Home
Language
English
TĂŒrkçe
Bahasa Indonesia
About
Privacy Policy
Terms of Service
Pricing
Sign In
Download All
Share
Institut Rousseau
@InstitRousseau
đ§© Le laboratoire dâidĂ©es de la reconstruction Ă©cologique et rĂ©publicaine. Faites un don sur
Paris
Joined February 2020
87
Following
10.2K
Followers
1.3K
Posts
InstitRousseau
 retweeted
Barbara Stiegler
@B_Stiegler
2 days ago
Merci Ă l'
@InstitRousseau
pour son invitation! Rendez-vous samedi 12 septembre à 14 h à l'académie du climat.
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
3 days ago
Dans ce cas, en tant qu'auteur de cette proposition, formulée dÚs mars 2020 dans Une monnaie écologique, puis à l'origine de la tribune de 150 économistes européens en 2021, je suis bien sûr disponible pour en débattre et expliquer, faits à l'appui, pourquoi les objections de Philippe Aghion me paraissent infondées. J'y ai d'ailleurs consacré récemment une note détaillée qui examine précisément ces arguments et montre pourquoi, selon moi, ils ne résistent pas à l'analyse : https://t.co/pVQdZ5nRv9 Pour éclairer réellement le débat, encore faut-il aussi donner la parole à ceux qui ont élaboré et défendu cette proposition depuis l'origine.
See More
Institut Rousseau
@InstitRousseau
4 days ago
đŁ Samedi 12 septembre : JournĂ©e des idĂ©es de lâ
@InstitRousseau
! Une journĂ©e pour dĂ©battre des grandes transitions, confronter les idĂ©es et construire des solutions pour 2027. đ AcadĂ©mie du Climat, Paris https://t.co/NIhneV9ep2
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
6 days ago
Une idée longtemps présentée comme « folle » commence manifestement à faire son chemin. Selon un sondage
@YouGov
publié aujourd'hui par le
@HuffPost
, 43 % des Français sont désormais favorables à l'annulation de la part de la dette publique détenue par la BCE et la Banque de France, contre seulement 31 % qui y sont opposés. Plus intéressant encore : la proposition recueille 42 % de soutien parmi les sympathisants du bloc central et 47 % parmi ceux de LR. Autrement dit, le débat dépasse désormais trÚs largement les frontiÚres de la gauche. Je suis particuliÚrement heureux de voir cette idée progresser, car cela fait maintenant plusieurs années que je travaille à la défendre. En février 2021, avec plus de 100 économistes européens, et notamment Gaël Giraud, Jézabel Couppey-Soubeyran, Laurence Scialom, Thomas Piketty et bien d'autres, nous avions appelé à l'annulation des dettes publiques détenues par la BCE, afin de libérer des capacités d'investissement pour la reconstruction écologique et sociale de l'Europe. Le HuffPost a la gentillesse de le rappeler aujourd'hui en me citant parmi les initiateurs de cet appel. Depuis, j'ai continué à travailler sur cette proposition, notamment dans mon livre "La dette au XXIe siÚcle. Comment s'en libérer", puis tout récemment dans une note de l'
@InstitRousseau
qui propose d'articuler annulation des dettes dĂ©tenues par la BCE et grand pacte europĂ©en d'investissement. Il y a quelques annĂ©es, beaucoup expliquaient que cette proposition Ă©tait tellement absurde qu'elle ne mĂ©ritait mĂȘme pas d'ĂȘtre discutĂ©e. DĂ©sormais, les objections sĂ©rieuses portent moins sur la possibilitĂ© technique de l'opĂ©ration ou sur ses effets Ă©conomiques immĂ©diats que sur les obstacles politiques et Ă©ventuellement juridiques qu'elle soulĂšve. Et ce dĂ©bat-lĂ est parfaitement lĂ©gitime. Mais quelque chose d'autre est Ă©galement en train de changer : le discours traditionnel sur la dette ne convainc plus comme avant. Aujourd'hui, les Français qui soutiennent la proposition sont sensiblement plus nombreux que ceux qui la rejettent. C'est une fiertĂ© pour moi : je n'imaginais pas que cette proposition, que l'on a formulĂ©e avec Alain Grandjean il y a plus de six ans dans Une monnaie Ă©cologique (Odile Jacob), serait aujourd'hui au cĆur du dĂ©bat prĂ©sidentiel. C'est ainsi que certaines idĂ©es avancent : d'abord jugĂ©es impossibles, puis discutĂ©es, puis dĂ©battues sĂ©rieusement â avant, parfois, de devenir Ă©videntes. J'en profite pour remercier tous ceux qui nous soutiennent et qui m'ont fait part de leur soutien sur ces sujets. Merci au
@HuffPost
et Ă
@marceautbt
Taburet d'y contribuer ! Article en commentaire.
