Ce dessin a été fait en octobre 2018 par la fille d’amis très proches. À l’époque, elle avait 5 ans et était en grande section de maternelle dans l’école publique Paul Dubois, située dans le 3e arrondissement de Paris.
Cet homme sur le dessin est un animateur de l’école. Elle dira à sa maman : « Il faisait semblant de faire pipi, mais ce n’était pas du pipi qui sortait de son zizi ».
De nombreux enfants de cette école maternelle (tous âgés de 5 ans ou moins) ont décrit des faits d’agressions sexuelles, voire de viol. Au total, 15 d’entre eux auraient été victimes du même animateur. Ces enfants ont été auditionnés par la police. Les faits se seraient produits pendant les activités du mercredi ou au moment de la sieste.
Cet animateur a été suspendu mais n’a toujours pas été jugé, près de 8 ans après. Les familles des victimes craignent un non-lieu et se battent pour que leurs enfants obtiennent justice. Malheureusement, la parole des enfants, même quand ils sont très nombreux et qu’ils décrivent la même chose, n’est souvent pas prise au sérieux.
Voici ce que me dit mon amie :
« L‘instruction est terminée. La suite dépend de la décision du juge d’instruction : classer sans suite ou aller au procès. 3% de ces personnes sont condamnées. Ces années de procédure sont destructrices pour les familles, j’ai choisi de sortir du collectif, et de soigner ma fille. C’était la priorité. L’animateur a été suspendu, mais pas tout de suite. Lors des signalements, la parole de l'enfant a été minimisée, disqualifiée par l'école, je crois que c'est ça le plus douloureux. Je n’avais encore jamais montré ce dessin. »
Cette situation est révoltante. L’impunité d’une grande partie des pédocriminels est insupportable.
L’animateur en question nie les faits et reste présumé innocent. La mairie de Paris m’a informé qu’il faisait toujours partie des effectifs de la Ville, dans l’attente d’une décision de justice. Cet agent est aujourd’hui « sans affectation » et n’est donc pas au contact d’enfants. La Ville m’indique qu’il continue à percevoir « une part de sa rémunération, conformément aux dispositions légales ».
La mairie de Paris me dit également : « L'agent mis en cause a été suspendu par la Ville, sans délai, en date du 14 février 2019, au lendemain de l'information transmise par le directeur de l'école à l'Inspection de l'Education nationale ainsi qu'à la Circonscription des affaires scolaires (CASPE). »
Les services de la Ville m’indiquent aussi qu’une cellule d’accompagnement psychologique a été mise en place à l’époque pour les familles des victimes, et que des formations et des outils de sensibilisation ont depuis été mis en place dans les écoles parisiennes.
Ce post est évidemment publié avec l’accord de mes amis, qui souhaitent rester anonymes pour protéger leur fille.
Je vous invite à lire cet autre témoignage, d’une autre maman de la même école : https://t.co/8yK7EAzgac
Et cet article de Mediapart à ce sujet : https://t.co/YqOfjMHEpL
« Relations Incestueuses », c’est par ces mots que @doriandemeeus qualifie les intimidations sur une journaliste et les menaces sur un autre.
Pour un homme qui choisit son titre et ses mots, ces deux mots adossés l’un à l’autre traduisent un glissement inquiétant de la pensée et une conception toute particulière du #Journalisme
« Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde » disait Albert Camus.
Il est inquiétant de constater que l’édito du jour, de plus de 400 mots, n’en consacre pas un seul à nommer correctement une violence pour ce qu’elle est.
Pour rappel, l’inceste suppose un mineur et majeur, un incapable et un capable, un dominé et un dominant, une victime et un bourreau.
Les relations entre #presse et politique sont toutes autres. Il s’agit d’un rapport entre adultes, un rapport d’égalité, un rapport libre et consenti.
Par conséquent, voir un responsable presse de premier plan qualifier les relations entre la presse et les politiques « d’incestueuses » est consternant en ce qu’il traduit, d’une part, l’intériorisation d’une domination inquiétante sur le plan démocratique et qu’il minimise, d’autre part, par l’usage d’un mot impropre le vécu réel de nombreuses victimes.
« Il n’y a pas au monde de pire malheur que la servitude » disait Sophocle.
Cet édito est également inquiétant par le relativisme donné aux faits.
Non, le tutoiement et la proximité ne sont pas élisifs du #respect . Celui dû à chacune et chacun pour ce qu’il est et celui dû à l’indépendance respective de la profession de journaliste et du mandat d’élu.
