Le 06 avril 1994 : Ton Souvenir, Notre Force!
31 ans sans toi. Et pourtant, tout résonne encore comme si c’était hier. Ce 6 avril 1994 à 20h30, ton avion est abattu au-dessus de notre résidence familiale de #Kigali.
Ce jour-là, deux chefs d’État en exercice — mon père, Juvénal #Habyarimana, et son homologue burundais Cyprien #Ntaryamira — sont lâchement assassinés, avec leurs proches collaborateurs et l’équipage. Tous étaient des pères de famille, et depuis ce jour, leurs proches vivent un deuil confisqué. Cet acte terroriste a plongé non seulement le #Rwanda, mais toute la région des Grands Lacs africains dans une obscurité dont nous ne sommes jamais réellement sortis.
Ce soir-là, j’ai perdu mon père. J’avais à peine 18 ans, et j’ai vu de mes propres yeux l’inimaginable. Notre petite sœur n’avait que 14 ans. Aujourd’hui, devenu père à mon tour, je réalise avec encore plus de force ce que cet instant a dû représenter pour lui : cette pensée fulgurante pour ses enfants, pour son peuple, pour ce #Rwanda qu’il aimait et qu’il rêvait de rassembler — au point d’y sacrifier sa propre vie.
Il était un homme d’État, un père de la nation, dont l’engagement pour la paix et la stabilité était sincère, courageux, profond. Et pourtant, 31 ans plus tard, les peuples des Grands Lacs attendent toujours cette paix. Pire : ceux qui ont commandité cet attentat — #Kagame et le #FPR — continuent, en toute impunité, à semer la mort, la terreur et la désolation en République Démocratique du #Congo et dans toute la région.
Deux chefs d’État ont été assassinés. Et à ce jour, aucune enquête sérieuse n’a jamais été menée. Pourquoi ? Parce que les responsables sont protégés. Parce que la vérité dérange. Pourtant, elle est connue. Les Rwandais savent. Les Congolais savent. Les Burundais savent. Les chancelleries occidentales savent. Les faits sont clairs : Paul #Kagame est le commanditaire de ce crime fondateur de son régime, ce crime qui a ouvert les portes de l’apocalypse au Rwanda.
Nous ne débattrons plus avec les cyniques qui osent encore suggérer que ces missiles — pourtant identifiés comme issus de l’arsenal ougandais — auraient été tirés par une épouse dormant chaque soir aux côtés de son mari. Ce récit absurde ne trompe plus personne. De même, nous ne demanderons plus à personne la permission de pleurer nos morts.
Ce 6 avril nous appartient à nous tous, familles de victimes. Il appartient à tous les Rwandais. Pas seulement à ceux qui s’arrogent le monopole de la souffrance pour mieux dissimuler leurs propres crimes. Ce mois d’avril doit cesser d’être un outil de propagande et redevenir un moment de mémoire partagée. Ce système d’apartheid mémoriel doit prendre fin pour laisser place à une nouvelle ère — une ère de vérité, de justice et de deuil sincère.
J’ai une pensée particulière pour les millions de victimes oubliées de cette longue tragédie — notamment nos frères et sœurs congolais, si souvent abandonnés malgré leur hospitalité. Leur souffrance aujourd’hui est le prolongement direct de ce crime impuni du 6 avril 1994.
Mais ce message n’est pas que douleur. Il est aussi porteur d’espoir. Car je reste convaincu que l’héritage de mon père — sa vision d’un #Rwanda paisible, réconcilié et souverain — renaîtra. Le début de cette quatrième décennie doit marquer la fin du silence imposé, et l’émergence d’une génération qui ne négociera plus ni sa mémoire, ni sa dignité.
#Rwanda #Burundi #RDC
Kagame qui crie au néocolonialisme et en appelle au panafricanisme, c’est l’hôpital qui se moque de la charité !
« Sanctions are just applied in favor of the highest bidder »
(« Les sanctions sont appliquées en faveur de celui qui offre le plus »)
Quand Paul Kagame prononce cette phrase à l’occasion de l’Africa CEO Forum qui se déroule à Kigali, il croit dénoncer un système international hypocrite fondé sur les intérêts, les minerais et les rapports de force.
Et pour une fois, il dit une vérité.
Mais cette vérité est aussi profondément ironique, car peu de dirigeants africains ont autant bénéficié de ce même système que lui.
Prenons simplement l’exemple du Rwanda de 1994.
Après l’attentat du 6 avril contre l’avion qui transportait les présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira — attentat qui relança immédiatement la guerre civile et déclencha le génocide — le gouvernement rwandais de l’époque fut très rapidement placé sous embargo et sous sanctions internationales alors que le FPR de Kagame qui était le responsable et grand bénéficiaire du chaos qui s’en est suivi continuait à être approvisionné par l’Ouganda.
Résultat :
* impossibilité pratique pour le gouvernement rwandais de l’époque d’acheter des armes pour se défendre ;
* restrictions massives imposées aux Forces Armées Rwandaises (FAR) ;
* et surtout, mise sous contrôle des armes lourdes des FAR par la MINUAR (mission des nations unies) du général Roméo Dallaire dans le cadre des Accords d’Arusha.
Autrement dit : au moment même où le pays replongeait dans une guerre totale après l’assassinat de son chef d’État, l’armée gouvernementale se retrouvait neutralisée politiquement et militairement.
Et pendant ce temps-là ?
Les mêmes Casques bleus qui surveillaient étroitement les arsenaux des FAR n’ont jamais empêché l’infiltration des missiles ayant servi à abattre l’avion présidentiel — missiles dont l’introduction et l’utilisation supposaient pourtant une opération militaire lourde et organisée.
La contradiction historique est vertigineuse.
Et ce schéma se répétera plus tard en RDC.
Lorsque l’ancienne APR (Armée Patriotique Rwandaise branche armée du FPR) aujourd’hui devenue RDF est intervenue militairement au Congo RDC à travers différentes offensives et rébellions, ce n’est pas Kigali qui fut réellement paralysé militairement par la communauté internationale.
C’est au contraire la RDC qui fut soumise pendant des années au fameux « régime de notification » de l’ONU, compliquant fortement l’achat d’armes et d’équipements destinés à sa propre défense nationale.
Autrement dit :
* l’État agressé devait demander la permission pour se défendre ;
* tandis que les acteurs soutenant ou alimentant les rébellions continuaient à opérer avec une pression internationale limitée.