See More
Who to follow
Julia Cage
@CageJulia
Prof dâĂco Sciences Po Paris. đ Libres et Ă©gaux en voix. Le prix de la dĂ©mocratie (Fayard). Sauver les mĂ©dias. L'info Ă tout prix (INA). https://t.co/sJBZa0fRKY
Thomas Porcher
@PorcherThomas
Ma BD " L'économie pour les 99%" est disponible dans toutes les librairies. https://t.co/pVHXavJBm2
Lucas Chancel
@lucas_chancel
Professor of economics @SciencesPo Co-Director, World Inequality Lab @wil_inequality En librairie đđŒ 'Energie et inĂ©galitĂ©s : Une histoire politique' (Seuil)
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
12 days ago
Merci
@QuentinVandewe2
. Mais ne concluons pas trop vite je vous prie. Je note que nous sommes maintenant d'accord sur la faisabilitĂ© technique et financiĂšre, sur le fait que lâopĂ©ration a un effet Ă©conomique rĂ©el et direct, ainsi que sur le fait quâune banque centrale ne peut ni faire faillite ni ĂȘtre contrainte Ă se recapitaliser. Cela me semble dĂ©jĂ beaucoup, par rapport aux objections fantaisistes que lâon oppose parfois Ă la proposition. Reste votre argument d'Ă©quivalence, qui me semble reposer sur deux confusions. Dâabord, vous dites « Si tel est l'objectif, l'annulation ne sert Ă rien », en parlant de la moindre rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves. Lâobjectif de lâopĂ©ration nâest Ă©videmment pas lĂ et vous lâavez-vous-mĂȘme reconnu prĂ©cĂ©demment : lâobjectif de lâopĂ©ration porte sur le stock de dette Ă refinancer pour lâEtat et sur le fait que, par lâopĂ©ration, une partie de la monnaie devient permanente. Câest ici que se situe lâeffet Ă©conomique immĂ©diat et rĂ©el, que certains contestent mais que vous avez compris et je vous en remercie. En effet, sans annulation, les titres arrivent Ă Ă©chĂ©ance et lors de lâopĂ©ration de remboursement les sommes correspondantes sont dĂ©truites dans lâĂ©conomie si lâEtat lĂšve des impĂŽts ou baisse les dĂ©penses, ou bien elles se transforment en nouvelle dette de marchĂ© pour lâEtat, qui plus est Ă des taux de 4 %. Dans tous les cas, lâappauvrissement de la sociĂ©tĂ© est rĂ©el par rapport Ă lâannulation. Et câest bien ça le fondement principal de la proposition, sa raison dâĂȘtre : non pas opĂ©rer un simple transfert de lâEtat vers la banque centrale, mais bien prĂ©server lâĂ©conomie dâun dommage. Votre second point est que la note que jâai Ă©crite promet en effet qu'« aucun Ă©pargnant, aucun assureur, aucun fonds de pension, aucun dĂ©tenteur d'assurance-vie ne perdrait un euro », que « l'opĂ©ration ne fait aucune victime. Et je le maintiens. Ce point est exact. Si lâon fait une annulation, mais que la banque centrale continue de rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves comme câest le cas aujourdâhui, alors rien ne change pour aucun opĂ©rateur, Ă part la banque centrale, qui a un peu moins dâactifs pour rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves. Mais, comme nous en