Depuis cette histoire d'arnaque avec la fille et son papa qui a beaucoup circulé, je me suis posé une question toute simple :
Comment des personnes pourtant "prudentes" arrivent quand même à se faire avoir ?
Et je me suis dit qu'au lieu de simplement répéter « faites attention aux liens », il fallait peut-être montrer ce qui se passe réellement après.
Donc depuis quelque temps, je travaillais sur ça. Et avec la relance de cette histoire aujourd'hui, je me suis dit qu'il était peut-être temps de vous partager cette première version.
C'est comme ça qu’est né CLICKSAFE.
L'idée est simple : vous êtes placé dans une situation qui ressemble à celles qu'on rencontre dans la vraie vie : un faux SMS qui imite @WaveSenegal ou @orangemoney_sn , un faux appel du service client, un faux lien…
Vous faites vos choix, et la plateforme vous montre ensuite ce qui peut se passer, ce que cherche l'arnaqueur et à quel moment vous pouviez l'arrêter.
Tout est simulé.
CLICKSAFE est avant tout une plateforme d'apprentissage et de sensibilisation : on expérimente, on se trompe, on revient en arrière et surtout, on comprend.
Le but n'est pas de faire peur ni de culpabiliser les victimes, mais de mieux comprendre comment fonctionnent ces arnaques et comment les reconnaître dans la vraie vie.
👉🏿 https://t.co/C3fSw9i4Cs
Je commence avec quelques scénarios et je compte en ajouter d'autres, notamment en wolof.
Un projet @PCYBOXSN@kouebrice@TontonMaxit@TontonVert@sergehopejordan
Allahumma inni as’aluka to be free from all debt, to have abundant and unlimited rizq, and to be able to travel the world with ease, barakah and peace. 🤲
À Saint-Denis, 1 000 vélos pour les jeunes de 15 ans, 300 000 €. Imaginez la même chose à Dakar, avec des pistes pour rouler dessus. Ce n'est pas un rêve : c'est écrit dans le plan de l'État. Et sur le terrain, presque rien.
Ce que Dakar sait déjà faire. 68 % des déplacements dans l'agglomération se font à pied (enquête CETUD), 80 % des déplacements motorisés en transport collectif, et 3 Sénégalais sur 100 possèdent une voiture. Dakar est déjà une ville de mobilité active, sans aucune infrastructure pour elle. Le vélo n'est pas un caprice de riche, c'est le maillon manquant entre la marche et le bus.
Le calcul que personne ne pose. Le CETUD a chiffré en 2021 la facture du transport à Dakar : 900 milliards de FCFA par an d'externalités, dont 235 milliards pour la seule congestion, 104 milliards de carburant brûlé à l'arrêt, 40 heures perdues par habitant et par an, 156 millions d'heures au total. Le Plan de mobilité urbaine 2035 prévoit 175 km de pistes cyclables. Même au prix parisien, jusqu'à 590 000 € le kilomètre, ces 175 km coûteraient environ 68 milliards de FCFA. Une fois. Contre 235 milliards chaque année. Le projet MoVe, lancé en juillet 2026 avec la coopération allemande, y consacre 3 milliards sur quatre ans, dont un pilote de vélos partagés. C'est un début, à l'échelle d'une commune.
La santé et l'air. Les particules fines mesurées à Dakar dépassent plusieurs fois les seuils de l'OMS, avec un parc automobile parmi les plus vieux de la région, et l'État vient de relever la limite d'âge des véhicules importés à 10 ans. 868 morts sur les routes en 2025. Kigali fait une journée sans voiture chaque mois depuis 2016 : 10 000 personnes dehors, tension et glycémie contrôlées sur place, pollution en baisse d'environ 15 % ces jours-là. Addis-Abeba a planifié 200 km de pistes et livré les premières. Paris est passée de 5 % à 11 % de déplacements à vélo en cinq ans, et le vélo y dépasse désormais la voiture.
L'argument d'en face, et il compte. La chaleur, mais Dakar a l'alizé et le problème se limite à quatre heures par jour. Les distances, Pikine-Plateau fait 15 km, mais le vélo sert aux trois derniers kilomètres, avec le BRT et le TER pour le reste. Le sable, le vol, et surtout la sécurité : sans piste, un cycliste à Dakar est un mort en sursis, et l'image du vélo comme véhicule du pauvre ne tombera qu'avec une piste propre où on le voit. C'est pourquoi la piste vient avant le vélo, pas l'inverse.
Ce qu'on peut faire, dans l'ordre. Un, des pistes séparées le long des axes du BRT et du TER et sur la Corniche, là où les gens roulent déjà. Deux, des parkings à vélos dans chaque station. Trois, une opération façon Saint-Denis : 1 000 vélos pour des collégiens, c'est moins de 200 millions de FCFA au prix français, bien moins ici. Quatre, un dimanche sans voiture par mois sur la Corniche, façon Kigali, pour que la ville se voie autrement.
Dakar marche déjà. Il lui manque juste la piste.