Et ce deux poids deux mesures ne s’est pas limité au domaine militaire.
Même sur le plan judiciaire international, les lignes rouges semblaient différentes selon les acteurs concernés.
Lorsque l’ancienne procureure du TPIR, Carla Del Ponte, a commencé à vouloir enquêter sérieusement sur les crimes attribués au FPR et à l’entourage de Kagame — notamment concernant l’attentat du 6 avril et les massacres de civils hutu au Rwanda et en RDC — elle fut progressivement isolée puis écartée du dossier.
Son unité d’enquête avait pourtant commencé à recueillir des témoignages d’anciens membres du FPR évoquant :
* l’introduction de missiles depuis l’Ouganda ;
* la préparation d’un commando chargé de l’attentat ;
* ainsi que des crimes de masse commis contre des populations civiles.
Mais ces enquêtes n’aboutiront jamais à de véritables poursuites internationales.
Pire encore : en 2003, les poursuites concernant les crimes du FPR furent transférées vers… les juridictions rwandaises elles-mêmes.
Autrement dit :
les potentiels auteurs étaient désormais chargés d’enquêter sur eux-mêmes.
Difficile d’imaginer symbole plus parfait d’une justice internationale à géométrie variable. Et on ne parle même pas de la demi-douzaine de rapports des nations unies, comme le mapping report etc, ayant été enterrés pour protéger Kagame.
C’est précisément ce paradoxe que Kagame décrit aujourd’hui sans le nommer :
dans les relations internationales, les sanctions ne frappent pas forcément les plus violents, mais souvent les plus faibles, les moins utiles ou les moins stratégiques.
Et il sait parfaitement de quoi il parle.
Car son propre parcours politique constitue probablement l’un des meilleurs exemples contemporains de cette logique.
Et au fond, Kagame oublie volontairement une réalité essentielle :
Si son régime conserve encore aujourd’hui une certaine protection diplomatique et un poids sur la scène internationale malgré les accusations extrêmement graves (génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, kidnappings, assassinats, etc.) qui pèsent sur lui depuis des décennies, c’est aussi parce qu’il a longtemps accepté de jouer le rôle de relais sécuritaire et de partenaire stratégique des mêmes puissances qu’il dénonce désormais.
Autrement dit :
le Rwanda de Kagame a longtemps été toléré, protégé et valorisé non pas malgré cette logique néocoloniale… mais précisément parce qu’il y participait activement.
Et c’est là toute l’ironie de cette sortie panafricaniste.
Car sans ce soutien politique, militaire et diplomatique des puissances qu’il critique aujourd’hui, son régime n’aurait probablement plus suffisamment d’appuis pour maintenir son influence régionale et sa capacité de nuisance actuelle.
Il est toujours plus facile de dénoncer un système lorsqu’on commence à en perdre les privilèges.
Cela dit, il aurait peut-être été encore plus courageux de dénoncer ce système à l’époque où il en était le principal bénéficiaire et le “chouchou” des puissances qu’il critique aujourd’hui.
Parce qu’il est toujours plus facile de dénoncer l’hypocrisie d’un système une fois qu’on commence soi-même à en subir les conséquences.
Comme le disait avec cynisme un politicien kényan dans une vidéo qui a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux :
« Corruption is not bad. Corruption is only bad if I’m not involved. But if I’m part of that corruption, I’ll defend it. »
(« La corruption n’est pas mauvaise. Elle devient mauvaise uniquement quand je n’en profite pas. Mais si j’en fais partie, alors je la défendrai. »)
La phrase est brutale… mais elle résume parfois assez bien la morale fluctuante des relations internationales.
A bon entendeur!
Le petit frère d’Aimable Karasira au regard pur est très courageux de réitérer cette vérité insupportable pour Kagame, déjà énoncée par son frère.
Sa famille tutsi a été éliminée par le RPF Inkotanyi.
Et il n’est pas le seul.
Il dit que les Inkotanyi peuvent bien venir le tuer s'ils veulent (comme ils ont tué son grand frère).
Il nous rappelle que le régime de Kigali est un régime crapuleux et qu’il est temps de réviser méthodologiquement l’Histoire au lieu de se soumettre de manière piteusement duclérienne à un narratif forgé à coups d’intimidations, de manipulations, d’assassinats et de campagnes d’influence.
Médias français et Rwanda : un fils de l’ancien président rwandais dénonce un récit « sans contradictoire »
Jean-Luc Habyarimana accuse certains médias français de présenter une lecture unilatérale de l’histoire du Rwanda, favorable au Front patriotique rwandais (FPR), sans véritable débat contradictoire ni rappel des conclusions judiciaires internationales. Dans une publication diffusée le 8 mai 2026 sur le réseau social X, il critique notamment les récentes interventions de Jean-François Dupaquier sur TV5MONDE Afrique et de Vincent Duclert sur RFI Afrique.
Le TPIR au cœur des critiques
Selon Jean-Luc Habyarimana, plusieurs notions évoquées dans ces interviews, notamment “l’Akazu”, le “Réseau zéro” ou encore une prétendue “mafia du génocide”, sont présentées comme des faits établis alors que le Tribunal pénal international pour le Rwanda ne les aurait jamais confirmées de manière définitive. Il rappelle que cette juridiction internationale, après plus de vingt années d’enquêtes et de procès, n’a pas démontré l’existence d’une structure criminelle centralisée correspondant à ces descriptions.
L’auteur cite notamment le procès
Bagosora et consorts, dans lequel certaines allégations liées au “Réseau zéro” ou aux “escadrons de la mort” auraient été jugées insuffisamment étayées par les magistrats du TPIR. Jean-Luc Habyarimana affirme également que plusieurs opposants politiques de l’époque avaient eux-mêmes présenté le terme “Akazu” comme un slogan politique utilisé dans le contexte des tensions partisanes du début des années 1990. Il mentionne notamment Faustin Twagiramungu, qui aurait reconnu publiquement le caractère politique de cette notion. Le texte rappelle aussi l’acquittement en appel de Protais Zigiranyirazo, souvent présenté comme l’un des piliers de cet “Akazu”.
Le silence sur les crimes attribués au FPR
Au-delà du débat historique, Jean-Luc Habyarimana déplore l’absence de discussions sur les accusations visant le FPR concernant les atteintes aux libertés politiques au Rwanda et les crimes commis en République Démocratique du Congo. Il cite notamment le Rapport Mapping de l’ONU, qui documente les violences perpétrées contre des réfugiés hutu rwandais et des populations congolaises entre 1996 et 1997.