avons convenu ensemble, et câest de toute façon une simple rĂ©alitĂ©, les titres publics dĂ©tenus par la banque centrale ne lui permettent absolument pas de rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves, loin de lĂ , ce qui la conduit dĂ©jĂ Ă crĂ©er de nouvelles rĂ©serves pour rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves existantes. Mais vous avez raison sur ce point : une annulation rend le phĂ©nomĂšne plus durable. Est-ce un problĂšme ? Câest lĂ quâon en arrive au point de la rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves. Pour Ă©viter cette forme de « fuite en avant », qui est dĂ©jĂ enclenchĂ©e je le rappelle avec plus de 300 milliards de rĂ©serves dĂ©jĂ créées (une planche Ă billets au profit des banques), mais qui pourrait sâaccentuer avec lâopĂ©ration dâannulation, je vous dis quâil serait possible de ne pas rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves excĂ©dentaires comme câest le cas aujourdâhui. Ce nâest pas une obligation : lâopĂ©ration marche trĂšs bien sans cette rĂ©forme-lĂ . Mais je trouverais plus logique en effet de conduire simultanĂ©ment une rĂ©flexion sur la rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves bancaires. Dâailleurs, cette rĂ©flexion mĂ©riterait dâĂȘtre conduite avec ou sans annulation car elle pose dĂ©jĂ un problĂšme. Je mâexplique : la rĂ©munĂ©ration massive des rĂ©serves n'existe que depuis la conjonction du QE et de la remontĂ©e des taux : c'est un transfert sans contrepartie, sur des dĂ©pĂŽts que les banques n'ont pas choisi de dĂ©tenir. Elle Ă©tait nulle aux Ătats-Unis avant 2008, nĂ©gative en zone euro de 2014 Ă 2022. Sauf que les banques avaient alors plaidĂ© pour un tiering, quâelles ont obtenu, pour ne pas ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es Ă taux nĂ©gatifs. Elles avaient alors dit exactement ce que vous dites : câest une taxe. Et on les a exonĂ©rĂ©es. Mais bizarrement, elles nâont pas demandĂ© Ă ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de la rĂ©munĂ©ration positive de ces rĂ©serves. Etrange non ? Elles nâacceptent pas de payer un intĂ©rĂȘt nĂ©gatif, mais elles acceptent volontiers de recevoir un intĂ©rĂȘt positif. Et si, comme je le propose, on ne rĂ©munĂ©rait plus ces rĂ©serves, alors vous indiquez quâil sâagirait dâune taxe. Mais non, ce nâest pas le cas. Dâailleurs, la BCE a ramenĂ© Ă zĂ©ro la rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves obligatoires en 2023 et la Bundesbank a plaidĂ© pour relever le ratio ; personne n'y a vu un impĂŽt rĂ©percutĂ© sur les sociĂ©taires du CrĂ©dit Mutuel, encore moins sur les Ă©pargnants. Supprimer une rente n'est pas lever une taxe, et la rĂ©percussion que vous dĂ©crivez est empiriquement absente : la rente est nĂ©e parce que les banques n'ont pas transmis la hausse de la facilitĂ© de dĂ©pĂŽt aux dĂ©pĂŽts Ă vue. Ce qui n'a jamais Ă©tĂ© transmis ne peut ĂȘtre retirĂ© aux dĂ©posants. Donc