🔴 FLASH | Quand le député LFI Carlos Mertens Bilongo organisait en 2025 la venue d’élus du FLN algérien au sein de l’Assemblée nationale et que ces derniers récitaient des sourates du coran hostiles aux juifs et aux chrétiens.
(@dobsky33)
Piketty refait surface pour proposer de confisquer la fortune des milliardaires et la mettre dans un "fonds public".
Toute son œuvre repose sur une seule formule : r > g. Le rendement du capital dépasserait la croissance, donc les riches deviendraient mécaniquement toujours plus riches, donc il faut confisquer.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi cette prémisse est fausse, au niveau d'un enfant de 8 ans, puisque c'est apparemment le niveau requis pour la croire.
Imagine que Kevin a un coffre magique. Piketty te dit : le coffre de Kevin grossit de 5% par an tout seul, la boulangerie de papa grandit de 2% par an, donc dans 100 ans Kevin possédera toute la ville. C'est ça, r > g. Tout son livre de 970 pages, c'est ça.
Le petit problème : le coffre magique n'existe pas.
Dans la vraie vie, le capital ne se reproduit pas tout seul. Il faut l'allouer. Chaque année, il faut redécider où va chaque euro, et la plupart des gens décident mal. Le "r" de Piketty est une moyenne qui cache un champ de ruines : pour un Bernard Arnault, des milliers d'héritiers qui dilapident, des fonds qui sous-performent, des empires qui s'évaporent.
Vérifions avec le test le plus simple du monde. Si r > g était une loi mécanique, les fortunes de 1900 domineraient toujours. Où sont les Vanderbilt ? Les Carnegie ? En 1987, le Top 10 mondial était dominé par des héritiers et des propriétaires fonciers japonais. Aujourd'hui : Musk, Bezos, Page, Huang. Des gars qui codaient dans leur chambre. La liste Forbes est une machine à laver, pas une dynastie.
L'homme qui est devenu trillionnaire ce matin n'a pas hérité d'un coffre. Il a failli faire faillite deux fois en 2008. Son "r" est passé par -100% avant de passer par l'hyperespace. Voilà ce que la formule de Piketty ne peut pas voir : le rendement du capital est la rémunération du risque et du génie d'allocation, pas un loyer automatique.
Et le plus drôle : quand le capital reste vraiment passif, comme dans le modèle de Piketty, il fond. Inflation, frais, impôts, érosion concurrentielle. Le capital qui dort meurt. La seule façon d'obtenir du "r", c'est de créer de la valeur pour quelqu'un. La formule décrit un monde qui n'existe nulle part, sauf dans les amphis de l'École d'économie de Paris.
D'ailleurs même ses données ont craqué. Le Financial Times a relevé des erreurs de calcul dans ses séries dès 2014. Et les travaux de Piketty-Saez-Zucman sur l'explosion des inégalités américaines ont été méthodiquement démontés par Auten et Splinter dans le Journal of Political Economy : une fois les transferts et impôts correctement comptés, l'inégalité après redistribution n'a presque pas bougé en 60 ans. Toute la panique repose sur des choix méthodologiques militants.
Ce qui m'amène à Zucman. L'ironie est délicieuse : l'homme qui a passé sa vie à dénoncer l'héritage a produit un héritier. Même méthode, même biais, mêmes données contestées, ambition fiscale en plus. Sa fameuse taxe sur le patrimoine des "ultra-riches" taxerait des plus-values qui n'existent que sur le papier.
Concrètement, la taxe Zucman forcerait chaque fondateur français à vendre des morceaux de sa boîte chaque année pour payer l'impôt sur une valorisation qu'il n'a jamais encaissée. Vendre à qui ? Des fonds étrangers. Résultat garanti : les dernières entreprises françaises passent sous pavillon américain ou qatari, au nom de la justice sociale. Du génie.
Et la proposition finale de Piketty est la meilleure partie : prendre l'argent investi dans des entreprises qui produisent, emploient et innovent, pour le confier à un "fonds public" géré par l'entité qui a accumulé 3 400 milliards de dette et qui perd de l'argent sur à peu près tout ce qu'elle touche depuis 50 ans. C'est demander au cancre de la classe de corriger les copies.
