Cher Dr. @DenisMukwege. Les mouvements citoyens congolais sont particulièrement heureux de voir le Prix Nobel de la Paix 2018 vous être décerné. Pour notre peuple, ce Prix Nobel vous confère dorénavant le statut de leader d’une #TSK et du bâtisseur d’une paix durable en #RDC.
Ce #NobelPrize traduit la reconnaissance de la souffrance des femmes victimes de viols & violences sexuelles, le besoin de réparation juste en leur faveur et l'espoir de tracer une ligne rouge contre l'usage du viol dans les conflits armés.
Le 24 août 2025 a marqué le 27e anniversaire de l'un des plus odieux massacres perpétrés par les militaires de l'ANC, branche armée du mouvement rebelle RCD soutenu par le Rwanda et de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) sur le sol congolais. Cet acte barbare a coûté la vie à plus d'un millier de civils, dont de nombreuses femmes et enfants, dans les villages de Kilungutwe, Kalama et Kasika, situés dans le territoire de Mwenga, à 108 kilomètres de Bukavu.
D'après le rapport Mapping des Nations Unies @UN , avant d'être tuées, la majorité des femmes ont été violées et torturées, et leurs organes génitaux mutilés. De nombreux corps d'enfants ont été jetés dans des latrines. Parmi les victimes, le Mwami (Roi) de Lwindi, François Mubeza, a été assassiné, et son épouse, qui était enceinte de jumeaux, a été éventrée.
Les violences ne se sont pas arrêtées là : les assaillants ont également assassiné des figures religieuses. Le père Stanislas Wabulakombe, vicaire de la paroisse, trois religieuses de la Congrégation des Filles de la Résurrection, un séminariste et plusieurs paroissiens laïcs n'ont pas été épargnés.
Malheureusement, les instigateurs de ces violences circulent aujourd'hui librement et en toute impunité. Certains sont même encouragés à administrer les territoires qu'ils ont endeuillés par le passé, ce qui leur permet de perpétrer de nouveaux forfaits sans crainte de représailles. Il est temps de reconnaître qu'une paix véritable et durable est impossible sans justice, et sans la participation active des victimes, du passé et du présent, aux processus de paix qui les concernent.
Malgré les tentatives désespérées de certains acteurs politiques de la sous-région des Grands Lacs pour semer la haine et provoquer un génocide interethnique en RDC, le peuple congolais a fait preuve d'une résilience remarquable en refusant de s'entredéchirer, aspirant plutôt à un développement harmonieux et à une coexistence pacifique. Le monde ne peut plus se permettre de regarder notre souffrance avec une indifférence qui frise l'inhumanité. La République démocratique du Congo a besoin, elle aussi, de son Nuremberg.
@KatangaCynthia@MuntuMosi Activiste engagée, figure de courage, de resistance et de patriotisme dans la diaspora. Rest in power.
FOREVER YOUYOU MUNTUMOSI.
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de notre sœur Youyou Muntu Mosi, infatigable combattante pour la liberté #RDC. Guerrière d’un courage et d’une constance exemplaires au sein de la diaspora , ton engagement pour la démocratie et la souveraineté ne s’est jamais démenti. Repose en paix. Ton héritage vivra éternellement ! ✊🏽🇨🇩 #RIPYouyou #CongoLibre
Ce message patriotique!
Likambu na mabele.
@MuntuMosi ton Congo n'est pas à mesure de combattre. Il négocie sa souveraineté. Le sang de nos frères et sœurs coule chaque jour.
Une raison pour nous de poursuivre notre lutte.
Youyou MuntuMosi 🤍
🌿C'est avec une grande émotion que je rends hommage à mon amie, Youyou @MuntuMosi, une femme de caractère et de convictions.
Elle a tout sacrifié pour le changement et la démocratie en RDC. Elle a mené son dernier combat contre la maladie avec la même force que celle qu'elle a toujours eue, jusqu'à son dernier souffle.
Repose en paix, ma chère amie ! 🙏
Ma Youyou @MuntuMosi, c’est avec une grande tristesse que j’ai appris ta mort.
Pas plus tard qu’hier, j’ai parlé de toi, et je suis fier d’avoir travaillé à tes côtés comme étant votre conseiller en com dans l’organisation Kopax. J’ai tellement bcp à dire sur votre personne ⤵️
TWITTER EN DEUIL🎯🎯🎯
YOUYOU MUNTU MOSI est décédée !