Selon lui, les médias occidentaux devraient davantage confronter les récits historiques aux réalités politiques observées aujourd’hui au Rwanda, notamment sur les questions de pluralisme, de liberté d’expression et de réconciliation nationale.
La Gazette du Continent
La journaliste canadienne Judi Rever apporte des éclairages sur le rôle de sa compatriote Louise Arbour, ancienne procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, dans l'affaire de l'attentat du 6 avril 1994 qui a déclenché le génocide au Rwanda
https://t.co/2iQVaPbnuM
Comment les médias français réécrivent l’histoire du #Rwanda au bénéfice du FPR sans mentionner le TPIR et en évitant soigneusement tout débat contradictoire.
Les récentes interviews de Jean-François Dupaquier sur @TV5MONDEAfrique et de Vincent Ducler sur @RFIAfrique illustrent une fois de plus un problème devenu récurrent dans le traitement médiatique du #Rwanda : l’absence quasi totale de contradictoire dès qu’il s’agit du narratif officiel du FPR.
Pendant plusieurs minutes, M. Dupaquier affirme l’existence de “l’Akazu”, d’un prétendu “réseau zéro” et d’une “mafia du génocide” comme s’il s’agissait de faits judiciairement établis.
Pourtant, lui comme M. Duclert omettent un élément fondamental : le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), seule juridiction internationale ayant travaillé pendant plus de vingt ans sur ces dossiers avec accès à des milliers d’archives, de témoignages, d’enquêtes et de sources de renseignement, n’a jamais établi l’existence d’une structure criminelle centralisée appelée “Akazu”.
Le TPIR a mobilisé — faut-il le rappeler — plus d’un milliard de dollars de budget, des dizaines de procureurs, d’enquêteurs internationaux et d’experts, ainsi qu’un nombre considérable de juges ayant travaillé pendant des années sur les principaux dossiers liés au Rwanda. À cela se sont ajoutées de multiples enquêtes nationales, notamment françaises, ayant elles aussi mobilisé des moyens judiciaires considérables pendant près de trois décennies.
Malgré cette mobilisation judiciaire sans précédent dans l’histoire africaine contemporaine, aucune juridiction internationale n’a finalement démontré l’existence d’une organisation structurée correspondant au récit souvent présenté dans certains médias comme une vérité historiquement et judiciairement acquise.
Plus encore, dans le jugement Bagosora et consorts, le TPIR reconnaît explicitement que plusieurs allégations relatives au “Réseau zéro”, aux “escadrons de la mort” ou à une prétendue entente préalable reposaient sur des témoignages jugés insuffisamment fiables, contradictoires ou non corroborés.
La Chambre conclut même que le Procureur n’a pas démontré au-delà du doute raisonnable l’existence d’une entente préalable pour commettre le génocide avant le 7 avril 1994.
Par ailleurs, plusieurs figures de l’opposition anti-Habyarimana ont elles-mêmes reconnu devant le TPIR que le terme “Akazu” relevait avant tout d’un slogan politique forgé dans le contexte des luttes partisanes du début des années 1990.
Même Faustin Twagiramungu, ancien premier ministre, a reconnu publiquement sur @France24 que cette notion avait été inventée par lui et certains membres de son parti, et instrumentalisée politiquement.
M. Dupaquier et M. Ducler ne mentionnent évidemment jamais ces éléments.
Ils ne rappellent pas non plus que Protais Zigiranyirazo — présenté pendant des années comme l’un des piliers de cet “Akazu” — a finalement été acquitté en appel par le TPIR faute de preuves suffisantes.
À la place, le téléspectateur assiste à un monologue idéologique où des affirmations extrêmement graves sont présentées comme des vérités historiques incontestables, sans confrontation avec les décisions judiciaires internationales ni avec les contradictions accumulées depuis trente ans.
Autre exemple frappant : M. Dupaquier évoque une note de la DGSE supposément accablante. Or même des chercheurs critiques du régime Habyarimana comme Filip Reyntjens rappellent qu’il faut traiter avec prudence certaines notes des services de renseignement rédigées dans les mois suivant l’attentat, souvent basées sur des hypothèses fragiles ou non vérifiées.
Mais le problème dépasse largement cette interview.
Pourquoi les plateaux français invitent-ils presque toujours les mêmes intervenants proches du narratif du FPR sans jamais organiser de véritable débat contradictoire ?
Pourquoi n’entend-on quasiment jamais :
– des avocats ayant plaidé devant le TPIR ;
– des chercheurs ayant travaillé sur les archives déclassifiées ;
– des témoins des procès internationaux ;
– ou des opposants rwandais de sensibilités différentes ?
Plus troublant encore : dès qu’il est question du FPR, certains médias semblent suspendre l’esprit critique pourtant appliqué à n’importe quel autre régime africain.
Le FPR affirme avoir pris les armes pour mettre fin à une dictature et instaurer la démocratie au Rwanda.
Très bien.
Mais alors :
qu’est-il advenu des opposants hutu et tutsi ayant collaboré avec le FPR dans les années 1990 ?
Qu’est-il advenu de Seth Sendashonga, Pasteur Bizimungu, Faustin Twagiramungu ou d’anciens cadres du FPR aujourd’hui exilés, emprisonnés ou morts dans des circonstances troubles ?
Qu’est-il advenu du pluralisme politique promis après 1994 ?
De la liberté de la presse ?
De l’opposition politique ?
Pourquoi tant de dissidents rwandais dénoncent-ils un climat de peur, de surveillance et de répression ?
Et si le FPR a menti sur son objectif initial, sur quoi d’autre a-t-il menti ?
Autre angle mort presque systématique : les crimes du FPR en RDC ou contre des populations civiles rwandaises.
Le rapport Mapping de l’ONU de 2010 documente pourtant de manière extrêmement grave les massacres commis contre des congolais et des réfugiés hutu rwandais entre 1996 et 1997, certains actes pouvant, selon le rapport lui-même, être qualifiés de crimes de génocide s’ils étaient établis devant une juridiction compétente.
Pourquoi ces éléments sont-ils si rarement évoqués dans les médias français lorsqu’on parle du Rwanda contemporain ?