si je rĂ©sume : mon point sur « aucune victime » demeure tout Ă fait exact puisquâil vise les crĂ©anciers, et que pas un Ă©pargnant ne perd un euro sur un titre. Les banques elles-mĂȘmes pourraient ne rien perdre du tout par lâopĂ©ration dâannulation (et mĂȘme y gagner puisqu'elles conserveront des rĂ©serves rĂ©munĂ©rĂ©es qui auraient sinon Ă©tĂ© dĂ©truites par le remboursement). Dans ce cas, vous y voyez une fuite en avant qui oblige la banque centrale Ă rĂ©munĂ©rer davantage de rĂ©serves : en effet, mais ça ne change pas grand-chose Ă la situation actuelle, simplement quelques coupons en moins. De toute façon, ces rĂ©serves ne sortent pas du circuit interbancaire, donc leur effet inflationniste est nul (sauf Ă©ventuellement sur le canal des prix dâactifs). Mais admettons que lâon veut Ă©viter cet inconvĂ©nient, et jây serai favorable, alors la non-rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves bancaires crĂ©erai effectivement une « victime » : les banques, Ă hauteur d'une rente qu'elles n'ont pas gagnĂ©e, et que des Ă©conomistes pourtant peu suspects de tendance rĂ©volutionnaire qualifient eux-mĂȘmes de « subvention injustifiĂ©e » ((De Grauwe et Ji, 2023, qui proposent justement de relever les rĂ©serves obligatoires). Dans ce cas, c'est un arbitrage et je l'assume volontiers. Si lâon peut soulager les Etats de se refinancer Ă taux trĂšs Ă©levĂ©s, de lever des impĂŽts ou de baisser les dĂ©penses publiques, en contrepartie du statu quo sur les rĂ©serves, ou dâune moindre rĂ©munĂ©ration, alors il est clair que cela vaut largement le coup. LâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral supĂ©rieur le justifie amplement. Encore plus si lâopĂ©ration dâannulation est conditionnĂ©e Ă des rĂ©investissements (en pratique, rĂ©emprunt de 50 % de la somme annulĂ©e sur les marchĂ©s et investissements sous contrĂŽle dĂ©mocratique pour la transition Ă©cologique et lâinnovation notamment). Ce pourrait mĂȘme ĂȘtre un acte fondateur pour la zone euro, comme lâa Ă©tĂ© lâannulation aux deux tiers de la dette extĂ©rieure allemande en 1953. En fin de compte, lâessentiel est lĂ et câest justement ceci quâil faudrait dĂ©battre : reconnaĂźtre que lâopĂ©ration est possible techniquement, quâelle peut ĂȘtre lĂ©gale si le Conseil des gouverneurs le souhaite en majoritĂ© (et non Ă lâunanimitĂ©), quâelle a un effet Ă©conomique rĂ©el et direct positif, tant pour la charge dâintĂ©rĂȘts de lâEtat, pour son stock de dette, que pour les acteurs qui ne seront pas impactĂ©s par le fait quâil dĂ©truise de la monnaie pour rembourser, et que tous ces avantages peuvent sâobtenir soit au prix de rĂ©munĂ©rer un peu plus de rĂ©serves et un peu plus longtemps, soit de choisir de ne plus les rĂ©munĂ©rer, ce qui serait parfaitement lĂ©gitime avec ou sans annulation. Une fois quâon en est lĂ , le dĂ©bat reprend tout son sens, loin des caricatures et des positions dĂ©finitives.