Elle était avec nous chaque jour sur ce réseau
Mettez juste un like et un retweet pour immortaliser cette grande dame.
A JAMAIS DANS NOS CŒURS @MuntuMosi
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Le combat pour la@justice et l’Etat de droit était sa mission, sa passion, c’est pourquoi elle est née, sa mission de vie.
Sa vie s’arrête mais pas sa mission.
Repos mérité 🎩
🇺🇳 Déclaration suite à la publication du dernier rapport du Groupe d’Experts de @UN sur la République Démocratique du Congo 🇨🇩
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Le rapport semestriel des experts mandatés par le Conseil de sécurité des Nations unies confirme, preuves à l’appui, les observations déjà faites par les populations dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), les autorités congolaises et les acteurs de terrain : le régime de Kigali dirige et contrôle de facto les opérations du M23 et les Forces de défense rwandaises (FDR) ont joué un rôle déterminant dans la conquête et l’occupation de nouveaux territoires et villes, notamment Goma et Bukavu.
Les experts onusiens fondent leurs conclusions sur des photos et des vidéos authentifiées ainsi que sur des témoignages et du renseignement. Ces sources fiables et concordantes attestent qu’il n’y a aucun doute que les FDR ont mené en territoire congolais des incursions systématiques et massives et que les forces d’agression ont été positionnées en première ligne pour s’engager directement dans les combats en utilisant des armes de haute technologie.
Depuis l’offensive éclair en janvier 2025 des troupes rwandaises et du M23, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, plus de onze millions de citoyens congolais vivent entre la famine et la violence sous le joug des forces d’occupation qui contrôlent de larges pans des Provinces du Sud et du Nord Kivu, ce qui a provoqué un regain préoccupant de violations graves des droits humains et des Conventions de Genève, et a aggravé la crise humanitaire et augmenté le déplacement forcé des centaines de milliers de civils.
En outre, les experts rapportant au Conseil de Sécurité ont collecté des sources au sein de l’armée et du gouvernement rwandais indiquant que l’objectif ultime de Kigali est de contrôler le territoire des Kivus et les ressources naturelles congolaises grâce à la mise en place par le M23/AFC d’administrations parallèles illégitimes, semblables à celles d’un État, démontrant une volonté d’annexer les territoires conquis.
Ces révélations illustrent à nouveau que la prétendue préoccupation sécuritaire affichée par le régime de Kigali pour justifier ses « mesures défensives » et son interventionnisme en territoire congolais, à savoir la neutralisation des FDLR, est devenue un prétexte suranné et ne peut plus être invoquée comme une menace existentielle pour le Rwanda.
Trente ans après le drame du génocide commis au Rwanda dont les auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice, et malgré d’innombrables opérations militaires et initiatives menées pour mettre fin à l’activisme des FDLR, tant par les autorités congolaises qu'en collaboration avec le Rwanda par le déploiement direct de troupes rwandaises sur le sol congolais, souvent avec le soutien de la MONUSCO, l'effectif numérique d'éléments restants de ce groupe armé suggère que sa capacité résiduelle de nuisance de ceux qui ont participé activement au génocide est fortement réduite. Cette réalité met à mal le narratif avancé par le régime de Kigali qui continue d'endeuiller toute une région au nom de pseudo-mesures de sécurité.
Plus de six millions de congolais sont morts depuis la fin du génocide au Rwanda. Une partie importante des innombrables crimes ont été et continuent d’être commis d'après divers rapports des Nations Unies, dont le rapport Mapping, publié il y a presque 15 ans, directement par l’armée rwandaise ou par le truchement de rebellions téléguidées depuis Kigali, toujours sous couvert de ce même prétexte. Les populations martyres de l’Est du Congo et la diplomatie internationale ne peuvent continuer de tolérer ce cycle répétitif de violences qui a pour objectif véritable le contrôle et l’accaparement des ressources minières congolaises.
Autant il est absolument impératif que les responsables du génocide soient traduits en justice et punis pour leurs crimes odieux, autant les victimes congolaises ont une soif immense que le monde reconnaisse leur souffrance et que justice leur soit enfin rendue. Pourtant, les mécanismes actuellement mis en place, qui sacrifient la justice sur l'autel d'une paix fragile et illusoire, s'avèrent inefficaces. Les expériences similaires du passé démontrent qu'en empruntant cette même approche, le peuple congolais martyrisé n'a obtenu ni la justice ni la paix.