Récapitulons. La formule est fausse empiriquement, les données sont contestées dans les meilleures revues du monde, la prescription détruirait les seuls acteurs qui créent, et le gestionnaire proposé est en faillite technique. Dans n'importe quelle science, on appellerait ça une théorie réfutée. En économie française, on appelle ça un best-seller.
r > g n'a jamais été une loi économique. C'est un alibi mathématique pour le plus vieux programme politique du monde : prendre l'argent des autres.
🚨 Attention, ce n’est que la moitié de l’histoire !
Pour éclairer vraiment les téléspectateurs, il aurait fallu préciser que Bruno Retailleau, déjà, avait voulu être calife à la place du calife et qu���une pétition à sa gloire avait été lancée sur Facebook le 22 décembre 2009, qui réclamait explicitement qu’il soit nommé metteur en scène de la Cinéscénie à la place de Philippe de Villiers, son créateur historique.
À sa suite, Philippe de Villiers décide de se retirer temporairement de l’association « pour préserver le Puy du Fou de querelles dérisoires et extérieures ». Nicolas de Villiers (président de l’association) convoque un comité de direction extraordinaire (25 membres). Il demande aux deux protagonistes (Philippe de Villiers et Bruno Retailleau) de ne pas y assister pour que les membres puissent s’exprimer librement.
Philippe de Villiers accepte et n’y va pas. Bruno Retailleau refuse et se présente à la réunion. Il s’exprime quelques minutes pour se défendre. Une lettre de Philippe de Villiers est lue annonçant sa démission et le retrait potentiel de ses scénarios. Après audition de Retailleau, le comité vote à l’unanimité son exclusion de l’association.
Par ailleurs, sur le plan politique, Bruno Retailleau, tout en prétendant défendre une ligne souverainiste, s’est rapproché en catimini de Sarkozy et Fillon, qui voulait, pour le récompenser de sa trahison, le nommer secrétaire d’État au Numérique. De Villiers s’y est opposé, puisque l’UMP était exactement ce qu’il combattait, et avec elle sa vision pro-européenne, libérale et mondialiste. Retailleau adhérera à l’UMP et abandonnera tout ce qu’il avait défendu pendant 20 ans pour faire une carrière politique. On le vit alors aux côtés d’Alain Juppé.
Préciser cela aurait permis aux téléspectateurs de se forger vraiment une opinion. Ne présenter qu’une version de l’histoire, avec témoignages à charge, s’apparente à de la manipulation, sans doute avec l’objectif de discréditer comme d’habitude, le souverainisme. Je précise que je n’ai aucun lien avec @PhdeVilliers et que je ne suis adhérent à aucun parti ni think tank ni rien du tout. Mais il me semblait important de raconter toute l’histoire et pas 50% de celle-ci.
Entre Nantais ·
Eva Level ·
Bonsoir, ma petite soeur a disparu. Si vous la voyez contacter moi vite en privé. Merci excellente soirée à vous !
📷 AVIS DE RECHERCHE 📷
Ma petite sœur Lucie Level, 16 ans, a fugué cet après-midi en compagnie d'une amie. Elle a été localisée pour la dernière fois à Nantes.
Si vous l'avez aperçue ou si vous avez la moindre information sur sa localisation, merci de me contacter en message privé le plus rapidement possible.
Merci de partager au maximum, chaque partage peut faire la différence
L’Incorrect viré d’Instagram.
Sans explications, sans raisons et sans recours possible. C'est ni plus ni plus moins qu’une censure.
Après les banques, après Facebook après les plateformes de financement, la cabale continue.
Nous avons besoin de vous les amis !
Voyez-vous, l'indignation woke est comme un vin bouchonné.
Beaucoup d'étiquette, aucun fond.
Alors permettez-moi de le dire dans la seule langue qui rende justice à ce que j'éprouve :
Nom de Dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connards d'enculés de bande de moralisateurs de mes couilles de donneurs de leçons à la petite semaine de pleureuses professionnelles de tristes sires de cassos idéologiques de putain de ta mère la pute de sa grand-mère en string.
Jurer en français, c'est comme s'essuyer avec de la soie.
Eux, ils n'ont que du papier recyclé.
Un Antonio Banderas emocionado participa en el encuentro con el Papa León XIV que se celebra en estos momentos en el Movistar Arena de Madrid:
"La Iglesia Católica ha sido el mayor productor de arte de la Historia".