See More
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
13 days ago
La dette au frigo ou au feu ? Tribune pour le
@Le_NouvelObs
qui explique pourquoi la deuxiÚme solution est plus pertinente que la premiÚre. Et pourquoi elle désarme bien davantage le chantage à la dette et les marchés financiers que la premiÚre. https://t.co/tXbzrc8JYO
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
13 days ago
Merci pour cette réponse
@QuentinVandewe2
et je le dis non par politesse mais avec sincĂ©ritĂ©. Vous avez lu la note que jâai Ă©crite pour lâ
@instit
rousseau et vous maĂźtrisez le dossier bien mieux que la plupart de ceux qui discrĂ©ditent l'idĂ©e de maniĂšre vĂ©hĂ©mente sans le plus souvent savoir de quoi ils parlent. Par ailleurs, je crois que vous me rendez service car vous me donnez raison sur de nombreux points techniques, mĂȘme si jâai bien notĂ© que vous nâen tiriez pas les mĂȘmes conclusions que moi. Je vous rĂ©ponds en commençant par nos points dâaccords pour clarifier le dĂ©bat (je viendrai ensuite aux dĂ©saccords). 1. Nous sommes dâaccord, en premier lieu, qu'une banque centrale ne peut pas faire faillite juridiquement et qu'elle peut opĂ©rer durablement en fonds propres nĂ©gatifs. Vous me dites au passage que « personne ne dĂ©fend quâune banque centrale peut faire faillite », jâaimerais que vous ayez raison, mais vous avez certainement vu comme moi nombre de commentateurs affirmer lâinverse⊠2. Vous admettez ensuite qu'aucune rĂšgle n'oblige Ă recapitaliser une banque centrale, mĂȘme en cas de pertes majeures. Pas plus que l'annulation n'est traitĂ©e dans les textes, ni autorisĂ©e ni interdite. Je vais mĂȘme plus loin : lâarticle 32 du protocole n°4 du SEBC autorise le Conseil des gouverneurs Ă compenser, sâil le souhaitait, les pertes des banques centrales nationales par tout « moyen appropriĂ© », câest-Ă -dire en crĂ©ant de la monnaie si besoin. 3. Vous ĂȘtes par ailleurs dâaccord que l'annulation rend la monnaie permanente selon la mĂ©canique exacte que je dĂ©cris (vous citez ma page 192). Vous dites « rien ne sâĂ©teint tout seul » et câest trĂšs juste. Câest justement pour cela quâil y a bien un effet Ă©conomique rĂ©el et direct Ă lâopĂ©ration et vous l'admettez donc : de la monnaie reste en circulation dans lâĂ©conomie, au lieu dâĂȘtre dĂ©truite par le remboursement de lâEtat Ă la banque centrale qui suppose soit refinancement Ă taux Ă©levĂ©s, soit baisse des dĂ©penses ou hausse des impĂŽts. Si vous pouviez expliquer ce point Ă nombre de vos collĂšgues qui semblent ne pas le comprendre et qui affirment que cela ne changerait en rien les Ă©quilibres Ă©conomiques, on gagnerait en prĂ©cision et en justesse dans ce dĂ©bat. 4. Vous ĂȘtes Ă©galement dâaccord que les dizaines de milliards de pertes depuis 2022 n'ont rien dĂ©clenchĂ© de cataclysmique, comme on nous le disait en 2021, et que le tiering « Ă©vite l'inflation » et prĂ©serve le pilotage des taux. Certes, tout en admettant son efficacitĂ©, vous contestez cet outil en le qualifiant dâ« impĂŽt cachĂ© sur les banques ». Sur ce point disons-le clairement, ce nâest pas un impĂŽt mais une moindre rĂ©munĂ©ration. Et cette rĂ©munĂ©ration est aujourd'hui excessive et totalement injustifiĂ©e aux yeux de nombreux Ă©conomistes, comme De Grauwe, qui la qualifie par exemple de « subvention » (et que je nâai pas vu dans votre revue de littĂ©rature). De ce point de vue-lĂ , je nâai en effet aucun Ă©tat dâĂąme. 