Le temps est venu pour les autorités congolaises et la communauté internationale de s’impliquer de manière décisive en faveur du désarmement de ces citoyens rwandais opérant sur le sol congolais. Ceux qui en remplissent les critères pourront être réintégrés dans la société rwandaise. Cela permettrait, une fois pour toutes, de vider ce prétexte de sa substance afin qu'il cesse de justifier l'instabilité chronique, les millions de morts et les cycles de violence qui déchirent l'Est de la RDC depuis déjà trois décennies. Car, au-delà de leur enrôlement, ces individus restent des citoyens rwandais. Au moment même où des acteurs internationaux et des États s'impliquent pour trouver une solution pacifique à la dernière guerre d’agression déclenchée par le M23 avec l’appui direct et indirect du Rwanda, il y a urgence à éradiquer définitivement la question des groupes armés, notamment les FDLR et le M23, afin de donner une chance réelle à une paix durable et ouvrir la voie à une coexistence pacifique dans la région des Grands Lacs.
En outre, les Congolais ont droit à la justice, à la vérité, à des réparations et à des garanties de non-répétition des atrocités. Nous aspirons à ce que la Cour Pénale Internationale poursuive ses enquêtes et ses poursuites en RDC pour les faits commis après le 1er juillet 2002, date de l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous encourageons également les États à utiliser le principe de la « compétence universelle » pour mener des enquêtes et des poursuites sur les crimes graves commis en RDC, notamment ceux répertoriés dans le rapport Mapping.
De plus, les Nations Unies se sont pleinement investies dans la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle dans de nombreux pays africains, notamment au Rwanda, en Sierra Leone ou en République Centrafricaine, confirmant la lutte contre l’impunité et le soutien à l’instauration d’un état de droit comme des outils nécessaires pour prévenir la répétition des violences et instaurer une paix juste et durable. La souffrance des victimes est universelle, et le droit à la justice doit l’être tout autant. Il est impératif de mettre fin aux doubles standards en matière de justice à rendre aux populations martyres, en Afrique et partout ailleurs. Les leçons apprises dans d’autres situations de conflit doivent aujourd’hui être appliquées pour mettre un terme à la tragédie congolaise.
Enfin, nous réitérons donc notre appel à des sanctions fortes et coordonnées contre les acteurs de la déstabilisation en RDC et à la mise en œuvre des prescrits de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité, qui appelle à un cessez-le-feu sans condition, au retrait inconditionnel et immédiat de l’armée rwandaise du territoire congolais, et au démantèlement des administrations illégales implantées par le M23 et l’AFC au Nord et au Sud Kivu.
The Elders were honoured to meet with Toshiyuki Mimaki and Tetsuji Kumada from Nihon Hidankyo, and Keito Ogura, a survirvor of the Hiroshima atomic bombing. Their tireless work highlighting the human cost of #nuclearweapons is both humbling and inspiring.
We endeavour to carry forward their legacy with renewed determination, shining a light on escalating nuclear risks, pushing for diplomatic solutions, and urging world leaders to act with the moral courage and urgency this issue demands.
Nuclear weapons are not our fate.
They are a choice.
And we can choose a safer future.
A l’occasion des commémorations du 25e anniversaire de l'abominable massacre de Katogota, dans le territoire d’Uvira au Sud Kivu par des éléments de l’ANC, la branche armée du RCD soutenue par le Rwanda, nos pensées se tournent vers les victimes, toujours privées du droit au deuil et otages d'une impunité institutionnalisée, malheureusement érigée en condition préalable trompeuse pour le rétablissement de la paix en République Démocratique du Congo.
Les négociations en cours avec les rebelles de l'AFC/M23, appuyés par l'armée Rwandaise, sans la prise en considération de la justice transitionnelle, laissent planer le spectre d'une funeste répétition des erreurs du passé, où des criminels de guerre ont été cyniquement récompensés par de hauts grades dans l'armée régulière et des fonctions ministérielles pour revenir administrer leurs victimes, au nom d'une paix illusoire.
