Député de l’Essonne @AssembleeNat | Ancien président @cdessonne | Conseiller régional @iledefrance | Inspecteur général des affaires sociales (en disponibilité)
1)❌ Et donc @olivierdussopt reconnaît enfin avoir gonflé les chiffres : le 15 février sur @franceinter, c’était « 40.000 nouveaux retraités aux 1200€ du fait de la ⤴️ du minimum contributif »
Suite à mon contrôle, il admet que ce sera « 10 à 20.000 »
1,2% à 2,5% des retraités
Ce texte de @NicolasMayerNMR est fidèle à l’homme et à l’élu qu’il est. Transparence, conviction, humilité et détermination. Tous mes vœux de rétablissement t’accompagnent cher Nicolas.
Le débat sur la fin de fin a été de qualité et a fait honneur à la vie démocratique et parlementaire. Je veux saluer notamment les arguments déployés par des élus de gauche opposés au texte, comme @PotierDominique@LisaBelluco@stephane1peu notamment dans la solide tribune ci-dessous.
Leur inquiétude se cristallise autour de cette assertion :
« Nous savons que l’adoption du droit à mourir se traduira implicitement par une fragilisation du déploiement des soins palliatifs et plus largement par celle des politiques publiques de solidarité du grand âge et du handicap.
Lors des débats, j’ai souvent porté une préoccupation analogue, cohérente avec mon engagement pour un accompagnement digne de toutes les vulnérabilités.
En tant qu'homme de gauche profondément attaché à la République sociale, je partage le diagnostic lucide sur les fragilités de notre société : notre système de santé est abîmé, les déserts médicaux sont une réalité, et la solitude des plus vulnérables est un scandale démocratique.
Pourtant, là où ils voient dans l'aide à mourir une « fiction libérale », j'y vois une ultime étape d'émancipation. Mais cette liberté ne peut s'exercer que si nous combattons fermement le risque qu'elle devienne un choix par défaut.
Pour la gauche progressiste, la liberté n'est pas seulement l'absence de contraintes, elle est le pouvoir de choisir sa vie et, in fine, les conditions de sa fin de vie.
Même les soins palliatifs que je défends sans relâche, se heurtent parfois à des impasses thérapeutiques ou à une détresse existentielle globale que la sédation profonde ne résout pas toujours de manière satisfaisante pour le patient.
C’est ici que je rejoins pleinement l'inquiétude de la tribune. L'aide à mourir ne doit en aucun cas servir de variable d'ajustement à un État qui renoncerait à ses devoirs de solidarité.
Ma ligne rouge est claire et inchangée. On ne peut pas offrir la mort à quelqu'un à qui la société n'offre plus les moyens de vivre dignement.
Mais je diverge sur un point : c’est précisément parce que l’aide à mourir existera que les gouvernants et législateurs votant les budgets n’auront d’autres choix que de renforcer cet accompagnement des vulnérabilités. Notre responsabilité collective est donc immense sur deux fronts majeurs : le déploiement inconditionnel des soins palliatifs ; des politiques publiques ambitieuses , mais vraiment, sur les vulnérabilités (par exemple une loi pour garantir le droit à vieillir dans la dignité).
Articuler Liberté, Égalité et Fraternité dans ce débat, c'est refuser l'opposition stérile entre partisans du soin et partisans de l'autonomie.
La vraie grammaire républicaine consiste à garantir l’égalité d'accès aux soins pour que le choix de l'aide à mourir soit un choix purement libre, et non la conséquence d'une défaillance de l'État. C’est par cette double exigence -ouvrir un droit nouveau tout en blindant le modèle social qui protège les plus faibles- que nous honorerons notre idéal de fraternité.
Puisque les auteurs de cette tribune invoque intelligemment les « socialistes fraternitaires »de 1848, je termine par un de ceux-là :
« La liberté consiste non pas seulement dans le droit accordé, mais dans le pouvoir donné à l'homme d'exercer, de développer ses facultés, sous l'empire de la justice et sous la sauvegarde de la loi.
Louis Blanc
https://t.co/lunjSiZXiv
Un beau moment convivial et politique à Massy pour notre pique-nique républicain annuel avec @RafikaREZGUI
Merci à @BorisVallaud pour sa venue et à tous pour les échanges !
🔴 Présidentielle 2027 : "Je suis candidat pour faire vivre une gauche républicaine qui marche sur deux jambes : la justice sociale et les questions républicaines", affirme Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne. #ToutEstPolitique#canal16
🔴 Climat : "Les dépenses d'adaptation sont des investissements pour réduire le coût humain, économique et social des catastrophes climatiques", estime Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne. #ToutEstPolitique#canal16
🔴 Canicule : "Quand il y a le feu dans la maison, on prend un extincteur. Réduire les émissions et recourir à la climatisation ne sont pas des politiques contradictoires", estime Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne. #ToutEstPolitique#canal16
🔴 Canicule : "Mon inquiétude, c'est de savoir ce que nous découvrirons en rouvrant les portes des domiciles, comme en 2003. Heureusement, les EHPAD n'ont plus rien à voir avec la situation de 2003", note Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne. #ToutEstPolitique#canal16
Attention inquiétude : Avec la canicule, est-on sûr que les personnes âgées et les fragiles à domicile ne sont pas en détresse ?