5. J'ajoute un cinquiĂšme point qui dĂ©coule de votre propre mĂ©canique mĂȘme si vous en contestez l'ampleur : l'annulation produit une Ă©conomie immĂ©diate sur la charge de la dette puisque 1) les BC ne versent plus de dividendes aux Ătats aux Etats et que ça risque de durer encore longtemps vu le diffĂ©rentiel de rĂ©munĂ©ration entre les titres dĂ©tenus et le taux de rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves et 2) que mĂȘme si la banque centrale refaisait des bĂ©nĂ©fices un jour, ces bĂ©nĂ©fices viendraientâŠde ce que paie lâEtat (et donc si les titres sont annulĂ©s, il ne reçoit plus rien mais il ne paie plus rien avant). Je suppose que vous ne contesterez pas ce point ou alors je serais curieux de savoir pourquoi. Pour rĂ©sumer nos points dâaccords, je crois que vous contredisez vous-mĂȘme lâessentiel du discours public contre cette proposition : ni « faillite » de la BC, ni recapitalisation obligatoire, ni problĂšme juridique avec des fonds propres nĂ©gatifs, et le tout en ayant un effet rĂ©el et immĂ©diat non seulement dans lâĂ©conomie mais aussi sur la charge dâintĂ©rĂȘts payĂ©e par lâEtat. Je vous en remercie : les trois-quarts des contradicteurs viennent de perdre leurs arguments sous votre plume. Mais vous avez Ă©galement des points de dĂ©saccord, plus profonds, qui tiennent Ă la conduite de la politique monĂ©taire. Et si je peux en comprendre la logique, je nâen partage pas le fond. 1. Sur l'inflation liĂ©e Ă la monnaie permanente : vous dĂ©crivez un danger, mais ce danger est potentiel, pas mĂ©canique. Tout dĂ©pend de ce qu'on finance. C'est l'allocation de la masse monĂ©taire qui compte plus que son volume. Et si l'inflation repartait, pour des causes monĂ©taires, alors les outils existent : taux, impĂŽt, rĂ©serves obligatoires. J'ajoute qu'une opĂ©ration dâannulation conditionnĂ©e Ă un rĂ©investissement dans l'indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique ferait baisser l'inflation importĂ©e, premiĂšre source inflationniste de la pĂ©riode rĂ©cente. Et puis l'inflation n'a pas que des mauvais cĂŽtĂ©s si les salaires suivent â mais c'est un autre dĂ©bat. 2. Sur la rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves : câest notre vrai dĂ©saccord, et je l'assume complĂštement. Vous dites en substance que si la banque centrale perd ses titres publics Ă lâactif, elle aura moins de sources de financement pour rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves bancaires quâelle a elle-mĂȘme créées lors de lâachat des titres, et que cela contraindrait sa capacitĂ© Ă mener une politique monĂ©taire efficace. Mais en rĂ©alitĂ©, rien n'oblige Ă rĂ©munĂ©rer 2 350 milliards de rĂ©serves au taux directeur. Cela a eu un effet : plus de 300 milliards d'euros versĂ©s aux banques ces derniĂšres annĂ©es, créés ex nihilo. Cette planche Ă billets-lĂ , curieusement, ne vous dĂ©range pas. La BCE, si elle voulait ĂȘtre plus intelligente, relĂšverait les rĂ©serves obligatoires non rĂ©munĂ©rĂ©es : vous reconnaissez vous-mĂȘme que le pilotage Ă la marge fonctionne (c'est votre option 3). Vous appelez ça un impĂŽt, j'appelle ça rĂ©cupĂ©rer une subvention versĂ©e sans contrepartie ni prise de risque. Je serais dâailleurs curieux quâon pose la question aux citoyens, pour voir : acceptez-vous que l'Ătat refinance 600 milliards d'euros (pour la seule France) dus Ă sa propre banque centrale â par vos impĂŽts, des baisses de dĂ©penses ou de l'emprunt Ă 4 % â pour que celle-ci, dotĂ©e par ailleurs d'un pouvoir de crĂ©ation monĂ©taire illimitĂ©, perçoive quelques milliards de coupons par an, quand elle en reverse trois fois plus (Ă peu de choses prĂšs) aux banques en crĂ©ant de la monnaie ? Le « free lunch », il est exactement ici et en ce moment mĂȘme. 