C'est pourquoi, nous interpellons avec force les autorités congolaises, les instances régionales et les États impliqués dans la recherche d'une solution durable à ce conflit cruel qui ensanglante le sol congolais depuis déjà trois décennies, que la justice est le fondement indispensable pour conjurer la récurrence des atrocités passées et jeter les bases d'une paix véritable et pérenne, non seulement en RDC mais dans toute la région des Grands Lacs africains. À l'exception de l'accord-cadre d'Addis-Abeba, dont nous réitérons l'appel à la revitalisation, les différents accords de paix signés après la deuxième guerre du Congo ont prouvé qu'agir autrement ne fait que renforcer le cycle de la violence.
À l'instar d'autres nations ayant enduré la souffrance des conflits armés, le peuple congolais mérite de faire le deuil de ses morts et aspire légitimement à la justice, garantie d'une paix durable.
🇯🇵 Nous avons tenu la dernière réunion du Conseil d’administration @TheElders à #Hiroshima pour rendre hommage aux survivants de la bombe atomique, inciter les dirigeants à redynamiser leurs efforts en faveur du désarmement nucléaire et réaffirmer notre soutien à l’éradication totale de ces armes qui représentent une menace existentielle pour l’humanité. Dans un contexte où l’état de droit international est remis en cause, nous avons aussi exhorté le Premier Ministre Shigeru Ishiba @JPN_PMO à ce que le Japon utilise sa voix et son autorité morale pour renforcer le tabou de l’utilisation des armes nucléaires. #NuclearBan ☮
https://t.co/0pWhKuulkB
En cette #Journ��eDeL'Afrique, dont le thème de l’année 2025 est basé sur la justice et les réparations, nous réaffirmons qu’il n’y aura pas de paix durable en #RDC et dans la région des Grands Lacs africains sans la justice et exhortons @UN , @_AfricanUnion , toutes les organisations sous-régionales et les acteurs impliqués à placer la justice transitionnelle au c��ur des négociations en cours pour instaurer la paix en RDC.
L’année 2025 coïncidera également avec le 15e anniversaire de la publication par @UNHumanRights du rapport #Mapping sur les violations les plus graves du DIH et des droits humains commises en RDC entre 1993 et 2003. Il est temps de sortir ce rapport des tiroirs de l’ONU et de mettre en œuvre ses recommandations pour accorder aux millions de victimes et de survivants congolais leurs droits à la #vérité, à la #justice, aux #réparations et à la #non-répétition des atrocités de masse.
#NoJusticeNoPeace #JusticeMatters
Interesting meeting yesterday with @alexstubb , the President of the Republic of Finland. We discussed the current state of the world, the dramatic situation prevailing in the #DRC - where 10 millions of citizens in the Kivu are living with fear under the control of occupying forces - and the lack of coordination, transparency and inclusion of current peace initiatives.
We highlighted the strong need for accountability for current and past violations of human rights, political isolation of the Kigali regime and the enforcement of UNSC resolution 2773 calling for unconditional ceasefire, immediate withdrawal of the Rwanda Defense Forces from DRC as well as the dismantling of M23 parallel administration.
Given its long tradition in peace diplomacy, we urged Finland to engage in the resolution of the crisis, notably by convening an international conference to provide a platform for dialogue and high-level exchange of views among all interested parties to achieve a comprehensive, just, and lasting peace in the DRC, with the support of CMI-Martti Ahtisaari Peace Foundation @cmioffice
🇨🇩🇺🇳 Après 35 ans, la République Démocratique du Congo vient d'être réélue membre non-permanent du Conseil de Sécurité de @UN . Coïncidant avec le 15ème anniversaire du Rapport Mapping des Nations Unies et 30 ans après le début des guerres meurtrières en #RDC , cette élection offre aux autorités congolaises une occasion historique de faire avancer la mise en œuvre de la justice transitionnelle, spécialement l'établissement d'un tribunal pénal international pour le Congo, afin de mettre un terme à l'impunité et de restaurer durablement la paix dans le pays. Après trois décennies de massacres ayant coûté la vie à des millions de Congolais, de centaines de milliers de femmes et de filles violées, et de déplacements internes touchant des dizaines de millions de personnes, nous exhortons les responsables politiques congolais à servir les intérêts des citoyens et à mettre les aspirations de la population au centre de l’action de l’Etat.
Déclaration suite à l’annonce de « négociations de paix directes » entre la RDC et le M23.