Il y a 6 ans, après le Covid, déjà une canicule soulignait à nouveau les lacunes de la lutte contre l’isolement.
Depuis, la loi bien vieillir promulguée en 2024 a au moins prévu un partage des fichiers entre départements et communes pour que les registres canicule, qui comportent trop peu de personnes, intègrent automatiquement les plus fragiles (les personnes âgées qui bénéficient de l’APA ou les personnes en situation de handicap avec PCH). Pour aller vers elles en mobilisant tous les acteurs de proximité (associations, CCAS, facteurs, gardiens d’immeubles…)
Mais depuis 2 ans le décret n’a pas été pris !!!!
Mesdames les ministres, il y a urgence !!
@GalliardM@stephanie_rist
https://t.co/7L3lsczGjD Canicule : «Il faut un grand plan national contre l’isolement des personnes âgées» via @le_Parisien
Dimanche, il fera plus frais ! Avec @RafikaREZGUI, je vous donne rendez-vous comme chaque année à Massy pour notre pique-nique et ses légendaires poulets rôtis.
Cette année, suis très heureux d’accueillir comme invité d’honneur @BorisVallaud
Toutes les infos ici : https://t.co/zrBxmRxdiq
« On vous laisse parler tout seul ». Cette réponse en forme de bras d’honneur nous dit tellement de l’époque où même un historien après avoir parlé 30 minutes de Marc Bloch n’est pas foutu d’avoir 2 mots sur l’antisémitisme contemporain.
Ne vous en déplaise, on va continuer à parler.
Hier soir, Vincent Delerm et Anne Sila ont magnifiquement mis en musique le poème écrit par Marc Bloch pour sa femme Simonne.
Cette ballade triste, un hymne à l’amour. Frissons devant ces deux cercueils réunis ceints du drapeau tricolore que Marc Bloch chérissait tant.
Enfin ! Le Gouvernement s'engage pour l'examen de la loi intégrale au Parlement.
Il faut une réponse systémique et globale aux violences faites aux femmes et aux enfants : c'est la loi transpartisane portée par @ThiebaultCeline.
Continuons notre mobilisation.
– @BorisVallaud
J’ai voté contre le projet de loi constitutionnel sur la Corse. Le texte a été adopté par 271 votes pour et 202 contre. Le texte va être désormais examiné par le Sénat. Si un vote conforme intervient, il faudra un vote à la majorité des 3/5 du Parlement réuni en Congrès ou un referundum. Ce premier vote aujourd’hui d’un long processus parlementaire indique que le doute est aujourd'hui profondément installé au sein de nombreux groupes parlementaires, bien au-delà des clivages habituels.
Ce projet de révision dépasse de loin la seule organisation de la Corse : il touche aux fondements mêmes de notre modèle républicain. En voulant accorder un pouvoir normatif particulier basé sur la reconnaissance d'une communauté historique, linguistique et culturelle liée à un territoire, ce texte ouvre une brèche dangereuse : l’entrée du communautarisme dans la Constitution.
Il m’était tout simplement impossible de voter la reconnaissance dans la Constitution de l’existence d’une communauté culturelle, historique … et de son lien particulier à sa terre.
Depuis la Révolution, la promesse française est immense et nous ne pouvons la trahir. Le citoyen n’est pas l’héritier d’une appartenance : nul ne tient ses droits de son origine, de sa langue, de sa culture ou de son enracinement. De plus, toute exception constitutionnelle incitera demain d’autres territoires, d’autres groupes et d’autres histoires à réclamer à leur tour un droit distinct. Si nous cédons, la République ne rassemblera plus les citoyens ; elle se contentera d'arbitrer entre des appartenances et d'administrer des communautés.
La Corse mérite des actes, pas des brèches identitaires
Dire non à ce texte, ce n'est pas faire preuve d'indifférence ou de fermeture envers la Corse. L'île fait face à des défis bien réels qui appellent des réponses particulières : l’insularité, le coût de la vie, le foncier, les transports ou le relief. Sa langue et sa culture sont une richesse qui doit être sauvegardée et transmise avec ambition.
Mais le cadre actuel de la République permet déjà d’y répondre. Il peut toujours être amélioré. La Corse n’est pas une menace, elle est une part de la France, et elle mérite mieux que de devenir le laboratoire d’une République différentialiste. Elle mérite des actes concrets : une continuité territoriale réelle, un soutien économique durable, une détermination sans faiblesse de l’État pour combattre les dérives mafieuses.
Tout cela peut se faire sans inscrire le communautarisme dans notre loi fondamentale.
On tente aujourd'hui de nous enfermer dans un faux dilemme entre un jacobinisme centralisateur et l'octroi d'un pouvoir normatif basé sur l'identité. C'est un piège. La République est parfaitement capable de faire vivre l'action publique des territoires sans pour autant consacrer une logique identitaire. En jouant sur cette confusion, ce texte nous poussait à franchir une ligne rouge.
« La République n’est pas la somme des communautés, elle est la maison commune des citoyens ».
Ce vote contre est un choix de fidélité à cette idée française qui demeure notre plus grande force : celle d'un principe universel qui permet à tous les Français, quelles que soient leurs origines ou leurs croyances, de former un seul et même peuple.