Pourquoi le FPR est-il souvent présenté uniquement comme une force de libération historique, sans mise en perspective de l’évolution autoritaire du régime, des accusations d’assassinats politiques, de disparitions ou des interventions répétées dans l’est du Congo ?
Un véritable travail journalistique devrait précisément confronter le récit initial aux réalités observables trente ans plus tard.
Car si l’objectif affiché était la démocratie, la liberté et la réconciliation, alors une question demeure :
où sont aujourd’hui au Rwanda la démocratie, le pluralisme, la liberté d’expression et la réconciliation réelle ?
@afpfr@dw_francais@bbcafrique@ReutersAfrica@ForeignPolicy@nytimesworld@XHNews@CGTNFrancais
Au Rwanda, même les rescapés tutsi qui parlent contre le FPR finissent assassinés !
Karasira, un rescapé tutsi devenu youtubeur critique du FPR — lui qui répétait régulièrement dans ses vidéos que ses parents avaient été tués par le FPR — vient d’être “suicidé” le jour même où il devait sortir de prison.
Après Kizito Mihigo, encore un autre tutsi retrouvé “suicidé” en détention.
Le gouvernement rwandais continue de montrer au monde entier son véritable visage.
Et pourtant, paradoxalement, le nombre de dissidents — tutsi comme hutu — ne cesse d’augmenter. Les langues se délient de plus en plus sur la réalité derrière le mirage rwandais.
Cela montre à quel point le peuple rwandais n’en peut plus de cette clique de pillards aux mains couvertes de sang.
« Je n’ai aucune confiance. Je m’attends toujours à ce que les gens qui ont tué mon père, qui ont tué ma mère, qui ont tué mes petits frères et sœurs, vont aussi me tuer. »
— Aimable Karasira, dans sa dernière interview YouTube du 30 mai 2021.
Moins de 48 heures après cette interview, dans laquelle il racontait comment des membres du FPR avaient tué sa famille en 1994, il était arrêté.
Il devait sortir de prison après avoir purgé une peine de 5 ans.
Les autorités rwandaises affirment qu’il serait décédé après avoir consommé une quantité excessive de médicaments.
Juste pour avoir parlé des auteurs des crimes commis contre sa famille et évoqué le FPR-Inkotanyi — un sujet que Paul Kagame ne tolère généralement pas voir abordé publiquement — Aimable Karasira a perdu la vie.
Il est mort, mais il est parti la tête haute, convaincu qu’un jour la vérité finirait par triompher.
Ce régime ne veut pas le bien des rwandais, il ne veut pas le bien des hutus ni celui des tutsi il ne cherche qu’à garder le pouvoir et s’enrichir sur le sang des rwandais et des congolais.
Le peuple rwandais n’oubliera pas cette énième victime du régime répressif du FPR.
Repose en paix Aimable #Karasira 🕯️
@JLHaby Si c'est Kagame qui a descendu l'avion du président Habyarimana, alors c’est Kagame le premier responsable du génocide des Tutsi parce que s'il a fait ça il l'a fait en connaissance de cause et moi je trouvais ça vraiment une chose diabolique mais naturellement le diable existe
« Si l’on établissait que c'est bien le FPR de Kagame qui a abattu l’avion du président Habyarimana alors il faudrait réécrire l’histoire du Rwanda. » — Carla Del Ponte
Ce n’est pas Charles Onana qui l’a dit.
C’est l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
Et ce n’était pas une provocation.
C’était un avertissement aux générations futures.
Car le vrai tabou au Rwanda reste l’attentat du 6 avril et ses commanditaires.
Si la version officielle de Kigali — selon laquelle le camp gouvernemental aurait commis cet attentat — était si évidente, une enquête internationale aurait été exigée dès 1994, les auteurs désignés, traqués et punis comme responsables du crime fondateur.
Or, trente ans plus tard, il n’en est toujours rien. Et ça n’a pas l’air de déranger grand monde à Kigali.
Aucun procès sur l’attentat.
Aucune vérité judiciaire définitive autour de ce secret de polichinelle.
Pourquoi ?
Le 6 avril 1994, deux chefs d’État africains en exercice sont assassinés dans un attentat terroriste contre l’avion présidentiel.
L’ONU et le TPIR ont reconnu cet acte comme l’événement déclencheur. L’étincelle qui met le feu.
Et pourtant, cet attentat demeure l’éléphant dans la pièce — le point aveugle d’un narratif officiel qui se fragilise dès qu’on remonte à la scène du crime.
Pourquoi ce vide ? Pourquoi ce silence ?
Cette interview édifiante de Charles Onana @duboiris sur le média @Omerta_officiel à propos de son livre "5 enquêtes sur un attentat" vous donne les armes pour vous faire votre propre avis éclairé!
https://t.co/IGitTbBuyK
#RDC : La violence qui a commencé au #Rwanda a été exporté dans notre pays par cycles répétitifs depuis 1996 avec la complicité d’une succession de supplétifs.
Ceux qui se présentent en victimes aujourd’hui sont fort malheureusement devenus des bourreaux en perpétuant cette culture de violence.
Le génocide d’hier s’est transformé aujourd’hui en #RDC en plusieurs formes, massacres, crimes de guerre, crimes contre l’humanité etc ...
Il s’est déroulé en plusieurs endroits sous le fallacieux prétexte de combattre les FDLR ou une idéologie génocidaire.
Et pourtant une idéologie ne se combat pas par les armes.
Les familles du Président Juvénal Habyarimana et du Président burundais Cyprien Ntaryamira, morts dans l’attentat contre leur avion sont aussi des victimes de l’acte qui a précédé le génocide.
Justice doit être faite pour eux aussi.
Son fils @JLHaby n’est pas un chef de guerre contrairement aux congolais « kagamisés » que #Kigali soutient activement et sans gêne dans la déstabilisation de notre pays.
Ce n’est pas en choisissant d’instaurer un régime de terreur, de répression, d’oppression contre toutes les voix dissidentes qu’on peut réussir l’objectif de la réconciliation.
Ce n’est pas en semant la violence qu’on peut penser récolter la paix. Le Président rwandais devrait changer de logiciel.
Pourquoi s’agite-t-il lorsque des amis rwandais qui parlent de paix et qui souhaitent d’excellents rapports entre nos deux pays séjournent à #Kinshasa !
Rappel de quelques vérités !
#CongolaisTelema !!!!
#ToutPourLaPatrie !!!!
#BendeleEkweyaTe 🇨🇩🇨🇩🇨🇩 !!!!