3. Sur le Ponzi de Reis : vous avez raison sur un point qui est que la dynamique existe. Mais elle existe dĂ©jĂ et sans annulation : les intĂ©rĂȘts sur les rĂ©serves sont dĂ©jĂ payĂ©s en crĂ©ditant des comptes de rĂ©serve. Câest exactement ce que je dĂ©nonce. Et cette dynamique est le produit d'un choix : la rĂ©munĂ©ration intĂ©grale, pas de l'annulation. Supprimez cette rĂ©munĂ©ration (rĂ©serves obligatoires, paliers) et la boule de neige disparaĂźt avec elle. Votre argument dĂšs lors ne tiendrait plus. Et mĂȘme si on reste dans le systĂšme actuel, ces rĂ©serves ne servent pas dans lâĂ©conomie de toute façon. En revanche, quand un Etat rembourse la banque centrale, pour dĂ©truire ces rĂ©serves, lui il doit prĂ©lever dans lâĂ©conomie ou emprunter plus cher, ce quâon paie tous. En conclusion : notre Ă©change montre que le dĂ©saccord n'est ni juridique, ni comptable, ni vraiment technique car sur tout cela, vous admettez que la proposition tient. Il oppose en revanche deux visions de la monnaie. La vĂŽtre est celle qui est enseignĂ©e et pratiquĂ©e aujourd'hui : une politique monĂ©taire coupĂ©e des Ătats et des citoyens, oĂč tout passe par l'intermĂ©diation bancaire et les anticipations â et oĂč la monnaie ne doit jamais rien coĂ»ter aux banques, mais toujours quelque chose aux Ătats. La mienne pourrait se rĂ©sumer ainsi : si la politique monĂ©taire peut soulager les Ătats et les citoyens, elle le doit. Je prĂ©fĂšre largement, mille fois, que lâEtat paie moins de charges dâintĂ©rĂȘts, prĂ©lĂšve moins dâimpĂŽts, ne pratique pas une politique dâaustĂ©ritĂ©, et mĂȘme rĂ©cupĂšre des marges pour investir, mĂȘme si cela doit se payer par le fait que la banque centrale devra crĂ©er un peu plus de rĂ©serves pour rĂ©munĂ©rer les rĂ©serves quâelle a dĂ©jĂ créées. Quant aux « non-experts » que ces idĂ©es pourraient sĂ©duire : je crains moins leur enthousiasme qu'un monde oĂč la monnaie ne pourrait ĂȘtre discutĂ©e que par ceux qui en gĂšrent les rentes, comme câest le cas aujourdâhui.
See More
Institut Rousseau
@InstitRousseau
15 days ago
Merci Ă
@amelierosique
pour ce rappel des travaux fondateurs de l'Institut sur cette question. Et merci Ă
@ericcoquerel
pour porter ce combat depuis plusieurs années. Retrouvez la note complÚte de l'Institut sur ce sujet brûlant d'actualité : https://t.co/sOW5ldLlp1
Eric Coquerel
@ericcoquerel
15 days ago
đ Enfin une prĂ©sentation objective et argumentĂ©e sur lâannulation de la dette dĂ©tenues par la BCE et les banques centrales, par AmĂ©lie Rosique. Elle rappelle Ă©galement le rĂŽle initiateur des travaux de
@InstitRousseau
, sur lesquels je me suis appuyĂ© pour Ă©crire mon livre, « LĂąchez-nous la dette » en 2021 đ
See More
ericcoquerel's tweet video.
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
15 days ago
Merci Ă
@amelierosique
d'avoir fait cette présentation approfondie de l'idée d'annulation des dettes publiques détenues par la BCE et d'avoir rappelé le rÎle joué par l'
@InstitRousseau
. Du journalisme sĂ©rieux, sur ces sujets, c'est assez rare. Une prĂ©cision nĂ©anmoins sur les bĂ©nĂ©fices immĂ©diats de la proposition sur le plan financier : depuis 2022, la Banque de France ne reverse plus aucun dividende Ă l'Etat et cette situation risque de durer du fait du dĂ©calage entre le taux de rĂ©munĂ©ration des rĂ©serves et celui des actifs. Donc le bĂ©nĂ©fice pour l'Etat en termes d'Ă©conomies sur la charge d'intĂ©rĂȘts serait immĂ©diat et porterait sur plusieurs milliards d'euros !
See More
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
16 days ago
Poursuite de l'échange avec
@ojblanchard1
sur la question de l'annulation des dettes détenues par la banque centrale.