Le conflit armé en RDC est caractérisé par sa forte dimension internationale avec l’intervention directe du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi et l’implication des pays de la SADC et de l’EAC. En outre, des puissances étrangères et des acteurs clés de la mondialisation économique issus du secteur privé ont des intérêts stratégiques pour les minerais critiques présents dans le sous-sol congolais, notamment dans le cadre de la transition numérique et énergétique, mais aussi dans les industries de la défense et du spatial.
Ainsi, les efforts à déployer pour parvenir à une solution durable à la grave crise multidimensionnelle que traverse la RDC devront également avoir une forte dimension internationale.
Toute tentative de réduire le conflit en cours dans l’Est de la RDC à un conflit interne en optant pour des négociations directes du gouvernement congolais avec le M23 constituerait une erreur de diagnostic majeure. Une telle approche, menée en l'absence d'une Conférence internationale pour la paix en RDC, visant à galvaniser une volonté politique forte aux niveaux national, régional et international, pourrait s’apparenter soit à une méconnaissance des réalités des dynamiques existantes sur le terrain, soit à une trahison de la patrie.
C’est pourquoi nous appelons à la tenue d’une Conférence internationale pour la paix en RDC, qui aurait pour objectif de revitaliser l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba et de créer une plateforme de haut niveau visant à faciliter un dialogue constructif et à la hauteur des défis actuels. Cette Conférence permettrait d’aboutir à une feuille de route concertée, définissant des actions concrètes aux niveaux national, régional et international. Elle offrirait également l’occasion de mobiliser les moyens nécessaires pour sortir de la crise actuelle et jeter les bases d’un projet de paix durable en RDC, dans le cadre du Pacte social pour la paix promue sous l’égide de la CENCO et de l’ECC.
De plus, les différents mécanismes de suivi de l’Accord-Cadre d’Addis Abeba mis en place pour garantir une mise en œuvre effective et de bonne foi des engagements de toutes les parties devront être revitalisés, avec le soutien des pays et des institutions partenaires de la RDC, notamment les co-garants de l’Accord-Cadre.
Dans l’intervalle, les pressions internationales devront s’accentuer pour veiller à faire respecter les prescrits de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui exhorte les parties à un « cessez le feu immédiat et inconditionnel » et « demande à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir le M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la République démocratique du Congo, sans conditions préalables ». Cette résolution est une avancée significative pour la paix en RDC et devrait jouir d’une préséance dans toutes tractations diplomatiques. Dialoguer sous la menace des armes reviendrait à institutionnaliser la loi du plus fort et à conférer une légitimité à l’agression et à l’occupation illégale.
Une fois ce cadre international solidifié et les différentes échelles de responsabilités clarifiées à travers un Sommet International de haut niveau, des négociations directes pourraient alors être envisagées, incluant tous les groupes armés, y compris le M23, la société civile, les partis politiques, et le gouvernement congolais. Cette démarche s’inscrirait dans l’esprit des initiatives diplomatiques menées sous l’égide du Président angolais João Lourenço, dont nous saluons les efforts. Toutefois, pour garantir une paix durable, ces négociations devront s’insérer dans le cadre des principes fondamentaux de la charte de l’Union Africaine, garantissant la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Procéder autrement reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs, une démarche qui risque d’accélérer et de légitimer la balkanisation de la RDC ou le processus en cours d’annexion des Kivus.
Ainsi, nous invitons les acteurs impliqués dans la crise et dans les tentatives d’y mettre fin d’éviter la répétition des erreurs du passé pour ne plus léguer aux générations futures des compromissions qui hypothéqueront une fois de plus à la Nation congolaise son droit à disposer d’elle-même et à vivre en paix.
Le bilan macabre des combats qui ont opposé l’armée congolaise à l'armée rwandaise et ses supplétifs du M23 dans la ville de Goma émerge timidement.
Mes condoléances aux familles de nos militaires tombés sur le champ d’honneur et à tous ceux qui ont perdu un être cher. Ma compassion à la population de Goma, du #NordKivu et de toute la #RDCongo.
@UN@UNHumanRights@Europarl_EN@_AfricanUnion
"Un peuple qui applaudit ses bourreaux est complice de son esclavage et devrait en assumer les conséquences..." Dénis Mukwege
Les paroles du Dr sont profondément tristes et demeurent malheureusement toujours d'actualité.