La vérité sur l'attentat du 6 avril 1994, considéré par les Nations unies comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda. Émission réalisée en avril 2024 à Paris.
6 AVRIL 1994 – 6 AVRIL 2026 : 32 ans après, la justice se fait toujours attendre !
Le 6 avril 1994 reste une date lourde de sens et de mémoire. Elle marque l’attentat contre l’avion du président Juvénal #Habyarimana, un événement dont les conséquences ont plongé le #Rwanda et toute la région des #GrandsLacs dans une tragédie dont les cicatrices sont encore visibles aujourd’hui.
Pensée pour nos héros arrachés à la vie lors de cet attentat, douze pères de famille, emportés trop tôt, mais à jamais présents dans nos mémoires.
Cet attentat, reconnu par l’#ONU comme l’élément déclencheur du #GénocideRwandais, reste à ce jour impuni : les assassins courent toujours, bien qu’identifiés le #FPR du dictateur #PaulKagame.
Nous, peuple rwandais, proches parents et descendants directs ou indirects des pères assassinés dans cet attentat, n’oublierons jamais et n’abandonnerons jamais.
Nous ne nous tairons sous aucun prétexte.
Ni les menaces, ni les pressions, ni les manipulations du #FPR ne pourront étouffer notre détermination à réclamer justice.
Nous ne céderons jamais.
Ni la mémoire, ni la justice qui leur est dues ne se marchandent.
Nous ne lâcherons rien.
Pensée pour tout le peuple rwandais #Hutus, #Tutsis et #Twa ainsi que pour les millions de Congolais et les peuples de la région des #GrandsLacs emportés dans les massacres et les guerres qui ont suivi cet attentat, du #Rwanda jusqu’à l’est de la #RépubliqueDémocratiqueDuCongo, et dont les peuples portent encore aujourd’hui les blessures et les conséquences de ce drame.
1/4 : À l’heure où le régime de Kigali s’apprête une nouvelle fois à exploiter la rente mémorielle du génocide, la mémoire des victimes, il est important de rappeler que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana n’ont toujours pas été condamnés.
Pourtant, de nombreux éléments matériels, balistiques et testimoniales convergent fortement vers une responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) Paul Kagame.
Sans cet attentat, il est très probable qu’aucun génocide d’une telle ampleur ne se serait déclenché au Rwanda à ce moment précis.
Depuis ses années, le concept creux d'idéologie génocidaire est instrumentalisé par le régime à travers la production de séquences marketées sur les discours de haine, visant à renforcer ce leurre sémantique.
Or comme l'a démontré Lee Ann Fujii, dans Killing Neighbors (2009), ce n'est pas la «haine ethnique» qui provoqua le génocide et les massacres mais la «peur ethnique» exploitée par les élites.
La radio RTLM eut un impact limité – moins de 15 % des mobilisations directes selon Straus – et seuls 3 % des tueurs connaissaient les « Dix Commandements hutu ».
A lire : 👇
https://t.co/EZaUIJ0ahI
On peut rappeler le changement soudain de position de la procureure du TPIR, Louise Arbour.
Dans un premier temps, elle avait accueilli favorablement le mémorandum de l’enquêteur Michael Hourigan (1997), qui recueillait des témoignages directs d’anciens membres du FPR impliquant Kagame et son entourage dans l’organisation de l’attentat.
Quelques jours plus tard, elle a pourtant ordonné de cesser toute investigation sur ce dossier et considéré qu’il ne relevait pas de la compétence matérielle du TPIR.
Les pressions du FPR et des États-Unis eurent raison du procureur qui fut contrainte d'obtempérer.
Enfin, on peut considérer que Paul Kagame lui-même fit des semi-aveux implicites sur le sujet lors d'une interview désormais bien connue.
Plusieurs anciens proches du FPR, dont Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR et ambassadeur), ont rapporté que Kagame leur avait confié, dès juillet 1994, sa responsabilité personnelle dans l’attentat, avec un certain détachement.
Ces déclarations, relayées dans des interviews et des ouvrages, renforcent l’idée que, dans les cercles internes du FPR, cette implication était un « secret de Polichinelle ».
En résumé, plus de trente ans après les faits, l’attentat reste non élucidé judiciairement, mais les éléments matériels et les témoignages les plus directs et concordants orientent très probablement la responsabilité vers le FPR et Paul Kagame.
Les pressions politiques, les sabotages d’enquêtes (notamment via des conseillers français auprès du Rwanda à l’époque) et les rapports contradictoires ont entretenu le flou.
Pourtant, la question simple « à qui le crime profitait-il le plus ? » trouve ici une réponse évidente : à ceux qui ont pris le pouvoir dans la foulée et tout fait pour que le TPIR soit empêcher d'enquêter.
Une véritable enquête internationale indépendante, avec accès complet aux archives encore classifiées, reste la seule manière d’établir la vérité au-delà des instrumentalisations mémorielles.
Il faut rappeler qu’en 1995, lors des premières commémorations, l’expression « Itsembabwoko n’itsembatsemba » (génocide et massacres) faisait référence à la fois au génocide perpétré contre les Tutsi et aux massacres de Hutu accusés de complaisance avec le FPR, les deux catégories étant alors considérées comme inséparables.
Cette formule incluait explicitement les souffrances des Hutu, avant que la mémoire officielle ne se focalise uniquement sur les victimes tutsi.
En effet, dès l’année suivante (1996), la logique de réconciliation vola en éclats.
Les victimes hutu furent purement et simplement invisibilisées.
La ségrégation mémorielle venait de commencer, en même temps que l’instrumentalisation des commémorations.
A lire en commentaire : Ce que le rapport balistique ne dit pas :
6 avril 1994 – 32 ans d’apartheid mémoriel… qui touchent bientôt à leur fin !
6 avril 1994.
32 ans déjà.
32 ans d’histoire tronquée.
32 ans d’injustices.
32 ans de silences imposés.
32 ans de mémoires interdites.
Il y a 32 ans, deux chefs d’État en exercice — Juvénal Habyarimana du Rwand et Cyprien Ntaryamira du Burundi— accompagnés de leurs plus proches collaborateurs, étaient assassinés.
Cet attentat a déclenché une tragédie sans nom pour le Rwanda et toute la région des Grands Lacs.
Depuis, ceux qui ont allumé la mèche se présentent comme les seuls détenteurs de la vérité, distribuant des leçons au monde entier, tout en imposant une mémoire sélective.