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
17 days ago
RĂ©ponse longue Ă
@ojblanchard1
sur la question de l'annulation des dettes publiques détenues par la BCE. Pour une réfutation encore plus complÚte et détaillée des contre-arguments, voir la note en commentaire.
InstitRousseau
 retweeted
Nicolas DufrĂȘne
@nico_dufrene
19 days ago
Beaucoup à gauche reprennent aujourd'hui la proposition d'annulation/conversion des dettes publiques détenues par la BCE. Tant mieux. Mais pour comprendre cette proposition et pourquoi les objections ne tiennent pas, le mieux est de remonter à l'original: https://t.co/yF1N6uvmiK
Institut Rousseau
@InstitRousseau
25 days ago
@JLMelenchon
https://t.co/OQRYub2CH5
Institut Rousseau
@InstitRousseau
25 days ago
10/10 Certes, l'annulation ne résoudra pas tout. Elle ne dispense ni de réformes structurelles, ni de choix budgétaires. Mais elle libérerait immédiatement des marges d'investissement pour le climat et les services publics. Le pragmatisme doit changer de camp.
Institut Rousseau
@InstitRousseau
25 days ago
@InstitRousseau
publie qui montre pourquoi les objections à la proposition d'annulation des dettes publiques détenues par l'EurosystÚme ne tiennent pas, aprÚs que
@JLMelenchon
ait rouvert le débat ouvert par l'Institut il y a 6 ans. 1/10 https://t.co/sOW5ldLlp1
Institut Rousseau
@InstitRousseau
25 days ago
9/10 Ce qui est vraiment menacé par cette proposition, ce n'est pas un bilan. C'est un dogme : l'idée que les rÚgles monétaires seraient naturelles et éternelles. Elles ne le sont pas. Ce sont des choix institutionnels.
Last Seen Users on Sotwe
HypnoEbony Pro Domme
Seen from
United States
PornđâHard đđŻMan
Seen from
Turkey
Anne ensest
Seen from
Switzerland
ÙŰÙ Ù Ű”Ű±đŠ
Baybo Mohamed
Seen from
United States
Waqas Liaqat
Seen from
Pakistan
đđšđđđđđŁ & âđŠđđđ đđ
Seen from
Netherlands
pemburu video viral
Seen from
Singapore
ENFES KIZLAR
Seen from
Turkey
Stella đ
Seen from
Indonesia
Trends for you
1
Rams
Under 10K tweets
2
Niners
Under 10K tweets
3
Australia
Under 10K tweets
4
#SFvsLAR
Under 10K tweets
5
Charlie
Under 10K tweets
6
Cody Simpson
Under 10K tweets
7
Shanahan
Under 10K tweets
8
Purdy
Under 10K tweets
9
Yash and Taylor
Under 10K tweets
10
#NFLonNetflix
Under 10K tweets
Most Popular Users
1
Elon Musk
@elonmusk
241.6M followers
2
Barack Obama
@barackobama
119M followers
3
Cristiano Ronaldo
@cristiano
114.2M followers
4
Donald J. Trump
@realdonaldtrump
111.8M followers
5
Narendra Modi
@narendramodi
107.2M followers
6
Rihanna
@rihanna
98.7M followers
7
NASA
@nasa
92.4M followers
8
Justin Bieber
@justinbieber
91.8M followers
9
KATY PERRY
@katyperry
89.9M followers
10
Taylor Swift
@taylorswift13
83.8M followers
11
Lady Gaga
@ladygaga
75.3M followers
12
Virat Kohli
@imvkohli
73.2M followers
13
Kim Kardashian
@kimkardashian
70.8M followers
14
YouTube
@youtube
68.8M followers
15
Neymar Jr
@neymarjr
66.2M followers
16
Bill Gates
@billgates
65M followers
17
Selena Gomez
@selenagomez
63M followers
18
The Ellen Show
@theellenshow
62.3M followers
19
CNN
@cnn
61.8M followers
20
X
@x
60.7M followers
Olivia
Online
âš
â
đ«