Termina citando a San Agustín: "Decís vosotros que los tiempos son malos, sed vosotros mejores, y los tiempos serán mejores: vosotros sois el tiempo".
Échanges avec les représentants d’Encounter Books, maison d’édition de The Suicide of France, et avec les journalistes des célèbres revues conservatrices américaines First Things, Compact et The New Criterion.
Les universités américaines, ces grands campus, étaient hier le cœur du réacteur. C’est de là que tout est parti. C’est là qu’on a inculqué la déconstruction, le wokisme, la cancel culture, la théorie du genre. C’est de ces facultés américaines qu’est parti le poison qui a empoisonné nos propres écoles françaises. C’était le foyer de notre endoctrinement de gauche.
Et aujourd’hui, regardez le retournement. C’est de ce pays-là, c’est dans ces cercles intellectuels qu’on vient me chercher, moi, pour écouter mes idées, nos idées, les idées que toute la bien-pensance française a passé dix ans à vouloir interdire. Le vent a tourné.
Black pilot, West Point graduate, and combat veteran Wesley Hunt delivered a masterclass response:
“Hey Jasmine… Black pilot here.
I graduated from West Point. I went through Army flight school. I learned to fly the AH-64 Apache. I deployed to combat and flew 55 combat missions over Baghdad.
Nobody handed me a cockpit because of my skin color. Nobody lowered the standards for me.
Suggesting that Black pilots, engineers, doctors, or leaders need special preferences to succeed is not empowering, it’s insulting.
I didn’t want a different standard. I wanted the same standard.”
He ended with a powerful line:
“Merit isn’t racist. Excellence isn’t discriminatory. And reducing every achievement to skin color says far more about your worldview than it does about mine.”
This is the kind of clarity and backbone America needs right now.
Mes chers amis,
Après une année durant laquelle la maladie m’a tenue éloignée du terrain, je reprends aujourd’hui mon travail d’enquête.
Cette reprise prend la forme d’un nouveau projet : Terrains France.
Depuis quinze ans, mon travail repose sur une conviction simple : les sociétés ne se comprennent pas à distance. Elles se comprennent sur le terrain, dans les réalités vécues, au contact de celles et ceux qui les traversent.
Chaque semaine, Terrains France proposera une enquête consacrée aux grandes transformations de notre pays.
La première portera sur l’hôpital public.
Terrains France est un projet indépendant. Son existence dépend de ses lecteurs.
En le soutenant, vous ne financez pas une opinion. Vous rendez possibles des semaines d’enquête et de travail de terrain.
Les contributeurs auront accès à des photographies inédites et à des archives de reportage issus de quinze années de travail.
Vous pouvez soutenir ce projet ou simplement le faire circuler. Dans les deux cas, vous contribuez à son existence.
https://t.co/TmbYVzNOnj
Je vous donne rendez-vous vendredi.
Avec toute mon affection 🤍
Anne-Laure
On me demande souvent si je crois vraiment que l'Occident va gagner.
Alors j'ai fait le calcul. Froidement. Avec les données, pas avec l'espoir.
Voici les odds.
D'abord, concédons tout ce qui doit l'être. Le wokisme tient encore les universités. Il tient les administrations. Il tient une génération entière de Millennials diplômés, installés dans les postes intermédiaires pour trente ans. Seulement 5% des entreprises ont réellement supprimé leurs programmes DEI. Le reste a juste changé les étiquettes. Le vocabulaire meurt, la nomenklatura reste en poste. Quiconque vous dit que c'est déjà gagné vous ment.
Maintenant, regardez les courbes.
The Economist a mesuré la présence des idées woke dans quatre domaines: opinion publique, médias, universités, entreprises. Partout la même courbe. Montée en 2015, pic en 2021-2022, déclin continu depuis. "White privilege" apparaissait 2,5 fois par million de mots dans la grande presse américaine en 2020. Trois ans plus tard: 0,4. Chez les étudiants américains, l'identification non-binaire a été divisée par deux entre 2022 et 2025. Le soutien à BLM s'effondre année après année.
Une idéologie ne meurt pas quand on la réfute. Elle meurt quand elle cesse de recruter. Et elle a cessé de recruter.