⸻
🕯️ Une mémoire confisquée
Dans le Rwanda d’aujourd’hui, on affirme qu’il n’existe plus d’ethnies.
Mais dans les faits :
• une seule mémoire est reconnue,
• une seule souffrance est autorisée,
• une seule parole est légitime,
• une seule histoire est enseignée.
Une seule communauté a le droit de pleurer ses morts.
Une seule a le droit aux mémoriaux.
Les autres sont condamnées au silence.
⸻
⚖️ 32 ans après, il est temps
32 ans après, cela doit cesser.
32 ans après, la vérité ne peut plus être fragmentée.
32 ans après, la réconciliation ne peut plus être un slogan vide.
Le peuple rwandais mérite mieux que la peur, mieux que le mensonge, mieux que la division entretenue.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle page :
lucide, honnête, courageuse.
⸻
🌍 D’un drame national à une crise régionale
Aujourd’hui, ceux qui ont fait souffrir le Rwanda exportent la violence dans toute la région.
Le Rwanda est devenu, aux yeux de nombreux voisins, synonyme :
• d’ingérence,
• d’exploitation,
• et de conflits permanents.
Le sang versé ne doit pas être l’héritage que nous laissons aux générations futures.
⸻
🔥 Pour un nouveau Rwanda
Nous voulons un Rwanda :
• où toutes les victimes comptent,
• où aucune mémoire n’est interdite,
• où la dignité n’est pas conditionnée à l’allégeance,
• où aucun citoyen ne vit dans la peur.
Aujourd’hui encore, le régime décide qui mérite d’être honoré… et qui doit être effacé.
Il confisque aux Rwandais — toutes origines confondues — leurs biens, leur liberté, leur dignité, et trop souvent leur vie.
Mais la valeur d’un peuple ne dépend pas d’un régime.
⸻
✊ L’espoir reste possible
Un autre Rwanda est possible.
Un Rwanda réconcilié, juste, et souverain dans sa vérité.
Et peut-être…
que ces 32 ans d’apartheid mémoriel touchent enfin à leur fin.
En attendant nous n’oublions pas et nous prions pour le repos de tous ceux qui on perdus la vie depuis cette date fatidique du 06 avril 1994!
#Kagame ou la morale à géométrie variable
Paul #Kagame vient encore de livrer une démonstration éclatante de son double langage.
Dans le même moment politique, il assume sans gêne que Joseph #Kabila est associé à l’AFC/M23, c’est-à-dire au mouvement rebelle qui contrôle une partie de l’est congolais avec l’appui du #Rwanda.
Il va même plus loin : il valide la logique de « coordination sécuritaire » avec l’AFC/M23 et se félicite du fait que, grâce à sa présence, la frontière rwandaise serait désormais « sécurisée ».
Mais dans le même souffle, #Kigali s’indigne de voir Jean-Luc #Habyarimana à #Kinshasa, comme si recevoir un opposant rwandais constituait en soi une faute politique majeure. #Kagame affirme même que #Tshisekedi chercherait à l’utiliser pour constituer un réseau de soutien aux #FDLR tout cela sans aucune preuve documentée !
La contradiction est flagrante.
Accueillir ou tolérer un acteur associé à l’AFC/M23 ? Acceptable.
Imaginer Kinshasa recevoir Jean-Luc #Habyarimana ? Intolérable pour le dictacteur rwandais
Donc soyons clairs : #Kagame ne défend pas un principe. Il défend un privilège.
Le privilège de soutenir, parrainer, coordonner ou légitimer des acteurs armés quand cela sert #Kigali, tout en dénonçant comme une provocation inadmissible le moindre espace politique accordé à ses propres contradicteurs.
C’est là que son discours s’effondre.
Car s’il n’a « pas de problème » avec des figures liées à une rébellion dont l’ONU a clairement documenté le soutient par le #Rwanda, alors il n’a aucune base morale sérieuse pour faire la leçon à #Kinshasa sur ses fréquentations politiques.
En réalité, le message implicite de #Kigali est limpide :
• le Rwanda peut choisir ses relais congolais, même quand ils sont liés à une rébellion armée ;
• mais la #RDC n’aurait pas le droit d’ouvrir son espace à des figures critiques du régime rwandais.
Autrement dit :
ce que Kigali s’autorise, Kigali l’interdit aux autres.
Ce n’est ni de la cohérence, ni de la sécurité régionale, ni de la diplomatie.
C’est une conception féodale du rapport de force.
La Justice contre la vérité d’opinion ? À propos du non-lieu dans l’affaire Agathe #Habyarimana
La décision de non-lieu rendue en faveur d’Agathe Kanziga Habyarimana suscite, sans surprise, de vives réactions chez les proches du régime de Kigali. Une tribune récemment publiée dans le journal @lemondefr (rubrique payante) déplore une décision qui, selon ses auteurs, ignorerait « le travail des historiens » et ouvrirait la voie à une « vérité alternative ». L’émotion est compréhensible. Mais elle ne saurait se substituer au droit.
Car c’est bien là le cœur du problème : une confusion persistante entre la vérité judiciaire des faits et une prétendue conviction médiatique et publique.
Dans un État de droit, la justice pénale ne valide pas des consensus, aussi largement partagés pourraient-ils être. Elle ne consacre pas des réputations, ni des intuitions, ni même des faisceaux d’indices jugés plausibles par des observateurs. Elle exige des preuves. Des preuves directes, contradictoires, établissant au-delà de tout doute raisonnable la responsabilité individuelle d’une personne dans des faits précis.
Or, après dix-sept années d’instruction, tant en France que devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les juges ont estimé que ce seuil probatoire n’était pas atteint. Les seuls faits établis par la justice ne démontrent pas seulement l'innocence de Mme Habyarimana : ils la reconnaissent, à juste titre, en tant que victime.
Faut-il s’en étonner ? Nullement. Agathe Habyarimana est bel et bien une victime. D’une part, parce que son mari a été lâchement assassiné, la contraignant à être la première à fuir son pays. Ironie tragique de l'histoire : ceux qui la persécutent depuis des décennies et l'accusent aujourd'hui sans l'ombre d'une preuve sont probablement liés à cet assassinat. Leurs accusations ne reposent que sur des chuchotements persistants, dictés par un régime espérant qu'à force de répétition, ce mensonge se transformera en vérité établie. D'autre part, elle est innocente car aucun acte, aucune parole de sa part n’a été jugé répréhensible. En face, l'organisation accusatrice (le FPR) aujourd'hui à la tête du pays a depuis longtemps révélé sa véritable nature : celle d’une dictature brutale, prête à tout pour conserver un pouvoir absolu, et où toute opposition se solde invariablement par la mort, la prison ou l’exil.