Non, la violence n’est pas à normaliser au prétexte que les relations entre politiques et journalistes donnent lieu à « des messages virulents ou blessants »
Non, le fait qu’il soit « franc et sympa » ne permet pas de justifier l’usage systématique du « rapport de force »
Non, le rapport politique-journaliste n’est pas un rapport de dominant à dominé.
Ne pas le comprendre, ne pas l’écrire, ne pas l’affirmer est autant, voir plus inquiétant, que les faits qui ont donné lieu à cet édito.
J’ai d’abord réagi ici avec légèreté face à l’annonce d’une possible plainte à mon égard de deux mandataires MR.
D’abord, parce qu’en tant que privilégiée, je préfère prendre pour d’autres, mais aussi parce qu’il est hors de question de céder face à la guerre culturelle du MR, hors de question d’avoir peur, hors de question de se taire.
Le choc passant, je me rends aussi compte de l’importance de nommer et de dénoncer la gravité démocratique du moment.
Aujourd’hui, parce que nous avons voulu montrer un autre angle non présent dans le récit unique publié par le rédacteur en chef de La Capitale, ancien collaborateur du MR, nous sommes lynché·e·s sur X.
Alors que le président du MR crie partout à la censure et au « wokisme » des médias (au point où à 19H30 le mot d'ordre de la manifestation n'a pas été au centre du narratif comme c'est le cas d'habitude), ce sont ses mandataires MR qui portent plainte contre des journalistes qui ont simplement fait leur travail de recoupement de l’information.
On le sait, celles et ceux qui veulent museler, tronquer la réalité, détourner les regards, ce sont bien ceux qui s’inspirent du trumpisme.
Ce que nous vivons ici, c’est un tournant. Peu s’en rendent compte. Peu y accordent de l’importance, mais si nous laissons leur récit se poursuivre, si nous cédons sur la vérité, sur nos combats : notre avenir s’annonce bien sombre.
Mais rien ne m'arrêtera car je sais pour qui je me bats. Les femmes qui souffriront de l'Arizona ce ne sont pas pour moi des chiffres, des mythes : c'est par exemple ma mère ouvrière à 62 ans, c'est mes amies proches : en burn-out ; en dépression post partum ou encore infirmière aux urgences. Et toutes me parlent de leur peur ... de l'Arizona.
"De Wever ne dit pas qu’il n’y a pas de documents, mais plutôt qu’il n’y a pas de documents que le Parlement puisse demander" #KinderSurprisePlusValues
MERCI au Collège de Ganshoren d’avoir entendu la population et organisé (jusqu’à faire la mise sous-enveloppe), une consultation citoyenne sur la fermeture/ouverture de Broustin.
Koekelberg l’a déjà fait.
Jette restera donc la seule commune à ne pas donner la parole à sa population ! Quelle honte @VandevivereCl 🫠
En 2014, Ecolo, Les Engagés et le MR considéraient que la N-VA était un parti d'extrême-droite.
En 2025, ils poussent des cris d'orfaie pour s'indigner que le PS refuse de négocier avec ce matin. Deux ou trois réflexions qui n'engagent que moi :
Horrifié par l’attentat perpétré ce soir au Marché de Noël à Magdebourg. Toutes mes pensées vont aux victimes et à leurs proches, et toute ma solidarité avec les autorités allemandes. Rien n’est plus ignoble que ces actes barbares. #magdebourg#allemagne#solidarité
@BX1_Actu on aurait préféré un autre titre : « L’aide du CPAS : une réponse aux inégalités sociales marquées entre les communes bruxelloises » ou « Molenbeek, une commune où le CPAS joue un rôle essentiel pour la population en difficulté » Il ne faut pas stigmatiser ou diviser.
Et donc, on discute au Parlement flamand de la formation du Gouvernement bruxellois et @CieltjeVAchter répond - au nom du Gouvernement flamand - que les Francophones n’ont pas à s’en mêler ?!
La confusion des rôles est totale. Ces propos relèvent de l’ingérence démocratique.
Ceux qui abandonnent BXL, ce sont ceux qui offrent sur un plateau d’argent aux séparatistes la fin de l’identité Bruxelloise. Mon Parti a créé la Région Bxloise et nous resterons les seuls francophones à nous battre pour une Région à part entière et pour qu’on respect les Bxlois