Dans les urnes, c'est un réalignement historique. Pour la première fois de l'histoire moderne, les partis anti-système sont simultanément en tête dans les trois principales économies d'Europe. Reform écrase tout au Royaume-Uni avec un Starmer à -61 de popularité nette. L'AfD devant la CDU. Le RN plus haut que jamais. L'Italie gouvernée. L'Autriche, le Portugal, les Pays-Bas qui basculent. Trump réélu. Milei qui redresse l'Argentine en direct.
Ce n'est pas une vague. C'est tout le bloc occidental qui rejette le même logiciel en même temps.
Pourquoi maintenant? Parce que l'idéologie a commis l'erreur que sa version précédente avait mis 70 ans à commettre: elle a pris le pouvoir. Une idéologie d'opposition est irréfutable. Une idéologie au pouvoir produit des résultats. De 2020 à 2024 elle a gouverné, et le réel a recommencé à envoyer ses réfutations, comme Budapest 1956, comme les boat people. Tout le monde a vu les villes ingérables, les écoles effondrées, les fondatrices de BLM s'acheter quatre manoirs avec l'argent de la cause. Le peuple n'a pas eu besoin de lire Foucault. Il a regardé qui s'enrichissait en prêchant le sacrifice.
Et puis il y a le facteur que ni l'URSS ni la French Theory n'ont jamais eu à affronter.
En 2024, Peter Thiel dîne avec Elon Musk. Thiel lui dit: si Trump perd, je quitte le pays. Elon répond: "There's nowhere to go." Il n'y a nulle part où aller. Thiel rentre chez lui et comprend deux heures plus tard ce qu'il vient d'entendre: Elon ne croit plus en Mars comme refuge. Parce que le gouvernement socialiste et l'IA woke le suivraient jusque sur Mars.
L'homme qui construit des fusées pour quitter la Terre venait de conclure que la fuite était impossible.
Qu'a-t-il fait de ce désespoir? Il n'a pas émigré. Il a racheté la place publique mondiale, cassé le monopole de la censure, mis sa fortune dans la bataille. Cet homme est aujourd'hui en route pour devenir le premier trillionaire de l'histoire de l'humanité, et il a fait de la destruction de cette idéologie un objectif explicite. Jamais, dans toute la guerre froide, le monde libre n'a eu un atout pareil. Les dissidents sovi��tiques tapaient des samizdats à la machine. Nous, nous avons les fusées, les modèles d'IA et les réseaux de distribution de l'information entre les mains de gens qui ont choisi notre camp.
Reste le mécanisme de fond, celui que presque personne ne voit.
Le wokisme est une économie politique de la rareté. Il a besoin de gatekeepers qui contrôlent l'accès aux carrières. Il a besoin de commissaires entre vous et le résultat. Il a besoin que les places soient rares pour que leur redistribution ait un sens. Son apogée fut le covid: populations immobilisées, dépendantes des canaux officiels, chaque interaction soumise à autorisation. Le pic du projet globaliste et le pic woke tombent la même année dans toutes les données. Ce n'est pas une coïncidence. C'est le même phénomène.
L'IA détruit les trois piliers à la fois. Elle pulvérise le diplôme comme péage. Elle remplace l'organisation et ses commissaires par un individu et ses agents. Elle casse la somme nulle en créant l'abondance cognitive. Une idéologie de gestion de la pénurie ne survit pas à la fin de la pénurie. Le marxisme économique n'a pas survécu aux Trente Glorieuses, il a dû muter en marxisme culturel. Cette fois, la mutation n'a nulle part où aller: l'IA attaque aussi le monopole du récit.
Une seule condition. Que l'IA reste entre les mains des bâtisseurs. Une IA capturée serait l'inverse exact: le commissaire politique installé dans chaque poche. C'est le seul scénario de défaite totale, et je le chiffre à 5-10%.
Donc voici mes odds, posées publiquement pour qu'on puisse me juger dessus.
Perte de l'hégémonie culturelle woke d'ici 2030: 90-95%. C'est presque déjà fait.
Perte des institutions d'ici 2035: 55-65%. C'est la bataille de la décennie, la plus dure.