La tribune du journal Le Monde affirme pourtant que « l’implication » d’Agathe Habyarimana serait « établie ». Sur quel fondement juridique ? Aucune juridiction, nationale ou internationale, n’a jamais retenu une telle conclusion. Ni le TPIR, ni les juridictions françaises — où plus de dix juges se sont succédé pour instruire ce dossier — n’ont établi sa culpabilité. Transformer une conviction intime en certitude factuelle revient à franchir une ligne dangereuse : celle où l’accusation s'affranchit de la preuve.
Les éléments avancés dans ce texte — un télégramme diplomatique, des rapports d’ONG, ou des mots prêtés à son hôte, l’ancien chef d'État français — sont connus de longue date et ont déjà été passés au crible par les juges. Au-delà de leur crédibilité douteuse, aucun d'entre eux n'a permis de qualifier pénalement les faits qui lui sont reprochés.
Il en va de même du concept de l’« akazu », présenté comme une structure clandestine ayant orchestré le génocide. Si ce terme revient de manière récurrente pour accabler toute personne proche de l’ancien pouvoir, il a été totalement écarté par la quasi-totalité des enquêtes judiciaires du TPIR. Lors de son procès, M. Protais Zigiranyirazo, frère de Mme Habyarimana, a d'ailleurs été acquitté. La justice française a logiquement rejeté cette ineptie après dix-sept ans d'investigation. Ce concept est une pure invention des détracteurs du régime de la présidence de son défunt mari (qui l'ont par ailleurs avoué devant ce même TPIR). Invoquer l'« akazu » dans cette tribune relève donc davantage d’un révisionnisme de la décision judiciaire, ou d’un acharnement à criminaliser celle que les juges considèrent comme une victime.
Pour soutenir cette thèse de l'« akazu », encore faudrait-il démontrer que l'accusée appartenait à une organisation criminelle structurée, dotée d’une chaîne de commandement dont elle aurait été le cerveau. Un tel fantasme trahit un profond mépris, voire une certaine condescendance : comment laisser croire qu’une femme, sans aucun rôle officiel dans l’organigramme systémique de l'État, aurait été capable de prendre le commandement et de donner des directives à des cadres supérieurs et à des officiers militaires, pourtant rigoureusement formés au respect de la hiérarchie et de leurs prérogatives ?
Plus préoccupant encore est le procès implicite fait à la justice elle-même. En suggérant que le non-lieu résulterait d’une ignorance ou d’un déni des travaux historiques, les signataires insinuent une forme de défaillance institutionnelle. Une telle accusation, d'une extrême gravité, mériterait d’être étayée. Elle ne l’est pas.
Il faut ici rappeler une évidence trop souvent oubliée : la justice pénale ne juge pas des systèmes, des climats ou des proximités politiques. Elle juge des individus, pour des actes précis, sur la base de preuves établies.
Refuser de condamner sans preuve ne revient pas à cautionner l’impunité. C’est au contraire préserver ce qui distingue la justice de la vengeance ou de l'exception : l’exigence de rigueur, de prudence et d’impartialité.
La mémoire de notre Histoire tragique impose exigence et responsabilité. Mais cette exigence vaut tout autant pour la justice. Elle ne peut céder à la pression des récits, fussent-ils dominants, sous peine de voir la vérité judiciaire balayée par une vérité d’opinion sélective.
Je déplore et condamne, enfin, l’instrumentalisation de la notoriété publique à des fins judiciaires. Lorsqu’on observe les noms des signataires de la tribune, outre les personnalités bien connues pour être de virulents défenseurs du régime de Kigali, on remarque des noms issus de la culture française. Cela soulève une question fondamentale : une quelconque notoriété publique octroie-t-elle une compétence pénale ? En d’autres termes, la célébrité s'arroge-t-elle le droit de juger en lieu et place des institutions judiciaires établies ?
C’est très exactement ce que le droit est censé empêcher.
#Rwanda : L'UMUGANDA ?
Initié par l'ancien président Rwandais Juvenal Habyarimana,l'#Umuganda était avant tout un lien de solidarité, d'une entre tous les Rwandais sans distinction aucune [Vidéo]
À l’approche du 6 avril, nous commémorons les 32 ans d’une date tragique qui a déclenché les massacres au #Rwanda : l’attentat terroriste contre l’avion du président Juvénal #Habyarimana.
Cet attentat du 6 avril 1994 reste un élément historique majeur. L’ignorer, c’est falsifier l’histoire du génocide rwandais. C’est l’événement reconnu par l'#ONU étant déclencher de la tragédie rwandaise.
Comme l’a rappelé l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour le Rwanda, Carla #Del Ponte : « S'il s’avère que le Front patriotique rwandais #FPR de Paul #Kagame a abattu l’avion du président #Habyarimana, toute l’histoire du génocide doit être réécrite. »
Or nous savons TOUS que c’est Paul #Kagame qui a planifié et donné l’ordre d’allumer la mèche. Les conséquences tragiques sont là, visibles à jamais.
Il n’est plus question de débat : c’est une question de temps avant que ce dossier ne revienne devant la justice et que les auteurs de cet attentat répondent de leurs actes devant l’histoire et la justice.
MUGIYE GUKWIRA IMISHWARO.
Pour revenir au génocide rwandais, dont l’élément déclencheur fut cet attentat, il est important de rappeler, face aux affirmations biaisées et mensongères des courtisans du régime dictatorial de Paul #Kagame, que le #TPIR n’a jamais établi que le régime du président #Habyarimana avait planifié ce génocide. Les jugements n’ont jamais démontré l’existence d’un plan centralisé élaboré par l’État Hutu.
Le cas du colonel Théoneste #Bagosora, présenté dans le discours probagandiste pro-FPR comme le « cerveau du génocide », est révélateur : les juges n’ont ni retenu ni conclu à l’existence d’un plan centralisé.
Ni d'ailleurs dans le procès de Protais #Zigiranyirazo, beau-frère du président #Habyarimana, acquitté par le TPIR de tous les cinq(5) chefs d’accusation, dont celui d’« Entente en vue de commettre le génocide », par les cinq juges à l’unanimité.
