Sans occulter les questions de souveraineté, de sécurité et de législations propres à chaque pays, Capellan a rappelé que la République dominicaine a besoin de main-d'œuvre haïtienne.
Le principal problème est cependant, selon lui, « les likes, les « j’aime ». En République dominicaine et en Haïti, des entrepreneurs, des politiciens, des influenceurs, s’ils veulent des likes, il leur suffit de monter les deux pays l’un contre l’autre, de créer des histoires de fantômes, d’invasion, d’intégration… et les likes arrivent ».
Frantz Duval
Magik 9: Panel Magik reçoit ce 13 octobre 2026 Kesner Pharel du Groupe Croissance pour analyser le budget 2026-2027 et le maire de Port-au-Prince Yves Andrel Salomon au sujet des activités de nettoyage au centre ville.
⭐️ STAR ACADEMY : LA STAR INTERNATIONALE QUI SERA PRÉSENTE SAMEDI DÉVOILÉE
Il s'agit de Naïka qui viendra chanter avec un(e) élève son titre One track mind
Ben Mazué et Adèle Castillon seront également présents sur le prime de samedi. Un(e) artiste surprise s'ajoutera à la liste
Magik 9: Panel Magik reçoit ce lundi 12 octobre 2026 le maire adjoint de Kenscoff Jean Max Duvivier au sujet du décès du maire Jean Masillon et Me Gédéon Jean du CARDH pour commenter les amendements du décret électoral et la poursuite du processus.
Magik 9: Panel Magik reçoit ce dimanche 11 octobre 2026 Denoil Antenor, président de la FENAMH au sujet de la mort du maire Jean Massillon et rediffuse un entretien réalisé avec le magistrat Marthel Jean Claude de l’APM sur la situation du système judiciaire.