@Melenchon4Ever Ségolène Royal a dit que Glucksmann aurait imposé que dans la forme ce ne soit pas réellement un débat mais un échange entre chaque candidat et les français, encore un peureux des débats
Quand Raphaël Glucksmann (@rglucks1) soutenait Sarkozy contre Ségolène Royal (Parti Socialiste)
En 2007, Raphaël Glucksmann avait 27 ans. Il n’était donc pas un gamin que son père aurait simplement emmené par hasard à un meeting de Nicolas Sarkozy. Il était déjà politiquement engagé et avait même évolué dans les milieux du libéralisme. Il avait rejoint Alternative libérale et envisageait alors une candidature aux législatives sous cette étiquette. Dans le même temps, il participait au grand meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, le 29 avril 2007, face à Ségolène Royal. Le Monde décrit d’ailleurs son parcours comme ayant commencé dans un univers proche du libéralisme avant son « virage à gauche ».
Mais le plus intéressant ne se trouve pas seulement dans une photographie prise à Bercy. Il y a les propres paroles de Glucksmann. Dans une intervention consacrée à Sarkozy, il expliquait que celui-ci était « le premier président qui ouvre les vannes de l’État » et qui fait appel à la société civile. Il présentait Sarkozy comme un homme capable de « briser les tabous » et établissait même un parallèle avec les dirigeants de Mai 68. Ce ne sont pas les propos d’un simple spectateur venu accompagner son père : ce sont des propos élogieux sur le président qu’il venait de contribuer à porter dans le débat public.
Et pourtant, aujourd’hui, Glucksmann veut tourner la page. Il affirme qu’il n’a « jamais été un militant sarkozyste » et explique qu’il était simplement venu accompagner son père. Il reconnaît toutefois lui-même qu’il était alors « beaucoup plus libéral qu’aujourd’hui ». Il ne s’agit donc pas d’un détail anodin de sa jeunesse : à 27 ans, il avait déjà une pensée politique construite, des engagements et des convictions. Son passage par Alternative libérale, son discours favorable à Sarkozy et ses engagements internationaux auprès de responsables politiques libéraux appartiennent pleinement à son parcours.
Le contraste avec son positionnement actuel est particulièrement frappant. Celui qui évoluait alors dans les milieux libéraux et trouvait chez Sarkozy une figure de « rupture » est devenu l’une des principales figures de la gauche sociale-démocrate, jusqu’à se retrouver aujourd’hui engagé dans le processus de désignation organisé avec le Parti socialiste pour 2027. Ce n’est pas son droit de changer d’opinion qui pose question. C’est la facilité avec laquelle certains voudraient faire disparaître les étapes précédentes de son parcours. La gauche n’est pas une salle d’attente dans laquelle on entre après avoir changé d’étiquette.
Alors oui, Raphaël Glucksmann a le droit d’avoir évolué. Mais ceux qui prétendent aujourd’hui lui confier l’incarnation de la gauche ont également le droit de regarder ce qu’il disait et défendait lorsqu’il avait déjà 27 ans. En 2007, il ne regardait pas Sarkozy comme un adversaire politique ordinaire : il en vantait la rupture, la liberté et la capacité à faire reculer les tabous. Aujourd’hui, il sollicite l’investiture dans l’espace socialiste. Entre les deux, il y a un parcours politique qu’il peut expliquer, mais qu’il ne peut pas effacer.
"Quand on dit la vérité, il n'y a pas de limites. 90% des internautes disent que j'ai raison de dire que Raphael Glucksmann est un stagiaire. Bien sur que j'ai raison." s'amuse Ségolène Royal.
Réponse à @patrickmennucci et à la commission d'organisation de la primaire @partisocialiste@placepublique_ qui dénoncent des "moqueries inadmissibles" et lui "demande fermement de revenir à une attitude respectueuse" : "Ce sont des soutiens de Raphël Glucksmann qui disent ça et tiennent la commission donc c'est pas très grave" (Rires)
Et elle menace surtout - en relevant qu'il a refusé que les candidats puissent débattre dès ce soir sur @LCI - de ne pas le soutenir si @rglucks1 gagne la primaire : "si la stratégie au lendemain de la primaire c'est une union avec les macronistes, non".
🎙️ [EXCLUSIF] Ségolène Royal maintient ses attaques contre Raphaël Glucksmann, « le stagiaire » : « 90 % des internautes pensent que j’ai raison. »
Le ferme rappel à l’ordre de la commission de la primaire la fait rire : « Ce sont des soutiens de Raphaël Glucksmann qui tiennent la commission. Donc ce n’est pas très grave. »
Elle affirme aussi, avant l’émission sur LCI ce soir : «Glucksmann a refusé les débats entre nous. »
⚠️ Elle menace surtout de ne pas soutenir le vainqueur : « Si la stratégie au lendemain de la primaire, c’est une union avec les macronistes, non. »
🎥 4 minutes hier soir dans la loge de Ségolène Royal, juste après son premier meeting de campagne à Alfortville.
Son retour, François Hollande et la « machine à perdre », les 15 € de la primaire… et cette certitude : « De toute façon, je vais gagner. »
(📺📻 Reprises bienvenues : pour les images et le son, envoyez-moi juste un message avant diffusion🙏🏻)