Après 32 ans de récit officiel, le discours du FPR ne tient plus la route. Ses serviles recourent à toutes sortes de procédés, cherchant désespérément à défendre un régime dont les crimes de masse depuis 1990 à nos jours, forment une montagne impossible à cacher.
Pour détourner l’attention de ces méfaits, la stratégie consiste à accuser systématiquement toute voix dissidente, Hutu ou Tutsi confondus. Un acharnement devenu un sport national, fait d’allégations continuelles et absurdes, surtout contre la famille #Habyarimana.
Certains courtisans les plus zélés du régime #Kagame n’hésitent même pas à faire parler les morts, allant jusqu’à affirmer récemment qu’un ancien proche du régime #Habyarimana aurait prétendu qu’après l’attentat, Agathe Kanziga, l’épouse du président et son frère #Zigiranyirazo auraient dressé des listes de personnes à éliminer dès le soir du 7 avril etc..
Des accusations farfelues, pour ne pas dire ridicules, qui relèvent davantage d’une propagande grossière et d’une falsification délibérée de l’histoire..
Que vous le vouliez ou non, l’attentat contre l’avion du président #Habyarimana et les crimes du #FPR contre les Rwandais n’ont pas été effacés de l’histoire. Loin de là… Nous serons là pour le rappeler, et rien ne pourra éteindre la vérité.
Notre histoire, celle du peuple rwandais, ne peut être effacée ni réécrite par votre propagande.
Les anathèmes, les slogans moralisateurs et les mensonges du #FPR ne feront jamais taire la mémoire.
La vérité finit toujours par rattraper ceux qui ont construit leur pouvoir sur la peur, le mensonge et la violence.
Parce que je porte le nom que mon père m’a laissé en héritage, un mon que je porte fièrement et que je ne changerai pour rien au monde, certains se sentent légitimes aujourd’hui de me dicter où je peux voyager, qui je peux rencontrer et quel pays peut m’accueillir ou non.
C’est un étrange procès.
C’est encore plus curieux qu’une visite de ma part en République Démocratique du Congo ne fasse polémique qu’aujourd’hui, car depuis ma naissance j’ai toujours fréquenté ce pays frère.
Comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer, le lien qui m’attache à ce pays ne date pas d’aujourd’hui.
D'abord mon père y a fait ses humanités ainsi que ses études universitaires et il a gardé un lien affectif fort avec ce pays et ses habitants toute sa vie durant, si bien que moi même m’y suis toujours senti chez moi.
Ensuite, la RDC, Zaïre à l’époque, m’a accueilli lors de mon exil, m'a offert protection et m’a permis d’y poursuivre mes études, avant de me donner ensuite ma chère épouse.
Demain, vont-ils clamer aussi que je n’avais pas le droit d’épouser une femme congolaise ?
Un monde à l’envers
Je tiens à rappeler que je suis un homme de paix, et jamais je n’ai foulé le sol d’un pays frère armes à la main. Mes détracteurs et leur armée les RDF ne peuvent clairement pas en dire autant. Ainsi cela semble être un monde à l’envers, dans lequel l’agresseur et bourreau veut dicter à sa victime ce qui est bien à faire ou non.
Pourtant nul n’ignore que chaque État met en place des mesures de protection pour certaines personnes sur la base d’une évaluation de leur niveau d’exposition aux risques sécuritaires. S’attarder et polémiquer sur ce sujet n’est que pure diversion.
Leur raisonnement n’est donc pas seulement absurde. Il est révélateur.
Car ceux qui crient aujourd’hui au scandale sont les mêmes :
1. Qui ont envoyé des escadrons de la mort assassiner Seth Sendashonga et Théoneste Lizinde au Kenya,
2. Qui ont assassiné le colonel Patrick Karegeya et tenter d’éliminer le général Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud,
3. Qui ont kidnappé Paul Rusesabagina à Dubaï
4. Qui réduisent au silence toute opposition à l’intérieur du Rwanda, comme Victoire Ingabire, emprisonnée pour avoir simplement revendiqué justice, pluralisme et égalité mémorielle.
Ce sont aussi les mêmes qui me menacent aujourd’hui de manière à peine voilée par le biais de plusieurs officiels, à commencer par le président Kagame lui-même ainsi que ses ministres, et qui — nous le savons tous — cherchent activement des moyens d’attenter à ma vie.
Une réalité que certains veulent masquer
Le régime du FPR ne se contente pas de violer la souveraineté des pays voisins. Il protège également depuis des années des chefs rebelles impliqués dans les crimes et guerres de la région, tels que Laurent Nkunda ou Jules Mutebusi, ainsi que les putschistes burundais comme le général Godefroid Niyombare et ses subalternes.
Et pourtant, ce double standard n’indigne jamais les relais habituels de la propagande de Kigali.
Mon positionnement est clair
Pour ma part, je n’ai le sang de personne sur les mains, et comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, mon combat est politique, pacifique, unificateur et il le restera.
La diversion pour cacher la peur d'un régime
Ceux qui crient aujourd’hui au loup sont précisément ceux dont les méthodes ont semé la mort et la violence dans toute la région depuis des décennies.
Ils portent sur les mains le sang de centaines de milliers de réfugiés rwandais et de millions de Congolais, comme l’a documenté le Mapping Report des Nations Unies.
Cette agitation médiatique n’est donc pas une indignation sincère.
C’est une stratégie :
faire peur, semer le doute, tenter de faire taire ceux qui parlent.
Mais derrière ce vacarme, la réalité est simple.
Ils crient au loup.
Et s’ils crient si fort aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’ils savent que la vérité finit toujours par rattraper ceux qui ont construit leur pouvoir sur le mensonge, la peur et la violence.
Mais la peur a changé de camp.
La peur a changé de camp parce que tous savent que le regime du FPR est construit sur un chateau de cartes.
Et nul n’a besoin d’armes pour le faire s’effondrer.
Si le régime était solide, ils n’auraient pas besoin d’arrêter ou éliminer les youtubeurs, les chanteurs et tout citoyen lambda qui ose exprimer une opinion divergente.
Car chacun sait qu’un régime qui emprisonne les opposants, fait taire les journalistes et arrête des citoyens pour leur opinion et leurs paroles n’est jamais un régime fort.
C’est un régime qui tremble.