Victoire civilisationnelle de l'Occident d'ici 2040: 60-70%. Conditionnée à une seule variable: qui écrit les valeurs dans les machines.
Probabilité que dans quinze ans on regarde 2020-2024 comme le pic historique du wokisme, son 1977 à lui, l'extension maximale juste avant le reflux: 85%.
Alors non, le UK n'est pas fini. La France n'est pas finie. En 1975, les bâtisseurs ��taient apolitiques et les clercs avaient le monopole du récit. En 2026, les bâtisseurs possèdent les canaux et sont entrés dans la bataille. C'est une inversion du rapport de force sans précédent depuis 1966.
Le déclinisme n'est pas de la lucidité. C'est l'idéologie ennemie qui tourne dans votre tête et vous fait faire son travail gratuitement.
Il n'y a jamais eu autant d'espoir pour le monde libre. Le vrai. Pas le mirage de 1989.
Au travail.
Consignes politico-médiatiques :
Ce qu’il faut faire si vous commencez à être décapité ⤵️
1️⃣ Ne soyez pas raciste
2️⃣ Ne soyez pas islamophobe
3️⃣ Attendre patiemment que la police arrive et vous arrête
4️⃣ Ne réagissez pas avec colère. Utilisez cet incident pour que nous nous rassemblions tous ensemble
@Le_Bracq@SurfingCelia Tu te donnes bien du mal pour démonter son alibi bidon...
Il suffit de rappeler que Erasmus n'est possible qu'au sein de l'Europe, donc exit l'Amérique latine
Toujours bon de rappeler que en 2022, Simon B., un des agresseurs identifié par l'enquête a donné des coups de pied à un retraité sur un marché.
Les trois plaintes déposées à l'époque ont toutes été classées sans suite par la procureure de Tours, malgré la vidéo.
Pour @BVoltaire, j'avais rencontré Jean-Yves Nature. Il aurait pu mourrir ce jour-là, car sa santé est ultra fragile (il vit sans pancréas).
Deux ans plus tard, l'antifa Simon B participait au lynchage de deux étudiants de l'Uni à Rennes (cf vidéo plus bas). Il n'a pas été sanctionné par la justice, là aussi.
Voici le genre de message que je reçois une fois par mois.
Je l'expose ici pour que mes amis de droite comprennent le genre de pression que les Arabes assimilés ou pro- France peuvent subir. Ça devrait les inciter à un peu d'humilité.
Grâce à Dieu, je suis né au Maroc et j'ai grandi dans ce pays. Grâce à Dieu aussi, j'ai trouvé un asile et une patrie au Brésil. Mais, si j'étais né en France de parents arabes, j'aurais été probablement plus embêté au moment de déclarer mon amour pour la civilisation française.
J'aime la civilisation française, pas les élites françaises. J'aime la mère, pas les cabaretiers qui l'obligent à cuisiner pour des coupeurs de route.
Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin.
C'est faux.
Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu.
Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil.
Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre.
Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré.
Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie :
Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages.
Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté.
La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory.
Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même.
S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit.
La French Theory n'a pas enterré le marxisme.
Elle l'a rendu irréfutable.
Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989.
1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture.
1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite.
Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains.
1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions.
1968 : les révolutions de rue échouent partout.
Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe.
1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités.
1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus.
L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose.
L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre.
Puis arrive le 9 novembre 1989.
Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé.
Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires.
Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique.
Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues.
Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance.
La lutte des classes est devenue la lutte des identités.
Les koulaks sont devenus les privilégiés.
L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers.
Le samizdat est devenu le compte shadowbanné.
La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles.
Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats.
Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines.
On me dira : il n'y a pas de Goulag.
C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0.
Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits.
Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières.
Pas de camps, des services RH.
Pas de procès de Moscou, des excuses publiques.
Pas de Sibérie, la mort sociale.
Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026.
Ils reconnaissent l'odeur.
Et voilà pourquoi le monde est en feu.
Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis.
Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production.
Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales.
Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs.
Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent.
La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989.
Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
Pour le service public, faire chanter la Marseillaise aux joueurs de l’Équipe de France, c’est d’extrême-droite et si aujourd’hui, ils la chantent, c’est une victoire du RN. 🙄
Retenez bien : chanter son hymne national c’est d’extrême-droite. 😅 https://t.co/tFUjcyZx6e