Dans mon auto-stop, cet été, une chose revenait : la rupture affective, la séparation, le divorce, est aussi un temps de chute des revenus, de perte de logement, avec souvent les enfants qui en paient le prix. Autre chose, aussi : le handicap, qui condamne à la pauvreté, avec notamment les obstacles au cumul AAH et revenus salariés.
Aujourd’hui, la transition écologique est trop souvent vécue comme un coût. Je veux en faire un atout.
Pour cela, je fixerai dans la Constitution l’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Et je créerai l’outil qui nous permettra d’avancer vers cet objectif en instaurant une taxe carbone.
Mais pour être utile au pays et acceptée par les Français, cette taxe doit être juste. Les colères des Gilets jaunes et des Bonnets rouges nous ont rappelé qu’une écologie qui frappe d’abord ceux qui n’ont pas d’alternative est vouée à l’échec. Le produit de cette taxe carbone sera donc en priorité reversé aux ménages les plus modestes et à tous ceux que la transition met en difficulté, pour leur permettre de changer de véhicule, de rénover leur logement ou de réduire leur facture énergétique.
Et parce que la transition ne peut être la même partout, je veux donner aux maires un budget propre de transition écologique, afin qu’ils puissent agir au plus près des besoins de leur territoire.
Le classement PISA 2026 est tombé. Et nos enfants sont au plus bas niveau en culture scientifique, mathématique et en compréhension de l'écrit.
Certes, c’est un bulletin de notes. Et les parents ne vont pas être contents ! Huit ans d’effondrement du niveau scolaire des jeunes Français depuis 2018, c’est le bilan sans appel du macronisme éducatif, du « choc des savoirs » de Gabriel Attal et des réformes insuffisantes d’Édouard Philippe.
Mais c’est plus encore un bulletin de santé, et les parents ont toutes les raisons d’être inquiets. Il faut aller vers ce que ne disent pas les chiffres : la perte de compréhension de l’écrit et des mathématiques qui représente l’équivalent d’un an et demi d’enseignement perdu pour chaque élève, partout dans le monde industrialisé, c’est la catastrophe de la solitude, de la machinisation et du triomphe des réseaux sociaux.
C’est l’effondrement de la santé mentale des jeunes, la perte de la capacité d’attention et l’extinction du sens. C’est, à l’âge de l’IA et des inégalités, la perte de la foi dans l’ascension sociale que doit permettre l’école. C’est l’école de l'« à quoi bon ? »
L’urgence n’est pas tant à la performance par les réformes techniques et les coups de menton ou de férule qui ne changent rien, elle consiste à renouer avec une école humaniste tournée vers l’instruction, l’éducation et l’élévation de l’enfant tout entier, tête, cœur et main.
Une école qui rompt avec le format de la classe face au professeur, une école qui met les savoirs pratiques et populaires, les arts et les sports en harmonie avec les savoirs fondamentaux, une école qui s’ouvre sur la société pour engager une dynamique de réforme mutuelle. Voilà les pistes que je propose.
Dominique de Villepin
Source : OCDE (2026) | PISA.
Lire la chronique : https://t.co/kHKDJWHbGq
La promesse républicaine d’une école émancipatrice, citoyenne, garante de l’égalité entre tous nos enfants, capable de former des adultes avec une tête, un cœur et des mains, n’est plus tenue.
L’école doit se préparer à une nouvelle révolution : celle de la transmission et de la démocratisation des savoirs.
C’est ce chemin que je propose dans cette nouvelle chronique, à l’heure de la rentrée scolaire.
Il est temps de tenir à nouveau cette promesse, pour refaire société.
Lire la chronique en intégralité : https://t.co/CyfANMjbpx
@JackHadfield14 Le problème c'est qu'on ne pourra jamais rattraper le temps perdu avec les proches. J'aurai aimé avoir la force de faire plein d'activités avec mes enfants mais le temps passe...
La proposition de Jordan Bardella d’un référendum sur l’immigration est une nouvelle surenchère, qui prétend résoudre une difficulté réelle par une logique d’exclusion et place le Rassemblement national en rupture avec l’esprit de nos règles républicaines.
Je suis né et j’ai grandi dans une France qui se voulait le pays des droits de l’homme et du citoyen, portée par une certaine idée de l’universel. Aujourd’hui, je vois ce pays se rétrécir dans une campagne présidentielle qui risque de devenir un concours d’exclusions. Certains veulent exclure les riches, d’autres les immigrés, d’autres encore les fonctionnaires. Chacun cherche son adversaire, son responsable, celui qu’il faudrait retrancher pour que tout aille mieux.
Ce n’est pas ainsi qu’un pays se redresse. La politique ne consiste pas à décider qui doit sortir du cercle, mais à refaire un cercle commun.
Entretien du 30.08.26 sur @BFMTV
Je défends la République du respect, dans laquelle, il n'y a pas « deux poids deux mesures », dans laquelle il n'y a pas de place pour des mots aux échos tragiques comme « nuisibles ». Bernard Arnault n'est ni en dessous, ni au dessus des lois. La règle est, et doit être, la même pour tous. Partout et en toute circonstance ma position est la même, au national comme à l'international, sur Gaza, sur l'Ukraine, sur la justice sociale, sur la laïcité : pas de deux poids, deux mesures.
Concernant le CPE, quel confort, Madame Aubry, de jouir de la certitude d'avoir été du bon côté ! Moi je ne connais pas cette satisfaction. J'ai écouté la rue, j'ai retiré le texte, mais vingt ans plus tard toujours rien n'a été fait pour répondre à la question concrète de l'égalité des chances : quelles solutions pour les jeunes de banlieues, qui restent encore et toujours stigmatisés et essentialisés, sans stage et sans emploi, ubérisés et deliverooisés ?
Dominique de Villepin
@anna_reise87030 Je me souviens en être arrivé à délivrer ce message à mon Doc : la dépression c'est pouvoir sans vouloir, l'em sfc c'est vouloir sans pouvoir... Donc vos antidépresseurs c'est pas pour moi.